Bernard Plouvier
Comme pour toutes les épreuves, qu’elles soient individuelles ou collectives, l’unique question importante est invariable : quelle(s) leçon(s) en tirer ?
Pour y répondre, il faut commencer par ouvrir les yeux et aller au-delà de la simple apparence. Fin avril, au bout de vingt semaines de pandémie, les statistiques officielles – certes biaisées par les chiffres curieux lancés de Chine, de Corée du Nord ou d’États arriérés – semblent avoisiner les 3 millions de cas répertoriés et traités. La mortalité globale cumulative atteint pratiquement les 200 000 (soit un ratio de mortalité/cas répertoriés d’environ 6,6%)... on a paralysé la vie économique de l’Occident pour un « machin » qui tue beaucoup moins que la grippe !
Les données catégorielles chinoises des deux premiers mois (qui furent probablement peu truquées, car personne ne prévoyait l’ampleur que prendrait l’épidémie dans l’hémisphère Nord), puis celles venues d’Italie sont confirmées par l’étude des 10 000 premiers décès de France : la mortalité est de type sélection naturelle, comme c’était prévisible.
En France, 9 700 des 10 000 premiers décès ont porté sur des plus de 59 ans (6 000 de plus de 80ans ; 2 500 de 70 à 79 ans et 1 200 de 60 à 69 ans), avec une surmortalité masculine (60% des morts).









