
Il fallait oser l’expression. « Zones grises de l’information » : voilà comment le Sénat baptise pudiquement tout ce qui échappe encore aux médias subventionnés, aux plateaux permanents et aux éditorialistes agréés. Adopté à l’unanimité le 8 juillet par la commission de la culture, le rapport de Laurent Lafon, Agnès Evren et Sylvie Robert — centriste, LR, PS, l’arc habituel de ceux qui n’ont jamais gagné une bataille culturelle mais adorent en réglementer les règles — aligne 56 recommandations. Officiellement pour « lutter contre la désinformation ». Concrètement pour décider qui a le droit d’être vu, entendu, financé. Et surtout : avant 2027.







