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12/09/2018

Maurras et le Fascisme [4]

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« La conception fasciste de l’État rejoint étrangement la pratique stalinienne » 

Par Pierre Debray

C'est une étude historique, idéologique et politique, importante et profonde, que nous publions ici en quelques jours. Elle est de Pierre Debray et date de 1960. Tout y reste parfaitement actuel, sauf les références au communisme - russe, français ou mondial - qui s'est effondré. L'assimilation de l'Action française et du maurrassisme au fascisme reste un fantasme fort répandu des journalistes et de la doxa. Quant au fascisme en soi-même, si l'on commet l'erreur de le décontextualiser de sa stricte identité italienne, il reste pour certains une tentation, notamment parmi les jeunes. On ne le connaît pas sérieusement. Mais il peut-être pour quelques-uns comme une sorte d'idéal rêvé. Cette étude de Pierre Debray dissipe ces rêveries. Elle s'étalera sur une dizaine de jours. Ceux qui en feront la lecture en ressortiront tout simplement politiquement plus compétents. LFAR

Pourtant, c’était Mussolini et non point Maurras qui avait affirmé : « Nous qui détestons intimement tous les christianismes, aussi bien celui de Jésus que celui de Marx, nous gardons une extraordinaire sympathie pour cette reprise, dans la vie moderne, du culte païen de la force et de l’audace. » M. Gaston Rabeau n’ignorait certes pas cette déclaration de principe, puisqu’elle date du 1er décembre 1919. Pas davantage, il ne lui était possible d’ignorer que Mussolini, alors qu’il affichait des velléités littéraires, avait composé un roman pornographique, tout rempli d’injures pour la religion. Il est vrai que la démocratie-chrétienne devait éprouver plus de mansuétude pour le fascisme que pour l’Action française, pour cette bonne raison que l’Action française se voulait contre-révolutionnaire, tandis que le fascisme s’inscrivait dans le grand mouvement de l’action subversive. 

Dans un essai beaucoup plus récent, puisque publié trente ans plus tard, un autre démocrate-chrétien, M. Henri Lemaître, distingue également fascisme et nationalisme. L’honnêteté commande de reconnaître qu’il le fait dans un esprit tout différent de celui de. Rabeau. Il remarque que le nationalisme « se présente comme un traditionalisme, comme un effort pour perpétuer un héritage historique, cet héritage étant le plus souvent légitimé par des références à des valeurs transcendantes, politiques, morales, religieuses... Le fascisme, au contraire, conçoit la nation non pas essentiellement comme un héritage de valeurs mais plutôt comme un devenir de puissance ... L’histoire n’est plus alors comme dans le nationalisme considérée comme une fidélité, mais comme une création continue, qui mérite de tout renverser sur son passage de ce qui peut lui résister, et comme une action délibérée du devenir humain. » 

Le problème est posé dans ses justes termes. M. Henri Lemaître définit du reste le fascisme comme « un socialisme pur dans la mesure où il se charge de l’immédiate réalisation historique du dynamisme social...» M. Lemaître témoigne, en l’occurrence, d’une probité intellectuelle assez rare. Il est devenu en effet habituel de masquer la réalité idéologique du fascisme depuis que la gauche internationale, pour des raisons d’opportunité politique, est devenue résolument antifasciste, ce qu’elle n’était pas primitivement, du moins sans son ensemble, ainsi que le prouve l’exemple de M. Rabeau, qui d’ailleurs n’est pas isolé, car dans les premiers écrits du fondateur d’Esprit, Emmanuel Mounier, on trouverait de même une admiration mal dissimulée pour l’éthique mussolinienne. 

Que le fascisme soit un socialisme pur, on en trouve la preuve dans le texte fondamental publié par Mussolini, après la prise de pouvoir, sous le titre Doctrine du fascisme. Mussolini affirme que « le fascisme ne fut pas le fruit d’une doctrine déjà élaborée ensemble : il naquit d’un besoin d’action et fut action ». (photo) Ce qui revient à transposer la célèbre maxime marxiste sur la priorité de lapraxis. Mussolini ajoute aussitôt que toute « doctrine tend à diriger l’activité des hommes vers un objectif déterminé, mais l’activité des hommes réagit sur la doctrine, la transforme, l’adapte aux nécessités nouvelles ou la dépasse. La doctrine elle-même doit donc être non un exercice verbal, mais un acte de vie... » L’empirisme total dont M. Rabeau faisait gloire au dictateur italien ne constitue en fait que l’expression de la dialectique marxiste de la praxis (c’est-à-dire de l’activité des hommes) et de la theoria (c’est-à-dire de la doctrine). Ainsi, Mussolini, alors même qu’il rompait de la façon la plus spectaculaire avec le socialisme, continuait de penser au moyen des catégories intellectuelles forgées par Marx. 

Il n’est donc pas surprenant que les deux valeurs auxquelles le fascisme accorde la primauté, le travail et la guerre, soient empruntées au marxisme. Marx, lui aussi, soutient que le progrès se fonde à la fois sur l’activité de l’homme en tant que producteur (c’est l’aspect matérialiste de la doctrine) et sur la lutte des contraires (ce qui est son aspect dialectique). Sans doute pourrait-on objecter que Mussolini se proclame « spiritualiste ». Il s’agit d’une simple habileté tactique, destinée à rassurer les masses catholiques. Le fascisme exalte non pas l’esprit, mais la vie qui n’est qu’une forme de la matière ou, en termes marxistes, que la matière devenue action. 

Pas davantage, nous ne devons-nous laisser abuser par le fait que Mussolini répudie la lutte des classes. Il se contente de la situer à un autre plan, par l’opposition des « nations bourgeoises » et des « nations prolétariennes » Bien loin de se séparer du marxisme, il se borne à le « réviser », et sur ce point, il apparaît comme un précurseur. En effet, le léninisme, plus lentement sans doute, a évolué dans le même sens. Actuellement, c’est moins sur la lutte des classes que sur les luttes nationales entre États capitalistes et Pays sous-développés que le communisme compte afin d’assurer la domination mondiale de la Révolution. 

La conception fasciste de l’État, « en tant que volonté éthique universelle » rejoint étrangement la pratique stalinienne, qui lui est contemporaine. Mussolini, à l’inverse de Maurras, soutient que l’État n’est pas au service de la nation, mais qu’au contraire, la nation représente un simple instrument de l’État car elle est créée par lui. C’est lui qui « donne au peuple conscience de sa propre unité morale, une volonté et par conséquent une existence effective ». L’État fasciste s’affirme impérialiste (carte), et Mussolini se plaît à exalter l’exemple de Rome. En réalité, c’est d’un impérialisme de type nouveau, d’un impérialisme beaucoup plus idéologique que territorial qu’il s’agit. « On peut concevoir, écrit-il, un empire, c’est-à-dire une nation qui, directement ou indirectement, guide d’autres nations, sans que la conquête d’un kilomètre carré de territoire soit nécessaire... » Il est donc en droit d’affirmer le 27 octobre 1930 dans le « Message pour l’An IX » que le fascisme italien dans ses institutions particulières est universel dans son esprit. Tout comme la nation russe pour Staline, la nation italienne constitue, pour Mussolini, le moyen d’imposer au reste du monde sa conception de la Révolution.    (A suivre)

Lire les article précédents ...

Maurras et le Fascisme  [1]  [2]  [3]

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2018/09/05...

Résolution bidon du Parlement européen contre la Hongrie

6a00d83451619c69e2022ad390dc14200d-250wi.jpg448 députés européens ont voté une résolution rédigée par une gauchiste néerlandaise (la « gauche verte » Judith Sargentini) estimant « qu’il existe un risque grave de violation des valeurs fondatrices de l’UE en Hongrie » et demandant le déclenchement de l’article 7 contre la Hongrie. La résolution est valide parce qu’elle a recueilli plus des deux tiers des suffrages exprimés.

Et après ? Et après rien. Il faut que le Conseil se saisisse de la question, et pour que la procédure continue il doit l’adopter à une majorité des quatre cinquièmes. Et finalement pour que la procédure aboutisse à la sanction finale (suspension du droit de vote du méchant), il faut l’unanimité…

Se sont particulièrement honorés les cinq députés européens qui ont demandé l’inscription, en annexe du texte, de leur « opinion minoritaire » : Marek Jurek, Beata Gosiewska, Mylène Troszczynski, Auke Zijlstra, Barbara Kappel :

"La proposition visant à déclencher l’article 7 du traité contre la Hongrie est une mesure visant directement à diviser l’Union européenne et à aggraver la crise dans laquelle elle se trouve. Les différends politiques devraient faire l’objet d’un dialogue et non de sanctions. Passer outre ce principe, c’est agir contre la coopération entre nos pays.

Mais il convient avant tout de relever que cette proposition ne repose aucunement sur des faits. Dans bien des cas, elle attaque de manière frontale des procédures démocratiques, telles que les modifications de la Constitution et les consultations publiques. Elle accuse la Hongrie pour les solutions que cette dernière a apportées à des problèmes sociaux – tels que l’intégration de la minorité rom – qui affectent de nombreux pays européens et que la Hongrie gère mieux que d’autres.

La résolution fait abstraction complète de l’intention première de la politique des autorités hongroises : la nécessité d’une reconstruction de la société visant à éliminer les effets d’un demi-siècle de domination soviétique et d’un régime totalitaire de collaboration. La résolution ne prétend pas que cette tâche est accomplie de manière incorrecte ou exagérée, mais elle ne tient aucun compte de sa nécessité. En ce sens, il s’agit d’un acte de mépris à l’égard du peuple hongrois et des motifs qui sous-tendent ses décisions démocratiques.

Le rapport repose sur l’hypothèse que les Hongrois n’ont pas le droit de prendre des décisions que prennent d’autres États membres de l’Union européenne. Cette hypothèse a été formulée de manière on ne plus directe lors de l’élaboration du rapport («nous ne comparerons pas les lois hongroises avec celles d’autres pays européens»). Pour toutes ces raisons, nous estimons que le présent projet de résolution et, en particulier, la principale proposition qu’il avance, est extrêmement préjudiciable."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Le cache misère des prisons françaises – Journal du mercredi 12 septembre 2018

Sécurité / Le cache misère des prisons françaises 
Après avoir enchaîné les déconvenues, le ministre de la Justice, Nicole
Belloubet, a présenté son plan pour lutter contre la surpopulation carcérale. Face à l’urgence, le garde des Sceaux préfère mettre la poussière sous le tapis.

Union Européenne / Fronde anti-Orban : premier coup de semonce 
C’est un véritable procès d’inquisition. Viktor Orban, le premier ministre hongrois doit affronter un vote des eurodéputés sur la manière dont il gouverne son propre pays. L’objectif de la manoeuvre, destituer la Hongrie de son droit de vote dans les instances européennes.

Politique / Macron veut séduire “ceux qui ne sont rien”
Le président des riches tente de séduire les pauvres ! Emmanuel Macron lance son opération séduction sociale… Résultat de cet exercice particulièrement délicat : des annonces pas vraiment à la hauteur et un monde associatif qui fait grise mine.

Judiciaire / Les Conseils de prud’homme se vident

Serveur TVL

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https://www.tvlibertes.com/2018/09/12/25710/cache-misere-...

Éric Zemmour : “Je suis nostalgique et réactionnaire”

À l’occasion de la sortie de son livre Destin français mercredi 12 septembre, Éric Zemmour revient sur sa “nostalgie de la puissance française” au micro de RTL.

Je suis doublement nostalgique et réactionnaire de mon enfance dans les années 60 et de la grandeur française au sens propre“, assume-t-il. Persuadé que “c’était mieux avant“, l’écrivain dit admirer l’empire français de Napoléon, qui a “unifié des populations disparates“. L’échec de l’empereur en 1815 a ainsi “signé la fin d’un destin français“, selon lui.

Face aux historiens qui s’emploient à déconstruire l’Histoire de France, il “cherche à la reconstruire“. “La France aurait pu ne pas exister, il n’y a pas d’ethnie française à l’origine“, explique-t-il. Mais “le christianisme a fait les rois“, qui ont eux-mêmes unifié le pays.

https://fr.novopress.info/211873/eric-zemmour-je-suis-nos...

La petite histoire : Les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki étaient-ils nécessaires ?

Les 6 et 9 août 1945, les Américains larguent sur les villes japonaises d’Hiroshima et Nagasaki deux bombes atomiques, causant des dizaines de milliers de victimes civiles. Le but affiché : contraindre le Japon à la capitulation et épargner la vie de milliers de soldats américains en vue de la conquête de l’archipel. En réalité, l’utilisation de l’arme atomique n’était en rien nécessaire. Le Japon, déjà à genoux et menacé d’invasion par l’Union Soviétique, était sur le point de déposer les armes. Alors pourquoi les États-Unis ont-ils eu recours, pour la première fois, à ces méthodes aussi impressionnantes que meurtrières ? La réponse dans cet épisode de La Petite Histoire.

 https://www.tvlibertes.com/2018/09/11/25696/bombard...

20:37 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Les médias français et les manifestations de Chemnitz

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LE 25 AOÛT 2018, UN ALLEMAND DE 35 ANS EST TUÉ À COUPS DE COUTEAU À CHEMNITZ LORS D’UNE ALTERCATION AVEC DEUX JEUNES ÉTRANGERS, UN SYRIEN ET UN IRAKIEN. À QUELQUES EXCEPTIONS PRÈS, LES MÉDIAS FRANÇAIS ONT COUVERT LES MANIFESTATIONS QUI ONT SUIVI CE MEURTRE ENTRE INCOMPRÉHENSION ET STIGMATISATION. POUR NOMBRE D’ENTRE EUX, NOUS SOMMES EN PRÉSENCE D’UNE COLÈRE ILLÉGITIME.

À la suite du meurtre d’un jeune allemand dénommé Daniel H., plusieurs manifestations ont été organisées dans la ville de Chemnitz, située dans l’est de l’Allemagne. Qui est la victime, quelles sont les circonstances du meurtre, pour quelle raison Daniel H. a-t-il été tué, qui sont les manifestants, pour quelles raisons manifestent-ils ? Voilà quelques questions que se posent – ou ne se posent pas – les médias français. Retour sur les réponses apportées, qui ont abouti à la construction médiatique d’une agitation fomentée par de dangereux extrémistes.

LES CIRCONSTANCES DE L’AGRESSION : LA THÈSE DU HARCÈLEMENT DE RUE DÉMENTIE SANS AUCUN FONDEMENT

L’Express nous apprend que « la victime était un Allemand d’origine cubaine ». « Deux hommes ont également été blessés dans l’altercation, survenue lors du festival de la ville de Chemnitz ».

Selon le site Deutsche Welle, « Daniel H., est mort dimanche à l’hôpital, après avoir été poignardé dans la nuit, au cours d’une altercation entre une dizaine de personnes ».

Les motivations des agresseurs ne sont pas données : pour 20 Minutes, « les deux suspects du meurtre, âgés de 22 et 23 ans, sont soupçonnés d’avoir « sans justification, à plusieurs reprises, porté des coups de couteau » à la victime à la suite d’une « altercation verbale », selon le Parquet ».

Quasiment tous les titres de presse et sites d’information français accréditent les déclarations de la Police : selon celles-ci, il est totalement exclu que Daniel H. se soit fait agressé après s’être interposé pour mettre fin à un harcèlement de rue exercé par les deux agresseurs.

Le site d’information Deutsch Welle nous apprend cependant que selon les médias allemands, des « rumeurs » accréditent la thèse du harcèlement de rue comme élément déclencheur de la rixe. Le site d’information RT fait état d’un procès-verbal d’interpellation des 2 agresseurs, authentifié par la Police, qui donnerait des détails sur l’agression elle-même, et pas seulement sur les agresseurs. « Une version non censurée du PV est encore disponible sur les sites de droite extrême », apprend-on à la lecture du site d’information I24. Les éléments contenus dans le procès-verbal « fuité » (une sorte de Chemnitz leak) ne sont pas retranscrits dans les médias mainstream. On n’en saura donc pas plus sur les motivations des agresseurs ni sur les témoignages d’éventuel témoins. La fuite d’un document officiel, qui a abouti selon Libération à la suspension d’un gardien de prison, n’aura donc pas été exploitée par les médias mainstream. L’investigation n’est pas allée plus loin que la dépêche de l’AFP et le communiqué de la Police de Chemnitz. Si aucun élément connu ne permet d’attribuer le meurtre de Daniel H. à une situation de harcèlement de rue qu’il aurait voulu faire cesser, aucun élément ne permet de l’écarter. C’est pourtant ce qui a été fait allègrement. On attendra donc le procès des deux agresseurs pour se forger une opinion.

QUI SONT LES MANIFESTANTS ? « DE DANGEREUX EXTRÉMISTES »

Qui sont les manifestants qui se sont rassemblés par milliers contre la violence et la politique migratoire de la chancelière allemande ?

Pour certains médias, ce sont essentiellement des néo-nazis : pour LCI, nous sommes en présence de « manifestations néo-nazies en Allemagne ». Idem pour le Huffpost, « néo-nazis et pro-migrants se font face à face ».

La disqualification des manifestants passe plus souvent par leur assimilation à l’extrême droite. Un qualificatif censé faire peur, en particulier en Allemagne. Pour Le Parisien, on assiste à « des affrontements entre l’extrême droite et ses opposants à Chemnitz ». Le Monde évoque « deux rassemblements d’extrême droite », tout comme LCI, etc.

La présence de hooligans dans les manifestations, qui y trouvent des occasions de se défouler de façon malsaine en marge des cortèges, est par contre couverte de façon discrète dans les médias français. Cette information est pourtant importante : le journal allemand Handelsblatt global nous informe que des hooligans se sont rassemblés après la manifestation du 26 août et ont commencé à traquer des gens de couleur. Violence politisée ou violence gratuite ? Les médias français n’ont aucun doute, il s’agit de militants politiques violents.

Certains organes de presse et sites d’information présentent certains participants aux manifestations anti-immigration sans leur affubler de connotations négatives. Ils ne sont pas désignés par des termes globalisants (néo nazis, militants d’extrême droite) mais par leur nom, leur âge ou leur profession : Le Monde donne la parole à Margot qui témoigne : « Depuis que tous ces Syriens, ces Irakiens et ces Afghans sont arrivés, ça a complètement changé. Nos gamins se font emmerder dans la rue, moi-même j’hésite à sortir la nuit ». Libération interviewe une électrice de l’AfD : « Tous les gens qui ont manifesté lundi soir n’étaient pas des nazis ». Ces quelques nuances ne suffisent cependant pas à effacer la présentation générale des manifestations comme étant organisées et constituées par des activistes d’« extrême droite ».

DES CHASSES AUX ÉTRANGERS CONTESTÉES

Pour de nombreux journaux, de véritables chasses aux migrants ont été menées par certains manifestants. Ce terme est employé par L’ObsLe Monde, etc. Une « chasse aux étrangers » aurait été organisée le 26 août selon Ouest France et l’AFP par des « 800 militants d’extrême droite ».

Quelques jours plus tard, quelques déclarations viennent tempérer ces affirmations, voire les contredire. Le 1er septembre, selon Junge Freiheit, le bureau du Procureur général de Saxe affirme qu’il n’y a pas eu de « chasse anti-immigrés » lors des manifestations à Chemnitz. « Au vu de l’ensemble des informations dont nous disposons, les fonctionnaires n’ont découvert aucune photo ou vidéo qui soutiendrait l’existence d’une chasse anti-immigrés ». Le 5 septembre, c’est le Premier ministre de Saxe qui affirme dans l’hebdomadaire de centre gauche Der Spiegel : « Il n’y a pas eu de chasse à l’homme ni de pogroms à Chemnitz ». Le 7 septembre, RT France nous informe que « le chef du renseignement allemand affirme que les «chasses collectives » à Chemnitz sont une « fausse information» destinée à «détourner l’attention de l’opinion publique ». « Il y a de bonnes raisons de croire qu’il s’agit d’une fausse information intentionnelle pour éventuellement détourner l’attention de l’opinion publique du meurtre à Chemnitz ». On ne peut être plus clair. On attend les démentis de ceux qui se sont empressés de crier aux pogroms de sinistre mémoire…

UN COMPTAGE DES MANIFESTANTS APPROXIMATIF

La manifestation du 1er septembre a été particulièrement importante en nombre de manifestants. Alors que l’agence de presse anglaise Reuters dénombre 6 000 manifestants parmi les anti Merkel, ils sont systématiquement moins dans les médias français : 4 500 pour Sud-OuestFrance 24Le Parisien, etc. L’AFP, qui donne la matière première à ces journaux semble avoir une technique différente de celle de l’agence de presse anglaise pour dénombrer les manifestants. Le comptage des manifestants serait-il sujet à des unités de mesures différentes en France et en Allemagne ?

UNE CONTEXTUALISATION DES MANIFESTATIONS PLUS QUE LIMITÉE

A lire les médias mainstream, comme France Info qui met désormais en ligne des reportages en commun avec France 2, l’élément déclencheur des manifestations serait le meurtre de Daniel H. et le ressentiment de certains allemands en raison des aides sociales distribuées aux migrants.

Pas un mot sur l’amertume de nombreux allemands face au laxisme des autorités qui ne renvoient pas systématiquement les délinquants déboutés du droit d’asile, comme l’agresseur de Daniel H. et le meurtrier de Susanna à Wiesbaden, ce qui avait déjà choqué l’opinion publique allemande en juin.

Pas un mot non plus sur la longue liste des agressions au couteau d’allemands par des migrants mise en ligne sur le site de l’AfD. Des agressions au couteau recensées également par le site du think tankconservateur Gatestone Institute dès la fin de l’année 2017. Pas un mot non plus sur les autres manifestations anti-immigration organisées dans les autres villes allemandes, passées sous silence en leur temps par les médias français, qui traduisent un rejet de la politique migratoire de Madame Merkel. Nombre de journaux et de commentateurs ont préféré parler d’une spécificité est-allemande, propice à tous les débordements.

L’EXASPÉRATION DE LA POPULATION PASSÉE SOUS SILENCE

La couverture médiatique des manifestations à Chemnitz a été marquée par la mise en relief systématique d’éléments périphériques au meurtre de Daniel H. Son contexte et l’explication de l’exaspération d’une partie de la population allemande ont cédé la place à la couverture de violences sporadiques et de la présence de rares nostalgiques du 3e Reich dans les manifestations.

Il n’en fallait pas plus pour que des personnalités de la gauche allemande, pratiquant un amalgame qu’ils sont si prompts à dénoncer, demandent la mise sous surveillance du parti anti-immigration AFD. Malgré la couverture médiatique si défavorable aux manifestants et aux organisateurs des manifestationsChallenges nous apprend le 7 septembre que « le SPD (est) devancé par l’AfD après les manifestations de Chemnitz, dans un sondage ». Ce qui semble démontrer qu’outre Rhin, les médias mainstream perdent également en influence…

Article paru sur le site de l’OJIM.

Roland Hélie présente Synthèse nationale sur la chaine du Commandant Aubenas

2224224314.2.jpgChaine du

Commandant Aubenas

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Les alternatives de la décroissance

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La cause décroissante progresse depuis environ une décennie. Le mot même de « décroissance » fait son chemin. Comment peut-on produire et consommer à l’infini dans un monde fini ? Comment décoloniser notre imaginaire productiviste ? Comment exploiter plus de ressources naturelles et de matières premières qu’il n’en existe ? Comment prendre au sérieux ce nouvel évangile indexé sur le PIB qui comptabilise les richesses matérielles accumulées sans se soucier des dégâts sociaux et environnementaux sur la planète ? Quelques questions qui méritent d’être posées dans notre hypermodernité techno-économique. Quelques questions qui méritent d’être posées dans notre postmodernité économiste et technicienne. Quelques questions qui méritent d’être posées mais qui, jusqu’à maintenant, ne trouvaient pas suffisamment de réponses appropriées. Pourtant, les alternatives décroissantes existent.

En premier lieu, il faut mettre en pratique cet adage bien connu : « Penser globalement et agir localement. » Il demeure indispensable pour faire échec au soft-totalitarisme marchand du « Toujours plus ». Le très décroissant Serge Latouche préconise d’acter les 8 « R » : « Réévaluer, Reconceptualiser, Restructurer, Redistribuer, Relocaliser, Réduire, Réutiliser, Recycler ».

Il faut retrouver une empreinte écologique viable. Latouche explicite ainsi l’alternative décroissante : « […] Intégrer les coûts environnementaux dans le prix des transports, relocaliser les activités, restaurer l’agriculture paysanne ou l’inventer, transformer les gains de productivité en réduction du temps de travail et en créations d’emplois, impulser l’émergence de biens relationnels (réinventer les communaux), réduire le gaspillage d’énergie, pénaliser fortement les dépenses de publicité, décréter un moratoire sur l’innovation technologique, se réapproprier la monnaie » (La Décroissance, septembre 2018, « Notre plan pour sauver le monde »). Mais, attention, cela doit se faire par l’impulsion des initiatives et non par un étatisme omnipotent. L’État ne doit être qu’un instrument au service de l’homme et de la société.

Il faut revenir à l’esprit du don et à la gratuité dans les relations sociales. Les AMAP, les villes en transition, la résilience des bio-régions participent alors à la relocalisation de la vie de cette décroissance soutenable. À l’inverse de la société de marché et des multinationales dérégulatrices, nous devons démarchandiser les activités économiques et privilégier les circuits courts sur les circuits longs. Réhabiliter la mesure en toute chose s’avère indispensable ! Pour agir localement, se présenter aux élections locales n’est pas à proscrire. Le penseur écologiste libertaire Murray Bookchin a bien théorisé ce que doit être « l’éco-municipalisme ».

Cependant, ne nous voilons pas la face. Pour renverser la société de croissance et créer les conditions d’une véritable décroissance, il faut en appeler à une révolution anthropologique. Il s’agit de changer de mentalité et de paradigme. La décroissance n’est donc pas synonyme de récession, contrairement à ce que proclament ses détracteurs ignorants. Elle vise à créer les conditions d’une vie meilleure, à taille humaine, plus enracinée, plus lente, etc., dans un monde moderne devenu fou (aliénation du travail autonome, accroissement des inégalités sociales, déshumanisation technicienne, dictature de la vitesse, pollution de la nature, envahissement de la malbouffe, etc.). Décroissance d’abord !

Arnaud Guyot-Jeannin

http://www.bvoltaire.fr/les-alternatives-de-la-decroissan...

Passé présent n°208 : Les accords de Munich en 1938

18:28 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

L’identité, clef d’explication principale des bouleversements politiques en Europe – Thierry Dubois (Les Identitaires)

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Le 28 août, le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le Vice-Premier ministre italien, Matteo Salvini, se sont rencontrés à Milan. Issus de deux tendances politiques initialement différentes, ils ont su, face au péril commun à toute l’Europe, se rejoindre sur les thématiques identitaires : « Nous voulons protéger nos frontières. Nous allons lutter contre les politiques pro-immigration d’Emmanuel Macron ».

Le Président français s’en est immédiatement gobergé : « Salvini et Orban ont raison de me désigner comme leur opposant principal », a-t-il déclaré lors de sa visite au Danemark, pendant laquelle il s’est moqué des « Gaulois réfractaires » et a déclaré que « le vrai Danois n’existe pas ».

Jamais le clivage n’avait été aussi clair. D’un côté les progressistes, qui prônent l’ouverture en tout (frontières, économie, mœurs…), qui détestent les identités, les peuples et les traditions. De l’autre les populistes, qui ont compris que la parenthèse de l’idéologie du vivre-ensemble s’était refermée. Sont revenues les limites, claires et précises, qui permettent aussi bien de désigner l’ennemi que de savoir qui nous sommes.

Si Macron accepte avec autant d’empressement ce statut d’opposant principal, c’est parce qu’il est déjà à bout de souffle. En France, il a réussi l’exploit de battre le record d’impopularité de Hollande à la même période. Sur la scène européenne, ses alliés se font bien rares : Merkel, qui a ouvert son pays à plus d’un million de migrants, directement responsable des viols de Cologne, de l’attentat du marché de Noël à Berlin, du meurtre de Chemnitz, et le nouveau Premier ministre espagnol socialiste Pedro Sanchez, qui ne résistera pas bien longtemps à la pression migratoire qui s’intensifie.

Car le fait est que la ligne pro-immigration est devenue intenable. Dans les pays scandinaves, même la gauche souhaite arrêter les frais. À l’Est, les dirigeants, Orban en tête, sentent le vent tourner et, soit par opportunisme, soit par conviction – qui était auparavant indicible à cause du politiquement correct –, adoptent de plus en plus librement un discours identitaire. Au Sud, le charismatique Salvini a pris la tête du mouvement populiste, porté par le réveil des peuples.

Outre-Atlantique, c’est Trump qui a été élu, contre 15 autres candidats républicains puis contre Hillary Clinton, sur un programme fermement identitaire, anti-immigration et refusant de céder à la gauche en s’excusant. En Australie, Scott Morrison vient de devenir Premier ministre : il est l’homme qui a mis en place la politique du NO WAY, contre les vagues de clandestins débarquant sur son sol. Son concurrent direct pour le poste n’était autre que le Ministre en poste de l’immigration.

La semaine dernière encore, le ministre de l’Intérieur allemand a déclaré que « l’immigration était la mère de tous les problèmes ». Hier, c’était le parti des Démocrates Suédois qui réalisait une forte progression en obtenant 17,8 % des voix. L’année qui vient de s’écouler montre que le populisme identitaire n’est pas un accident fait de cas isolés, mais bien une tendance, une lame de fond, qui s’inscrit dans la durée.

Macron se fait le chef d’un camp qui a déjà perdu. Si l’on ne peut pas dire que l’Histoire a un sens, elle connaît en tout cas des phases, et, comme l’a prédit le géopolitologue Samuel Huntington, le XXe siècle était celui des idéologies, le XXIe sera celui des identités.

Thierry Dubois

Texte repris du site de : Les Identitaires

https://fr.novopress.info/211851/lidentite-clef-dexplicat...

LA VRAIE DROITE FRANÇAISE TRIOMPHERA GRÂCE À INTERNET | VLOG

Au temps des diversions

6a00d8341c715453ef022ad38f7b80200d-320wi.jpgNous apprenons ces jours-ci que notre jeune président, choisi au premier tour de 2017 par 2 Français sur 10, ne dispose plus en 2018 que de l'agrément de 3 sur 10. Cet affaissement surprend bien des gens. Il obéit pourtant aux lois de la logique.

Les jeux du cirque auraient dû nous satisfaire. renforçant les rangs de quelques Gaulois demeurés là par hasard, les fils de notre ancien empire colonial, avaient réussi le 15 juillet, pour la plus grande joie des foules chauvines et jacobines à vaincre les anciens sujets croates de la Transleithanie habsbourgeoise. Pouvait-on imaginer meilleure façon de ressusciter en temps de paix les affrontements sanglants du XXe siècle ?

Et puis patatras. Le coq n'aura guère chanté si longtemps que les images des frasques d'un obscur personnage sont venu gâcher la fête. Sorti tout droit des ergastules du parti socialiste, où il officiait au sein du service d'ordre, on le découvre monté en grade, en prospérités et en puissance au gré de la nouvelle Cour. Lieutenant-colonel à 26 ans ! Cette promotion napoléonienne ne pouvait qu'exciter la jalousie de nos égalitaires.

Revenons aujourd’hui sur cet épisode : il me semble avoir contribué à donner le coup de grâce à la prétention, affichée en 2017, de nous faire vivre dans un nouveau monde. Il ne s'agit pas de dire que d'autres dossiers n'auraient pas contribué à dissiper cette illusion. Il s'agit de se souvenir de l'adage romain : la femme de César ne doit même pas être soupçonnée.

Fallait-il vraiment tenir, dès lors, cette affaire Benalla pour un scandale d'État ? Non sans une pointe d'ironie salvatrice pour le journal Le Monde qui hébergeait son point de vue, celui d'un politologue de qualité, le professeur Philippe Raynaud nous assurait le 28 juillet du contraire[1] : à la bonne heure.

Reste que les affaires sont les affaires. On doit ainsi rendre grâce au refrain Benalla. Il a coupé court à la célébration nombriliste de cette victoire remportée, quelques jours plus tôt, ai-je besoin de vous l'apprendre, par l'équipe labellisée France du jeu de podosphère. La fête n'aura duré que quelques jours ce qui a permis de limiter, du moins officiellement[2] à 845 le nombre de voitures incendiées le soir même des festivités.

Et on doit, pour une fois, rendre hommage sur un point au quotidien Le Monde. Comme d'habitude ses collaborateurs court-circuitent les procédures judiciaires. Faisant fi du secret de Polichinelle, dit de l'instruction[3], ils obtiennent et extorquent, d'on ne sait qui, les déclarations qu'on refuse aux commissions parlementaires, de sorte que le 26 juillet on a pu lire dans un grand journal du soir[4], un long entretien présentant la version des faits du citoyen Benalla bien qu'ils soient visés par une enquête de justice.

Or, il se confirme une règle bien connue de ce genre de feuilleton. Dans ce qui était devenu, au début de l'été, une affaire, comme depuis celle qui se rattacha en 1785 au collier de la Reine en passant par le scandale de Panama, entre 1892 et 1895, la publication des fiches du Grand Orient en 1904, ou l’enlèvement d’un autre Marocain nommé Ben Barka en 1965, on pourrait multiplier les exemples, plusieurs débats s'imbriquent toujours dans la question centrale. Plusieurs mystères, plusieurs dossiers, plusieurs révélations ajoutent au scandale. Et elles en arrivent à éclipser le point de départ[5].

Il me semble que l'affaissement spectaculaire de la cote de popularité du pseudo Jupiter, doit donc beaucoup à cette ridicule affaire Benalla. Comme le souligna très vite sur RTL le président du Sénat, on ne peut plus parler de nouveau monde.

Alors peut-être pourra-on s’intéresser aux vraies questions qui devraient préoccuper les Français : à tout ce que l'on pressure aux collectivités locales ; à toutes les structures technocratiques, pour tous ces programmes sociaux dans lesquels d'après le maître des horloges, l'État gaspille un pognon de dingue ; aux folies énergétiques, écologiques, pédagogiques, etc. Les faux scandales peuvent être fabriqués pour servir de diversion[6], très utiles pour dissimuler au bon peuple les vrais scandales dont le pays crève. Ils peuvent servir aussi à réveiller l'opinion.

JG Malliarakis

Apostilles

[1] cf. Philippe Raynaud : "L’affaire Benalla n’est pas une affaire d’Etat"

[2] l'administration ne diffusant auprès du grand public que le nombre des départs de feux

[3] cf. article 11 du Code de procédure pénale : Sauf dans le cas où la loi en dispose autrement et sans préjudice des droits de la défense, la procédure au cours de l'enquête et de l'instruction est secrète.

Toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel dans les conditions et sous les peines des articles 226-13 et 226-14 du code pénal.

[4] ainsi le désigne-t-on comme pour feindre de ne pas lui faire de publicité,

[5] Si l’on accepte de revisiter ce que Georges Sorel appelle "révolution dreyfusienne", la personne du capitaine et l’accusation précise portée contre lui à la suite des découvertes de Madame Bastian, femme de ménage patriote fouillant dans les corbeilles de papier de l’attaché militaire allemand, deviennent l’une comme l’autre infiniment dérisoires. 
Ainsi, Maurras lui-même après avoir été si longtemps convaincu de la culpabilité de cet Alsacien supposé Boche, déclarera à la fin des fins, conclusion paradoxale de l'affaire : "s'il est innocent, il faut le faire maréchal de France", ce à quoi renonça la république, "et fusiller ses défenseurs", ce à quoi ils échappèrent. L'un de ses plus brillants disciples, le sculpteur et chef des camelots du Roy Maxime Réal del Sarte fut même confronté au centre d'un surprenant tour de passe-passe judiciaire. Un arrêt de la Cour de cassation en 1906 avait à la fois réformé les deux jugements condamnant Dreyfus, le premier datant de 1894, le second à Rennes en 1899 par le conseil de guerre et prétendu mettre fin à cette interminable affaire.

Or, en 1908, Réal del Sarte, à l’audience solennelle de rentrée de la Cour de cassation, avait publiquement souligné qu'il s'agissait d'une forfaiture de l'institution gardienne du droit français puisque cette cassation n'avait pas été assortie d'un renvoi à un troisième tribunal compétent. Cet outrage à magistrats ne lui valut aucune condamnation... les autorités de la Troisième république avaient entériné l’idée qu’il ne fallait plus parler de cette affaire, quitte à ce que ne soit jamais condamné celui, – on a dit : Esterhazy, – qui avait livré aux Prussiens les plans secrets du canon de 75. L’imbrication des affaires avait produit un imbroglio inextricable.

[6] Beau de Loménie parlait de dérivatifs.

http://www.insolent.fr/2018/09/au-temps-des-diversions.html

Avec plus de 10 millions de musulmans sur son territoire, la France a basculé !

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Cette déclaration fracassante, sur Radio France Maghreb 2, n’émane ni des LR, ni du RN, ni de la « fachosphère », mais de Ahmet Ogras, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), un proche de l’islamiste Erdoğan : « Aujourd’hui, nous avons plus de dix millions de musulmans en France. […] plus de six millions de Français d’origine algérienne […] plus de 3,5 millions de Français d’origine marocaine […] huit cent mille d’origine turque, huit cent mille d’origine tunisienne. On est même à plus de dix millions. Aujourd’hui, on ne peut pas nous sous-évaluer […]. » Il y a peu, interviewée sur la chaîne hongroise Ma reggel (« Ce matin », en français), Nikoletta Incze, chercheuse au Center for Study of Political Islam, s’appuyant sur une étude de Harvard, annonçait un seuil au-delà duquel l’islamisation d’un pays devenait irréversible.

« Des chiffres difficilement vérifiables », interrompt vivement un journaliste, fort embarrassé qu’un Franco-Turc affiche la réalité que constatent la majorité des Français. Il n’y croit pas ? [Qu’il descende] « dans les rues de Paris » et [regarde] « le ratio ». Il est vrai que « se confronter au terrain pollue », comme disait Christophe Barbier…

Dix millions ! Et encore Ahmet Ogras ne parle que des Français d’origine africaine. Quid de ceux originaires du Proche-Orient ou des Balkans ? En, outre, combien d’étrangers musulmans, de migrants clandestins en attente de leur statut et de Français convertis ? « Qu’importe » et tant mieux, pourrait rétorquer l’affable Turc, puisqu’être musulman confère « une valeur ajoutée »…

C’est bien simple, à l’entendre, ce sont les musulmans « qui ont fait la France ». L’économie ? « Faite par les musulmans. » Le métro, les autoroutes, le TGV ? « Construits par les musulmans ».

Le terrorisme islamiste ? On ne va pas faire tout un foin pour « 2, 3 terroristes […] qui ne sont absolument pas un produit du culte musulman mais un produit de la société française ». Jamais ils ne sont passés par la « case mosquée reconnue par le CFCM » ni de « mosquée » tout court. En revanche, ils ont été « éduqués par des assistantes sociales et des familles d’accueil »[françaises].

On en est là. À entendre l’Histoire de France falsifiée, caviardée, ou des mensonges plus gros que des maisons. Car qui a adopté un texte, en avril 2017, pour lutter contre les discours radicaux dans les mosquées, si ce n’est le CFCM lui-même ? Les Français non musulmans, les mécréants, responsables du terrorisme islamiste : on aura tout entendu !

Ainsi, quand, en France, le « processus d’islamisation » ne se heurte pas aux résistances qu’il devrait « normalement » rencontrer, une chaîne hongroise donne la parole à une intellectuelle du CSPI qui ne mâche pas ses mots. Une fois « saturées en nombre » (de musulmans), les sociétés envahies « basculent complètement » en sociétés islamiques. Mais, chez nous, les médias préfèrent inviter la savante Rokhaya Diallo qui affirme qu’« aucun pays européen n’a perdu sa culture du fait de l’arrivée massive de migrants ». L’islam étant la troisième religion par ordre d’apparition n’a, évidemment, jamais soumis des terres qui, avant lui, pratiquaient les autres cultes…

10 millions de musulmans – venus uniquement du Maghreb et de Turquie – représentent 14,75 % des 67.795.000 Français. Azouz Begag, en 2016, avançait le chiffre de 15 à 20 millions, soit entre 22 et 29 %. Le seuil fatidique du « processus d’islamisation », annoncé par Nikoletta Incze ? 16 %. Nous avons donc « basculé » depuis longtemps…

Caroline Artus

http://www.bvoltaire.fr/avec-plus-de-10-millions-de-musul...

Immigration, islam : que de temps perdu !, par Ivan Rioufol

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Quelles découvertes ! L’immigration de peuplement et l’islam conquérant posent des problèmes aux sociétés européennes ? Incroyable ! Cela fait vingt ans et plus que quelques lanceurs d’alerte s’époumonent dans le désert, pour tenter de mobiliser sur ces deux sujets essentiels.

Mais, jusqu’alors, ces gêneurs se voyaient répondre que l’immigration était une chance et qu’ils étaient xénophobes, que l’islam était une religion de paix et qu’ils étaient racistes, que tout allait bien et qu’ils étaient anxiogènes. Le sociologue Raphaël Liogier écrivait un livre pour dénoncer “le mythe paranoïaque de l’islamisation” (2012).

On pouvait y lire : “Il n’y a aucune montée spectaculaire de l’islam, ni dans le monde en général ni en Europe“. Passons vite : il y aurait une somme à écrire sur les dénégationnistes en sciences sociales qui, depuis des décennies, mentent aux Français, déforment les réalités, insultent ceux qui rapportent ce qu’ils voient. On connait la suite : dimanche, la Suède sociale-démocrate a, à son tour, été bousculée par les Démocrates de Suède, parti anti-immigration et nationaliste qui ne cesse de progresser. Ses 17,7% des voix aux législatives sont une nouvelle mise en garde lancée à ceux qui n’ont toujours pas compris que l’intégration d’un peuple nouveau ne se fait jamais aisément, surtout quand les immigrés se réclament d’une culture islamique dont bien des valeurs essentielles ne s’accordent pas avec celles de la culture occidentale. L’enquête que publie ce lundi l’Institut Montaigne sur le danger que représente l’islamisme a le mérite de sortir des sentiers balisés. Mais ce que décrit l’étude n’est en fait qu’une somme d’évidences exposées ici depuis des lustres. Ce temps perdu pourra-t-il être rattrapé ?

Dans son rapport (La fabrique de l’islamisme), Hakim Et Karoui rappelle judicieusement que l’islamisme est “une véritable idéologie politique contemporaine“. Il la compare au communisme, dans sa dimension totalitaire qui dépasse la religion. Une précédente enquête de l’Institut Montaigne (2016) avait fait ressortir, pour la France, que 28% des musulmans étaient attachés à la charia (loi islamique) : un radicalisme partagé par 50% des moins de 25 ans, embrigadés dans une vision sécessionniste et autoritaire de l’islam. L’Internet fédère ces mouvements alimentés par les Frères musulmans et les salafistes. La polémique née de la prestation de la chanteuse Menem, apparue enturbannée sur TF1 en février, été soutenue par les réseaux islamistes qui cherchent à imposer le voile et tout autre signe de visibilité, à commencer par les mosquées.

Mais rappeler ces faits, comme le fait l’étude, revient désormais à enfoncer des portes ouvertes. Les solutions proposées ne sont pas à la hauteur du diagnostic. Créer un “discours musulman alternatif” ou un financement du culte par une taxe hallal sont des pistes qui évitent le rapport de force. Or une idéologie totalitaire se combat par la force. Il faut dénoncer les propagateurs de haine qui se cachent sous le masque de l’antiracisme ; il faut fermer les mosquées salafistes et expulser leurs imams ; il faut cesser de reculer devant les intimidations. Les dormeurs qui ne voient pas la sordide provocation islamiste que constituera, le 19 octobre dans le sanctuaire du Bataclan, la venue du rappeur Médine, qui chante le djihad, doivent aussi se réveiller d’urgence. Ceux qui somnolent, se taisent ou se soumettent sont plus dangereux encore que les salafistes. Ceux-là ne font que remplir un vide.

Ivan Rioufol

Texte daté du 10 septembre 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

https://fr.novopress.info/211862/immigration-islam-que-de...

On sera donc toujours les champions

6a00d8341c715453ef022ad38f3e5e200d-320wi.jpgChampions, sans doute. Reste quand même à savoir de quoi. Pas de la musique en tous cas, s'il s'agit comparer Jospeh Haydn à Rouget de l'Isle. Ne pensons même pas à mettre en parallèle ce qui tient lieu de politesse au Parisien pressé, pressuré, opprimé et oppressant, au comportement des gens civilisés que l’on croise dans le métro ou dans les pubs de Londres.

Il est donc revenu pour un soir le temps du pain et des jeux. Relativement discret au début de la compétition de juillet, le Président avait été omniprésent aux côtés des joueurs au lendemain de leur victoire. Certains le soupçonnaient alors de vouloir utiliser l’événement pour faire passer un message politique.[1]

Aujourd'hui où la tempête fait rage dans les eaux de la Macronie le sport spectacle redevient outil de communication, pour ne pas dire instrument de propagande.

D’ordinaire, dans la simultanéité de deux nouvelles, l'une éclipse l'autre. Elle est considérée dès lors comme la principale des deux. Cela ne s'accomplit pas toujours d'une façon rationnelle. On avait donc beaucoup moins communiqué en juillet sur le recul de la France, désormais au 7e rang des puissances économiques, que les succès de son équipe de podosphère, aux partenaires publicitaires si présents.

Revenons donc sur cette performance sportive, mais essayons aussi d'être positifs. "On" était en finale, puis "on" est les champions. Cela ne devrait-il pas suffire au bonheur du bon peuple ?

Allons ! tout ne devrait donc pas nous désespérer dans les beuglements, rarement élégants, parfois agressifs, on ne pouvait savoir pourquoi, entendus si tard dans la nuit du 15 juillet. Ne nous attardons même pas à la désolation de ces monceaux de détritus et de canettes jonchant le sol des plus belles avenues de Paris. On est en finale, les populations désormais si diverses de ce pays en phase terminale peuvent se consoler en scandant "on est les champions". Non pas champions des prélèvements obligatoires, mais champions tout court.

Champions de quoi : Champions des nostalgies coloniales, incontestablement.

Quel désaveu quand même pour les idées d’un Charles De Gaulle sur le destin de la France, et pour tous ceux qui, ne croyant pas à la mission civilisatrice, entendirent, entre 1960 et 1962, tourner la page d’un empire dont ils ne gardèrent que les confettis. Plus encore qu'en 1918 cette victoire doit sinon tout, du moins beaucoup, aux fils de nos anciennes colonies.

On peut aussi s'interroger sur la pertinence du jugement d'un Herriot lequel déclarait le 27 août 1946 : "Si nous donnions l'égalité des droits aux peuples coloniaux, nous serions la colonie de nos colonies". Ce jugement qui laisse aujourd'hui rêveur n'empêcha pas cette vieille crevure radicale-socialiste d'être attributaire d'un prix international de la paix en 1954. Le seront après lui, dans les années 1970, le grand démocrate soviétique Léonid Brejnev, l'humaniste roumain Nicolae Ceaucescu ou l'aimable dirigeant khmer rouge Heng Samrin. Pas très à droite tout ça.

On peut regretter alors qu'un tel ensemble post-colonial victorieux n'ait compté aucun originaire des beaux royaumes qui composaient jadis notre Indochine. Tant de souvenirs français y survivent, comme secrètement, d'une façon si émouvante, quand on les redécouvre au hasard d'une petite pagode, d'un vieux marché ou d'une communauté catholique. Dommage de ne voir non plus aucun fils de Madagascar qui fut pourtant la plus riche de nos terres d'Empire.

Au bout du compte, c'est cela que l'on fête, et que l'on prétend soutenir et projeter dans le futur. Que veut dire en effet ce mot de soutenir ? Vibrer avec ? À distance entre une pizza de supermarché et un litre de boisson sucrée ? En communion télévisuelle ?

Ce qui me semble le plus inquiétant ne tient donc pas à la composition d'une équipe qu'à la triste vulgarité de ceux qui prétendument la soutenir.

JG Malliarakis 

Apostilles

[1] cf. "Victoire en Coupe du monde : l’attitude de Macron divise"

http://www.insolent.fr/2018/09/on-sera-donc-toujours-les-...

Journal de bord n°516

Génération Identitaire : stopper l’immigration, c’est possible !, par Caroline Parmentier

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9194-20180912.jpgLes slogans sur fond de ciel bleu horizon devraient apparaître sur les murs de France et ça va nous faire du bien : « Stopper l’immigration, c’est possible ». « Défendre nos frontières, c’est possible ». « Protéger son peuple, c’est possible ». Génération Identitaire lance sa nouvelle campagne.

« Les opérations Defend Europe en Méditerranée et dans les Alpes ont été de véritables succès, explique Génération Identitaire. Nous avons fait reculer des gouvernements et avons déstabilisé des ONG pro-migrants : en exposant leur complicité avec les mafias de passeurs, leurs dons ont chuté enrayant leurs possibilités d’action. »

Avec cette campagne, l’association, dont les jeunes militants ont bloqué avec éclat le point de passage des clandestins au col de l’Echelle dans les Alpes en avril dernier, réclame maintenant des solutions politiques : « Nous avons prouvé qu’avec peu de moyens il était possible d’obtenir des résultats. Notre nouvelle campagne a pour but de montrer aux Français qu’avec une réelle volonté politique, les dangers que sont l’immigration massive, l’islamisation de notre pays ou l’insécurité peuvent être combattus efficacement. »
Des membres d’ONG qui sont eux-mêmes des passeurs

Le passeur tunisien Chamseddine Bourassine, chéri des médias, qui avait coordonné l’opération anti-Génération Identitaire (à bord du C-Star) en 2017, est aujourd’hui en prison. Chamseddine Bourassine, grand ami et sauveur de migrants depuis 2008, a été emprisonné pour ses activités illégales. Il a été interpellé par les autorités italiennes après l’arrestation en Grèce de plusieurs membres d’une ONG « sans-frontiériste » pour participation à un réseau criminel d’aide à l’immigration clandestine…

« En 2017, nous dénoncions la complicité objective des ONG avec les trafiquants d’êtres humains, commente Génération Identitaire, mais avec Bourassine, la réalité dépasse nos soupçons : des membres des ONG sont eux-mêmes des passeurs ! La radicalisation d’une partie de cette mouvance appelle une réaction forte de la part de l’Etat. »

Génération Identitaire réclame une loi similaire à celle votée en juin 2018 en Hongrie, criminalisant toute forme d’aide aux migrants.

Enfin qu’on se le dise, traiter Génération Identitaire de « nazis » c’est risquer de se retrouver devant le tribunal. Madjid Messaoudene, conseiller municipal Front de gauche à Saint-Denis (93) et Thomas Portes, porte-parole du Parti communiste du Tarn-et-Garonne, qui s’étaient répandus en ignominies sur Twitter, sont assignés en justice pour « injures publiques » et comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Paris le 20 septembre prochain.

« C’est de la diffamation, a prévenu Romain Espino. On ne se laissera pas faire. A chaque fois que nous serons attaqués nous répondrons par voie de justice. » Une condamnation serait « un très mauvais signal », anticipe Madjid Messaoudene.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 7 septembre 2018

https://fr.novopress.info/211864/generation-identitaire-s...

DIMANCHE PROCHAIN, 16 SEPTEMBRE, THOMAS JOLY À LA 6e JOURNÉE RÉGIONALE DE SYNTHÈSE NATIONALE À NIEPPE PRÈS DE LILLE

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[Vidéo] Entretien avec Matteo Salvini: «A Bruxelles, ils ne comprennent que le langage de l’argent»

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Le ministre de l’intérieur et vice-président du conseil italien a répondu aux questions de RT France.

Matteo Salvini revient sur la crise migratoire et l’Europe :

Je ne suis pas contre l’Europe. Je suis pour une Europe qui fait peu de choses mais qui les fait bien, laissant une liberté de choix dans d’autres domaines aux Etats individuels. Malheureusement, les fonctionnaires de Bruxelles ne comprennent que le langage de l’argent. C’est pourquoi ils ne parlent pas de principes, de valeurs, de solidarité. Ils parlent d’économie.

Arabe à l'école : une solution qui aggrave le problème

Selon Barbara Lefebvre, enseignante et essayiste, coauteur des “ Territoires perdus de la République ” et de “ Une France soumise ”, interrogée dans Valeurs Actuelles :

Enseigner l’arabe à l’école avait déjà été suggéré dans ce type de rapport ?

C’est la rengaine d’El Karoui depuis des années et c’est absolument inepte. Il prétend qu’on lutterait contre l’islamisme en enseignant davantage l'arabe à l'Ecole publique ; c’est toujours la tactique « un problème = une solution » qui n’en est pas une mais induit au contraire une aggravation du problème de départ. Il argue du fait que le nombre d'élèves étudiant l'arabe à l'école publique a baissé de moitié au cours de la décennie écoulée quand il a été multiplié par dix dans les mosquées. Factuellement c’est exact, mais il n’en explicite pas la cause, laissant entendre, avec une certaine perfidie, que c'est l'institution scolaire qui a obligé les « musulmans » à ce repli. Malgré eux donc. Le journaliste qui lui faisait face [dans la matinale d’Europe 1] acquiesce car il est outré par une telle discrimination. Or la vérité c’est que l’Education nationale a fermé progressivement ces classes au cours des dix dernières années car il y avait de moins en moins d'élèves inscrits. Pourquoi ? Parce que les familles préféraient que leurs enfants apprennent l'arabe coranique et non l'arabe littéraire moderne. Voilà la vraie raison qu’il se garde bien d’expliquer.

Pourquoi ce rapport s’il ne nous apprend rien de neuf ?

Parce que l’objectif est politique et non intellectuel. Il faut construire « l’islam de France » nous répète-t-on au plus haut sommet de l’Etat. Je dis : chiche ! Laissons les représentants du culte musulman le faire. Mais personne ne le souhaite car on sait à quoi ressemblerait alors cet islam : il serait aux mains de la mouvance fréro-salafiste car c’est elle qui domine aujourd’hui. Donc, dans un bel élan démocratique on les contourne plutôt que de les combattre sans pitié et on inflige aux pouvoirs publics – donc aux contribuables français – la charge politique et financière de construire « l’islam de France », cette Arlésienne dont on entend parler depuis Chevènement ministre de l’intérieur et que le CFCM de Sarkozy a définitivement enterré ! Un premier pas a d’ailleurs été franchi vers cette intrusion de l’Etat dans le religieux : Jean-Pierre Chevènement est désormais président de la Fondation de l’islam de France crée en décembre 2016, une institution à vocation culturelle : faire connaître l’islam aux Français non musulmans, faire connaître la République aux musulmans. On hésite entre un paternalisme affligeant et une fumisterie à la socialo… El Karoui, c’est le revers de la médaille : il vise à créer une « parenthèse concordataire » pour reprendre l’expression de son ami Alain Minc promoteur de son projet. Il veut que l’Etat crée et donc finance une structure institutionnelle cultuelle en appui de la Fondation précitée. El Karoui a déjà trouvé son nom : l’association musulmane pour un islam de France (rapport de 2016). C’est elle qui serait chargée de collecter la dîme du hallal pour financer le culte (formation des imams, construction des mosquées, pèlerinages etc.). L’argent c’est le nerf de la guerre et c’est d’ailleurs l’essentiel de l’argumentaire de l’ex-banquier El Karoui en prétendant qu’il va ainsi s’émanciper de la tutelle idéologique des Saoudiens, Qataris etc."

Michel Janva

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Journal du chaos

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Crise des États et faillite de l'étatisme

6a00d8341c715453ef022ad38e846f200d-320wi.jpgLe 10e anniversaire de la crise de 2008 donne lieu à d'intéressantes réflexions. Elles méritent d'être croisées avec les satisfecit que les hommes de l'arc-en-ciel social démocrate se sont auto-accordés autour du 20 août. Ce jour correspondait à la date de sortie officielle de l'État grec de la tutelle technocratique imposée en raison du délabrement de ses finances.

La faillite de Lehman Brothers, en septembre 2008, largement occasionnée par la politique de prêts inconsidérés imposés aux banques américaines par l'État fédéral, conduisit d'ailleurs à la mainmise de la banque centrale de Francfort sur les pays de l'euro-zone, en commençant par le plus fragile.

Ne chipotons pas ici sur les chiffres et les courbes. Quand on lit par exemple, dans un article recommandable par ailleurs que les contribuables européens ont [auraient] versé 289 milliards d’euros de prêts à la Grèce lors de trois plans de sauvetage, la part française s’élevant à 40 milliards d’euros, on doit quand même se demander quelles sommes ont effectivement été prélevées et au profit de qui. On pourrait parler plutôt de jeux d'écritures au bénéfice du système bancaire ouest-européen d'un côté, et, en regard, de l'appauvrissement radical bien réel d'un peuple.

Dans la masse intimidante des statistiques diffusées dans ce contexte, une au moins pourrait faire réfléchir. Résumons-en la substance : au début de la crise le revenu moyen du travail des Grecs était évalué à 12 000 euros. Après le passage des magiciens, il est passé à 7 500 euros par an. Valeur qui est demeurée fixe sous Tsipras. Un salaire ordinaire, y compris pour un jeune diplômé, tourne autour de 500 euros par mois. Rappelons à cet égard que ces très faibles rémunérations sont acquises par une population qui travaille plus de 2 000 heures par an, beaucoup plus que leurs homologues allemands (1 850 heures) et français (1 650 heures)[1].

Peut-on par conséquent, au vu de tels résultats, laisser encenser sans nuances Messieurs Tsipras et Moscovici ? À lire en effet la masse d'approximations publiées autour de l'échéance d'août, promise depuis longtemps à notre admiration, on ne peut que constater une étrange inversion des compliments.

Ceux qui, en France, applaudissent le gouvernement du gauchiste Tsipras se recrutent maintenant parmi les commentateurs agréés de la droite. Ainsi, dès le 28 juin, un hebdomadaire très apprécié des libéraux proeuropéens comme Le Point, pouvait publier[2] un entretien très flatteur, saluant les choix présentés pour courageux du premier ministre le plus explicitement marxiste de l'Union européenne. N'oublions pas non plus qu'il ne doit sa majorité qu'à l'appui d'un des partis les plus antieuropéens du spectre politique continental.

Au nombre des laudateurs droitiers paradoxaux du gouvernement de Tsipras, Nicolas Beytout patron de L'Opinion est allé un peu trop loin. Dans un éditorial plus qu'étrange daté du 19 juin, il a cru nécessaire de rendre hommage à celui qu'il vilipendait en 2015. Il écrit désormais dans les termes suivants : "Félicitations, Monsieur Tsipras, vous avez sorti la Grèce des soins intensifs"[3]. Cette dernière expression fera sans doute sourire amèrement quiconque a pu bénéficier de ce type de traitement dans un hôpital de qualité.

Sur le ton péremptoire qu'on lui connaît, Beytout parle de "l’immense responsabilité des Grecs dans leur propre naufrage". Le mot naufrage contredit quelque peu, dans ce contexte, les communiqués de victoire. Et son écriture eût sonné de manière plus heureuse s'il eût mis plus clairement en cause les dirigeants athéniens. Accuser globalement un peuple en souffrance, en l'identifiant aux politiciens rencontrés dans les cénacles oligarchiques internationaux se situe dans la droite ligne de l'étatisme. L'Europe toujours plus unie, à laquelle prétendent les traités, ne se révèle surtout jusqu'ici qu'un assemblage d'États.

De plus, ce qui a fait faillite en Grèce doit être regardé comme une flamboyante copie de l'étatisme français. On pourrait à cet égard multiplier les parallélismes, de l'insubmersible Constantin Caramanlis jusqu'aux gens du Pasok. Revenus en 1974 de leur exil largement parisien, après avoir rongé leur frein, ils suivirent en 1982 la même voie de l'étatisme et de la gabegie faussement sociale, tracée par Mitterrand en 1981.

C'était donc à l'indispensable Pierre Moscovici qu'il appartenait de diffuser la bonne nouvelle le 20 août. Depuis novembre 2014, l'ex ministre des Finances de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault, si brillant, de mai 2012 à mai 2014, a été propulsé, on ne le sait peut-être pas assez dans le grand public, représentant français au sein de la commission Juncker qui, paraît-il, gouverne l'Union européenne. Invité de la matinale de France Inter, il annonçait donc à la Ville et au Monde que la Grèce était enfin sortie d’affaire, après huit années de tutelle technocratique. Grâce à lui, les auditeurs de la radio d'État étaient informés de ce "jour historique pour la Grèce", car celle-ci va pouvoir désormais "marcher seule sur ses deux pieds". Et tant pis pour les esprits chagrins qui le soupçonneraient de vivre dans un monde parallèle[4]. On hésitera cependant à tenir pour un chef d'État d'envergure un dirigeant au motif qu'il a su imposer un changement, forcément salutaire, dans les heures d'ouverture des pharmacies etc.

Certains imaginent répondre aux crises intérieures par des règlements imposés de l'extérieur. Mais ce que les technocrates ne savent peut-être pas prendre en compte c'est le rapport des pays à leur propre réglementation. Ici ou là, les gens l'appliquent de manière fantaisiste sinon poétique. Et cela vaut parfois mieux que de prendre au sérieux des oukases stupides. La question se pose – je sais, je caricature un peu – depuis Dracon et l'affichage des lois en 621. Quant à l'esclavage pour dettes cette horrible institution semblait abolie depuis l'archontat de Solon en 598. 598 avant Jésus-Christ cela va sans dire.

Allons : ne nous efforçons pas de faire boire un âne qui n'a pas soif. N'essayons pas de rappeler l'Histoire à ceux qui l'ignoreront toujours.

JG Malliarakis 

Apostilles

[1] cf. article "Les Français sont ceux qui travaillent le moins d'Europe"
[2] cf. article "Grèce - Alexis Tsipras : Personne n'y croyait"
[3] cf. son éditorial de L'Opinion du 19 août 2018
[4] Telle est, par exemple, la formule d'un économiste gauchiste comme Eric Berr publié sur le site de Mediapart.

http://www.insolent.fr/page/2/

Comment on nous paralyse.

Toujours plus d’islam pour lutter contre l’islamisme : le piège du rapport El Karoui

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Le consultant Hakim El Karoui, proche d’Emmanuel Macron et chargé de proposer des solutions pour organiser l’islam dit « de » France, suggère, dans un rapport intitulé « La fabrique de l’islamisme », une analyse géopolitique historique de la situation de l’islamisme dans le monde et sa progression en France, notamment chez les jeunes.

Il formule quelques propositions pas vraiment novatrices pour lutter contre ce phénomène, la principale étant la régulation du culte musulman en créant une Association musulmane pour l’islam de France (AMIF) qui s’occuperait de son financement. Cette parution, alors que se déroule actuellement une consultation nationale sur le sujet auprès des musulmans, apparaît comme un ballon d’essai en attente de réactions ! Certains évoquent déjà la persistance de la gestion coloniale de l’islam par l’État, comme Youssef Girard, sur le site The International Solidarity Movement.

Le constat est exact, les musulmans français sensibles aux thèses islamistes constituent aujourd’hui une minorité importante, comme l’avait déjà montré un sondage du Figaro de 2016, qui évaluait à 29 % ceux considérant que la loi religieuse était supérieure aux lois de la République. Les enquêtes montrent, aujourd’hui, que les jeunes musulmans français sont sensibles non seulement aux thèses islamistes, mais aussi qu’ils sont prêts à accepter une certaine forme de violence quand elle est commise au nom de la religion. En février 2018, le rapport du préfet Clavreul dressait déjà un constat alarmant du recul de la laïcité dans notre pays. Ce ne sera dons pas facile, voire impossible, de les convaincre de cette réforme comme ce sera le cas pour les « Musulmans de France », ex-UOIF.

El Karoui déclare que « l’idée, c’est de créer une organisation neutre, indépendante des pays d’origine, indépendante de ceux qui tiennent aujourd’hui les mosquées, pour prélever une toute petite somme d’argent sur chaque acte de consommation ». Une sorte de « Tracfin islamique », en référence à une structure qui lutte contre la fraude et le blanchiment. Cette ambition se heurtera de front avec le « muslim business » qui est maintenant bien installé. C’est ainsi que les fédérations de mosquées composant le Conseil français du culte musulman ont créé très opportunément, en juillet dernier, l’Association pour le financement et le soutien du culte musulman (AFSCM). Hakim El Karoui ne croit pas à la pertinence de cette association qui, selon lui, restera contrôlée par des pays étrangers ne souhaitant pas perdre leur place. Cela promet de belles empoignades si ce projet prenait forme.

Une seconde proposition, pas nouvelle mais toujours aussi incongrue, concerne le réinvestissement d’une partie des sommes récoltées dans une action d’aide à l’élaboration d’un contre-discours en français et de renouveau théologique de l’islam, dont la France serait la figure de proue. Pour cela, une coopération religieuse avec le Maghreb et les pays du Golfe est à envisager, écrit-il, notamment avec l’Arabie saoudite, dont l’objectif serait de trouver « les bonnes réponses aux concepts émis par les Saoudiens qui posent tant de problèmes en France ». Là, on est vraiment dans la proposition hors-sol qui décrédibilise son auteur.

El Karoui propose également de relancer l’apprentissage de la langue arabe à l’école, idée déjà véhiculée par Najat Vallaud-Belkacem et qui a un relent communautariste évident, plutôt que de favoriser l’assimilation des jeunes musulmans par l’apprentissage du français qui fait tant défaut.

La seule véritable réponse à apporter serait de mettre en place un plan d’éradication de cet islam radical qui nous ronge, terreau dans lequel se fondent tous les apprentis djihadistes et terroristes, mais elle n’est pas abordée dans ce rapport. Hakim El Karoui préfère s’accommoder de l’islam radical tout en tentant de le combattre, au lieu de l’éradiquer.

Philippe Franceschi

http://www.bvoltaire.fr/toujours-plus-dislam-pour-lutter-...

Les vices pseudo réformateurs du néo bonapartisme

6a00d8341c715453ef022ad3682a4c200c-320wi.jpgL'État semble en passe de renoncer à deux projets, présentés juste-là comme acquis et sans doute indispensables. Il s'agit, d'une part, de la nième révision de la constitution de 1958, totalement inutile en fait, et surtout, d'autre part, du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu. Le vrai mobile de ce dernier projet, qui tend à préparer la fusion de la CSG et de l'IR, en fait une idée de gauche. Cet aspect lui-même rend le renoncement plus condamnable encore au yeux des technocrates : on va donc entendre les bons esprits, y compris au sein de l'opposition, reprendre à leur compte l'antienne esquissée à Copenhague par le chef de l'État. Tout ça, nous diront-ils, c'est la faute aux stupides Gaulois.

Toujours agaçante, et souvent très injuste, la critique systématique des Gaulois devient plus insupportable encore quand elle émane de ceux qui vivent des contributions des compatriotes de Vercingétorix. Dire, par exemple qu'ils se refusent aux réformes, biaise singulièrement la réalité : non les cochons de payants ne s'opposent pas aux changements. Parfois même on pourrait leur reprocher, en deux siècles, de les avoir trop naïvement désirées, au gré des révolutions, des épurations, des crises gouvernementales ou des poussées électorales de gauche.

Cet automne par exemple va se reposer la question du statut de la SNCF. Elle a été à peine effleurée par la réforme ferroviaire adoptée ce printemps par l'Assemblée nationale. Cette nouvelle loi ferroviaire a suscité une mobilisation interminable de tous les syndicats jusqu'au 28 juin. Puis en juillet une tentative de prolongation de la CGT appuyée par Sud Rail échoua. Pourtant, ce texte ne change pas grand-chose et il ouvre plus qu'il ne clôt les vrais débats relatifs à l'établissement public le plus coûteux de notre économie étatique. C'est en effet autour de la négociation sur la future convention collective que se situeront les choix décisifs engageant à nouveau l'avenir.

Il faut bien dire à nouveau, parce que deux grandes lois supposées réformatrices ont été votées en vingt ans. La première, incomplète et hypocrite avait été adoptée en 1997, sous l'impulsion du gouvernement Juppé. Celui-ci entendait simplement soustraire le déficit ferroviaire de l'agrégat retenu dans le cadre de l'union monétaire décidée à Maastricht. Puis, en 2014, un nouveau texte fut alors adopté, sous l'égide du ministre Cuvillier. Ce personnage déjà oublié parvint, sous le règne pourtant bien mou du lamentable Hollande, à restaurer de fait la confusion entre la gestion de l'infrastructure et celle du transport des voyageurs, théoriquement encore séparées, mais pratiquement rétablies. On y ajouta même un établissement dit de tête qui ne sert absolument à rien sinon à camoufler le retour au statut antérieur.

Deux réformes pour un résultat négatif, voilà qui devrait plutôt inciter à féliciter les Gaulois de leurs réticences.

Mais nos gouvernants, eux, ne l'entendent pas ainsi. Ils se voient tous dans le costume du premier consul de 1799, fils naturel de la révolution française et dont la glorieuse dictature[1], qu'ils admirent tant, ne s'acheva qu'à Waterloo. Il leur faut toujours ajouter des lois nouvelles aux décrets anciens, des réglementations aux codes, inventant des rédactions soigneusement illisibles, faisant référence sans les reprendre à des articles antérieurs. Faire et défaire c'est toujours travailler, surtout dès lors qu'on ne produit rien. On comprend que la concurrence bruxelloise les irrite fort.

S'opposer à leurs inutiles interventions témoignerait donc, à les entendre, d'un fâcheux esprit routinier. Jules César des temps modernes, Jupiter maître des horloges, ils se rient des petits Astérix se prenant pour Vercingétorix, vouésà de récurrentes Alésia et qui ne connaîtront de consolation dans aucune Gergovie.

La grande réforme, attendue depuis Renan, celle qui mettrait fin à l'étatisme, au centralisme, au jacobinisme, au laïcisme persécuteur du christianisme, au parisianisme, aux privilèges de grandes écoles financées par ceux qui n'y accèdent pas, au nombrilisme hexagonal, aux vices pseudo réformateurs du bonapartisme, on ne saurait l'attendre des maîtres actuels du pouvoir et de l'opinion.

JG Malliarakis 

Apostilles

[1] La logique dictatoriale de cet aboutissement des dix années de sang, de désordres et de destruction (1789-1799) était prévue dès 1793 par Jacques Mallet du Pan dans ses Considérations sur la révolution française qui inspirèrent Joseph de Maistre.

http://www.insolent.fr/page/2/