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Génération identitaire lance des tournées pour aider des SDF « Français de souche »
Peut-on interdire les maraudes xénophobes des identitaires auprès des SDF ?

Addendum 23/01/13 :
- Le « Collectif 69 de vigilance contre l’extrême droite » demande l’interdiction de la distribution de nourriture par GI
« La préfecture du Rhône n’aura de toute façon pas d’autre choix que de faire interdire cette distribution illégale qui risque, de plus, de provoquer des troubles à l’ordre public ». Jean-François Carenco a pourtant annoncé mardi qu’il ne prendrait aucun arrêté sur ce sujet. Lyon Capitale
- Le Progrès du 23/01/12

NB : Contactés par Fdesouche.com, les responsables de GI précisent que les rations alimentaires présentées comme « halal » dans le reportage de TLM sont en fait des rations de l’armée française (sans viande), très souvent estampillées « halal ». Il s’agit d’un don d’un militaire français.
Le mouvement d’extrême droite Génération identitaire a annoncé lundi qu’il allait lancer des maraudes et des tournées de « solidarité » pour aider des sans-abri « Français de souche » à Lyon.
Génération identitaire Lyon a prévu de présenter ce projet mardi à la presse.
« On a en réalité commencé dimanche soir, on va livrer de la nourriture et du matériel à des sans-abri, mais c’est une opération que nous lançons dans toute la France », a affirmé à l’AFP Damien Rieu, porte-parole du mouvement.
A la question de savoir comment ces militants reconnaîtraient un « Français de souche », celui-ci a seulement indiqué: « on aide tout le monde, on ne va pas faire demi-tour (face à un sans-abri qui aurait l’air étranger, ndlr), mais il y aura cette préférence ».
Ce groupe utilisera ses fonds et des dons privés pour financer cette opération.Le Parisien – Lire aussi l’article plus détaillé de Lyon Capitale
Le collectif de vigilance 69 dénonce « la soupe aux cochons » de Rebeyne. Lyon Mag
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Trafic d'organes au Kosovo : l'UE entrave l'enquête (Lavrov)
L'enquête sur le trafic d'organes au Kosovo piétine en raison de l'approche "non constructive" adoptée par l'Union européenne dans ce dossier, a déclaré mercredi à Moscou le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.
"Nous nous heurtons à la position non constructive de l'UE qui a usurpé l'enquête et empêche son bon déroulement", a indiqué M.Lavrov.
Un scandale a éclaté en décembre 2010 après la publication d'un rapport dénonçant un trafic d'organes humains au Kosovo. Le rapport a été rédigé pour l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) par le rapporteur suisse Dick Marty.
La préparation de ce document avait débuté en 2008, suite à la parution du livre de Carla del Ponte, ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), intitulé "La traque, les criminels de guerre et moi". L'ouvrage évoquait le sort d'environ 300 Serbes kosovars enlevés en 1999 et transportés en Albanie pour subir des prélèvements d'organes.
Le rapport de Dick Marty accusait des personnes proches du premier ministre kosovar Hashim Thaçi d'être impliquées dans des meurtres commandités, des enlèvements et le trafic d'organes humains.
Ces crimes font actuellement l'objet d'enquêtes menées par les autorités serbes et la Mission de l'Union européenne au Kosovo.
Source du texte : RIA NOVOSTI
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L’Angleterre bouscule le projet UE
Le premier ministre britannique David Cameron a proposé hier la tenue d’un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE d’ici 2017, s’il est réélu premier ministre en 2015 : « Ce sera « un référendum sur une question claire: in/out » (« dedans ou dehors ») et il interviendra dans la première moitié de la prochaine législature qui commence en 2015 », a dit le chef du gouvernement.
« Quand nous aurons négocié un nouvel accord » sur les relations de la Grande-Bretagne avec l’UE, « nous offrirons aux Britanniques un référendum avec un choix très simple: rester au sein de l’UE sur cette nouvelle base ou en sortir complètement. Ce sera un référendum sur l’appartenance ou non à l’UE », a déclaré Cameron lors de ce discours-clé sur l’Europe.
Ceci est objectivement une bonne nouvelle : le simple fait de mettre en avant cette option va relancer un utile débat sur le bienfondé de la funeste entreprise européiste et les ardeurs mondialistes de certains en prennent un coup.
Hollande, président de la Ripoublique française, n’a pas perdu de temps avec sa très « démocratique » déclaration : « il n’est pas possible de négocier l’Europe » ni d’utiliser une telle consultation pour « la diminuer ».
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Florence Cassez échappe à la justice Mexicaine comme Strauss-Kahn
Florence Cassez échappe à la justice Mexicaine comme Strauss-Kahn a échappé à la justice américaine. C’est un jour honteux pour l’humanité.
Florence Cassez a été reconnue coupable et condamnée à 60 ans de prison dans une affaire ou il est question d’une dizaine d’enlèvements notamment d’enfant, viol, et plusieurs meurtres. Les preuves sont accablantes et personne ne conteste sa culpabilité à part elle-même qui se clame bien évidemment innocente. La juiverie elle-même ne conteste pas la culpabilité, mais avance que les preuves n’auraient pas été obtenues de façon légale !
Le JDD s’est empressé de sortir un article vraiment mauvais, nous l’avons rectifié et complété, ci-après.

Arrestation de Florence Cassez et Israël VallartaL’arrestation des criminels
Le 8 décembre 2005, Florence Cassez et Israel Vallarta, son compagnon, sont arrêtés sur une route par les autorités mexicaines. Les policiers soupçonnent Israël Vallarta de diriger un groupe qui aurait à son actif une dizaine d’enlèvements et au moins un meurtre. La Française de 29 ans, originaire de Béthune (Nord-Pas-de-Calais), était arrivée au Mexique en 2003 où elle avait rejoint son frère, créateur d’entreprise à Mexico. Elle avait fait la connaissance d’Israel Vallarta un an après et menait la belle vie avec lui dans le ranch Las Chinitas, près de Mexico.Le lendemain, l’arrestation du couple dans leur ranch est mise en scène devant les caméras de télévision par l’Agence fédérale d’investigation (AFI). Les images montrent une arrestation musclée et la libération de trois otages. Deux mois après, les autorités reconnaissent qu’il s’agissait d’un montage à partir d’éléments factuels et Televisa, principale chaîne mexicaine, l’a aussi reconnu.
La version de la télévision Fronçaise :
La condamnation
Le 27 avril 2008, Florence Cassez est condamnée à 96 ans de prison. Elle est accusée de quatre enlèvements, d’associations de malfaiteurs et de possession d’armes. Cette condamnation correspond à l’addition de plusieurs peines qui peuvent être purgées simultanément. La peine effective est en réalité de 20 ans. Florence Cassez jure qu’elle ignorait tout des activités de son compagnon malgré les évidences qui pèsent sur elle.Cassez nie, fait appel, et demande en même temps l’aide du gouvernement et des médias Français réputés pour leur habileté et leur manque de scrupules à soustraire les crapules à la justice étrangère. On se souvient tous d’Emilie LeLouch, Clothide Reis, Polanski, Strauss-Kahn, Gilesh Labit… que des Français mais avec quelque chose en commun, devinez quoi.
Nier les évidences lui rapporte 40 ans de plus
Toutes ces manigances, mentir effrontément, nier les évidences, faire pression par les médias juifs et par le gouvernement français agacent la population et la justice mexicaines qui n’entendent pas libérer des criminels sous prétexte qu’ils sont juifs ou Français. Ainsi, le 3 mars 2009, Florence Cassez récolte de sa demande d’appel 40 ans de plus. La criminelle sera condamnée à 60 ans, peine maximale au Mexique.Les médias ne lâchent pas l’affaire
L’affaire prend désormais une tournure politico-médiatique. En mars 2009, Nicolas Sarkozy, qui a exprimé son soutien à la jeune femme et qui a reçu sa famille, se rend au Mexique pour une visite d’État où il évoque en marge le cas de la Française. Un groupe de travail binational sera chargé d’étudier un éventuel transfert de Florence Cassez dans une prison française, dans le cadre de la Convention de Strasbourg. Le chef de l’État mexicain rejettera en final la demande en juin 2009 et prendra position personnellement.Aucun doute sur la culpabilité de Cassez
Le 18 avril 2010, le parquet mexicain confirme que la scène filmée en direct le 9 décembre 2005 par la police est une scène reconstituée, ce qui ne change en rien les évidences et la condamnation.
Mais en novembre 2010, un ex-procureur général du Mexique se déclare « convaincu » de « l’innocence » de Cassez ! C’est un peu comme si Enrico Macias se disait convaincu de l’innocence de Dutroux. Cette singerie fonctionne peut-être à Manhattan la juive, on l’a vu avec Strauss-Kahn, mais pas à Mexico la catholique version 2010.
Les mexicains veulent du catholique ?
Pas de souci, Pedro Arellano, directeur de la commission pénitentiaire de l’Église catholique mexicaine, devient « persuadé » de « l’innocence » de Cassez. Il dirigera une équipe de 27 hommes fournie par l’Eglise mexicaine sur demande de Benoit XVI suite à la visite de Sarkozy !!!
Il en ressortira un rapport de 44 pages qui, selon Pedro Arellano, contiendrait des preuves de l’innocence de Cassez, mais… il ne peut pas montrer ces preuves !!!
Je sais ce que vous vous dites, qu’on commence vraiment à nous prendre pour des cons.
C’est aussi ce que se dit le Vatican qui finit par se lasser de ces singeries et désavoue Pedro Arellano. Le porte-parole de l’archidiocèse du Mexique, Hugo Valdemar, déclare que cette enquête « ne représente pas la position des évêques« . Le prêtre joker Arellano sera licencié, puis réintégré, ayant certainement fait pénitence de sa trahison.

Pedro Arellano, on voit au sommet de son crâne par ou le démon est entré.La condamnation définitive
Le 30 août 2010, les avocats de la criminelle déposent un pourvoi en cassation. Le recours est rejeté en février 2011 rendant ainsi la condamnation définitive. Le gouvernement et les médias juifs Français ne sont pas contents qu’on leur résiste. Le Mexique les emmerde.Les petites vengeances mesquines de la « Fronce »
Alors que l’année 2011 est consacrée au Mexique en France, les parents de Cassez et son soutien, Jean-Luc Roméro, homosexuel shoatique, veulent faire suspendre le rendez-vous culturel. Et comme par magie, Nicolas Sarkozy les écoute ! Il maintient l’ensemble des manifestations mais propose de les dédier à Cassez sans demander l’avis de la population Française qui, il est vrai, a bien d’autres soucis que de soustraire une criminelle à la justice.Les rats cherchent la faille
Les défenseurs de Florence Cassez cherchent la faille. En mars 2011, son avocat mexicain, Agustin Acosta, ci-dessous, dont la tête rappelle une de ces caricatures antitermites des années 30, dépose un recours pour inconstitutionnalité devant la Cour suprême du Mexique. Un an après, cette dernière indique que son rapporteur réclame la libération « immédiate et absolue » de Florence Cassez, en raison du « non-respect de ses droits » durant l’instruction.
En clair, elle est coupable, mais une utilisation biaisée de la loi doublée d’une majorité favorable de 3 juges sur 5 pourraient permettre d’échapper à la justice. Il faut donc corrompre trois juges et préparer le terrain pour faire avaler la pilule.Le 7 mars 2012, quatre juges sur cinq reconnaissent effectivement des irrégularités de procédure, mais seuls deux d’entre eux se prononcent pour libérer la criminelle dont la culpabilité a été établie. Faute de majorité, une nouvelle réunion est prévue.
Pantalonnade finale et triomphe de la bête
Janvier 2013, la juge Olga Sanchez transmet à ses collègues de la première chambre de la Cour suprême une proposition d’annulation de la condamnation de la Française avec renvoi devant la cour d’appel. Mercredi 23, peu avant 15 heures (21 heures en France), la Cour examine l’affaire pour la seconde fois. La juive Cassez sera libérée. Les médias triomphent.
Felipe Caldéron, l’ancien président de 2006 à 2012 était resté ferme devant ces tentatives de faire libérer Cassez et avait pris position de façon remarquable dans une déclaration publique que l’on peut lire sur le site LatinReporters.com, extrait :
« Comme jamais auparavant, nous avons entrepris une lutte frontale contre la délinquance organisée et en particulier contre les crimes graves qui frappent la société mexicaine, tel l’enlèvement.
Ce crime odieux, non seulement affecte en permanence la personne qui le souffre, mais lacère aussi les familles et les communautés, les condamnant à vivre dans l’angoisse et l’incertitude que signifie la disparition d’un être cher.
Nous ne pouvons pas permettre qu’à cette douleur et à ce désespoir s’ajoutent l’indignation et l’impuissance résultant de l’impunité des criminels.
En conséquence, le gouvernement fédéral est déterminé à ce que justice soit rendue aux victimes d’enlèvements et à leur famille.
Nous luttons pour briser le cercle vicieux de l’impunité, de la peur, de la répétition de crimes et à nouveau de l’impunité qui a permis que des bandes de ravisseurs se développent dans notre pays et portent atteinte à la société.
Qu’il soit clair que personne au Mexique, quels que soient son statut social, économique ou sa nationalité, ne peut se soustraire à l’application de la loi. La loi est la même pour tous et celui qui la viole doit en payer les conséquences, quelles que soient ses croyances, ses affinités politiques ou sa condition sociale et économique ou sa nationalité.. »L’actuel président, Enrique Peña Nieto est différent, pas ferme du tout ! Veuf, remarié à une vedette de téléréalité, il laisse faire, contre l’avis de la population qui a surnommé Cassez, « la kidnappeuse française« .
Ne sommes-nous pas en train d’exagérer ? Cassez est-elle vraiment juive d’abord?
C’est LA grande question. Celle que toute le monde se pose sur Internet dès que quelqu’un parait louche. Voici ce que nous avions répondu dans le fil de discussion du dernier article sur le sujet, « La juive Florence Cassez pourrait être libérée pour vice de procédure« .« Salut XXXXX !
C’est un peu comme sur France Inter, « A tout les coups l’on gagne ! ».Quand la clique cosmopolite prend des risques pour soustraire une personne condamnée par des preuves irréfutables, c’est qu’elle a une raison.
Ce n’est qu’une théorie, encore qu’elle soit confortée par toute une foule de petits détails qui convergent tous, dans cette affaire Cassez comme dans toutes les autres.
Mais il est vrai que même si jusqu’à présent elle s’est avérée juste, ce n’est qu’une théorie, c’est pourquoi nous cherchons actuellement un volontaire, non-juif, pour la valider.
Celui-ci devra s’envoler pour le Mexique, enlever un enfant, le séquestrer, éventuellement violer sa mère, se faire arrêter, et contacter Sarkozy et Delanoë qui oublieront leurs petites querelles pour le sortir du pétrin en faisant intervenir Benoit XVI.
Ensuite, direction la République Dominicaine comme Sarah Zaknoun, il fera un peu de trafic de drogue, se fera attraper, et attendra que Carla Sarkozy le sorte de taule.
Dès que ce sera fait, direction l’Iran, un peu d’espionnage comme Clothilde Reis, pincé, puis extradé, il sautera alors dans le premier avion pour les US ou il lui faudra droguer et sodomiser une fillette comme Polanski, puis dans la foulée, violer une femme de chambre noire comme Strauss-Kahn.
Enfin, blanchi par toute la presse et de retour en France, il terminera en poignardant un policier comme Julien Soufir. »A peu près 2000 « Français » sont détenus à l’étranger, dans 60% des cas, il s’agit d’affaire de drogue. Sarkozy est-il intervenu 2000 fois ?
Même Yves Dutheil, petit neveu du capitaine Dreyfus s’en mèle !!!
Bon, d’accord, mais Cassez est-elle vraiment coupable ?
Un article de feu le site sedcontra.fr montre que dans cette affaire, c’est toute la famille Cassez qui semble mentir.Source : CONTRE-ENQUÊTE – Affaire Cassez: qui a menti ?
Mai 2010 – La presse, l’opposition et le gouvernement français continuent de présenter Florence Cassez comme la victime expiatoire d’une Justice mexicaine nécessairement aveugle et corrompue. Nicolas Sarkozy, Michèle Alliot-Marie, Bertrand Delanoë et Martine Aubry se sont mis d’accord la semaine dernière pour inscrire ensemble le Mexique entier au ban des nations… Leur conviction commune repose sur une méthode est très simple : il suffit de faire abstraction de tous les éléments à charge, depuis les aveux des complices jusqu’aux témoignages des victimes, qui comptent ici pour rien !
Dans cette affaire, même les parents de Florence (Bertrand et Charlotte Cassez) n’ont pas hésité pour leur part à mentir à la presse et au Président de la République en affirmant qu’ils ignoraient tout eux aussi des activités criminelles d’Israel Vallarta Cisneros – l’amant de Florence, arrêté en même temps qu’elle le 9 décembre 2005 – au point de ne l’avoir jamais rencontré !
Florence Cassez elle-même a rétabli la vérité dans son livre, A l’ombre de ma vie, paru longtemps après la première rencontre de ses parents avec Nicolas Sarkozy. [NDLR : Curieusement, pas moyen de trouver un document montrant les parents Cassez nier avoir rencontré Vallarta. Aymeric Chauperade en parle ici, tout le monde en parle mais on dirait que le ménage a été fait. Sauf en Espagnol.]
Toujours est-il que deux photos publiées dans la presse mexicaine (mais jamais dans la nôtre !) prouvent exactement le contraire : sur la première, on découvre Bertrand Cassez et Israel Vallarta en train de trinquer ensemble, de façon fort conviviale, tandis que la seconde (prise un autre jour) atteste du très bon accueil réservé aux parents de Florence au sein du ranch “Las Chinitas”, à 29 km de Mexico…
Israël Vallarta et les Cassez qui ne se sont jamais rencontrés .
Notez le tableau en arrière plan de la première photo, la Cène.
Pour jouer aux fléchettes ?suite et fin ici http://www.propagandes.info/blog/mexique-florence-cassez-echappe-a-la-justice-comme-strauss-kahn-denominateur-commun/
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Champ-de-Mars : quand les intentions de Bertrand Delanoë sont mises à nu !
On se souvient qu’après la manifestation du 13 janvier contre le « mariage » homosexuel, Bertrand Delanoë avait adressé à la préfecture de police la facture de ce qu’il estimait être des dégâts provoqués par le «piétinement» des pelouses sur le Champ-de-Mars : un coût évalué à «au moins 100.000 euros». Un jeune paysagiste mosellan, Samuel Bingelmann, avait alors proposé de restaurer, à ses frais, la pelouse abîmée. Il estimait que les travaux lui reviendraient «à moins de 50.000 euros». Hé bien le jeune homme s’est fait éconduire par la socialiste Anne Hidalgo ! Celle-ci, première adjointe PS du maire de Paris, a dénigré mardi matin sur RTL la généreuse proposition :«Je ne suis pas sûre que ce soit fait aussi bien», a-t-elle déclaré.
Des propos qui ont suscité l’indignation du directeur de l’entreprise Lorraine Plants, située en Moselle : «Comment peut-elle juger la qualité du travail de mes salariés? Les jardiniers de la Ville de Paris sont sûrement excellents, mais mes huit employés connaissent eux aussi parfaitement leur métier » s’est-il exclamé. Avant de poursuivre : « Je comprends bien que la mairie de Paris ne veuille pas me confier ces travaux, après tout c’est son droit, mais cela ne l’autorise pas à humilier mes employés. Je souhaiterais qu’elle leur présente ses excuses».
Il est évident que la démarche de Bertrand Delanoë est totalement partisane. D’abord, nul n’ignore son positionnement dans le débat sur le « mariage » homosexuel. Et qu’il présente comme par hasard une facture à l’issue de ce grand rassemblement, lequel était pourtant bon enfant et étranger aux violences habituelles des manifestations revendicatrices de gauche contre lesquelles le maire de Paris n’a pourtant jamais à redire, voilà qui achève de dissiper les doutes sur les intentions de Monsieur Delanoë… Et s’il fallait encore en convaincre l’opinion, c’est désormais chose faite : car si la démarche du maire de Paris était honnête et uniquement animée par le sort de la pelouse du Champ-de-Mars, il aurait dû se réjouir de la proposition que venait de lui faire le jeune paysagiste. CQFD
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Entre l’empire et le royaume, il faut choisir !
La France, et c’est son génie profond, a hérité des Grecs cette méfiance de l’Hybris, la démesure. Au grand, il est toujours possible d’ajouter une quantité supplémentaire, indéfiniment... Face à la démesure des monuments barbares ou des empires asiatiques aux limites jamais indépassables, les Grecs opposaient un idéal d’harmonie issu de justes proportions. C’est au moment « où elle ne fut qu’elle-même, qu’Athènes fut le genre humain » remarquait Charles Maurras ; ce fut sa fin lorsque les Macédoniens de Philippe et Alexandre l’entraînèrent à se répandre dans le monde, de l’Indus au Nil.
La France s’est volontiers (et peut-être un peu abusivement) attribué le rôle ambigu d’institutrice du monde ; mais cette prétention n’est possible qu’au prix d’une renonciation à l’empire du monde. Dans les sociétés indo-européennes, comme en Chrétienté, l’autorité spirituelle doit toujours être distincte du pouvoir politique... On le sent : rien n’est plus contradictoire au génie territorial de la France que cette Europe sans frontières, à six, à douze ou à trente-six, avec ou sans la Turquie, l’Angleterre ou le Kamtchadka...
La singularité de la France
Les Flamands n’ont pas grand chose à perdre avec l’Europe, les Polonais peuvent espérer mieux subsister dans un vaste conglomérat que partagés entre la Prusse, la Russie et l’Autriche.
L’identité des Sardes, des Grecs, des Hongrois ou des Irlandais s’est maintenue sous la domination piémontaise, turque, autrichienne ou anglaise, pourquoi ne parviendrait-elle pas à se maintenir au sein de l’empire européen ? Et tant mieux si l’on profite un peu de la manne bruxelloise accordée aux contrées sous-développées... La réalité ethnique est dotée d’une force organique qui lui permet de tolérer les formes d’organisation politique les plus diverses.
La “Germanie”, tant est évidente la fraternité (les germains c’est-à-dire les frères), les liens de sang et de langue, s’est maintenue 1870. Jusqu’à ce que la France, au XIXe siècle, veuille dans sa passion idéologique exporter le principe de l’État-nation qui lui avait si bien réussi.
Les grandes cités peuvent même trouver quelque intérêt à ne dépendre que d’un État assez lointain pour ne pas trop les contraindre : un Milanais restera Milanais, qu’il soit rattaché à l’Italie, à la Padanie, ou à quelque empire européen.
Italiens ou Allemands n’ont pas grand-chose à sacrifier en acceptant de voir transférer à un État supranational une souveraineté qui ne date au fond que de quelques dizaines d’années. Ne parlons même pas des Tchèques, des Maltais ou des Biélorusses... L’État belge a été créé par un compromis entre l’Angleterre et la France, il ne trouve sa légitimité que dans l’utilité des services qu’il peut rendre à ses habitants, et n’importe quelle autre puissance publique ne sera-t-elle pas aussi légitime si elle parvient à rendre des services équivalents ?
La France n’est pas une
Mais au milieu de ces États fonctionnels et de ces ethnies, la France apparaît comme une communauté non ethnique, un État nation paradoxal. La nation française, à l’évidence, n’est pas une ethnie ; et plutôt que de parler du peuple français, ne devrait-on pas parler des peuples de France : celtes, gallo-romains, germaniques, catalans, basques, corses, arvernes, ligures ou flamands... ?
La France n’est même pas une langue ; même si le français est le bien commun des Français. D’abord parce que ce bien commun, les Français le partagent avec bien d’autres peuples plus ou moins partiellement francophones.
Par ailleurs, l’unification linguistique n’est qu’une réalisation tardive due en grande partie au jacobinisme de la République qui s’acharna méthodiquement contre les langues provinciales qu’elle jugeait menaçantes pour l’unité d’une nation qui avait perdu son fédérateur historique. Or ces langues provinciales, breton, occitan, flamand, basque, corse ou catalan c’est aussi le patrimoine de la France...
La France n’est pas une unité ethnolinguistique ; elle ressemble par ce trait à la Suisse, fédération de peuples et de cultures. Dans ces deux cas, il s’agit d’un rassemblement politique dont la cause réside dans un fédérateur. Fédérateur externe pour la Suisse - il s’agit d’échapper à l’emprise des Habsbourg -, fédérateur interne pour la France : l’État capétien. Si le jardin de France est l’oeuvre d’art de la dynastie capétienne, il n’y a pas de raison de penser que la diversité des essences puisse nuire à ce jardin.
Creuset des identités réelles
Cependant la France n’est pas qu’un État, c’est aussi une nation ; non une ethnie, mais un ensemble de peuples que des siècles d’histoire commune, un héritage plutôt heureux, ont progressivement transformé en une communauté de destin originale.
La France est le type même de l’État-nation : État coïncidant avec une communauté humaine, communauté rassemblée et modelée par cet État, comme un jardin longuement amendé devient différent des terres qui l’environnent.
L’illusion, d’abord celle des Français facilement portés à théoriser et à universaliser leur propre situation, puis celle de ceux qui ont voulu à toute force les imiter, a été de vouloir normaliser et exporter l’exception française : on sait les ravages provoqués par le principe des nationalités au XIXe siècle, le démantèlement de l’Empire austro-hongrois au début du XXe, et l’on peut douter de la pertinence d’États souverains comme la République centrafricaine ou celle de Bosnie... Mais on a réussi à faire croire que la dignité des peuples ne pouvait se passer de ces fantômes de souveraineté et de ces apparences d’États...
Certes, il y a au composé français une base que je me garderais bien de mépriser et dont l’identité ethno-culturelle doit être, elle aussi, respectée : pour caricaturer celle des franchouillards à béret basque et à baguette de pain sous le bras qui peuvent dire : nos ancêtres les Gaulois. Dans cet ensemble peuvent s’insérer, parfois dans la douleur, des minorités que les hasards de l’histoire ont amenées sur notre sol : Arméniens, Juifs, habitants des territoires d’Outre-mer, immigrants de anciennes colonies ou d’ailleurs. L’assimilation de ces minorités dépend de nombreux facteurs dont les moindres ne sont pas la santé des communautés préexistantes qui forment la société française et l’existence d’une identité française nette qui ne saurait se maintenir en l’absence d’un État souverain.
Faute de vraies communautés historiques de référence, et pour nous Français de notre État-nation, il y a fort à parier que dans un magma “européen”, les plus démunis ne chercheront leur salut que dans les identifications les plus frustes. Faute d’être béarnais ou même français, on se retrouvera, comme aux États-Unis : blacks, beurs, juifs, chinois ou comme on dit là-bas caucasiens.
Une Europe artificielle
Une Europe sans histoires (et donc sans l’histoire) ; une Europe sans passion, sans souffrance, sans tragique, mais sans lyrisme : aucun désir ne vient perturber la grisaille institutionnelle de cet O.P.N.I. (Objet Politique Non Identifié). On comprend la bourde des Américains d’avoir nommé Eurodisney le parc des petits Mickeys.
Le concept est mauvais et il vaut mieux payer très cher pour tout rebaptiser Disneyland Paris. Paris, c’est au moins quelque part.
Pour la première fois dans l’Histoire, on allait voir se construire un ensemble politique entièrement fondé sur ce que Max Weber appelait « la légitimité rationnelle légale ». Jamais une construction politique n’a tant ressemblé au modèle du contrat social, celui auquel rêvaient tous les “bons sauvages” et autres “Hurons” des salons français du XVIIIe siècle.
Enfin, des individus, débarrassés des préjugés et autres aliénations liées aux conditionnements historiques, parviennent à accéder à la rationalité, à la volonté générale, c’est-à-dire à la volonté du général ! Les jacobins avaient dû mener de violents combats pour interdire toutes les particularités historiques communautaires, parlements provinciaux, corporations, jurandes, congrégations ou autres langues provinciales. L’Europe se bâtit directement sur les abstractions de la philosophie des “Lumières”. Aussi n’est-ce que par antiphrase que les institutions européennes ont pu pour un temps, être nommées “communauté”.
Bien sûr, on peut s’interroger sur la stabilité et la continuité de ce zombie de la politique fondée sur une utopie aussi décharnée. On comprend que l’on puisse mourir pour sa foi, pour son roi, sa patrie, sa famille ou son honneur ; on a même pu mourir pour un drapeau. Mais qui accepterait de se sacrifier pour le traité de Maëstricht ou pour la défense des institutions bruxelloises ? Tant que ça n’est pas éprouvé, ça va, mais à la première tempête, que restera-t-il du château de cartes laborieusement laborieusement construit par tant d’érudits constitutionnalistes ?
Il en est de cette Europe comme du volapuck, de l’espéranto et des deux-cents langues artificielles inventées depuis le XVIIIe siècle “pour que les hommes se comprennent enfin”... Pour que la langue qui abolira la malédiction de Babel soit la langue de tous, il importe qu’elle soit d’abord la langue de personne. D’où le caractère arbitraire, sous couvert de rationalité, de la fixation des racines du lexique ou des règles de la syntaxe. Mais on constate que, très vite, les disciples entrent dans une relation oedipienne avec le fondateur. À un usage arbitraire, on peut toujours substituer un autre usage que la faiblesse humaine trouvera toujours meilleur puisqu’il est susceptible d’illustrer celui qui le propose. C’est ainsi qu’au volapuck succède un volapuckbis et un volapuckter et que la langue qui était faite pour communiquer avec tout le monde a pour destin de ne communiquer avec personne.
Quel mythe fondateur ?
Pourtant il serait possible de sortir le projet européen de ces utopies fantomatiques de la philosophie française des Lumières. L’histoire de l’Europe ne manque pas d’événements qui pourraient servir de mythe fondateur. Mais ils présentent de sérieux inconvénients, surtout pour nous autres Français, et sont susceptibles de diviser autant que d’unir. On pourrait par exemple s’appuyer sur le thème de la vieille culture indo-européenne (au risque de chagriner les Basques, Étrusques, Hongrois et autres Finnois), mais au-delà de quelques érudits comme Dumézil, l’idée a trop été marquée par les nazis.
L’Empire romain ? Cela ravirait les héritiers des Gibelins, en Italie ou ailleurs. Mais cela concerne tout le monde méditerranéen et en rien l’Europe du Nord.
Politique capétienne
Il y aurait bien des raisons d’enraciner l’Europe dans la Chrétienté : la structure épiscopale a maintenu un semblant d’administration lors de l’effondrement de l’Empire romain, les ordres monastiques, les bénédictins au premier rang, ont établi une certaine unité spirituelle et intellectuelle dans l’anarchie et les replis locaux du haut Moyen-Âge, les pélerinages (Saint-Jacques-de-Compostelle, Jérusalem) ont relancé la circulation des personnes, et la papauté a longtemps joué un rôle d’autorité spirituelle commune. L’aventure des Croisades, celles du Proche-Orient, celles de la Reconquiesta fondatrice de l’Espagne et du Portugal, celles des chevaliers teutoniques au Nord, pourraient donner ce supplément d’héroïsme qui manque tant à notre construction marchande sans État spécifique jusqu’en et technocratique. Mais la Chrétienté s’est brisée lors de la Réforme, et dans nos sociétés “séculières”, on voit mal comment ce thème pourrait servir de mythe fondateur ; sans compter l’opposition résolue de tous les adeptes d’une laïcité de combat. La politique capétienne s’est toujours exercée contre les tentatives d’instauration d’empire européen que ce soit celle du Saint- Empire othonien ou celles de la Maison de Habsbourg .
Qui en France connaît la date où les Turcs furent repoussés de Vienne ? Comment fêter avec les autres peuples d’Europe la grande victoire de Lépante ? L’histoire scolaire ne nous a pas transmis ces références pour la bonne raison qu’à l’époque Charles IX était l’allié des Turcs, comme plus tard Richelieu fut l’allié des princes protestants contre la Maison d’Autriche.
Toute l’existence de la France suppose un travail systématique de lutte sourde ou ouverte contre la mise en place d’une hégémonie impériale en Europe. C’est pourquoi l’Europe que prétendent promouvoir les gouvernements français est si ectoplasmique. Le contraire amènerait à révéler la contradiction entre deux traditions antagonistes en Europe, celle de l’empire et celle du royaume.
On peut vouloir la constitution d’une Europe supranationale, on peut vouloir persévérer dans l’identité française, mais on ne peut vouloir les deux. Entre l’empire et le royaume, il faut choisir.
Michel MICHEL L’Action Française 2000 du 20 septembre au 3 octobre 2007
Sociologue Université de Grenoble II -
La parole au peuple: pas un peu déraisonnable ?
Les exemples du consensus idéologique régnant au sein de notre caste médiatique nous sont fournis quotidiennement. Il suffit de voir le vocabulaire utilisé pour traiter de certains sujets. Ainsi les immigrés présents illégalement sur notre territoire ne sont jamais désignés sous le terme de clandestins mais sous celui de sans papiers - ils ont pourtant ceux de leur pays d’origine. Pareillement, alors même que les médias penchent franchement à gauche, il est extrêmement rare d’entendre une analyse ou de lire un article sur les élections en Israël, au demeurant fort nombreux, dans lequel le Likoud, parti du Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, est affublé de l’épithète d’ « extrême droite ». Ce qu’il est pourtant incontestablement si on compare sa politique et son programme avec les idées plus modérées défendues par le FN, qui lui est très souvent affublé de cette mention. Quant aux alliés gouvernementaux encore plus extrémistes du Likoud, ils deviennent le plus souvent sous la plume des journalistes des « ultra-nationalistes ». C’est quand même plus chic…
Autre exemple de ce formatage des canaux d’information, le ton des articles et des commentaires au sujet de l’engagement de David Cameron hier, d’organiser d’ici cinq ans un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’ Union Européenne .
Une information qui a entraîné une « étrange » unanimité dans la désapprobation, un concert de réactions indignées, de prévisions apocalyptiques, d’avertissements solennels.
M. Cameron a été pourtant très prudent, mais il a eu le toupet de dire qu’il interrogerait le peuple, ce qui est sen soi un souhait bien grossier et scandaleux de ce côté ci de la Manche.
Dans son « discours sur l’Europe », le Premier ministre britannique, a donc annoncé qu’en cas de victoire de son parti lors des élections de 2015, il organiserait une consultation populaire à la fin de 2017 sur l’appartenance de son pays à l’Union européenne. Il a proposé de renégocier, sur la base d’un traité amendé aux conditions édictées par Londres, la place du Royaume-Uni dans une Europe « recentrée » sur le marché unique.
Il a précisé qu’il était personnellement favorable au maintien dans l’Union mais qu’il souhaitait uniquement la « réformer ». Car « faute de réformes, le danger est que l’Europe échoue et que les Britanniques dérivent vers la sortie ». « Si nous quittons l’Union européenne, ce sera un aller simple, sans retour. » Aussi, « Quand nous aurons négocié un nouvel accord, nous offrirons aux Britanniques un référendum avec un choix très simple: rester au sein de l’UE sur cette nouvelle base ou en sortir complètement. »
Si la chancelière allemande Angela Merkel a eu une réaction assez fine, se disant « prête à discuter des souhaits britanniques », tout en rappelant la nécessité « in fine d’un compromis équilibré », le « père (pair) de l’Europe, Jacques Delors est sorti de sa léthargie pour mettre M. Cameron au « défi » de quitter l’Union.
François Hollande a rappelé les dogmes des saintes écritures européistes en affirmant que « L’Europe, elle doit se prendre telle qu’elle est. On peut la faire évoluer demain, mais on ne peut pas l’abaisser, la diminuer, sous prétexte de proposer d’y rester. »
Même son de cloche de Laurent Fabius qui a martelé mercredi matin sur Radio France, qu’on ne peut pas «faire l’Europe à la carte».
Saint Barack Obama himself, c’est tout dire, a piqué une grosse colère en invitant fermement le Premier ministre britannique à rester au sein d’une UE… qui fut historiquement portée sur les fonds baptismaux par les Etats-Unis d’Amérique.
Le symbole est « plaisant », c’est depuis le très mondialiste « forum économique » de Davos, que l’ex-Premier ministre travailliste Tony Blair a fulminé contre la déclaration de M. Cameron: « une fois que vous vous engagez sur la voie référendaire, vous perdez le contrôle de la situation » a-t-il averti. Le Peuple serait donc incapable de jugement?
C’est bien pourtant sur une volonté de reprendre le contrôle de la situation, que le Premier ministre britannique a bâti ses explications, évoquant « le fossé grandissant entre l’UE et ses citoyens » qui entraîne « le désenchantement de l’opinion publique », les difficultés de la zone euro (à laquelle le Royaume-Uni n’appartient pas).
A titre d’exemple des dérives en matière de supranationalité, il a souligné qu’ « On ne peut pas tout harmoniser. Il n’est ni bon ni nécessaire de déterminer à Bruxelles les heures de travail des docteurs en milieu hospitalier » ; son souhait de voir son pays retrouver ses prérogatives dans les domaines de « l’environnement, des affaires sociales et criminelles »
Mais pour les commentateurs français, la décision de David Cameron ne peut être celle que d’un lâche qui a un peu perdu la raison, ces derniers expliquant à qui mieux-mieux que le Premier ministre est l’otage de l’infâme lobby des eurosceptiques ou encore d’une presse tabloïde qui tire boulets rouges sur Bruxelles et s’acharne à troubler le bon sens des sujets de sa très gracieuse majesté
Bruno Gollnisch, fervent partisan de la démocratie directe, de la consultation référendaire sur tous les grands sujets engageant l’avenir de notre peuple, estime qu’il est en effet capital de réorienter franchement cette Europe là.
Pour autant, les critiques légitimes contre Bruxelles ne doivent pas nous exonérer de nos propres fautes : si la France vit de l’emprunt, souffre de déficits abyssaux, et a été incapable de voter un seul budget en équilibre depuis presque 40 ans, la raison en incombe à l’incurie de notre classe politicienne plus qu’aux commissaires européens auxquels elle a accepté de se soumettre.
Pour parler clair, le libre-échangisme européen, l’euro, les diktats bruxellois ne sont pas seulement les causes du chômage de masse, de la paupérisation, de la désindustrialisation, de l’invasion que connaît notre pays. Il n’est jamais vain de le rappeler.
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Ecoracialisme (3) -/ L'Age d'or
Frédéric Malaval, auteur du livre Ecoracialisme, non encore paru en édition, nous propose en exclusivité sur un mode toujours original son troisième extrait. Son constat est d’un réalisme achevé. Quelques anecdotes personnelles agrémentent sa démonstration qui débouche sur une conclusion presque déconcertante ou tout au moins inattendue. Nous verrons si les lecteurs réagissent sur ce texte.
PolémiaL'Age d'or
Depuis la seconde moitié du XXe siècle, on vit bien. Guerres, famines, épidémies, tout a quasiment disparu depuis 1950. La population mondiale est passée d'environ 2,5 milliards d’individus à cette époque à 7 milliards en 2010. Dix milliards bientôt ?
Depuis 1950, aucun conflit majeur n’est venu perturber la marche du monde. Le total des tués pendant la Première Guerre mondiale aurait été de dix millions ; des hommes jeunes et en bonne santé. (…)
Un constat s'impose : énormément de morts. Depuis 1945, il y eut des conflits, mais les mortalités avérées sont beaucoup plus faibles. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) envisage 250.000 morts pour faits de guerre en 2004, contre 500.000 par homicides et 1.000.000 de suicidés. Les pertes humaines d'aujourd'hui sont de surcroît à rapporter à une population qui a presque triplé en un demi-siècle.
Les morts par famine ont, eux aussi, quasiment disparu. La malnutrition existe : les disettes sont encore nombreuses, condamnant les individus les plus fragiles. Mais de gigantesques famines en temps de paix, il n'y a plus. Chacun peut constater qu'en Europe les marchés et les magasins regorgent de victuailles abondantes et de qualité. Ailleurs, il en est de même. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Produit intérieur brut (PIB) mondial n'a cessé de croître (sauf en 2009, selon la Banque mondiale), ceci malgré des crises sévères comme l'effondrement de l'Union soviétique et de ses satellites.
Quant aux épidémies, c’est un mauvais souvenir. La Grippe espagnole de 1918 avec ses 34 millions de morts est la dernière ayant marqué les esprits. Oublions aussi les choléras du XIXe. A Paris, l'épidémie de 1832 fit près de 19.000 victimes en six mois, autant à Marseille. En juin 2011, les autorités allemandes purent confirmer la source d'une épidémie de diarrhées mortelles. Bilan : 36 morts.
Guerres, famines et épidémies étant contenues, au cours des cinquante dernières années la durée de vie moyenne a progressé de plus de 20 ans dans le monde, passant de 46 ans (1950-1955) à 68 ans (2005-2010). Mais les situations restent très contrastées, avec une durée de vie bien moindre dans beaucoup de pays. Alors qu'un Européen vit en moyenne 76 ans, un Africain vit en moyenne 55 ans. En France, l'espérance de vie était de 45 ans en 1900, soit moins que celle d'un Africain aujourd'hui.
Cessons ici d'exposer des chiffres étayant une idée simple : nous vivons un Age d'or. Bien sûr, tout est contestable. Evénements et statistiques font toujours l'objet d'aménagements selon les motivations des protagonistes qui les avancent. Toutefois, si je prends mon exemple, celui d'un Européen francophone de nationalité et citoyenneté françaises, né quinze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ayant toujours vécu dans la partie européenne de la Ve République française, je n'ai connu ni la guerre, ni la famine, ni d'épidémie. De cela, j'en suis garant. Je ne crois pas qu'aucun de mes aïeux eut ce privilège. Mes deux grands-pères vécurent comme soldats les deux conflits mondiaux. Mon père se promena dans les Aurès. Une grand-mère de mes enfants subit encore (2011) les séquelles du typhus qu'elle contracta, enfant, dans un Großdeutsches Reich agonisant. Son époux, plus âgé, traversa ces années sur le fil du rasoir. Membre de la Hitlerjugend, il était mobilisable par la Waffen-SS en juillet 1944. Prudent, il se fit oublier. Il termina sa carrière comme un des protagonistes de la fondation de la Communauté européenne Charbon-Acier (CECA). Dans cette génération, j’ai croisé un Breton sachant, enfant, à peine parler français. Enrôlé dans l’US Air force, il se retrouva en 1945 parlant mieux l’anglais que sa langue nationale. Il termina sa carrière commandant de bord chez Air France, sur Boeing 747. Un Alsacien, étudiant en médecine, ayant commencé la guerre sous le drapeau français fut ensuite intégré comme infirmier dans la Wehrmacht. Il finit la guerre sous le même statut, mais dans l’Armée soviétique, après qu’il eut été fait prisonnier par les Russes. (…)
Quelques chiffres et souvenirs argumentent ce constat
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la production de biens de consommation et de services a fortement augmenté. Le Produit intérieur brut (PIB) mondial a été multiplié par 7 en 50 ans. Tous les continents ont connu la croissance, les acquis des pays « riches » profitant aux pays « pauvres ».
De 1900 à 1950, la consommation mondiale d'énergie est passée de 965 millions de tonnes d'équivalent pétrole (TEP) à 2.099 millions de TEP, soit une multiplication par 2,1. (…)
La consommation de denrées alimentaires connaît, bien évidemment, les mêmes évolutions. (…)
Que ce soient les ressources renouvelables, comme le poisson, ou non renouvelables, comme le pétrole, la consommation de tout ce qui est consommable a crû depuis 1950 dans des proportions supérieures à celles estimées depuis que l'Homo sapiens sapiens artificialise l'écosphère. Les chiffres sont connus et régulièrement diffusés par des mouvements écologistes. Le WordWatch Institute, créé en 1974 par Lester Brown, édite chaque année un « état du monde » sous le titre The State of the World. Cet organisme se veut le pendant inquiet des grandes organisations internationales créées par les Américains dans l'après-guerre pour coordonner leur politique mondiale : Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Organisation des Nations unies (ONU), FAO, OMS, etc. Les résultats sont à la hauteur des espérances de leurs initiateurs. (…)
Le confort, la santé, la sécurité, etc., tout ceci caractérise la seconde moitié du XXe siècle. Le prix à payer en est cependant une crise écologique inconcevable auparavant. La solution envisagée pour la surmonter est le Développement durable, dernier avatar d'une Modernité dont on oublie les apports, car ils vont de soi, et dont la conséquence est qu'on « vit bien ».
Alors , oui, nous vivons dans ce qui ressemble à un paradis. Forts de ces succès, ceux qui ont organisé ce monde peuvent légitimement revendiquer sa direction officielle. Qui sont-ils ? Les Etats-Unis d’Amérique. La classe dirigeante américaine et ceux qu'elle a convaincus de la bienveillance de ses entreprises poursuivent inlassablement ce but : améliorer les conditions de vie matérielles de chacun d'entre nous. Ceux-ci ont comme doctrine de référence un capitalisme mondialisé, garant de la réalisation terrestre du paradis biblique. L'Homme y est envisagé comme un producteur-consommateur. Les plus dynamiques créent et organisent la distribution de ces richesses. A l'instar d'une aristocratie guerrière qui assurait la sécurité des territoires qu'elle dominait, l'oligarchie capitaliste apporte la prospérité. Personne ne veut contester sa gouvernance car les bienfaits dont chacun bénéficie aujourd'hui sont largement supérieurs aux méfaits qu’elle engendre. Cela dure depuis plus d'un demi-siècle. De surcroît, aucune doctrine n'est capable de s'opposer par l'esprit à ce qui domine la tête et le cœur de nos contemporains. Actuellement, rien ne peut ébranler les fondations de la mondialisation heureuse ou, dit autrement, l’américanisation du monde conduite par les Etats-Unis.
Frédéric Malaval
Ecoracialisme (3) L’Age d’or
17/01/2013A suivre Correspondance Polémia – 22/01/2013
Voir :
Ecoracialism (1) / Introduction
Ecoracialisme (2) / Un homme, une femme ; un homme/femme, une femme/homme -
Échec à la culture de mort (archive 2010)
Un projet européen visant à retirer toute liberté de conscience au corps médical en matière d'avortement, s'est retourné contre ses promoteurs.
Elle pleure au téléphone. « J'ai 20 ans. Je suis élève à l'école d'infirmières. Je dois faire un stage en gynéco-obstétrique pour valider ma scolarité. On m'envoie dans le service d'IVG. Docteur, en tant que catholique, qu'est-ce que je dois faire ? Si je n'y vais pas, je vais avoir zéro. Pour mes études, c'est fini ».
C'est en termes comparables que se pose le problème de la liberté de conscience pour des centaines d'étudiants, de personnels hospitaliers, de médicaux et paramédicaux, objets de brimades ou de sanctions qui menacent leur carrière.
La réponse à cette angoisse paraît infiniment complexe. Sur le plan de la foi se pose le problème de la collaboration à un acte mauvais en lui-même. Il est très difficile de définir une limite précise entre une collaboration dite médiate ou immédiate. Regarder par obligation un avortement n'est pas comparable au fait de tenir la pince de Museux pour tuer un petit être humain dans le sein de sa mère. Or la médecine est devenue «laïque», au sens de la neutralité confessionnelle, et le catholique qui veut vivre sa foi jusqu'au bout n'a pas obligatoirement une vocation de martyre. Force est pour lui de se réfugier dans le système des lois pour se protéger.
La liberté de conscience a été définie par la Déclaration universelle des droits de l'Homme (art. 18), la Convention Européenne des Droits de l'Homme (art. 9), le Guide d'Ethique médicale et européenne (6 janvier 1987) et, en France, par des décisions du Conseil Constitutionnel en France (23 novembre 1977 et 27 juin 2001) concernant « ceux qui en raison de convictions personnelles se refusent à intervenir dans des processus de reproduction, ou dans des cas d'interruption de gestation ou des avortements. » Le droit à l'objection de conscience est une des bases de notre Constitution. Simone Veil ne s'y était pas trompée : la loi de 1974 (art. L 162-8) spécifie que les médecins et paramédicaux ne sont pas obligés de pratiquer ou participer à des interruptions de grossesse. Les hôpitaux doivent pratiquer les avortements quand d'autres services hospitaliers ne peuvent les assurer. Plus tard, Martine Aubry a rendu l'avortement obligatoire pour tous les hôpitaux.
Face à un acte qui s'opposait manifestement au serment d'Hippocrate, dans toute l'Europe, la réaction du corps médical a peu ou prou été la même. Les avorteurs sont considérés comme la lie de la profession. Les avortements ont été pratiqués par ceux qui voulaient se faire du fric à bon compte et par les cliniques en déficit. Dans les hôpitaux, ils sont confiés à des troisièmes couteaux, souvent des internes d'origine étrangère. La plupart du temps, on ne connaît pas le nom de celui qui procédera à l'exécution capitale - comme jadis les bourreaux se cachaient le visage sous une cagoule.
Les lois Veil et Aubry hors la loi européenne
Prenant les médecins pour des mercenaires, Roselyne Bachelot a fait voter une loi doublant le remboursement de ce prétendu « acte médical », désormais deux fois mieux payé qu'un accouchement. En vain. De facto, l'avortement n'est plus pratiqué dans des régions entières de l'Europe. Selon une récente enquête de la sociologue Sabine Faivre, 98 % des médecins avorteurs ont reconnu qu'au fond d'eux-mêmes cet acte les «dégoûtait» profondément (La vérité sur l'avortement, Ed . Tequi, 2006). Par ailleurs, un peu partout, les mouvements anti-avortement se sont réveillés, coordonnés pour constituer un poids politique.
Il devenait donc urgent de décapiter toute opposition « au sommet » : d'où l'incroyable projet de loi concocté par la Commission des questions sociales de la santé et de la famille, dépendant de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (ACPE). La manœuvre était la même que lors de la loi Veil, avec une extension concernant l'euthanasie : tous les médecins étaient tenus à faire des avortements « s'il n'y avait pas de ressources alternatives ». Tous les hôpitaux, cliniques, auxiliaires médicaux se voyaient donc privés du droit à l'objection de conscience, de même que les pharmaciens dans les pays où ce droit existait.
Cerise sur le gâteau, le texte prévoyait la création d'un registre obligatoire des médecins refusant l'avortement, sorte de fichage gestapiste, La présidente des Gynéco et Obstétriciens français déclara ce projet «insensé». En France, en effet, les responsabilités médicolégales des praticiens sur le plan pénal sont devenues telles que la moitié d'entre eux est aujourd'hui prête à quitter le territoire ou à « jeter l'éponge ». Il était prévisible que le projet de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe allait aggraver cette situation.
Le coup paraissait imparable. Pourtant, le 7 octobre, fête du Saint Rosaire, un miracle s'est produit. À l'instigation des parlementaires italiens et irlandais, le projet de loi a été vidé de son contenu à coups d'amendements, par 56 voix contre 51 (socialistes) et quatre abstentions. Chaque article du texte a été remplacé par un autre disant le contraire. Le projet, qui avait initialement pour titre : « L'accès à des soins médicaux légaux : le problème du recours non réglementé à l'objection de conscience », a été rebaptisé : « Le droit à l'objection de conscience dans le cadre de soins médicaux ».
Ce droit, reconnu comme absolu, s'applique aux médecins, aux paramédicaux, aux institutions, cliniques et hôpitaux, et aux situations d'embauche. L'ensemble du corps médical, jusqu'à la simple « fille de salle » contrainte de balayer les résidus sanguinolents de fœtus après la tuerie, sont désormais protégés par les instances européennes, donc par des recours éventuels auprès des tribunaux de Strasbourg et de La Haye. Les articles des lois Veil et Aubry obligeant les hôpitaux publics à pratiquer des avortements sont ainsi mis hors la loi européenne. Reste maintenant à se battre pour nos amis pharmaciens.
Le texte, qui ouvre une voie royale à la jurisprudence, délie en outre les médecins belges de l'obligation de participer aux actes d'euthanasie. La culture de mort essuie ainsi une défaite historique. Il arrive ainsi que le diable porte pierre, surtout quand Notre Dame du Rosaire lui écrase la tête.
Dr Jean-Pierre Dickès, Président de l'Association Catholique des Infirmières et Médecins
monde & vie. 2 novembre 2010