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  • Colloque "France, qu'as-tu fait de tes libertés ?"

    Sous l’égide du SIEL, Les Cahiers de l’Indépendance et M. Jacques Bompard, député de Vaucluse, maire d’Orange.

    Le lundi 28 janvier 2013 de 15h00 à 20h00

    Assemblée Nationale (Salle V.Hugo - 3e s.-sol) - 101 rue de l’Université - 75007 PARIS (Métro Assemblée Nationale)

    PDF - 149 ko

     : Programme du colloque

    SIEL

  • Manifestation contre la famille : la section nantaise du Renouveau français intervient !

    Quelques centaines d’homosexuels et assimilés se sont rassemblés samedi 19 janvier, à Nantes : soit environ mille fois moins que les opposants au « mariage » homosexuel le 13 janvier dernier à Paris ! Le Renouveau français Nantes et ses militants ont alors décidé de leur rappeler la faiblesse de leur représentativité :

    http://www.contre-info.com/

  • Vidéo censurée: Jean Marc Ayrault pris en flagrant délit de magouille par le Petit Journal – jouissif !

    La vidéo ci dessous a été censurée. Elle a été retirée de Youtube, de Dailymotion et de Vimeo après notre publication. Nous l’avons retrouvée et nous la republions. Faites-la circuler rapidement, car il faut s’attendre à une nouvelle censure.

    Ah c’est du propre dirait ma grand-mère ! Thierry Marchal-Beck, président des jeunes socialistes : encore tout jeune et déjà faux cul et roi des menteurs : les médias vont l’adorer, le PS aussi.

    Dans la vidéo ci dessous, le Petit journal l’a piégé main dans un sac d’embrouilles. Mais c’est surtout Jean-Marc Ayrault qui n’en sort pas grandi. La manœuvre du premier ministre est digne d’une république bananière. A ce rythme, vont-ils tenir cinq ans ?

    Vidéo sur Dreuz.info

    http://www.actionfrancaise.net

  • Mali-Algérie Comment éviter un nouvel Afghanistan ?

    Bernard Lugan*
    le 21/01/2013
    modifié le 21/01/2013 à 16:49h

    L’intervention française au Mali conduit à quatre grandes réflexions :
    1.Compte tenu des réalités frontalières, l’action de la France ne peut réussir que si l’Algérie la soutient. Or, la prise d’otages d’In Amenas, site stratégique hautement protégé, montre soit qu’Alger ne contrôle pas son territoire, soit que les islamistes ont des complicités au plus haut niveau de l’appareil sécuritaire d’Etat. Dans les deux cas, les conséquences pour l’opération Serval sont de la plus haute importance.
     
     
    2.Nous payons aujourd’hui au prix fort la politique de désengagement initiée sous Jacques Chirac puis amplifiée sous Nicolas Sarkozy à savoir, fermeture de bases et abandon de ces irremplaçables implantations qui étaient nos yeux et nos oreilles.
    3.La place laissée libre par la France fut prise par les Etats-Unis qui investirent de gros moyens, notamment au Mali. Ignorant la tectonique ethno-raciale sahélienne, ils y formèrent des cadres qui désertèrent au mois de janvier 2012 et contre lesquels nos soldats sont aujourd’hui engagés.
    4.Ceux qui ont lancé la guerre contre le colonel Kadhafi étaient des irresponsables et je n’ai cessé de le dire depuis le premier jour. Outre qu’ils ont provoqué une réaction déstabilisatrice en chaîne, ils ont armé les jihadistes. Il faut en effet savoir que certaines des armes aujourd’hui utilisées contre nos soldats proviennent de nos propres arsenaux et qu’elles furent généreusement parachutées aux « démocrates » libyens chers à BHL.
     
    Ceci étant, quelle est la réalité de la situation ?

    Concernant l’Algérie, il est difficile de croire que les islamistes qui ont investi une station gazière saharienne dans un secteur hautement surveillé proche de deux frontières sensibles n’ont pas bénéficié de complicités au plus haut niveau de l’État. D’autant plus que les centaines de véhicules utilisés par les jihadistes sont ravitaillés en carburant depuis l’Algérie. Tout le monde sait également que la sécurité algérienne a des contacts avec les groupes islamistes les plus radicaux puisque c’est elle qui les créa jadis dans le contexte de la guerre civile, afin de discréditer et diviser ses adversaires.
     
     
    Comme je l’ai exposé dans un précédent numéro de l’Afrique Réelle consacré à l’Algérie, une sourde lutte de clans se déroule actuellement en coulisses à Alger dans le contexte de la succession du président Bouteflika. Or, contre toute attente, ce dernier semblant vouloir s’engager dans la course pour un quatrième mandat, bien des appétits se retrouvent frustrés ; tout ce qui pourrait affaiblir le président potentiellement candidat peut donc leur être utile, à commencer par un dérapage de la situation sécuritaire.
  • Le Qatar financerait les groupes islamistes du Nord Mali !

    Le Qatar, c’est ce petit pays qui rachète la France morceau par morceau, comme nous avons déjà eu l’occasion de le manifester sur ce site.

    En juin dernier, l’hebdomadaire satirique français “Le Canard Enchaîné”, citait une source de la Direction du renseignement militaire français (DRM) selon laquelle le riche émirat gazier du Qatar,  le prince al-Thani, financerait les groupes islamistes qui avaient pris le contrôle de l’Azawad, dans le Nord-Mali.

    Selon cette source, « les insurgés du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA indépendantiste et laïc), les mouvements Ansar Eddine, Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) et le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest (Mujao) ont reçu une aide en dollars du Qatar ».

    Au début de l’année, la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) aurait transmis plusieurs notes à l’Élysée, informant la présidence des « activités internationales » du Qatar. Apparemment sans grand effet, le prince al-Thani étant un grand allié de l’ancien président français Nicolas Sarkozy.

    Cette hypothèse paraît aujourd’hui confirmée par le Figaro. Le 20 janvier dernier, celui-ci évoquait l’équipement des djihadistes, auteurs de l’attaque du site gazier d’In Amenas : «On a trouvé parmi leurs kalachnikovs un modèle typiquement ­libyen, l’AK104, confie une source proche des militaires. Mais aussi des roquettes F5, petits modèles apparus pendant la guerre en Libye.» Leurs tenues aussi venaient de Libye : «Il s’agit de celles données par le Qatar aux rebelles du CNT (Conseil national de transition), reconnaissables à leur couleur ».

    Nous admettons donc nous être trompés en constatant que le Qatar rachetait la France morceau par morceau : manifestement, avec son argent et ses jeux d’alliances, il semble vouloir acheter la terre entière et y asseoir sa domination…

    http://www.contre-info.com/

  • « Du djihad aux larmes d'Allah : Afghanistan, les sept piliers de la bêtise » du Colonel Cagnat

    Lorsque François Hollande s’est adressé aux Français, en novembre dernier, pour les assurer de son engagement à ne pas intervenir militairement au Mali en y envoyant des troupes au sol, on aurait pu penser qu’il avait lu le livre du colonel Cagnat, publié peu de temps avant. Avec une plume de révolté, cet ancien officier supérieur d’infanterie cherche à faire réfléchir son lecteur à travers son expérience de terrain en Asie centrale et sa riche carrière militaire sur les enseignements à tirer de plus de dix ans d’intervention occidentale en Afghanistan. Cet ouvrage, dont Polémia présente ici une recension à ses lecteurs de Bertrand Renouvin, est à verser au dossier de la guerre du Mali. L’auteur redoute, après le départ de Kaboul de l’OTAN, une contagion de la déstabilisation dans les pays voisins. En Afrique, après avoir constaté, suite à la chute de Kadhafi, les désordres survenus au Mali frontalier, ne peut-on pas craindre dans cette ancienne Afrique occidentale française les mêmes phénomènes ?
    Polémia
     

    Colonel d’infanterie, docteur en sciences politiques, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques, René Cagnat s’est établi au Kirghizstan après avoir été attaché militaire dans plusieurs pays de l’Est et en Asie centrale.

     

    L’ouvrage qu’il vient de publier (1) dénonce les erreurs tragiques commises par les Américains en Afghanistan, analyse les conséquences de leur échec et ouvre le débat sur les moyens d’y remédier.

     

    René Cagnat fait partie de ceux qu’on n’écoute pas. Ils sont nombreux dans cette confrérie formée d’hommes et de femmes riches d’expériences et de savoirs toujours généreusement offerts pour le service de la France. En haut lieu, on refuse de les connaître, au mieux on lit leurs notes sans rien en retirer parce qu’elles sortent du cadre assigné. De droite ou de gauche, les dirigeants tiennent un anti-discours de la méthode : ils prennent au sérieux les experts qui sont de leur avis et de leur monde mais récusent sans les discuter les analyses dérangeantes et novatrices. Le coup à jouer, le plan de communication efficace, le respect de la Pensée correcte nationale et mondialisée sont les critères d’une réussite attestée par les éditoriaux du Monde et de Libération.

     

    C’est ainsi que Jacques Chirac et Lionel Jospin et surtout un Nicolas Sarkozy qui a longtemps bénéficié de la complicité du Parti socialiste, ont jeté la France et ses soldats dans le piège afghan. Décisions insensées, qui marquent cruellement la dérive occidentaliste de nos oligarques. Décisions jamais soumises au débat dans notre pays car je sais de source sûre que l’Elysée a pris soin, entre 2007 et 2012, de contrôler étroitement tout ce qui était écrit dans la grande presse sur l’Afghanistan. Bien entendu, les spécialistes pouvaient librement publier des livres et des articles – y compris dans la revue Défense nationale – mais l’audience de Jean-Dominique Merchet (2), de René Cagnat, de Gérard Chaliand (3) restait limitée.

     

    Pourtant, ceux qui ont averti que l’affaire afghane était mal engagée, puis expliqué pourquoi les Américains perdaient cette guerre, étaient dans le vrai. René Cagnat présente et reproduit dans son livre les articles qu’il a publiés depuis 2001. Ce ne sont pas ceux d’un anti-américain : il a espéré que les Etats-Unis joueraient un rôle positif en Asie centrale puis montré comment l’OTAN pourrait se redéployer utilement dans cette région du monde. Ce ne sont pas ceux d’un prophète de malheur : il propose une politique permettant d’éviter que le Très Grand Jeu ne se fasse au détriment de la France et de la grande Europe. C’est pour préparer l’avenir que René Cagnat fustige les sept piliers de la bêtise américaine dont il a pu constater les effets désastreux depuis Bichkek et sur place, à Kaboul :

     

    1/ Le bombardement de l’Afghanistan à partir du 7 octobre 2001 est un acte de vengeance qui consiste à faire payer à des Afghans innocents – surtout des Pachtouns – l’attentat qui a tué les Américains innocents du World Trade Center. « C’est une victoire pour Ben Laden, car les bombes rassemblent les Pachtouns derrière les Talibans dressés contre les infidèles et tenants du devoir d’hospitalité ». Contre Al-Qaïda, c’est une guerre de renseignement qu’il aurait fallu mener.
    2/ Les Américains n’ont pas tenu compte des leçons de leur échec au Vietnam et de l’échec soviétique en Afghanistan : ils ont mené une guerre classique mais la maîtrise du ciel, les systèmes d’armes hautement performants et le contrôle des grandes villes n’ont pas pu détruire les Talibans qui, au contraire, se sont renforcés après avoir abandonné Kaboul.
    3/ Bénéficiant du soutien plus ou moins actif d’une partie de la population afghane, les Talibans ont pu mener leurs opérations à partir de leurs bases au Pakistan, pays allié des Etats-Unis mais qui a mené un double jeu afin d’assurer à terme son influence prépondérante à Kaboul et sur les territoires pachtouns.
    4/ Parce qu’ils ignoraient délibérément les réalités afghanes, les Etats-Unis ont voulu démocratiser à l’américaine un pays musulman composé de peuples différents, dominé par des seigneurs de la guerre et résolument hostile aux agressions étrangères. « Au lieu d’installer un fantoche de plus à Kaboul [le douteux Hamid Karzaï], il fallait recourir à la famille royale autour de Zaher Shah. Avec une restauration véritable de la royauté, il y aurait eu à Kaboul, grâce à l’immense prestige de Zaher Shah, une autorité respectée en mesure de rétablir les subtils équilibres ménageant une paix relative entre les ethnies ».
    5/ Trop faible et mal répartie, l’aide financière n’a pas permis de reconstruire l’Afghanistan selon un plan méthodique de développement. L’aide étrangère est la source d’une immense corruption, qui touche les dirigeants afghans mais aussi les milieux occidentaux.
    6/ L’islamisme a été sous-estimé. Dans les zones tribales, les Talibans ont pu former des fanatiques toujours prêts au sacrifice suprême. « La conception stratégique aussi bien que l’action tactique sur le terrain ont incombé le plus souvent à des responsables et officiers totalement ignorants de l’histoire, de la sociologie, des spécificités de l’Afghanistan et même de l’islam ». Le sursaut d’intelligence incarné par le général Petraeus n’a été qu’une parenthèse sans incidence positive sur le déroulement de la guerre. Au lieu de freiner l’insurrection, les campagnes d’élimination des cadres talibans en Afghanistan et, au moyen de drones, au Pakistan, n’ont fait qu’ajouter la haine à la haine.
    7/ La lutte contre la drogue n’a pas été engagée. Pourtant, les Talibans l’avaient interdite et les contrevenants étaient exécutés. Mais les Américains n’ont pas voulu déplaire à leurs alliés de l’Alliance du Nord, grands producteurs de pavot. Au contraire, à Kaboul en 2003, les milieux bien informés m’avaient affirmé que la CIA encourageait la culture du pavot afin de s’attirer les bonnes grâces des seigneurs locaux. Le résultat de cette brillante politique ? Tout simplement ceci qui est à tous égards accablant : « les narcotiques ont rapporté en 2007 plus de 80 milliards de dollars aux trafiquants afghans qui s’efforcent de « commercialiser » un tonnage d’opium qui est équivalent à 92% de la production mondiale ». En Asie centrale, en Russie, en Europe de l’Ouest, nous constatons les effroyables dégâts engendrés par ce commerce.

     

    Ce que je présente comme un bilan des erreurs, des fautes et des crimes américains a été dénoncé tout au long de la décennie par ceux, civils et militaires, qui avaient appris à connaître et à aimer l’Afghanistan. Décidé par Nicolas Sarkozy pour plaire aux Américains et marquer le retour complet de la France dans l’OTAN, l’envoi en 2009 de soldats français dans des zones très dangereuses fut une aberration couverte, il faut le répéter, par le Parti socialiste : la guerre était manifestement perdue dès 2007 et l’engagement français n’a été précédé d’aucune discussion sur les buts de la guerre, sur la stratégie, sur la tactique, sur la présence de mercenaires, sur le gouvernement du pays. On s’est contenté, à l’Elysée, de reprendre les slogans de la guerre contre le terrorisme alors que nul n’ignore que le terrorisme se combat par les actions de renseignement et les opérations spéciales. L’armée française, qui s’est comportée avec courage et intelligence, sans se livrer aux actes insultants et criminels des Américains, a durement payé les rodomontades qui cachaient l’alignement sarkozyste : au mois d’août 2012, nous déplorions 88 tués et 700 blessés.

     

    Maintenant amorcé, le départ de nos soldats ne doit pas détourner la France de l’Asie centrale. Tels que les présente René Cagnat, les scénarios pour l’Afghanistan sont d’une plus ou moins grande noirceur : constitution d’un narco-Etat par improbable consensus entre Afghans, guerre civile, parachèvement de la domination talibane sur une partie du pays. Il est donc urgent de concevoir une action politique et militaire pour la défense de l’Asie centrale, qui est en continuité territoriale avec l’Europe continentale et qui la pénètre – par exemple au Tatarstan (4).

     

    Quant à cette défense de l’avant, nous avons déjà fait écho aux analyses et aux propositions de René Cagnat, dans l’espoir de susciter un débat public qui n’a pas eu lieu (5). Nous continuons à le demander, car les dirigeants socialistes risquent fort de mettre un terme à notre présence militaire en Asie centrale sous prétexte d’économies budgétaires, en laissant les Etats-Unis faire n’importe quoi.

     

    Les échecs des Américains au Vietnam, en Irak, en Afghanistan, prouvent leur incompréhension totale des guerres non-conventionnelles et leur manque d’intérêt pour les nations et les peuples au sein desquels ils déploient leurs troupes. Leur doctrine de la guerre d’anéantissement (6) est à l’opposé de la nôtre, toujours inspirée par le souci politique. Cette opposition radicale des conceptions et des méthodes devrait nous conduire à quitter définitivement l’OTAN et à nous garder de toute action militaire aux côtés des Etats-Unis.

     

    Les affrontements violents qui se sont déroulés en juillet à Khorog , principale ville du Pamir, soulignent le risque de déstabilisation, au Tadjikistan et au Kirghizstan, des zones proches de l’Afghanistan. Notre présence militaire à Douchanbe et nos relations cordiales avec les gouvernements nationaux et avec les troupes russes basées au Tadjikistan et au Kirghizstan devraient permettre des actions communes contre les infiltrations islamistes et les trafiquants de drogue.

     

    Plus généralement, il nous faudrait tracer avec la Fédération de Russie et avec les nations ouest-européennes qui le souhaitent les lignes de défense de l’Europe continentale et une doctrine d’intervention qui, loin de tout occidentalisme, permettrait de protéger et de promouvoir les intérêts communs.

     

    Bertrand Renouvin, http://www.polemia.com/
    Le blog de Bertrand Renouvin
    31/12/2012

     

    Notes

     

    (1) René Cagnat, Du djihad aux larmes d’Allah, Afghanistan, les sept piliers de la bêtise, Editions du Rocher, 2012. Toutes les citations sont tirées de ce livre.
    (2) Jean-Dominique Merchet, Mourir pour l’Afghanistan, Jacob-Duvernet, 2008.
    (3) Gérard Chaliand, L’impasse afghane, L’aube, 2011.
    (4) Cf. ma Lettre de Kazan sur mon blog
    (5) Cf. Entretien avec René Cagnat, Royaliste n° … ainsi que mon éditorial du numéro 1010 « Défendre l’Asie centrale ».
    (6) Cf. mon compte-rendu de l’ouvrage du Général Vincent Desportes : Le piège américain dans Royaliste n° 997, et notre entretien avec Thomas Rabino, pour son ouvrage De la guerre en Amérique, dans Royaliste n° 1017.

     

    Article publié dans le numéro 1020 de Royaliste - 2012

     

    René Cagnat, Du djihad aux larmes d’Allah : Afghanistan, les sept piliers de la bêtise, Editeur : Editions du Rocher, Collection : Documents, Septembre 2012 148 pages

  • Et malgré tout cela, il existe encore un parti communiste en France... (archive 1998)

    80 ans après l'arrivée au pouvoir de Lénine et le début de la terreur rouge à travers le monde, les langues se délient, les archives parlent, les historiens et les chercheurs du monde entier tranchent à travers les témoignages et les documents pour dire ce qu'a été le communisme réel.

    Nous lui consacrons ce dossier et souhaitons qu'il fasse réfléchir tout à la fois les 9% d'électeurs français qui continuent contre toute évidence à faire confiance aux héritiers politiques de Lénine et à tous ceux qui, jour après jour font le lit du PCF par leurs abandons et leurs compromissions.

    De façon incontestable, un livre sort du lot parmi les documents offerts sur le sujet à la connaissance du public français. Ouvrage de référence Le Livre noir du communisme devrait figurer dans toute bibliothèque digne de ce nom. D'autant plus peut-être qu'il a été écrit par une équipe d'historiens français et européens, dont la plupart disent être de gauche ou d'origine communiste, ce qui donne à leur implacable réquisitoire une sorte de blanc-seing. L'intelligentsia française marxisante a tenté sans conviction de minimiser la portée du document, sans doute pour faire oublier ses 80 ans de compromissions avec la pire des barbaries que la terre ait portée. Mais les preuves apportées sont indiscutables, sauf pour quelques staliniens négationnistes tels que Jeannette Thorez.

    Trois éléments essentiels, que l'on aimerait bien trouver à l'avenir dans les livres scolaires, sont confirmés par Le Livre noir du communisme :
    a) 85 à 100 millions d'hommes, de femmes et d'enfants au minimum ont trouvé la mort du fait des régimes communistes.
    b) Lénine et Trotski sont aussi criminels que Staline ou Mao, n'en déplaise à Robert Hue et Arlette Laguiller qui tentent de sauver du naufrage le léninisme ou le trotskisme...
    c) Partout où il a conquis le pouvoir, le communisme a instauré des régimes totalitaires, supprimé les libertés, fait naître des nomenklaturas criminelles et corrompues.

    Depuis des décennies, des hommes en Occident ont été des précurseurs osant dire à la face de ceux qui ne voulaient pas entendre quelle était la nature réelle du communisme. Pour cela, pour avoir eu raison trop tôt, ils ont été traités de "chiens" par Jean-Paul Sartre et les intellectuels communistes français ; ils ont été parfois même attaqués physiquement, diabolisés et accusés de faire le jeu du fascisme. Ces hommes parmi lesquels les écrivains Boris Souvarine, Victor Kravtchenko, et bien sûr Alexandre Soljénitsyne, des hommes politiques aussi comme Ronald Reagan ou Jean-Marie Le Pen, sans oublier le Pape Jean-Paul II, ont maintenu durant toutes ces années, contre vents et marées, la mémoire des millions de victimes ignorées, sacrifiées au nom d'une idéologie inhumaine. Justice leur soit rendue. Mais le travail de mémoire ne saurait s'arrêter là. Comment accepter l'absence d'un véritable procès de Nuremberg du communisme international ? Comment supporter, plus près de nous, que des rues de nos villes, et parfois des écoles portent les noms des bourreaux soviétiques et de leurs complices français ? Comment tolérer que le tortionnaire Georges Boudarel coule des jours heureux à Paris sans avoir dû répondre de ses actes devant les tribunaux ? Comment expliquer qu'il n'y ait plus de parti nazi, mais qu'un Parti communiste ait encore pignon sur rue en France et des ministres au gouvernement ? C'est sur le mot même de communisme que doit être définitivement jeté l'opprobre, en mémoire de tous ceux qui ont été persécutés, traqués, torturés, affamés, tués et génocidés en son nom.

    Damien Bariller Français d'abord ! Numéro spécial - 2' quinzaine janvier 1998

  • ÉTATS-UNIS Une blessure béante

    150 ans après son déclenchement, la guerre de Sécession continue d'imprégner l'esprit des Américains, qui furent des milliers à marquer cet anniversaire avec une fierté mêlée de tristesse et de rage.
    Il y avait 150 ans, le 12 avril, éclatait en Amérique la plus sanglante guerre de son histoire : 618 000 morts, plus d'un million de blessés graves, un territoire grand comme quatre fois la France ravagé. Cette boucherie a reçu, et conserve, deux noms différents - un pour chaque camp - ce qui prouve qu'elle divise encore les esprits.
    Pour les vainqueurs nordistes, ce fut une guerre civile. Or, rien n'est plus faux. Le Sud vaincu n'a jamais voulu s'emparer de Washington, remodeler les institutions fédérales, imposer ses principes socio-politiques. Le plus cher désir du Sud était de continuer à vivre comme il avait vécu depuis deux siècles sous son blanc soleil, dans la moiteur tropicale, l'ombre de ses magnolias, la sérénité de ses champs de coton, de tabac et de canne à sucre. Le Sud avait une civilisation à défendre. C'est pour elle que ses fils prirent les armes. Par mépris, le Nord en fit des rebelles. À qui la faute ? Le Sud devait réagir contre un étranglement commercial voulu par les yankees, une succession de lois humiliantes, injustes et dominatrices, le viol répété d'une Constitution où chaque État avait le droit de faire sécession. Ce droit, le Sud l'a revendiqué dans un choc effroyable qu'il a appelé la "guerre entre les États".
    Ce fut en effet une lutte entre les deux parties du puzzle américain. Les morceaux situés au Nord avaient une lecture autoritaire, centralisatrice, contraignante de la Constitution. À l'inverse, les morceaux situés au Sud avaient une vision souple, régionaliste et libérale de la même Constitution. Les Pères fondateurs auraient donné raison au Sud : on pouvait quitter l'Union. Le mot est lâché : sécession. Il s'agit du défi de onze États pour préserver leurs terres, leurs foyers, leurs moeurs, leurs consciences - l'âme du Sud, son sang bouillonnant et fier, qui va bientôt surgir sur le devant de la scène.
    Fort Sumter
    Un mois après l'entrée d'Abraham Lincoln à la Maison Blanche en mars 1861, tous les regards se fixent sur un fort minuscule édifié au sommet d'un îlot isolé à l'entrée du port de Charleston, en Caroline du Sud. C'est Fort Sumter. Une garnison nordiste l'occupe : symbole provocant au coeur du pays sudiste. De là jaillira l'étincelle qui mettra le feu à la traînée de poudre jusqu'à l'embrasement général. Les Sudistes assiègent Fort Sumter, puis, le 12 avril 1861 au petit matin, l'aspergent d'obus. La canonnade durera vingt-quatre heures, ne fera que quelques blessés et débouchera sur une reddition. Occasion rêvée pour Lincoln de présenter le Sud comme l'agresseur. Il mobilise 75 000 hommes. La guerre commence.
    Suivent mille jours de combat, seize batailles décisives, une dizaine de fiévreuses campagnes et, dans les deux camps, ces flambées d'audace, de courage, d'héroïsme qui ont recouvert l'immense champ d'honneur du visage des grandes guerres. Grande comme celle de 14-18 pour les Français. Grande parce que c'est la seule que les Américains ont vécu avec leur tripes. Et parce que c'est la seule qui eut pour théâtre leur propre territoire. En avril 1865, le Sud reconnut la défaite de ses armes. Mais il n'accepta jamais la loi du vainqueur. Cette liberté assassinée que plus de six millions d'hommes et de femmes avaient rêvée laissa une blessure qui ne guérira jamais. Le Sud a plié. Le Sud s'est soumis. Le Sud a réintégré l'Union. Mais sous ces apparences, il est resté un rebelle - dans sa mentalité, ses fibres, ses espoirs. Et ses souvenirs. Deux mois avant Fort Sumter, Jefferson Davis était élu président de la Confédération. Il prêta serment sur les marches du Capitole de Montgomery, en Alabama. Ce fut alors le triomphe de la confiance, de l'enthousiasme, de l'euphorie. L'histoire s'accélérait.
    Face à Lincoln, il y avait désormais Davis. Face au Nord, il y avait plus que jamais le Sud rassemblé, une volonté nationale, la perception d'un destin. Un siècle et demi plus tard, en février dernier, ils furent des milliers à marquer l'événement avec une fierté mêlée de tristesse et de rage. Devant le même Capitole de Montgomery, les vieux fusils, les costumes d'époque, la bannière sudiste avec ses étoiles et la croix de Saint-André défilèrent dans la fumée des canons, les accents de l'impérissable Dixie qui chante la douceur de vivre, le pays du coton, le bon vieux temps. La parade dura plusieurs heures. À la fin, un acteur local joua le rôle de Davis et lut l'allocution qu'il prononça jadis : « Devant la force, le Sud fera sentir à ses adversaires l'odeur de la poudre. Il soutiendra ses droits. Rien que ses droits. Mais tous ses droits. » Deux mois plus tard, la canonnade de Fort Sumter montra d'une façon éclatante que le Sud était intimement convaincu de la justesse de sa cause. Le 12 avril dernier, ce fort, symbole d'une volonté inébranlable, fut envahi par les foules du souvenir et de la ferveur. Comme à Montgomery. Et comme là-bas, les charognards hystériques tempêtèrent contre les « nostalgiques de l'esclavagisme ».
    L'esclavage, cause du conflit ?
    La plus révoltante imposture du politiquement correct concernant la guerre de sécession est liée à l'esclavage. On s'ingénie à faire croire aux Américains qu'il est l'unique origine de ce conflit. Autre mensonge. Lorsque les premiers coups de feu furent échangés, les États du Nord comptaient des dizaines de milliers d'esclaves. L'esclavage était légal à Washington et en 1857 - soit quatre ans à peine avant le début des hostilités - la Cour suprême des États-Unis réaffirma que le fait de posséder des hommes et des femmes de race noire pour les soumettre à un travail régulier était un droit constitutionnel. À la même époque, des élus du Nord proposèrent un amendement à la Constitution qui spécifiait que les instances fédérales n'avaient aucune autorité pour intervenir sur l'esclavage dans les États où il existait. Bref, on ne tua pas 618 000 soldats pour libérer 4,5 millions de Noirs importés d'Afrique. La guerre est née de l'acharnement de Lincoln à sauvegarder l'Union, coûte que coûte. Au prix d'un effroyable bain de sang. Lincoln a son mausolée à Washington. C'est même le plus imposant de tous. Beaucoup de phrases mémorables qu'il a prononcées y sont gravées. Mais on chercherait en vain la plus significative : « Si j'avais pu sauver l'Union sans libérer un seul esclave , je l'aurais fait. » n
    De notre correspondant aux États-Unis, Philippe Maine L’ACTION FRANÇAISE 2000 Du 21 avril au 4 mai 2011