Selon Le Progrès, l’adolescente a été prise en charge à l’hôpital, avant de déposer plainte. Une enquête est en cours. De son côté, le maire de Saint-Genis-Laval a dénoncé, dans un communiqué, des « violences volontaires d’une extrême gravité ». « Ce drame met en lumière une dérive profondément préoccupante : chez certains mineurs, la violence est devenue banalisée, décomplexée, dépourvue de toute conscience des conséquences », poursuit Marylène Millet, qui a déclaré « apporter son soutien à la victime, à sa famille, aux élèves du collège ainsi qu’à l’ensemble de la communauté éducative ».
Qui sont donc ces « certains mineurs » qui tabassent nos enfants ? L’édile ne précise pas sa pensée. Ni le profil culturel ni les prénoms des protagonistes n’ont été révélés. Tout juste sait-on que les deux adolescentes soupçonnées d’être à l’origine de l’agression et de la vidéo sont connues de la gendarmerie pour des comportements violents à répétition, et des troubles à l’ordre public.
Les autorités d’occultation
D’autres élus ont réagi à cette agression barbare. C’est notamment le cas d’un certain Matthieu Vieira, conseiller EELV du Grand Lyon, qui s’est indigné… de la diffusion de la vidéo. « Et donc, vous vous dites qu’en matière de prévention et de luttes contre les violences chez les jeunes, c’est une bonne idée de diffuser ce type d’images ? », a-t-il ainsi tweeté, reprochant à Lyon Mag, à l’origine des images, de vouloir « à tout pris (sic) faire du clic ». « C’est vraiment ce qui tue le journalisme », a-t-il encore ajouté. Lorsque le média mis en cause lui a rétorqué que la vidéo avait été rendue publique à la demande de la famille de la victime, l’écologiste est resté droit dans ses bottes et a répété qu’une telle diffusion « ne sert en rien la lutte contre les violences dans nos établissements scolaires ».
En quoi la censure des images permettrait-elle de mieux lutter contre l’ensauvagement de la société française ? L’élu vert ne le dit pas, mais cette tendance à l’occultation est habituelle, à gauche. Chaque fois qu’est rendue publique la vidéo d’un événement contredisant l’idéologie dominante, des voix s’élèvent pour demander son retrait. Ce fut le cas en août 2022, lorsqu’une femme de 55 ans fut violée en plein centre-ville de Piacenza, en Italie, par un demandeur d'asile d'origine guinéenne. « Cet horrible fait divers aurait pu en rester là et faire l’objet de quelques lignes dans la presse. Mais la scène, insoutenable, a été filmée par un témoin et publiée sur les réseaux sociaux », regretta Le Monde, qui aurait manifestement préféré que la scène reste inconnue du grand public. Même désapprobation, l’année suivante, quand surgit, sur Twitter, la vidéo de l’agression brutale d’une grand-mère et sa petite-fille, à Bordeaux, par un homme d’origine africaine. « Relayer la vidéo sur les réseaux sociaux peut vous coûter très cher », tonna alors un journaliste de BFM TV… qui ne s’était pourtant pas privé de relayer, trois ans plus tôt, la vidéo de l’interpellation musclée de Michel Zecler !
« La France telle qu’on voudrait qu’elle soit »
Pourtant, ce n’est pas la diffusion d’images rendant compte du réel qui « tue le journalisme ». C’est au contraire la dissimulation, le mensonge par omission, qui discréditent la profession. « On ne représente pas la France telle qu’elle est mais telle qu’on voudrait qu’elle soit », avait averti la patronne de France Télévisions, Delphine Ernotte, en juillet 2023. Pendant des décennies, les médias ont caché les faits qui leur déplaisaient : l’explosion des violences, le racisme anti-Blanc, l’islamisation de l’Occident… Ces réalités vécues au quotidien par tant de nos concitoyens sont désormais exposées aux yeux de tous, incontestables, capturées dans la mémoire de nos smartphones et partagées ensuite sur les réseaux sociaux. Est-ce précisément afin de mieux contrôler ces derniers espaces de liberté que certains perquisitionnent les locaux de la plate-forme X ou que d’autres tentent de ficher les internautes européens en imposant la détention d’un « portefeuille d’identité numérique » ? Allez savoir.