
De retour de Provence, je n’avais pas encore regagné le Pays bigouden. Il est des retours qui demandent une halte, comme si le corps, après avoir traversé trop vite des paysages et des chaleurs contraires, exigeait de reprendre haleine avant de retrouver son rivage. Je m’attardai donc à Redon, petite ville au destin singulier, morceau de terre vannetaise que les Rennais, dans la grande charcuterie révolutionnaire des départements, arrachèrent au pays de Vannes afin de se donner un accès plus direct vers l’Atlantique.








