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Fontenay-aux-Roses (92). Prières sur le stade, éviction des femmes, prosélytisme… Comment le club de foot a sombré dans le communautarisme

En 2017, le club de foot de cette ville des Hauts-de-Seine avait partiellement fermé pour juguler l’emprise exercée par des entraîneurs proches de la mosquée salafiste voisine. Quelques années plus tard, des profils radicaux sont revenus et règnent sur un club abandonné au communautarisme religieux.

Le club ferait partie des 127 associations sportives identifiées pour des pratiques religieuses et prosélytes exercées par certains dirigeants ou entraîneurs.

Déjà entre 2015 et 2017, selon l’ancien président Marc Soukup, la section football était marquée par des prières sur le terrain et dans les vestiaires, un entre-soi religieux et l’éviction de responsables jugés non conformes. Deux entraîneurs, Ramzy E. et Bertrand N., avaient été écartés à la demande du maire, avant la fermeture des équipes adultes afin de « nettoyer » le club. À la même période, la mosquée voisine était fermée par la préfecture pour apologie du terrorisme.

La section senior a été rouverte en 2020, avec des engagements formels sur la laïcité, mais Bertrand N. est revenu comme entraîneur en 2022. Depuis, plusieurs témoignages font état d’un retour de pratiques religieuses visibles, notamment des prières sur le stade, et d’un lien persistant entre le club et une salle de prière, surveillé par le renseignement territorial.

Des parents dénoncent un prosélytisme auprès des jeunes, notamment lors des déplacements : contrôle des repas, rejet du porc, normes religieuses imposées dans les interactions sociales. Le président actuel de la section football, Mehdi C., proche de Bertrand N., conteste ces accusations. Bertrand N. est par ailleurs décrit comme très pratiquant et proposant à certains joueurs des séances de hijama, une pratique traditionnelle musulmane.

L’article souligne aussi la disparition de l’équipe féminine, malgré une demande locale, officiellement pour des raisons logistiques ou de sécurité. Un épisode survenu en 2024 met en lumière la place marginale des femmes : la nouvelle présidente de la section football, Mélissa D., qui tentait de reprendre le contrôle du club, aurait subi pressions, menaces et chantage, avant de démissionner et de déposer une main courante. Dans le même contexte, la voiture d’un joueur aurait été incendiée.

Le Figaro

https://www.fdesouche.com/2026/01/17/fontenay-aux-roses-92-prieres-sur-le-stade-eviction-des-femmes-proselytisme-comment-le-club-de-foot-a-sombre-dans-le-communautarisme/

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