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  • Le peuple en ses colères

    130523Naguère, ne disait-on pas cette passion "mauvaise conseillère"? Et on la condamnait, par principe, y compris parfois avec son objet, même légitime. Cet héritage de la sagesse des nations s'est généralement montré pertinent. L'expérience de la vie ne le confirme que trop.

    Aujourd'hui tout a changé, semble-t-il, dans la nature humaine. On le doit sans doute à ces votes parlementaires qui entérinent les décisions des bureaux et des officines du prêt-à-penser.

    Quand les radioteurs parlent de "colère" le mot prend désormais une connotation positive. Il fonctionne plus ou moins comme un synonyme de ce qu'un certain discours gaucho-maoïste invite à considérer comme une "juste lutte".

    Une effervescence certaine se manifeste, par exemple, depuis la promulgation plus ou moins précipitée de la Loi Taubira, autour, ou pour parler précisément : aux marges, de la Manif pour tous prévue le 26 mai.

    Voici pour n'en citer qu'un, parmi tant d'autres courriels transférés massivement, le post que l'on pouvait lire sur le portail "libéral-conservateur" Nouvelles de France en date du 23 mai :

    "Quand vous regardez les une de Valeurs Actuelles et du Figaro Magazine de ce WE, on peut bien sentir que ces 25 et 26 mai, le peuple de droite n’ira pas à la pêche comme on dit.

    Le collectif Printemps Français ouvre le bal de ce WE de mobilisation avec un rassemblement d’avocats, de juristes, de spécialistes et de citoyens devant le siège des francs-maçons vendredi soir, à 19 heures. Puis les Veilleurs prendront le relais et le lendemain, à Montmartre, le fameux rassemblement des Français en Révolte rendez-vous samedi à partir de 21 heures à Montmartre). Et puis le dimanche... et là, personne [ne] parle… car personne [ne] sait comment cela va se dérouler… le peuple est très remonté et l’esprit 'ballade de santé' ne semble pas être à l’ordre du jour… Depuis quelques jours, on peut voir sur nos murs des milliers d’affiches, de tracts et d’autocollants et la toile s’enflamme car il se passe quelque chose.

    À l’évidence, ce WE sera historique, restera dans l’Histoire et il y aura des inconnus car de nombreuses actions sont prévues…"

    Personne ne peut dire à l'avance, bien évidemment si ce pronostic se vérifiera.

    Mais on imagine difficilement que l'annonce d'une dissolution "envisagée" par le gouvernement de l'une des composantes, à vrai dire informelle, de cette protestation puisse faire vraiment baisser la tension.

    Envisageons en regard un dossier en apparence plus serein : celui de la concurrence fiscale et sociale qui conduit un nombre grandissant d'opérateurs, grands ou petits, à opter en faveur de ce qu'on appelle l'optimisation fiscale.

    Pouah ! le gros mot.

    En effet.

    L'éditorial du Monde daté de ce 23 mai s'intitulait "Nécessaire lutte contre l'évasion fiscale". "Les Échos" le matin même publiaient un articulet se voulant, lui aussi, moralisateur sur le thème "optimisation fiscale : les États responsables". Haro, une fois de plus sur ceux qui cherchent légalement, car le mot "évasion" comme celui "d'optimisation" doit être soigneusement distingué de celui de "fraude" à supporter une moindre prédation de la part du spoliateur étatique et démagogique.

    Tout le monde semble donc trouver vertueuse cette hypocrite pudibonderie. À peine notera-t-on une petite pointe d'excès dans l'Humanité qui la veille, 21 mai, osait écrire : "La relance de la dépense et des services publics, ça, c’est moderne!". Avec des avant-garde comme celle-là, le pouvoir ne doit guère ressentir le besoin d'une arrière-garde.

    Colère, là aussi, par conséquent.

    Mais colère de qui ?

    S'agit-il de l'exaspération des contribuables qui payent en France leurs très lourds impôts et rédigent sagement ces jours-ci leurs déclarations de revenus ?

    Envisage-t-on l'épuisement des petites entreprises matraquées par les charges et les taxes, avec les dégâts collatéraux subséquents sur leur capacité d'embauche ?

    Pense-t-on plutôt à l'irritation des gens du fisc et des hauts fonctionnaires de Bercy ?

    Qui représente dès lors "le peuple" dans une telle affaire ?

    Prend-on conscience de ce que cette vague de fausses indignations relaye des préoccupations caractéristiques de la pensée unique ?

    Assigner une date de naissance précise à la pensée unique relève, certes, d'un exercice évidemment arbitraire. Selon le point de vue d'où on l'observe ce mélange entre symboles culturels de gauche et concessions aux gros intérêts financiers choque les convictions les plus contradictoires en apparence. L'ensemble se caractérise surtout par l'alignement de la classe politique sur des positions conventionnelles. Toute divergence est stigmatisée comme un "dérapage". Toute remise en cause du conformisme ambiant s'entend impunément qualifiée de "populisme", comme elle se voit arbitrairement soupçonner de faire le jeu des extrêmes.

    Une autre dimension de ces convergences forcées consiste à les placer sur le terrain faussement international: on peut à juste titre parler ici de "mondialisme" quand les États forcent tous les peuples à gober les mêmes couleuvres sans aucune justification.

    À cet égard on remarquera dès lors que les oligarchies parisiennes se montrent souvent parmi les plus enthousiastes à adopter les modes mondialisées les plus aberrantes : et par ailleurs ce sont elles qui désormais font mine de résister à la mondialisation. Incapables de défendre le pays, ces soi-disant "élites" se posent en protecteurs.

    Aucune colère inutile, aucun geste de désespoir, dans l'ordre des moyens, ne doit être encouragé. Seule une volonté lucide de vivre et de lutter, le moins sottement possible, doit nous guider. Nous n'accepterons plus de nous laisser aveugler par les mensonges des pleutres qui nous gouvernent. Voilà ce que les défenseurs des libertés françaises doivent manifester aujourd'hui.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Vient de paraître

    Le Tome IV et dernier de "L'Histoire de la Vendée militaire" de Jacques Crétineau-Joly "La Cause des Blancs" 1801-1832.
    Rappel des quatre tomes précédents :
    Tome Ier "La Grande Guerre de 1793" 432 pages 29 euros ;
    Tome II "De la Terreur au Concordat" 1794-1799 502 pages 29 euros ;
    et Tome III "Les Chouans" 1793-1799 484 pages 29 euros .

  • À faire circuler : plan de bataille pour le 26 mai

    Àfaire circuler par courriel à vos contacts et par messagerie instantanée, sur les réseaux sociaux, partout !

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    (Cliquez sur l’image pour agrandir)

    http://www.contre-info.com/

  • Barjot et Valls d’accord pour enterrer la manif pour tous, par Lochaberaxe

    La préparation d’un enterrement de première classe.- D’après un de nos informateurs proche de l’administration, des échanges ont lieu depuis plus d’une semaine entre Frigide Barjot, la passionaria de la « Manif pour Tous », et les services de Manuel Valls place Beauvau pour dégonfler le mouvement comme un ballon de baudruche.
    Valls aurait même discuté directement avec l’organisatrice de la manif qui doit avoir lieu ce dimanche 26 mai, et lui aurait « mis la pression » en lui faisant comprendre que si la manifestation dégénérait elle en serait tenue directement responsable. D’où les atermoiements récents de Frigide Barjot qui s’apprête à abandonner le mouvement de « la Manif Pour Tous », en arguant d’excuses plus ou moins bidons et notamment en justifiant son geste par des menaces qu’elle aurait reçu…de la part du « Printemps Français ».
    PLUS C’EST GROS PLUS ÇA PASSE !
    Entre les non-dits on devine la grossière manipulation qui consisterait à se couvrir mutuellement, Frigide Barjot annonçant qu’elle ne participerait pas afin de décourager nombre de patriotes à aller manifester, et Valls poussant le bouchon jusqu’à dire qu’il assurerait sa sécurité personnelle. Bien évidemment pas un analyste digne de ce nom ne se laissera prendre à ce bal des baltringues, la ficelle, que dis-je, le câble est bien trop gros!
    LA PEUR HANTE LE POUVOIR
    Le pouvoir socialiste en place mais non seulement, d’éminents parlementaires y compris dans les rangs de l’UMP, ont peur de l’ampleur que la manifestation de dimanche pourrait prendre, et craignent un mouvement de masse si « la Manif Pour Tous » devait dépasser en nombre celle du mois de Mars où près de deux millions de personnes s’étaient rassemblées de l’Arche de la Défense jusqu’aux Champs Élysées.
    NKM (Nathalie Kosciusko-Morizet), candidate déclarée à la mairie de Paris et pro-mariage gay, ferait le siège du bureau de Jean-François Copé pour obtenir que ce dernier annule sa propre participation à la manifestation.
    Ce que redoute le pouvoir est clair comme de l’eau de roche : si la manifestation atteint de nouveau le même nombre de participants qu’au mois de Mars, les manifestants pourraient fort bien ne pas s’arrêter devant les barricades des forces de l’ordre qui seraient bien en peine de les arrêter, à moins de déclencher un bain de sang.
    TROP C’EST TROP !
    La révolte a atteint un tel paroxysme dans la société française, que nul ne peut prévoir avec certitude ce qui se passera, et au contraire que toutes les craintes d’un déferlement populaire dans les rues de la capitale sont prévisibles.
    Des consignes circulent d’ailleurs qui demandent aux manifestants de ne pas emmener les enfants « cette fois-ci », ce qui pourrait fort bien être le prélude à un mouvement bien moins pacifique que le dernier.
    C’est dans ce contexte où « tout est possible » et où la situation risque fort d’échapper à tout contrôle, que le pouvoir fait pression de toutes parts pour faire perdre sa cohésion à la « Manif pour Tous ».
    On s’attend d’ailleurs à ce que des déclarations proprement stupéfiantes se produisent dans les 48 heures.¢

  • Festival de Cannes : où passe le pognon ? Leur petite entreprise ne connaît pas la crise

    Du 15 au 26 mai se déroule le 66e festival de Cannes. Et la Palme d’or… massif est décernée aux organisateurs ! L’association loi de 1901, qui tient la caisse du Festival, affiche un budget officiel de 20 millions d’euros, dont 50 % de subventions publiques. Et elle fait des bénéfices ! « Minute » vous révèle les sous et dessous d’un business pas toujours très transparent…

    La star du 66e festival de Cannes est le président du jury, le réalisateur américain Steven Spielberg qui, depuis presque 40 ans, avec des films comme Les Dents de la mer, E.T., Les Aventuriers de l’arche perdue ou encore La Liste de Schindler, s’est imposé comme le maître du cinéma mondial. Accompagné de sa femme et de ses cinq enfants, plus quelques amis, il est arrivé à Cannes à bord de son yacht de 86 mètres, estimé à 200 millions de dollars. Il l’a mouillé au cap d’Antibes, face à hôtel Eden Roc, où il a réservé une suite. Toutefois, pour satisfaire à ses obligations de président du jury, il occupe également une suite à l’hôtel Majestic, sur la Croisette. Question que l’on se pose, nous pauvres mortels: qui paye l’addition?

    Steven Spielberg est grand seigneur, lui…

    Le 14 mai, sur son site internet, le journal « Libération » a donné la réponse.

    Quand, en février dernier, Thierry Frémaux, délégué général du festival de Cannes, a demandé au maître quelles étaient ses exigences pour son séjour cannois, Spielberg lui a alors répondu: « Laisse tomber, je m’occupe de tout. » Frémaux a alors insisté: « Comment ça? Mais pas du tout! Nous prenons en charge les voyages, l’hôtel… Cela fait partie des coûts normaux du Festival, on prévoit de l’argent pour payer ça. » Mais Spielberg n’a rien voulu savoir… Il est donc venu à Cannes « gratuitement ».

    Cette info est un vrai scoop ! Car pour un Spielberg grand seigneur, combien d’autres personnalités du septième art viennent séjourner sur la Croisette aux frais de la princesse? Est-ce que Nicole Kidman et Daniel Auteuil, deux des neufs membres du jury, payent leurs « chambres » au Majestic, où le tarif de la suite Penthouse est de 38000 euros la nuit? Est-ce que Leonardo DiCaprio, venu présenter son dernier film, The Great Gatsby, a mis la main à la poche pour résider à l’Eden Roc? Il y a fort à parier que l’exception Spielberg explique et confirme la règle…

    Cela dit, les invités auraient tort de se gêner. Car le Festival est une « petite entreprise » qui ne connaît pas la crise. Dans les colonnes du journal « Nice-Matin », Thierry Frémaux l’a d’ailleurs confirmé: « L’effet de la crise se ressent sur le cinéma en général, mais pas sur le festival de Cannes. »

    Si c’est « reconnu d’utilité publique », alors…

    Ce qu’il faut savoir, c’est que le Festival est organisé par une association loi 1901, l’Affif, l’Association française du festival international du film, domiciliée à… Paris ! Pour comprendre, il faut tourner une petite page d’histoire. Depuis 1932 se déroulait en Italie à Venise la Mostra, festival cinématographique où, en 1938, le grand prix fut attribué aux Dieux du Stade, un documentaire de la réalisatrice allemande Leni Riefenstahl, consacré aux Jeux Olympiques de Berlin de 1936.

    En France, Jean Zay, qui était ministre de l’Education nationale et des Beaux-Arts du gouvernement de Léon Blum estima qu’il fallait créer un événement international capable de rivaliser avec la Mostra, alors réduite, selon lui, à servir la propagande d’Hitler et de Mussolini. La première édition, placée sous la présidence de Louis Lumière, devait s’ouvrir le 1er septembre 1939… L’entrée des troupes allemandes en Pologne, et la Deuxième Guerre mondiale, différa sa création. Ce n’est qu’en 1946 que se déroula le premier Festival français international du film, avec le concours… de la CGT du spectacle, qui œuvre toujours en coulisses de nos jours. Pourquoi à Cannes ? A l’époque, les propriétaires des palaces de la Croisette avaient versé des pots-de-vin aux décideurs… Enfin, passons, il y a prescription. Et depuis, donc, c’est une association, reconnue d’utilité publique, qui gère ce business, association présidée depuis 2001 par Gilles Jacob , qui va sur ses 83 printemps.

    Des subventions qui tombent de partout

    Pour organiser cette 66e édition, elle affiche, officiellement, un budget de 20 millions d’euros. 50 % proviennent des partenaires privés, les grandes marques et télés qui s’associent à l’événement, Canal+, L’Oréal, Renault, Air France, Orange… Les autres 50 % sont de l’argent public. Le conseil régional Provence-Alpes- Côte d’Azur verse 247000 euros, le conseil général des Alpes-Maritimes 150000 euros. Plus conséquente est la subvention du ministère de la Culture, via le CNC (Centre national du cinéma), avec 3 millions.

    Enfin, ville d’accueil oblige, c’est la municipalité de Cannes qui casque le plus: 2 millions de subvention, plus 4 millions d’avantages en nature. Parmi ces « cadeaux », la mise à disposition du Palais des festivals et de son personnel. Avec tout le tralala qui va avec.

    Le tapis rouge, long de 60 mètres, qui habille les 24 marches du palais, est changé avant chaque projection de film, soit trois fois par jour. Le palais est décoré de 400 plantes vertes (thuyas, lauriers, ficus benjamina et kentia), 70 plantes moyennes (schefflera, aucuba et aralia), 450 jardinières contenant chacune une plante verte (fougères ou croton) et une plante fleurie (poinsettia, hortensia et bégonia), mais aussi 400 plantes diverses réparties dans des sablières.

    Enfin, la ville, en supplément gratuit, assure le service d’ordre et le ramassage des ordures, ce qui n’est pas rien: le festival génère chaque jour 100 tonnes de déchets supplémentaires, ce qui nécessite le recrutement de 32 éboueurs!

    9 millions d’euros pour soigner les invités

    Donc, si du budget officiel de 20 mil lions on déduit les avantages en nature offerts par la ville de Cannes et divers frais de fonctionnement, il reste 15 millions. Desquels il faut retrancher le salaire des organisateurs de l’Affif. Avec une trentaine d’employés permanents et le renfort saison nier de 800 intermittents du spectacle, cela représente une enveloppe d’environ 6 millions d’euros ! Il reste donc 9 millions pour soigner les invités du festival. Aux petits oignons!

    Pour leur première réunion de travail, les membres du jury ont ainsi été invités à La Palme d’Or, le restaurant 2 étoiles de l’hôtel Martinez. On vous donne le menu, saliver ne coûte pas cher: en entrée « gamberoni du golfe de Gênes aux saveurs méditerranéennes », suivi d’« une caille en prédateur et ses rouleaux de thonine aux zestes d’agrumes et copeaux d’asperge de Grasse », puis en dessert des « cerises et framboises de mai en avant-goût ». A suivi le dîner de gala du Festival, avec 650 convives « triés sur le volet ». Qui attendent maintenant le dîner de clôture…

    Mais ce qui revient le plus cher est évidemment l’hébergement des participants… Au minimum, tout film sélectionné donne droit à trois nuits d’hôtel à trois membres de l’équipe. Or, toutes compétitions confondues (sélection officielle, Un certain regard, Hors compétition, séances spéciales, Cinéfondation…), il y a 70 films projetés à Cannes. Et pour les stars, qu’il s’agit de ne pas froisser, pas de minimum syndical. Leurs amis sont les biens venus… Et pour eux tous les palaces de la Croisette sont réquisitionnés. Aux frais de la princesse.

    4.649.543 euros de bénéf’ avant impôts!

    Malgré ces dépenses somptuaires, figurez-vous que le Festival fait du bénéfice! Ce ne sont pas les responsables de l’Affif qui nous l’ont dit, car ces gens là ne parlent pas d’argent, c’est trop vulgaire. Mais « Minute » a pu consulter les derniers comptes publiés par l’association. Ils concernent l’exercice 2010.Comme c’est officiellement annoncé, le montant des aides publiques est effectivement d’environ 10 millions d’euros. Mais surprise, à la colonne « production vendue de services », qui représente les contrats avec les partenaires privés du festival, on découvre le chiffre de 18 millions, soit 8 de plus que dans le programme officiel…

    Conséquence, en cette année 2010, l’Affif a réalisé un bénéfice avant impôt de 4.649.543 euros. En 2009, il était de 5 millions. En 2008 il était de 4,3 millions. Bref, bon an mal an, on peut estimer que l’Affif réalise un bénéfice après impôt de plus de trois millions d’euros, qu’elle distille en placements mobiliers et immobiliers.

    Ce qui serait pourtant bien, en cette période de crise, c’est que l’association rembourse les subventions publiques dont elle n’a pas besoin…

    Pierre Tanger

    Article de l’hebdomadaire “Minute” du 22 mai 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

    Festival de Cannes : où passe le pognon ? Leur petite entreprise ne connaît pas la crise

    http://fr.novopress.info

  • Le dernier geste de Dominique Venner

    Mardi à 16h00, Dominique Venner s’est suicidé, à Notre Dame, devant l’autel d’une balle dans la bouche. Comment comprendre ce geste ? Quels en sont les motifs ? Une lettre a été laissée sur l’autel, il nous dira ce qu’il veut nous dire de son acte.

    J’ai eu l’occasion, voilà déjà une quinzaine d’années, de rencontrer Dominique Venner, de discuter avec lui, d’essayer de comprendre l’antichristianisme militant de cet historien qui était à la fois si froid et si passionné, si précis dans ses analyses et si lyrique dans ses perspectives, sans que le lyrisme ne nuise à l’analyse ni l’analyse au lyrisme. Dominique Venner avait une grande âme, « un cœur rebelle ». C’est ce qui m’avait fait éprouver pour lui, alors que nous étions aux antipodes l’un de l’autre, une véritable sympathie. Il m’avait d’ailleurs dédicacé son ouvrage autobiographique Le coeur rebelle : « À l’abbé de Tanoüarn qui n’est pas un cœur soumis ». Cette formule, je l’ai longtemps méditée. Je crois que c’est en cela que nous avons été en compréhension l’un de l’autre, lui et moi, dans le refus de toutes les formes de soumission. Se soumettre c’est subir, subir c’est renoncer à agir, renoncer à agir c’est accepter de ne pas servir, de ne servir à rien, de se laisser happer par le grand Néant de tous les À-quoi-bonismes, contre lequel Dominique s’est élevé toute sa vie. Contre lequel pourrait-on dire, il a tenté d’élever sa vie et son œuvre.

    Son dernier post, sur son blog, appelant à manifester le 26 mai contre le mariage homosexuel, mêle la crainte d’une islamisation de la France à ce signe de décadence morale qu’est le mariage des homosexuels. « Ce ne sont pas de petites manifestations de rue » qui pourront changer quelque chose à cette formidable conjuration « du pire et des pires » que présente la vie politique française en ce moment. On devine une forme de désespoir politique, vraiment poignant chez cet homme de 78 ans, dont on pourrait penser qu’il en a vu bien d’autres, depuis les combats de l’Algérie française, les appels à la résistance d’Europe jeunesse, jusqu’à maintenant. Mais le désespoir n’est pas l’explication ultime de ce dernier geste.

    « Je crois que ce suicide-avertissement, que Dominique a voulu comme une sorte d’analogie frappante avec le suicide de notre civilisation, était aussi, pour lui, la seule manière qu’il ait trouvé de passer par l’Église une dernière fois sans se renier. »

    Du reste, sur son blog, ce n’est pas le désespoir qui domine le texte qu’il nous laisse : « Il faudra certainement des geste nouveaux, spectaculaires et symboliques pour ébranler les somnolences, secouer les consciences anesthésiées et réveiller la mémoire de nos origines. Nous entrons dans un temps où les paroles doivent être authentifiées par des actes ». On pense au sepuku de Mishima, il n’a pas pu ne pas y penser, en choisissant froidement le lieu et le moment et en s’interdisant de se rater. Son acte a été mûri, prémédité. Il avait remis les clés de la Nouvelle revue d’histoire ce week-end à celui qu’il considérait comme son plus proche collaborateur et son continuateur, Philippe Conrad. Sans paraître affecté. Il avait fini sa tâche, il importait de donner un sens à sa fin.

    Sur son blog, il expliquait : « Il faudrait nous souvenir aussi, comme l’a génialement formulé Heidegger (Être et Temps) que l’essence de l’homme est dans son existence et non dans un « autre monde ». C’est ici et maintenant que se joue notre destin jusqu’à la dernière seconde. Et cette seconde ultime a autant d’importance que le reste d’une vie. C’est pourquoi il faut être soi-même jusqu’au dernier instant. C’est en décidant soi-même, en voulant vraiment son destin que l’on est vainqueur du néant. Et il n’y a pas d’échappatoire à cette exigence puisque nous n’avons que cette vie dans laquelle il nous appartient d’être entièrement nous-mêmes ou de n’être rien ».

    « Nous n’avons que cette vie… ». Cette affirmation, pour Dominique Venner, est une donnée essentielle du problème. S’il n’y a pas d’au-delà de la vie terrestre ; pour quelqu’un qui entend aller jusqu’au bout, l’instant, chaque instant a un poids écrasant. Le chrétien comprend ce sens de l’instant et ce sens de la responsabilité, mais il ne cherche pas à aller au-delà du possible : Dieu est l’agent de nos destinée. Dieu achève l’ébauche que nous lui tendons à la dernière seconde.Et le sacrifice est encore une action, non une soumission. Dominique Venner n’a pas voulu s’en remettre à Dieu de sa dernière seconde, il ne pouvait pas faire ce sacrifice : il a souhaité la choisir. Pétri de philosophie allemande, il a repris toute sa vie l’idée de Schelling, commenté par Heidegger : « être c’est vouloir ». Esse est velle. « L’être, c’est le vouloir ». Il faut vouloir jusqu’au bout pour être vraiment. Voilà la formule d’un athéisme antinihiliste… Le sien.

    Et pourtant…

    Pourtant, Dominique Venner a choisi l’autel de Notre Dame pour cette décision. C’est sur l’autel qu’il a posé une dernière lettre. Vraiment je ne crois pas que, s’il a fait cela, c’est pour attirer l’attention, pour que Manuel Gaz vienne sur les lieux. Il n’avait que faire de ce genre de reconnaissance « médiatique ». Son acte n’est pas médiatique, il est symbolique. Quel symbole ? Celui de la Vierge Mère, celui de l’éternel féminin, lui qui, dans son dernier blog professe « respecter les femmes alors que l’islam ne les respecte pas ». Sans doute. Mais il ne faut pas oublier qu’outre sa culture païenne, Dominique Venner possédait une solide culture chrétienne, avant que son entrée en délicatesse avec une Église qu’il voyait comme absurdement pro-FLN ne l’ait détourné de Dieu. Je crois que ce suicide-avertissement, que Dominique a voulu comme une sorte d’analogie frappante avec le suicide de notre civilisation, était aussi, pour lui, la seule manière qu’il ait trouvé de passer par l’Église une dernière fois sans se renier. Une sorte de prière sans parole, pour ce coeur inassouvi jusqu’à la dernière seconde. Dieu ? C’était trop compliqué pour lui. Mais Marie… Une femme, capable – Dieu le sait – d’exaucer enfin le désir de perfection qui a été la grandeur et le drame de sa vie.

    Abbé Guillaume de Tanoüarn http://www.voxnr.com/

  • 2 enquêtes sur les militaires hostiles à la loi Taubira : une nouvelle affaire des fiches ?

    Si l’on en croit l’anecdote rapportée par La Lettre A, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a été interpellé sur cette loi à l’issue de la présentation du dernier Livre Blanc, le 29 avril dernier, au Conseil supérieur de la fonction militaire extraordinaire (CSFM).

    Rassurez-nous, monsieur le ministre, le mariage pour tous, ça ne s’appliquera pas aux armées?Vous imaginez si, à la soirée du régiment, le colonel déboule avec son copain?” lui aurait demandé l’un des militaires présent ce jour-là. Ce à quoi M. Le Drian, qui n’en serait pas “revenu”, a répondu : “C’est une loi de la République, elle s’applique à tous.

    Dans son édition du 22 mai, le Canard Enchaîné est revenu sur cet épisode, avec un article un poil caricatural. Cela étant, le dernier, qui fait la liste des actions entreprises par des militaires opposés au mariage pour tous, nous apprend que deux enquêtes sont actuellement en cours au sein des armées. Deux enquêtes qui visent essentiellement ceux qui voient d’un oeil favorable le mouvement de la “Manif pour tous”, qui, jusqu’à la preuve du contraire, n’est pas une formation politique.

    L’activisme des militaires antigays a été jugé assez sérieux pour que le gouvernement ordonne deux enquêtes”, peut-on en effet lire dans les colonnes de l’hebdomadaire satirique. “Troublé par le nombre d’enfants d’officiers parmi les jeunes interpellés (les “veilleurs” qui font des sit-in pacifiques)”, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, “a demandé à la DCRI de s’informer sur ce que ces ‘agités’ (sic) manigançaient”, écrit le Canard Enchaîné. A croire que la France est à deux doigts de connaître un nouveau putsch des généraux!

    Quant à l’autre enquête, elle a été confiée à la DPSD (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense) afin de “repérer les meneurs au sein de l’Institution” militaire.

    En fait, il s’agirait de garder un oeil sur les militaires ayant des liens avec l’Institut Civitas, une organisation catholique proche de l’extrême-droite et qui se veut aussi être un mouvement politique (4 officiers généraux en 2e section siègent à son conseil d’administration) ou encore avec le Bloc identitaire. D’ailleurs, en février dernier, la Lettre A rappelait qu’un officier supérieur de la DPSD avait été interpellé à Bordeaux en compagnie d’activistes de cette formation [quelle douteuse fréquentation... Etait-il en mission ? NDCI]

    Source Opex360

    http://www.contre-info.com