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actualité - Page 4825

  • Groupe EI: la Jordanie intensifie ses raids, prochaine offensive terrestre irakienne

    La Jordanie, dont un pilote a été exécuté par le groupe Etat islamique, a promis dimanche d'intensifier ses raids contre l'EI dans le cadre de la coalition internationale qui appuiera ces prochaines semaines une offensive terrestre des forces irakiennes.
    "Dans les semaines à venir, lorsque les forces irakiennes commenceront leur campagne terrestre pour récupérer des territoires en Irak, la coalition fournira un soutien important en puissance de feu à cette opération", a annoncé le coordinateur américain de la coalition internationale contre l'EI, John Allen, cité par l'agence officielle Petra.
    De son côté, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a affirmé que la campagne de la coalition, qui a mené selon lui plus de 2.000 frappes, portait ses fruits.
    Les Emirats ont dépêché dimanche en Jordanie un escadron d'avions F-16 pour soutenir ce pays "frère" dans les frappes contre l'EI, qui sévit en Syrie et en Irak. Amman, qui participe depuis septembre à la coalition internationale antijihadistes dirigée par les Etats-Unis, a annoncé avoir détruit 56 cibles en trois jours.
    Le chef d'état-major de l'armée de l'air, Mansour al-Jobour, a affirmé que la campagne de frappes s’intensifierait encore dans les prochains jours.
    Depuis jeudi, "nous avons détruit 20% des capacités de combat de Daech" (acronyme en arabe de l'EI), a-t-il indiqué. Parmi les cibles figuraient des camps d'entraînement, des dépôts d'armes et de carburant ainsi que des centres logistiques et résidentiels, a-t-il énuméré sans préciser la localisation des frappes.
    - 700 km2 repris -
    Le gouvernement jordanien a annoncé pour la première fois cette semaine que ses avions, qui ciblaient jusqu'alors la Syrie, avaient cette fois aussi frappé en Irak.
    La Jordanie a intensifié ses raids en représailles à l'exécution du pilote Maaz al-Kassasbeh, brûlé vif après avoir été capturé fin décembre dans le nord syrien, quand son F-16 s'était écrasé durant une campagne de frappes. "Plus de 7.000 terroristes de Daech ont été tués depuis que la Jordanie participe aux frappes aériennes", selon le chef de l'aviation jordanienne.
    Selon lui, les raids jordaniens ont par ailleurs contribué à affecter les revenus pétroliers des jihadistes, qui contrôlent plusieurs champs et infrastructures en Irak et Syrie.
    Pour M. Kerry, la campagne de la coalition a permis de reprendre quelque 700 km2, soit "un cinquième du territoire que (l'EI) contrôlait".
    "Les raids ont "privé les insurgés de l'utilisation de plus de 200 infrastructures gazières et pétrolières (...), perturbé leur chaîne de commandement (...), mis sous pression leurs finances et éparpillé leur personnel", a ajouté le chef de la diplomatie américaine à la conférence de Munich (Allemagne) sur la sécurité, sans détailler combien se trouvent en Irak ou en Syrie.
    La coalition compte de nombreux pays arabes, comme l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.
    Après l'enlèvement du pilote jordanien, ces derniers avaient décidé de cesser leurs frappes, craignant pour la sécurité de leurs pilotes et critiquant le manque de moyens de sauvetage.
    Mais ils ont finalement déployé un escadron dimanche dans une base de l'armée de l'air jordanienne, accompagné d'appareils de transport C-17 ainsi que d'avions avitailleurs, a annoncé l'agence Petra.
    Le déploiement des F-16 est destiné à "réaffirmer la solidarité constante des Emirats avec la Jordanie, dont le rôle moteur dans la coalition et les immenses sacrifices pour la sécurité et la stabilité de la région sont incarnés par le martyre du héro Maaz al-Kassasbeh", le pilote tué, a rapporté l'agence émiratie Wam.
    - Aide américaine au Liban -
    L'EI a profité de la guerre civile en Syrie et de l'instabilité en Irak pour s'emparer de larges pans de territoire sur lesquels il impose ses lois et multiplie les exactions.
    Le conflit a débordé au Liban voisin, théâtre de fréquentes incursions de jihadistes venant de Syrie. Les affrontements les plus meurtriers avec l'armée ont eu lieu en août dans la ville frontalière d'Aarsal.
    Pour faire face à cette situation, l'armée libanaise a reçu dimanche une cargaison d'armes en provenance des Etats-Unis, a indiqué à l'AFP un diplomate de l'ambassade américaine à Beyrouth, évoquant "72 canons M198 Howitzer et plus de 25 millions d'obus, de mortiers et de munitions pour les armes automatiques".
    L'ambassade a précisé que la valeur de l'aide en matériel se montait à plus de 25 millions de dollars.
    Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a indiqué de son côté que les premières livraisons d'armes françaises au Liban dans le cadre d'un don saoudien de trois milliards de dollars interviendraient en avril.

    Source : Afp via nouvel obs :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EukFuZpAypMClPHfvp.shtml

  • La solution d’un foudre de guère : fournir des armes à l’Ukraine (Dr Breedlove)

    Les partisans d’une politique de force s’activent à créer de l’irréparable.

    Dr Folamour, ou comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe, c’est le titre, en version française, de la tragi-comédie explosive qui marqua le début de la renommée mondiale de Stanley Kubrick. Sorti en pleine guerre froide entre le « monde libre » et le bloc soviétique, six mois après l’assassinat de John Kennedy, deux ans après la fameuse crise des missiles qui mit la planète à un cheveu de la Troisième Guerre mondiale, le film, presque constamment drôle, déroule l’implacable scénario d’une escalade. On y voit comment, par la faute d’une poignée de faucons, plus vrais que nature, et de la malchance, ce qui était à l’origine un simple incident, dans le cadre de grandes manœuvres de routine, débouche, en dépit des efforts du président américain et de son homologue soviétique, sur l’Apocalypse. L’un des personnages principaux, particulièrement néfaste, de cette fiction est donc ce fameux Dr Folamour, en anglais Dr. Strangelove, savant nazi mal débarbouillé de son idéologie et recyclé par les États-Unis dans la recherche militaire, un dingue pas doux du tout.

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  • « Charlie » piétine l’unité nationale

    Il a tant été dit que « Charlie Hebdo » est un journal islamophobe que ceux qui ont acheté son numéro post-attentat, tiré à 7 millions d’exemplaires, vont être surpris par ce qu’ils vont y trouver.

    Ça doit être ça d’avoir été mal élevés. Une fois qu’on a pris le pli, on ne sait plus dire merci. Tout simplement mer­ci, sans même que ça vienne obligatoirement du fond du cœur. Juste merci. Par politesse. Par courtoisie, cette « notion clef de la civilisation médiévale élaborée dans les cours seigneuriales et fondée sur une théorie et une pratique raffinées des rapports homme-femme » nous rappelle M. Larousse.
    Alors, comme on se souvient vaguement que le mot magique commence par « mer » et qu’il fait cinq lettres, on dit… Et on le dit à tous ceux qui ont soutenu « Charlie » mais que « Charlie » ne juge pas politiquement ou religieusement conformes à la ligne de « Charlie ». Tous ceux-là écrit Gérard Biard dans son éditorial, nous les « em­merdons ». Jamais journal n’avait osé cracher aussi franchement à la gueule de ses lecteurs, fussent-ils d’une se­maine. Mais quand on est « Charlie », on peut tout se permettre.

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  • Une vague de démolition d'églises menace le patrimoine

    C'est, en entrant dans la nef, le silence saisissant d'un patrimoine menacé : l'église de Sainte-Gemmes-d'Andigné (Maine-et-Loire) résiste à une vague de démolitions lancées par des maires - cinq déjà détruites à travers la France depuis le début de l'année. "Toute la nef devrait disparaître", dit à l'AFP Benoît Patier, 51 ans, président de l'Association de sauvegarde de l'église Sainte-Gemmes-d'Andigné, montrant l'imposante nef de quatre travées promise à la destruction. 
    Le maire, Jean-Claude Taulnay, qui n'a pas souhaité être interviewé, veut détruire cette nef bâtie il y a 148 ans en tuffeau, pierre de taille tendre de la région, et la remplacer par un bâtiment circulaire en béton coiffé d'un toit en zinc. Il estime toute restauration trop onéreuse pour ce village de 1 500 habitants. "Restaurer l'église coûterait entre 1,2 et 1,5 million d'euros", explique M. Patier, citant des devis de cabinets indépendants. "Le projet du maire coûte 2,7 millions d'euros : garder l'église coûterait deux fois moins cher." "On ne comprend pas", dit Christian Boullais, 72 ans, vice-président de l'association. 
    45 000 églises en France 
    La maquette, présentée à la mairie, montre une structure moderne accolée à l'ancien clocher. Mais, conscient de la qualité de l'église, l'État a réagi : une instance de classement a été entamée, gelant toute démolition pendant un an."Le maire nous menace maintenant d'un procès", dit à l'AFP la chef du patrimoine au ministère de la Culture, Isabelle Maréchal. L'État fait néanmoins valoir qu'il ne peut tout classer. Il y a en France 45 000 églises paroissiales, dont 35 % bâties au XIXe siècle, dans leur immense majorité non classées. "Des maires tirent à tort la conclusion qu'ils peuvent démolir", explique Isabelle Maréchal. Or, depuis la loi de séparation de l'Église et de l'État, en 1905, l'entretien des bâtiments revient aux communes. 
    Ces dernières soulignent qu'elles n'en ont parfois plus les moyens et que seulement 4,5 % des Français vont à l'église le dimanche, la pratique religieuse étant en forte baisse en France depuis les années 1970. De leur côté, les évêques veulent éviter tout affrontement. "Ils ferment les yeux sur le patrimoine pour acheter une forme de paix sociale", dit à l'AFP Maxime Cumenel, de l'Observatoire du patrimoine religieux. 
    Le Maine-et-Loire en première ligne 
    L'évêque d'Angers, Mgr Emmanuel Delmas, est l'un des plus décriés : son diocèse, où Saint-Aubin-du-Pavoil (1864) et Saint-Pierre-aux-Liens de Gesté (1862) viennent d'être détruites, est le plus touché par la vague des démolitions. 
    Mais le phénomène concerne toute la France : viennent d'être démolies les églises de Saint-Blaise-du-Breuil (Allier), en Auvergne, Saint-Pie-X dans l'Hérault, Saint-Jacques-d'Abbeville (Somme) en Picardie. Également menacées, les églises de Plounérin (Côtes-d'Armor), en Bretagne, et Lumbres (Pas-de-Calais) ont été sauvées. À Arc-Sur-Tille (Côte d'Or), en Bourgogne, le maire a perdu les élections à cause de son projet de démolition. 
    "Un village dont l'église a été détruite est défiguré" 
    C'est l'image d'Épinal des villages français qui est menacée, selon les défenseurs du patrimoine. "Un village dont l'église a été détruite est défiguré", estime Jean-Louis Hannebert, de la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France. Une image tellement symbolique de la France profonde que François Mitterrand, au grand dam de certains laïcs, l'avait choisie pour illustrer son slogan victorieux de 1981, "La force tranquille". 
    Pour les protéger, "l'outil le plus adapté est l'Aire de valorisation de l'architecture et du patrimoine (AVAP)", précise Isabelle Maréchal. C'est aux régions et aux communes de mettre en œuvre cette protection, souligne-t-elle. 
    De la petite route qui mène à Saint-Aubin-du Pavoil, on voyait apparaître le fier clocher du village. Il a été, en janvier, le premier à tomber. Rasé comme à la Révolution, lorsque cette ville fut punie pour avoir hissé le drapeau blanc de la royauté. "Ça fait un vide considérable", déplore Michel de Vitton, 69 ans, dont l'épouse avait pris la tête de l'association de sauvegarde. À la place de l'autel, on peut voir un minuscule espace derrière une baie vitrée, sous un toit en zinc : Il tient désormais lieu d'église. 

  • Suppression des 36000 communes françaises ?

    Le commissariat général à l’égalité des territoires, dans un rapport publié le 21 janvier, préconise la dissolution des 36 000 communes de France dans près d’un millier d’intercommunalités.

    Il suggère aussi que le nombre total d’intercommunalités ne devrait pas être supérieur à 1000 (2108 actuellement) et encourage, par conséquent «la fusion de communes», «et surtout les créations de communes nouvelles». A terme, le rapport suggère que la clause de compétence générale des communes soit transférée aux intercommunalités

    L’Association des Maires de France (AMF) et l’Associations des Maires Ruraux de France dénoncent la « vision dogmatique » de « cénacles parisiens », « des évolutions hors sols » qui n’obéissent qu’à un principe - « hors concentration urbaine, point de salut ».

    Michel Janva

  • Manuel Valls poursuivi au pénal: Premier ministre et commerçant, il viole la Constitution !

    ARTICLE 23 DE LA CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958 :

    « Les fonctions de membre du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national et de tout emploi public ou de toute activité professionnelle. »

    Halte là ! dit Xavier Kemlin…

    « Manuel Valls, Emmanuel Macron et Vincent Peillon sont inscrits au Registre du commerce, en infraction avec l’article 23 de la Constitution de 1958″, dénonce Xavier Kemlin.

    L’arrière-petit-fils du fondateur de Casino et citoyen franco-suisse a porté plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d’instruction de Thonon pour «faux en écriture publique» et fausse déclaration d’une profession, jeudi 5 janvier 2015.

    Xavier Kemlin: «Le procureur va me recevoir et requalifier les faits en fonction du droit pénal».

    Parallèlement, il a informé par courrier le Conseil constitutionnel et la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. «Je vous informe que monsieur Manuel Valls cumule les fonctions de Premier ministre et de commerçant inscrit au registre du commerce et des sociétés».

    «Ces différentes fonctions étant incompatibles en application de l’article 23 de la constitution du 4 octobre 1958, il est indispensable qu’ils mettent fin à leur activité ministérielle» ajoute le franco-suisse.

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    Du point de vue juridique, le problème est réel, même si la complicité judiciaire a peu changé depuis La Fontaine (selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir), et que l’issue est connue d’avance : classement sans suite.

    Car Manuel Valls est bien inscrit au registre du commerce en tant que personne physique pour «affaire personnelle» depuis le 2 octobre 2000 au titre «d’activités des organisations politiques»

    Kemlin précise d’ailleurs que Valls « ne fournit pas de chiffres-clé pour 2013 et 2014, ce qui est paraît-il son droit. Mais on peut toujours lui reprocher de ne pas avoir fait de déclaration d’intérêts sur le site HATVP » (Haute Autorité pour la transparence de la vie publique)

    Toujours selon Kemlin, « à lire le registre du commerce, l’activité de Vincent Peillon pourrait par exemple être plus importante puisqu’il est fait mention de 1 ou 2 employés. Mais s’il est difficile d’en savoir plus à ce stade, l’article 23 paraît rédigé de manière suffisamment large pour qu’il y ait matière à enquête. En effet, l’exercice d’une fonction ministérielle y est déclarée incompatible avec «toute activité professionnelle».

    Xavier Kemlin on le voit, ne désarme pas… nous avions révélé ici qu’il a déposé plainte contre Valérie Trierweiler pour que soit justifiées les dépenses payées par les contribuables lorsqu’elle était la petite amie du président Hollande.

    La justice ne semble pas pressée, trop occupée à punir les opposants politiques et relaxer les voyous.

    La gauche, encore et toujours, n’a aucune gêne pour piétiner ses valeurs les plus chères.

    Selon nos informations, Le Parisien, Le Monde, Le Figaro, L’Express, Metronews, Mediapart, Nice Matin et Le Canard Enchainé ont été informés. Ces grands professionnels pressés de rapporter une information neutre en feront, n’en doutons pas, leurs gros titres…

    Source: © Dreuz.info.

    http://www.altermedia.info/france-belgique/uncategorized/manuel-valls-poursuivi-au-penal-premier-ministre-et-commercant-il-viole-la-constitution_127770.html#more-127770

  • Sur la bonne voie

    C’est le Premier ministre Manuel Valls en personne qui a appelé hier le candidat socialiste Frédéric Barbier pour lui annoncer qu’il emportait d’une courte tête ce second tour de la législative partielle dans la quatrième circonscription du Doubs, face à la frontiste Sophie Montel. Fort de cette propagande anti-FN qui a été martelée jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, le candidat du PS a donc été élu avec seulement 863 voix d’avance -51,43% contre 48,57% des suffrages pour la candidate FN. L’extrême gauche et plusieurs dirigeants de « droite » -Alain Juppé, le président du sénat Gérard Larcher, la sarkozyste Nathalie Kosciusko-Morizet, le président du MoDem François Bayrou…- avaient appelé à voter explicitement socialiste. La candidate FN améliore pourtant son score du premier tour de 16 points et d’environ 6.300 voix. Sophie a multiplié par deux ce dimanche le résultat qui était le sien lors du second tour de la triangulaire de 2012. L’abstention est cependant restée très élevée mais a enregistré un reflux d’environ dix points, passant de 60 à 50%.

     Cette victoire à l’arrachée du PS est analysée par beaucoup comme une conséquence de l’«effet 11 janvier », la matérialisation du rebond en faveur de l’exécutif enregistré dans les enquêtes d’opinion, généré par le climat anxiogène qui règne depuis les attentats de début janvier. C’est en effet depuis l’accession de François Hollande à l’Elysée, la première fois en treize scrutins que le PS l’emporte dans une élection législative partielle.

     Sur le site de RTL Jean-Yves Camus, spécialiste es FN, dirigeant de l‘Observatoire des radicalités politiques à la Fondation Jean Jaurès souligne pour sa part que « la médiatisation du scrutin et la forte mobilisation côté gouvernemental n’ont pas impacté le résultat autant qu’on aurait pu le penser en faveur du PS. Le différentiel de participation n’a pas donné à Frédéric Barbier un avantage aussi important qu’on l’aurait supposé. Pour lui, le candidat PS a récupéré dans les parties urbaines des voix là où la candidate FN s’est imposée dans le périurbain et le rural ».

     Il s’agit en effet  de constater  que cette circonscription, dans laquelle députés de droite et de gauche alternent assez régulièrement depuis cinquante ans, était acquise au PS depuis des années puisque Pierre Moscovici , qui a rallié la Commission européenne à Bruxelles, en était le député sortant. Son suppléant Frédéric Barbier, y est bien implanté et comme l’a noté Sophie Montel ce dernier a  d’ailleurs «  réussi à sauver sa peau (hier, NDLR) avec les réseaux associatifs et clientélistes d’Audincourt tenue par un sénateur maire socialiste.»

     Frédéric Barbier, qui a pu compter sur le soutien affiché, militant de François Hollande, de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve sur le terrain -les ministres se sont-ils rendus sur place au frais du contribuable ?- s’est gardé  cependant de tout triomphalisme. A l’unisson des dirigeants du PS il a affirmé hier soir qu’ «année après année, élection après élection, le FN progresse. À ce rythme, son ascension vers le pouvoir doit être prise très au sérieux». Constat sur un triste succès socialiste qui fait écho aux jugements de Marine Le Pen  («le PS a gagné d’un cheveu, mais c’est le FN qui est le grand vainqueur de l’élection »),  de Steeve Briois (« une victoire à la Pyrrhus pour le système »), de Florian Philippot (« Ils ont mis des moyens considérables, c’est très inquiétant pour le système, qui ne pourra pas se multiplier aux prochaines élections »). Bref,  comme l’a résumé Marion Maréchal-Le Pen,  « Le front républicain a eu chaud aux urnes » ! 

     Pourtant rien n’a été épargné à Sophie Montel a rapporté le Huffington Post «  taxée de parachutée parce qu’elle ne vote pas dans la circonscription (elle y a néanmoins grandi), accusée de racisme après la résurgence d’une déclaration datant de 1996 dans laquelle elle soutenait Jean-Marie Le Pen (…), cornérisée par le front républicain martelé par le premier ministre et le ministre de l’Intérieur venus soutenir son adversaire socialiste »

     Quant à l’UMP, dont le candidat malheureux du premier tour, Charles Demouge, avait exprimé son inclinaison en faveur du vote socialiste pour faire barrage à l’opposition  nationale,  son Bureau Politique avait recommandé officiellement à ses électeurs  le « ni, ni », ni vote FN, ni vote PS.

     Force est de constater que les consignes d’abstention ou de vote blanc n’ont pas été suivies par les électeurs de droite. Non seulement la participation a progressé,  mais surtout très peu de votes blancs ont été recensés. L’étude des résultats des bureaux de vote de la circonscription traditionnellement acquis à l’UMP –notamment dans les zones où le vote pour M. Demouge fut important au premier tour- montre à l’évidence que beaucoup de sympathisants UMP ont voté pour Sophie Montel.

     Sur le site de L’Express, le chercheur en sciences politiques Joël Gombin résume bien la situation en tirant lui aussi comme « principal enseignement » de cette partielle «  que, dans l’une des circonscriptions les plus ancrées à gauche, le FN parvient presque à faire 50% des voix. Cela témoigne d’un rapport de force dégradé pour le PS (…). A l’évidence, la forte mobilisation a profité au PS. C’est elle, bien plus que la capacité à créer un Front républicain avec la droite, qui explique le sursaut du PS. Mais la forte participation a aussi profité au FN qui, sur le papier, n’avait aucune réserve de voix. Or, il gagne 16 points. On assiste à une surmobilisation de l’électorat FN que l’on observe désormais à chaque fois qu’une victoire du FN est perçue comme possible. A cela, il faut ajouter vraisemblablement un nombre important de voix qui viennent de l’UMP »

     Bref, si le FN a manqué de peu hier l’élection d’un troisième député, ce scrutin confirme la progression du  rejet symétrique du PS et de l’UMP. Cette volonté des Français de reprendre leurs libertés est de bon augure pour la suite note Bruno Gollnisch qui se désole cependant de cette grève du vote toujours si présente chez nos compatriotes, et notamment hélas, dans l’électorat populaire.

    Pour le reste, nous pensons avec  Marine que le camouflet infligé par les électeurs à l’UMP obère mal de l’avenir de ce parti divisé, notamment dans le cadre des prochaines élections départementales et  régionales.

    http://gollnisch.com/2015/02/09/sur-la-bonne-voie/

  • Contre les « mercenaires » UMPS , le vote national!

    Nous doutons fort que  le discours indigent   de François Hollande hier  lors de sa conférence de presse  fera rentrer les Français patriotes  dans la niche du Système UMPS. Chef de l’Etat  qui n’ a pas hésité à se muer en chef de parti pour exhorter les électeurs « républicains » à voter contre l’opposition patriotique dans  la quatrième circonscription du Doubs.  Au nombre des commentaires plus ou moins pertinents et intelligents suscités par l’élimination de l’UMP de cette  législative partielle et le duel Montel(FN)-Barbier (PS) qui connaîtra  son dénouement dimanche, le politologue de gauche Thomas Guénolé a exprimé dans l’Obs un avis qui se voulait (faussement) équilibré. S’interrogeant comme ses confrères sur l’opportunité d’un front républicain, il juge en l’espèce qu’il s’agit  de s’interroger sur le fait de savoir     si « oui ou non, le Front national» est «républicain ? ». « Tout dépend affirme-t-il, du FN auquel on a affaire : le FN lepéniste, ou le FN philippiste ».  «D’un côté, le FN lepéniste est un parti raciste, antisémite, négationniste, homophobe, et islamophobe. Son principal idéologue est Jean-Marie Le Pen, président d’honneur du parti. Tout ou partie de ses positions sont tenues au FN par (des) personnalités importantes : Marion Maréchal-Le Pen, Bruno Gollnisch, Aymeric Chauprade, etc. Le FN lepéniste considère qu’il y a inégalité des races (…), inégalité des cultures, notamment au désavantage des cultures d’Afrique. Il a des positions négationnistes sur l’extermination des juifs d’Europe. Il considère que l’homosexualité est une maladie mentale. Il croit que la France est menacée de grand remplacement, c’est-à-dire le remplacement progressif d’une population française de souche par une immigration essentiellement arabo-musulmane (…) ».

     A cette description d’un  Front des affreux, des infréquentables, démonstration qui s’appuie sur  deux phrases tirés de leur contexte, beaucoup d’approximations malignes et de mauvais fantasmes censés résumer quarante ans d’activités, de thématiques et de programmes frontistes, Thomas Guénolé  oppose un néo FN.  En l’espèce donc  « le FN philippiste », «  un parti souverainiste et protectionniste ». « Il propose  de sortir de l’euro, de sortir de l’Union européenne, d’appliquer la préférence nationale à tous les droits socio-économiques du pays, et de sortir du système économique de libre-échange mondialisé. Son principal idéologue est Florian Philippot, vice-président du parti. Tout ou partie de ses positions sont tenues au FN par d’autres personnalités importantes : par exemple Steeve Briois ».

     « Au sens strict, ce parti est incontestablement nationaliste. En revanche, objectivement, on ne peut pas trouver dans son message des éléments contraires au républicanisme : le FN philippiste n’est ni raciste, ni antisémite, ni homophobe, ni islamophobe.  Par exemple, il parle d’immigration avec un discours économique, reprenant d’ailleurs le concept d’armée surnuméraire de Karl Marx. Autre exemple, lorsqu’il parle d’identité nationale, c’est toujours avec un discours assimilationniste, et jamais avec un discours identitaire de type racines chrétiennes ».

     L’analyse de M. Guénolé n’est pas honnête dans  sa volonté de noircir le combat historique du Mouvement national qui, sans haine, ni violence,  a toujours œuvré  plus prosaïquement pour le maintien de nos libertés, de  l’identité et de la souveraineté françaises. Rappelons déjà à ce dernier  que la défense des évidentes racines helléno-chrétiennes de notre pays,  de notre civilisation n’est en rien antinomique avec le vœu d’une assimilation des immigrés qui souhaitent s’agréger à notre nation en en respectant les valeurs, la  nature et les fondements

     Enfin,  avant même la naissance de Marion et  l’adhésion de Florian au FN, Jean-Marie Le Pen, les dirigeants, les programme du FN  ont toujours rejeté clairement  le  « racisme », l’antisémitisme »,  les attaques contre l’islam et les diverses minorités.  Le FN a contrario, et il faut être bien partial ou bien sot pour ne pas le comprendre, s’est élevé contre les lobbies communautaires œuvrant à la désagrégation de notre unité nationale,  s’arrogeant le droit de parler au nom des individus ou des groupes dont ils s’autoproclament les  représentants,  et contre  la politique d’immigration des partis du Système, mais certainement pas  en attaquant les  immigrés !

     Last but not least, et nous l’évoquions déjà sur ce blogue en commentant  des propos plus anciens mais  du même tonneau de M. Guénolé, le  discours  souverainiste, social, économique, la dénonciation  de la politique d’immigration sous l’angle de son utilisation-instrumentalisation comme armée de réserve  au service  d’un certain patronat  antinational, de  l’Europe bruxelloise,  des ravages de l’ultra-libre échangisme  sont  présents, mis en avant   et développés au FN depuis 25 ans ! Ce discours là, c’est non  seulement le talent de Marine mais aussi  l’aggravation de la   crise qui le rend plus audible en en faisant apparaitre pleinement la pertinence.

     Loin de s’opposer, les anciens et nouveaux frontistes sont  donc unis sur l’essentiel.  M. Guénolé ne perçoit peut être pas ( ?) que dans la très grande majorité des cas, pour un électeur frontiste, de longue ou de fraiche date, les notions d’identité, de sécurité, de protectionnisme  et de souveraineté ne sont pas séparables…Même pour d’anciens sympathisants de l’UMP, du PS, du PC  qui votent désormais Marine, FN-RBM,  justement parce qu’ils créditent l’opposition   nationale d’une vision globale, cohérente,  que n’ont pas  ses adversaires, même « eurosceptiques »,  de « droite » ou de « gauche ».

    La vision des élites dites républicaines mais en fait euromondialistes  du devenir de notre pays, a été  réaffirmée par MM. Valls et Hollande  dans leur souhait de poursuivre une politique d’immigration de peuplement  (260 000 entrées par an selon les dernières statistiques !)  tout en la dispersant de force sur l’ensemble du territoire. Une France appréhendée comme un hôtel (hors les « immortels principes »,  du passé faisons table rase), ouverte à tous,  un peu dans l’esprit qui a présidé, dans un  pays largement artificiel comme le  Qatar, à la constitution de son équipe de  handball.

     Or, il en va des équipes nationales  comme des flux migratoires,  il ne suffit pas de  faire venir des mercenaires du monde entier pour créer un sentiment  d’appartenance  à une nation, pour  créer une âme nationale.  Ce n’est que justice que  le Qatar ait été  vaincu  dimanche dernier par notre extraordinaire  équipe nationale en finale de la coupe du monde handball à Doha.  L’entraineur de l’équipe de France,  Claude Onesta l’a dit à sa manière commentant cette victoire : « je ne dis pas que l’honneur est sauf, mais que peut être effectivement pour la symbolique, c’était mieux que ce soit nous qui gagnions ».

     Pour la symbolique, pour enraciner encore plus le FN, pour  la France note Bruno Gollnisch,  il serait tout  aussi légitime que notre candidate Sophie Montel l’emporte ce dimanche contre les mercenaires de l’UMPS ! Aux urnes citoyens !

    http://gollnisch.com/2015/02/06/contre-les-mercenaires-umps-le-vote-national/

  • L’Afrique Réelle N°62 - Février 2015

    Sommaire

    Actualité 
    - Algérie : L’effondrement du prix du pétrole menace la paix sociale 
    - Le Nigeria et le Niger face à Boko Haram 
    - Burkina Faso : De Thomas Sankara à Blaise Compaoré

    Histoire Le premier conflit mondial en Afrique du Nord

    Afrique du Sud Quand Mgr Lafont louvoie entre niaiserie, aveuglement et déni de réalité

     

    Editorial de Bernard Lugan :

    Par leurs provocations irresponsables, les « Charlie » réussiront-ils à paralyser la lutte anti-jihadiste au Sahel ?

    1) Parlons vrai : que cela plaise ou non, pour une grande partie de l’Afrique, l’odieux assassinat des journalistes de Charlie Hebdo est vu comme la « juste punition de blasphémateurs ». Quant aux imprudents responsables africains qui furent littéralement convoqués à la marche parisienne des « Charlie », notamment les présidents Ibrahim Boubacar Keita du Mali et Mahamadou Issoufou du Niger, les voilà désignés comme des ennemis de l’islam. Ils sont donc politiquement affaiblis et cela alors qu’ils sont en première ligne contre le jihadisme.

    Les conséquences géopolitiques qui vont découler de cette situation ne peuvent encore être mesurées. Notamment au Niger où Boko Haram qui, jusqu’à présent ne s’était pas manifesté, a pris le prétexte de la livraison du numéro spécial de Charlie Hebdo publié après les assassinats, pour lancer des foules fanatisées contre les intérêts français à Zinder et à Niamey. Au même moment, nos postes militaires avancés veillent aux frontières du pays pour empêcher le Niger de passer sous le contrôle des jihadistes...

    Un officier supérieur égyptien pourtant peu suspect de sympathies islamistes me disait récemment : « Quand Charlie Hebdo représentait le pape Benoît XVI sodomisant un enfant de choeur, ses journalistes passaient pour de facétieux potaches et les catholiques protestaient par la prière. Mais quand ils insultent le prophète Mahomet, ils le paient de leur vie. Il est désolant de devoir constater que ce sont les malades mentaux salafistes qui, par l’assassinat, rappellent vos journalistes à la décence ».

    Cruelle réflexion ! Les irresponsables de Charlie Hebdo ont-ils conscience des dégâts que leur jusqu’au-boutisme a provoqué en Afrique ? Peuvent-ils comprendre qu’ils ont mis en danger la vie de Français expatriés ? Peuvent-ils imaginer qu’ils fournissent des armes aux jihadistes tout en paralysant nos soldats engagés dans de difficiles combats pour les réduire ? [...]

    La suite sur le blog officiel de Bernard Lugan

    Pour vous abonner.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?L-Afrique-Reelle-No62-Fevrier-2015

  • Diana Johnstone: Hillary Clinton, une va-t-en guerre en course pour la Maison Blanche.

    Entretien réalisé par l’ agence info libre avec la journaliste Diana Johnstone, à propos de l’implication d’Hillary Clinton dans la guerre de Libye, le soutien financier qu’elle reçoit de l’oligarchie américaine et du lobby pro-israélien pour sa course à la Maison Blanche, le système « démocratique » américain…

    Suite de l’entretien avec Diana Johnstone, avec comme thématiques abordées l’influence américaine sur les pays européens via des fausses ONG comme la Nation Endorsment for Democracy ou encore la construction de l’Union Européenne, le chaos régnant en Libye depuis l’assassinat de Mouammar Kadhafi, le soutien d’Israël à des factions djihadistes se battant contre la Syrie de Bachar Al-Assad…

    Source: Agence Info Libre

    http://www.altermedia.info/france-belgique/