
Contre toutes les règles internationales, l’Europe envisage de confisquer les avoirs financiers russes à portée de main. En réalité : « La saisie planifiée d’actifs russes par des pays hostiles constitue une violation flagrante des normes fondamentales du droit international et rendra ces pays tenus d’indemniser les dommages causés par cette violation des droits de propriété de la Fédération de Russie », ont répondu les Russes. Ce sera aussi un mauvais signal international envoyé par l’Europe qui se permettrait d’enfreindre les règles pourtant internationales. Cela serait de nature à dissuader de futurs investisseurs et même de nature à dégrader nos notes et nous exclure du jeu international dans lequel nous pesons de moins en moins, du fait de notre croissance quasiment égale à zéro et de notre faible démographie.
Et comme toujours, pour rendre leur forfait « légal », les pays de l’UE sont en train d’essayer de tordre la loi pour mettre en place des mécanismes juridiques pour l’utilisation des avoirs russes gelés et donc de donner à cette confiscation un emballage légitime qui n’a aucune chance d’être reconnu au niveau international. La plupart de ces avoirs, un peu plus de 200 milliards d’euros, sont bloqués sur le site d’Euroclear en Belgique. L’entreprise, relativement puissante, s’oppose à l’expropriation de ces fonds, avertissant que cela pourrait permettre à la Russie de saisir par voie judiciaire des avoirs européens ou belges dans d’autres régions du monde. Et évidemment, la réponse de la Russie pourrait consister en une riposte financière, puisque les Occidentaux ont également des avoirs confiscables en Russie, on l’a vu avec des avions de lignes. Et peut-être d’autres types de réponses, les officiels russes ont parlé de réponses très fermes.
Quoi qu’il en soit, ça sent tout de même le roussi pour Zélensky, dont un proche a été arrêté pour malversations financières et on a peine à croire que sa visite de lundi à Paris ne soit pas une énième demande d’armes et de fonds, on se demande bien pourquoi ? La plupart des stratèges sérieux commencent à expliquer que l’Europe peine à sortir du déni et à accepter de comprendre que c’est perdu pour elle et que les envois d’armes et d’argent ne pourront plus inverser le cours des choses. L’Europe est donc dans le mur, mais elle creuse encore et s’estime « légitime » pour enfreindre les lois internationales qui lui permettraient pense-t-elle, de mettre la Russie à bas, ce qui n’a pas pu être fait avec vingt trains de mesures qui n’y ont pas réussi. L’illusion a viré à l’entêtement qui vire finalement à la bêtise crasse. Qui pour les arrêter ?