Ce qui est important dans cette décision, ce n’est pas le mot « interdit » pour toujours, mais « suspend »… jusqu’à ce que nos péquenots (les agriculteurs vus d’un ministère parisien) se calment, et se remettent au travail au printemps. En effet, le problème de nos agriculteurs, c’est la saisonnalité. L’hivers, il n’y a pas trop de travail aux champs ce qui laisse un peu plus de temps pour faire suer nos ministres qui le méritent bien, lâcher quelques bennes de fumiers devant les préfectures de France et de Navarre et jouer avec les gendarmes mobiles la chorégraphie habituelle des mouvements sociaux.
Le problème ici, n’est donc pas décision ministérielle que je ne peux qu’applaudir sur le principe. Interdire les mangues du Pérou et les Avocats de la-bas sans oublier les pommes d’Amérique du Sud ou d’Afrique du Sud alors que les pommiers normands croulent sous les fruits me semblent une évidence aussi bien de bon sens que d’écologie.
Le problème c’est que cela ne durera que le temps de calmer une manif et une jacquerie de nos paysans, une jacquerie parfaitement justifiée tant l’on se fiche de nous.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
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