Jack Lang vient donc de présenter sa démission de président de l’Institut du Monde Arabe (IMA). Personne n’est dupe, l’onde de choc du scandale Epstein, révélé avec l’accord de Donald Trump, est telle que l’ancien ministre de la Culture de Mitterrand ne pouvait pas, malgré sa volonté de rester aux manettes, résister bien longtemps.
Rappelons quand même que la France est le seul pays au monde à avoir un Institut du Monde Arabe, que l’idée venait de Giscard d’Estaing et que c’est sous Mitterrand, en 1987, qu’il a été inauguré. Magnifique, la France s’est fait virer du monde arabe depuis trente ans, elle accueille des millions de maghrébins, et on leur offre ce machin. Encore mieux, il coûte 12 millions d’euros au contribuable français et, normalement, notre pays ne devait payer que la moitié de l’exploitation, 22 États arabes et des cofondateurs devaient acquitter l’autre moitié. Sauf que le respect de la France est tel que ces derniers ont arrêté de payer, et que ce sont les contribuables français qui épongent les dettes, comme d’habitude.
Encore mieux, il était de tradition, jusqu’en 2013, que le président de l’IMA soit bénévole. Mais c’était avant l’arrivée de Jack Lang. Bien qu’âgé de 75 ans à l’époque, et bénéficiant d’une retraite de 15.000 euros due à ses mandats de ministres, de député et d’élu local, il réclame et obtient un salaire mensuel de 10.000 euros. Du net, bien sûr, car les notes de frais sont illimitées et il paye rarement ses factures ! Un gouvernement digne de ce nom profiterait de la démission de Jack Lang pour fermer ce machin inutile et coûteux qui incarne, en période d’offensive islamiste, un cheval de Troie de l’ennemi au cœur de notre capitale.
Mais un gouvernement digne de ce nom ne s’arrêterait pas là. Il romprait toutes les relations diplomatiques avec l’Algérie, qui multiplie les provocations à l’égard de la France avec la complicité de l’ensemble de la gauche. Il abrogerait l’accord franco-algérien de 1968, comme l’a demandé l’Assemblée nationale il y a quelques mois. Il renverrait en Algérie des centaines de milliers d’Algériens et si Tebboune ne voulait pas les reprendre, il trouverait des solutions encore pires pour les expulser. Et il fermerait la Grande Mosquée de Paris, enclave algérienne dans notre capitale, et renverrait le Grand Recteur, Chems-Eddine Affiz, qui a multiplié ces derniers temps les déclarations provocatrices à l’encontre de la France, en bon agent de l’Algérie qu’il est.
Les arabo-musulmans ne comprennent que la force et ne respectent que les puissants déterminés. Donc, ce n’est pas la France de Macron et Mélenchon qui prendra une telle décision, mais il faudra la prendre un jour…