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14/04/2018

Incapable de mater 100 zadistes et 50 bloqueurs de fac, Macron veut attaquer la Syrie !

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Jacques Guillemain Riposte laïque cliquez ici

Non à une frappe en Syrie.  Ce serait une pure folie qui déclenchera à coup sur la vengeance d’Assad contre notre pays.

La France n’a pas à s’impliquer militairement dans une guerre civile qui ne nous concerne pas.

La Syrie ne menace pas la France, contrairement à  l’Etat Islamique.

Où sont les preuves d’une attaque chimique sur la Ghouta orientale ?

Qui a filmé les images qui tournent en boucle sur nos écrans ?

Les déclarations des ONG ne remplacent pas une enquête officielle.

Et si ce bombardement présumé est avéré, rien ne prouve la culpabilité d’Assad.

Depuis 2013, il est notoire que les stocks d’armes chimiques que les Russes devaient détruire, ont été dispersés chez les rebelles anti Assad.

Depuis le début du conflit, plus de 25 attaques chimiques ont été identifiées à travers le pays. (Chlore, gaz moutarde, sarin, phosphore)

Une frappe commune des Américains, des Britanniques et des Français ne règlera rien. Pourquoi frapper aujourd’hui et pas hier ?

Le dossier syrien se règle entre Russes, Iraniens, Syriens et également les Turcs.

Les Occidentaux sont aux abonnés absents pour s’être trompés d’ennemis depuis le début du conflit.

La France est hors jeu depuis le début du conflit car elle n’a rien compris aux enjeux et Macron espère revenir sur la scène à coups de missiles air-sol. Renversant !

On ne lance pas un bombardement sur un pays étranger sans un feu vert de l’ONU et sans preuves irréfutables.

On en est loin.

Macron veut lancer ses Rafales sur les installations syriennes sur de simples présomptions, affirmant sans preuves qu’Assad est coupable.

Quelle folie de vouloir frapper, même seul, le régime de Damas, dans le seul but de faire respecter une stupide ligne rouge décidée en son temps par Obama.

Lequel n’a pas donné suite à sa menace en 2013, d’ailleurs.

Annoncer des  représailles en cas de franchissement d’une ligne rouge est une faute majeure, une décision dangereuse.

Car soit on ne met pas sa menace à exécution et on perd toute crédibilité comme en 2013, soit on respecte sa parole et c’est le risque d’une escalade incontrôlée.

La France n’a pas une armée suffisamment puissante pour jouer les gendarmes du monde. Et nos intérêts ne sont pas ceux de l’Amérique.

Dans cette affaire, nous avons tout à perdre.

Car Assad ne sera pas un ingrat envers la France et ne restera pas les bras ballants.

Et s’il lance ses services secrets pour préparer un attentat chez nous, ce sera d’un autre niveau que ceux de Daech.

Nous n’aurons pas affaire à des amateurs ou des loups solitaires armés d’un couteau.

Certains semblent avoir oublié les attentats de Lockerbie et du désert du Ténéré, qui virent deux gros porteurs se désintégrer en vol en faisant 440 morts.

(Un Boeing 747 de la Pan Am et un DC 10 d’UTA)

Travail des services secrets libyens.

C’est le risque que nous prenons en bombardant la Syrie.

Et les services secrets syriens sont d’une autre dimension que ceux de Kadhafi…

D’ailleurs, rien ne dit que les Emirats Arabes Unis et la Jordanie, pays où sont stationnés nos Rafales, donneront leur accord pour une mission de guerre contre le régime syrien.

Nos Rafale devront partir de France et ravitailler en vol.

Leurs missiles longue portée permettent d’éviter le survol de la Syrie.

Reste l’option “Marine” avec des missiles tirés d’une Frégate.

Mais dans tous les cas il conviendra de définir un objectif limité et d’aviser les Russes et les Iraniens pour éviter les dommages collatéraux.

Macron joue avec le feu et Moscou a prévenu que toute menace contre ses soldats entrainera la mise en œuvre des défenses sol-air russes.

« En cas de menace pour nos soldats, les forces militaires russes prendront des contre-mesures aussi bien contre les missiles que leurs vecteurs », a prévenu en mars le chef d’état-major des armées russes, le général Valeri Guerassimov, cité par le site d’informations Sputnik.

Il est regrettable qu’une fois de plus, la France et ses alliés aient misé sur le mauvais cheval.

Assad est le dernier rempart contre les islamistes qui cherchent à prendre le pouvoir dans tout le Moyen-Orient.

La politique de la canonnière que mènent les Occidentaux est un chapelet de fiascos.

La guerre d’Irak et l’élimination de Saddam Hussein ont désintégré le Moyen-Orient.

La guerre en Afghanistan n’a rien réglé et les talibans sont plus forts que jamais.

Les bombardements de la Serbie et son dépeçage en déclarant l’indépendance unilatérale du Kosovo, au mépris du droit international, ont donné naissance à un Etat mafieux au cœur de l’Europe, avec trafic d’armes, de drogue et prostitution à grande échelle.

Non seulement Assad n’est pas un ennemi de la France, mais ses services de renseignements pouvaient nous rendre de précieux services dans la lutte anti terroriste.

Nous avons tout détruit et nous persistons dans l’erreur.

Car frapper Assad, c’est soutenir les rebelles islamistes.

Sans Poutine, la Syrie serait une république islamique.

Nous n’avons aucune vision claire au Moyen-Orient.

La Syrie et le Liban furent sous mandat français de 1920 à 1946.

Mais 70 ans plus tard, le monde musulman nous est devenu étranger.

Toute notre politique et nos alliances sont à revoir.

Et pour conclure, je citerai un blogueur qui résume à merveille le manque de jugement de Macron.

“Quand on n’est pas capable de virer 50 gauchistes dans une université et 100 zadistes à Nantes, on n’attaque pas la Syrie !”

http://synthesenationale.hautetfort.com/

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