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l'information nationaliste - Page 8022

  • Jardinier > Terroriste

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  • La prostitution des enfants, ça commence quand ?

    L'hypersexualisation de notre société a un nouvel effet pervers : la prostitution volontaire des enfants dans les écoles. Des explications du Figaro :

    "«Un baiser contre un DVD, un attouchement des seins contre un vêtement, une fellation contre un cadeau… La prostitution, ça commence quand?» L'association Agir contre la prostitution des enfants (ACPE) s'apprête à lancer le premier outil pédagogique pour aider les enseignants à aborder ce sujet délicat avec les jeunes. «Notre propos n'est pas de faire peur aux familles! assure Armelle Le Bigot Macaux, sa présidente. Mais il faut ouvrir les yeux: la banalisation de la sexualité, la facilité d'accès au porno, la réduction du corps humain à un objet, ce sont, pour nos adolescents, des facteurs de risque de basculement dans la prostitution. En tout cas, ces pratiques vont polluer leurs relations psychoaffectives.»"[...]

    La chosification de l'être humain étend ses tentacules et atteint les enfants de plein fouet. Si le slogan "mon corps m'appartient" pouvait avoir une utilité autre que développer l'avortement, on serait content de l'apprendre. Ce n'est pas en emmenant les enfants de 8 ans voir des expositions comme "le zizi sexuel" que l'on va lutter efficacement contre la banalisation de la pornographie dès le plus jeune âge.

    Marie Bethanie

  • Le décrochage de l’économie numérique

    Il est intéressant de mettre en parallèle, d’un côté, les théories de «stagnation séculaire des économies développées», et, de l’autre, les chiffres de l’économie hyperdynamique de la Silicon Valley.

    On peine à croire que les deux soient vrais simultanément. L’un ou l’autre doit faire erreur.

    D’un côté, le monde occidental entre dans une longue phase de faible croissance. On invente de nouveaux mots pour évoquer ce mal étrange. On parle de «stagdéflation», ou, avec le renfort du jargon médical, d’«asthénie économique». La faible croissance devient la «nouvelle normale», avec des progressions de 1 à 1,5% par an auxquelles il faudra désormais s’habituer, nous annoncent les économistes avec le regard du médecin évoquant une maladie incurable.

    Les causes sont réelles. L’endettement reste excessif. Le boom démographique est derrière nous, et le déclin de la population en âge de travailler pèse sur les PIB. La baisse de la productivité semble inéluctable, sans facteurs compensatoires.

    De l’autre côté, au sud de San Francisco, on assiste à un boom économique coupé du reste du monde; une fête privée, qui concerne la technologie made in Silicon Valley. Encore plus foisonnante que celle de la décennie 1990-2000, cette créativité californienne semble capter à elle seule toutes les énergies entrepreneuriales qui manquent aux autres secteurs, et tous les capitaux d’investissement qui délaissent ces autres secteurs.

    Le digital ringardise tout le reste. Après la génération «dotcom» d’il y a vingt ans, place aux snap, flix, drop et gram, ces mille syllabes aux juxtapositions ludiques, mais surtout valorisées à plus d’un milliard de dollars après quelques mois d’existence.

    La plupart ne font aucun bénéfice à ce jour. Mais leurs créateurs ont su s’insérer avec génie dans le décollage technologique de la vie sociale et professionnelle de millions d’utilisateurs. Cela semble donc une juste récompense que le nombre de milliardaires geeks de 30 ans explose.

    Alors que l’emblématique Mark Zuckerberg, à la tête de 34 millliards de fortune personnelle à 35 ans, vient de s’offrir une île dans l’archipel hawaïen pour 80 millions de dollars, un autre ponte de la Valley, Michael Baum, vient d’acquérir le château de Pommard, le plus grand monopole privé de Bourgogne, pour un montant non divulgué.

    Ce succès qui tranche si radicalement avec l’atonie qu’observent par ailleurs les économies développées n’empêche pas que les valorisations de ces gadgets soient irrationnelles. Instagram valait 1 milliard de dollars en 2012, après deux ans d’existence. Oculus, fondé en 2012, valait 2 milliards en 2014. Twitch, créé en 2011, s’achetait pour 1 milliard cette année. Beats, fondé en 2008, s’est donné à Apple pour 3 milliards.

    Pinterest vaut 5 milliards après quatre ans de vie. Spotify, né en 2008, veut entrer en bourse à 4 milliards. Square va vers les 6 milliards pour ses 6 ans. Dropbox, né en 2007, s’achèterait à 10 milliards sans bénéfices. Snapchat, natif de 2011, s’évalue à 10 milliards. Mieux, son rival WhatsApp, né en 2009, s’est vendu pour 22 milliards à Facebook.

    Vingt-deux milliards. Pour une application. Qui a cinq ans. A titre de comparaison, General Electric, monument du Dow Jones coté depuis 1896, a mis 85 ans pour atteindre 13 milliards en 1981, soit la moitié de ce que vaut WhatsApp après cinq ans.

    Ces start-up qui se créent par centaines et se vendent à des dizaines de milliards avant même, parfois, qu’on en ait entendu parler, ne proposent souvent qu’un produit ou un service unique, concept aisément réplicable, et dont la valeur va forcément décliner au fil du temps en raison de la concurrence et de l’obsolescence rapide inhérente à la technologie.

    Certes, les Google, eBay et autre Amazon sont là pour témoigner de l’immense profitabilité que peuvent réserver les succès technologiques. Mais ces trois exemples sont justement parmi les rares rescapés de la bulle des années 1990 et sont plutôt des exceptions.

    Il est normal que les secteurs les plus innovants soient ceux qui concentrent l’intérêt, les talents, les capitaux. Mais les excès, cette fois encore, se paieront.

    Par Myret Zaki

    Bilan

    http://fortune.fdesouche.com/359333-le-decrochage-de-leconomie-numerique#more-359333

  • Hollande et les occasions perdues

    Monsieur François Hollande,

    En mai 2012, vous étiez élu Président de la République française. Nous sommes aujourd’hui, le 15 octobre, pratiquement à mi-mandat, et jamais un Président n’avait été aussi discrédité, voire détesté que vous ne l’êtes aujourd’hui. Les chansonniers, qui ne sont pas bons et c’est pourquoi ils nous amusent, dressent de vous des caricatures qui nous semblent, à la lecture de vos actes en-deçà de la vérité. On vous voit, l’air fourbu, le regard égaré, errer sous les critiques et les huées. Votre mandat est un échec. Cela peut arriver, et nul politicien ne peut prétendre détenir la clef du succès. La permanence et la répétition des échecs pourtant interrogent. Au XVIIIe siècle, le Prince de Ligne écrivait ainsi « Ce n’est pas qu’il ne soit permis d’être malheureux. Nous ne sommes point à Carthage ((Carthage, où l’on mettait à mort un général défait.)), mais, sans que cela soit poussé aussi loin, il serait bon de savoir pourquoi un général qui a été battu l’a été ». Or, des défaites politiques, vous les avez accumulées.

    Mais le désastre est à ce point total, en économie comme en politique extérieure en passant par le social, qu’il nous interroge. Napoléon écrivait, il y a près de deux siècles « à la guerre, un grand désastre désigne toujours un grand coupable ». C’est aussi vrai de la politique. Ce désastre vous désigne. Il convient d’en comprendre la cause.

    Des occasions perdues

    Votre mandat aura été celui des occasions perdues, et en cela il laisse à tous un tragique goût d’amertume au fond de la bouche. La toute première fut celle qui s’offrait à vous avant même votre élection. Je vous avais, avec quelques collègues, adressé une lettre ouverte avant même le second tour en vous demandant de soumettre à référendum le projet de traité concocté par Mme Merkel et Nicolas Sarkozy. L’eussiez-vous fait, vous auriez eu, il n’en faut pas douter, entre les mains une arme d’une puissance redoutable pour mener à bien une véritable renégociation de ce traité. Mais, vous fîtes la sourde oreille. Vous vous êtes contenté d’un codicille à ce texte, le TSCG, qui marquait l’engagement de l’Europe dans la logique austéritaire où nous nous trouvons maintenant. J’en avais tiré les conséquences, et décidé, avec plus de deux millions de Français, de m’abstenir lors du second tour de l’élection présidentielle.

    Engagé dans cette logique, vous en avez rapidement mesuré les conséquences. Certes, M. Mario Draghi, le Président de la Banque Centrale Européenne, vous a bien aidé par des déclarations qui surent impressionner les marchés. Mais, tout a une fin. M. Draghi arrive au bout des effets de ses déclarations. La BCE se voit limitée dans son action par la menace allemande. Le marché, désormais, n’achète plus les déclarations de M. Draghi. Tout ceci était prévisible. Vous ne pouviez ignorer que Mario Draghi achetait du temps. Le temps s’est aujourd’hui écoulé.

    Survint alors la deuxième occasion. En décidant d’intervenir au Mali, vous avez pris une décision que je crois juste, même si les raisons pour lesquelles vous l’avez prise sont plus obscures. L’intervention française, qui vient ajouter au nombre des opérations extérieures de nos forces armées, pèse financièrement. Vous aviez la possibilité d’aller à Bruxelles et de dire à nos partenaires que soit ils venaient avec nous soit ils devaient nous délier de nos engagements financiers et manifester sur ce terrain une solidarité qu’ils nous refusaient en réalité sur le théâtre des opérations. En un mot, l’intervention au Mali, puis au Centrafrique, vous offrait l’opportunité de provoquer la renégociation de ce pacte auquel vous aviez si imprudemment souscrit. Et, là, la position de la France aurait été très forte. Vous aviez la possibilité de confronter Mme Angela Merkel à ses contradictions. A nouveau, vous vous êtes contenté de bonnes paroles et de gestes symboliques.

    La troisième opportunité perdue se situe entre ce printemps et la désastreuse décision de suspendre la livraison du « Mistral » à la Russie. La France avait la possibilité, de par son histoire mais aussi sa position internationale particulière, en ne s’associant pas à la deuxième, ni à la troisième, vague des sanctions, d’ouvrir un véritable dialogue avec la Russie. Nicolas Sarkozy, votre prédécesseur, avait compris cela. Il l’avait mis en pratique en août 2008 lorsqu’éclata la crise entre la Géorgie et la Russie. En décidant de vous aligner sur les Etats-Unis et sur l’Union Européenne, vous avez, au contraire signifié la disparition de la France. J’en souffre bien sûr pour mon pays, mais ceci n’est en rien essentiel. Cette disparition d’une politique étrangère indépendante implique aussi que la confrontation entre les États-Unis et leurs alliés et la Russie peut se poursuivre au détriment de la notion d’Europe, qui est la première, mais non la seule, victime de cet affrontement. Il en a résulté une guerre en Europe. La France s’est déshonorée en soutenant implicitement les héritiers idéologiques du nazisme et en apportant sa caution au projet de nationalisme « ethnique » d’une partie de la classe politique ukrainienne.

    Faiblesses d’une politique, faiblesse d’un homme

    Ces occasions perdues, si elles avaient été utilisées différemment, auraient pu vous permettre de reprendre la main. Vous avez décidé de choisir de ne pas choisir. Vous vous êtes refusé à la construction d’un rapport de force, que ce soit en politique économique ou en politique internationale. Il en va de même en politique intérieure.

    Dans une note publiée sur ce carnet il y a à peu près un an, j’analysais vos choix possibles1. Je prédisais qu’en nommant Manuel Valls comme Premier-Ministre, ce que vous vous êtes résolus à faire ce printemps, vous choisissiez une impasse. Je cite mes propres mots de l’époque : « La seconde possibilité est un remaniement ministériel avec le choix de Manuel Valls, le Ministre de l’Intérieur, comme Premier Ministre. François Hollande chercherait à capitaliser sur la popularité actuelle de Valls. Mais, ce faisant, il prend le risque de l’user prématurément. D’ailleurs, le choix de Manuel Valls n’a de cohérence que s’il s’accompagne d’une ouverture vers le centre-droit. Mais, le centre est en France comme le mythique « triangle des Bermudes » : quand on l’atteint, on disparaît. Ce gouvernement Valls pourrait faire illusion pour une période de 6 mois à un an, mais après la France se retrouverait dans un état pire qu’aujourd’hui. Un gouvernement Valls serait un chiffon rouge devant le Front de Gauche et une partie de la Gauche socialiste alors que, dans le même temps, les forces d’appoint centristes seraient probablement insuffisantes. La pays irait de crise sociales en crises politiques, avec à la clef une probable dissolution de l’Assemblée dans un délai d’un an. » C’est très exactement la situation où nous sommes, et la dissolution surviendra sans doute au printemps 2015. En nommant Manuel Valls vous avez nommé un ambitieux qui comprend, et c’est évident, qu’il doit rompre symboliquement avec vous et vous faire porter le fardeau de cette rupture. De provocations en petites phrases il vous forcera à se séparer de lui, s’étant entre-temps construit l’image d’un homme du « centre », de responsable, et de soumis aux diktats du MEDEF. En attendant, vous aurez foulé aux pieds tous vos engagements, et vous aurez déçu même les plus aveugles de ceux qui vous soutiennent.

    On mesure que les faiblesses de votre politique, ses hésitations multiples, ses nombreux reniements, ne font que traduire une faiblesse plus personnelle, que vous masquez tant sous l’apparence d’un boute-en-train débonnaire que sous le masque d’une personne dure aux faibles et soumise aux puissants. Cette faiblesse, c’est l’incapacité à prendre des décisions qui coûtent, c’est la volonté de toujours ménager la chèvre et le chou. Mais l’on ne sait que trop qui mange qui dans ce genre de situation. Cette incapacité à trancher, à savoir qui véritablement vous voulez être, est votre Némésis. Ce qui n’est en somme qu’un problème de caractère devient désormais un problème politique pour tous les français. Peu m’importe que vous soyez hué et vilipendé. Mais, ce qui importe à des millions de personnes c’est que votre action précipite notre pays, et à travers lui l’Europe, dans une crise sans égale. La protection sociale, héritage d’un siècle de luttes, est en train d’être détruite sous vos yeux et avec, si ce n’est votre consentement, du moins votre indifférence.

    Partir dignement

    Au point où nous en sommes, la seule question qui peut encore être posée est celle des conditions de votre départ. Ce sera votre choix, et ce sera le dernier. Plusieurs possibilités s’offrent à vous, de la dissolution qui susciterait une autre majorité et donnerait le pouvoir véritable au Premier-Ministre issu de la nouvelle assemblée à une possible démission. Mais, désormais, votre impopularité et le rejet général dont vous êtes l’objet sont devenus des problèmes pour les institutions de la République. Vous abimez votre fonction, vous abimez la République et, en fin de compte, vous abimez la France.

    Prenez garde de ne pas rester, une fois encore, dans cet « entre-deux » que vous affectionnez tant. Les français sont à bout. Si vous tergiversez, ils vous le feront savoir, et ceci risque d’être bien plus déplaisant que la lecture de cette lettre.

    Jacques Sapir

    Notes : 

    Sapir J., « Le choix de François Hollande », publiée sur le carnet Russeurope », 1er Novembre 2013, http://russeurope.hypotheses.org/1652 [↩]

    Source : 

    Russeurope :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/d_france/EuEFZpZyAVUVoeymco.shtml

  • Recension de "Survivre à l'effondrement économique" de Piero San Giorgio sur le site "Vicilisation - La Chute"

    Face à la crise mondiale et aux risques d'effondrement perçus, chacun conçoit sa propre réponse dont l’intensité varie selon le budget, le degré de liberté et la capacité à changer de comportement sous la pression sociale de la majorité... 

     Mais ces réponses variées, hétéroclites, parfois opposées, sont néanmoins constitutives d’une seule et même réaction naturelle déclenchée par le sentiment (plus ou moins révélé selon les individus) qu'il importe de développer ses propres solutions sans attendre qu’elles nous soient parachutées un beau jour d’élection.

    Il faut bien comprendre que ces initiatives que l'on voit se multiplier un peu partout sont de l'ordre du réflexe de survie propre au vivant. Dans ces conditions, la palette des réponses va du survivalisme le plus extrême, à l’initiative d’eco-quartier en passant par le retour à la terre, la rénovation en milieu rural, l’habitat collectif et inter-générationnel et/ou la recherche de l’autarcie la plus complète.
     Peu importe en définitive, car toutes ces réactions, qui peuvent parfois sembler antinomiques et éloignées, sont néanmoins participatives d’une même prise de conscience, d’un même débat (parfois animé) et atteindront tôt ou tard une masse critique qui fera éclore de nouvelles questions dans le débat politique.

    C’est-à-dire qu’elles permettront de parler de transition sans passer pour un illuminé, d'évoquer la décroissance sans être taxé d'écolo idéaliste car les problématiques de fond seront dans le débat public et largement débattues : doit-on continuer coûte que coûte à maintenir l’illusion de la croissance sans fin par de la dette ? est-il normal que 57% du PIB français soit issu de la dépense publique ? doit-on laisser les « clefs du camion » à la BCE à l’Europe et au FMI ? dans la négative, quel modèle de société pour demain ? quel nouveau paradigme ? quelles solutions pour nos enfants ? quel monde voulons-nous leur laisser ?

    Chacun apporte sa réponse à ce débat, et je tenais à remercier Piero San Giorgio pour avoir intégré« Vicilisation – La Chute » à sa revue de presse

    Dans la constellation des réactions possibles face à la crise, Piero se situe dans la galaxie « survivance musclée » et s’attend à un scénario plutôt apocalyptique comme dans le roman. Piero réfléchit énormément à ces sujets, lit, explore, teste, s’entraîne et détaille des solutions concrètes, notamment au travers de son concept de BAD : Base Autonome Durable. 

    Piero San Giorgio n’est pas seulement un théoricien de la résilience et de l'adaptation à un environnement hostile, c’est aussi un homme qui met en œuvre ses convictions au quotidien. Alors on aime ou on n’aime pas, mais force est de constater que ses initiatives, ses prises de paroles ne laissent pas indifférent et permettent au moins de se poser la question : et moi, je ferais quoi en cas de black-out civisationnel ?

    Son livre « Survivre à l’effondrement économique » apporte des réponses pratiques et analyse les possibles déclencheurs de "la chute"…

    Chris Antone
    Pour le site "Vicilisation - La Chute"

    http://www.scriptoblog.com/index.php/blog/actu-site-et-amis-du-site/1558-recension-de-survivre-a-l-effondrement-economique-de-piero-san-giorgio-sur-le-site-vicilisation-la-chute

  • Port du voile : que dit la loi ?

    On avait appris voici quelques jours qu'une spectatrice voilée intégralement avait été priée de sortir de l'Opéra Bastille le 3 octobre, en vertu de la loi de 2010 qui interdit la dissimulation du visage dans un lieu public. Certains choristes avaient refusé de chanter tant qu'uns solution n'aurait pas été trouvée. La spectatrice avait dû quitter les lieux.

    Ouest France revient sur l'évènement et pose donc la question : que dit la loi ?

    "Selon la circulaire de mars 2011, sont interdits, « le port de cagoules, de voiles intégraux (burqa, niqab...), de masques ou tout accessoire ou vêtement ayant pour effet, pris isolément ou associé à d'autres, de dissimuler le visage ». [...]

    Où le voile est il interdit ?

    Sur la voie publique, le visage masqué sera interdit dans les transports en commun, mais pas dans un véhicule particulier, assimilé à un espace privé. Un conducteur ou une conductrice masqué risque toutefois de se faire sanctionner pour manquement aux exigences de sécurité imposées par le Code de la route...

    Le voile est interdit dans les « lieux ouverts au public » dont« l'accès est libre » : « plages jardins, promenades publiques... » et ceux dont « l'accès est possible, même sous condition », comme les cinémas ou les théâtres. Cafés, restaurants, magasins, gares, banques, aéroports font partie de ces espaces où le visage doit être visible.

    Les femmes voilées peuvent se voir également sanctionner dans les« lieux affectés à un service public », il s'agit de « l'ensemble des institutions, juridictions et administrations : mairies, préfectures, tribunaux, hôpitaux, bureaux de poste, écoles, lycées, universités, musées, bibliothèques... ».[...]

    Que risque-t-on en portant un voile ?

    Les contrevenants encourent une amende de 150 euros qui peut être accompagnée ou remplacée par un stage de citoyenneté.

    Mais celui qui force quelqu'un à l'enfreindre – par exemple un homme qui obligerait sa femme ou sa fille à porter le voile – risque, lui une lourde amende (jusqu'à 60 000 €) et une peine de prison."

    Marie Bethanie