Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

actualité - Page 5116

  • Donald Tusk

    par Jean-Paul Baquiast

    Ex: http://www.europesolidaire.eu

    Ce nom est celui de la personnalité qui prendra le 1er décembre la tête du Conseil européen. Mais qu'est-ce que le Conseil européen?

    Ses réunions prennent la forme de sommets rassemblant les chefs d'État ou de gouvernement de l'Union Européenne. Ils décident en principe des priorités politiques générales et des grandes initiatives à prendre au plan de l'Union. Le Conseil se réunit généralement quatre fois par an, sous la présidence d'un président permanent. Ce président sera jusqu'au 1er décembre le belge Herman Van Rompuy. Lui succédera ensuite le polonais Donald Tusk, qui vient d'être élu à ce poste fin août.

    Seuls les fins connaisseurs de la mécanique bruxelloise peuvent dire avec précision en quoi la voix du Conseil européen se distingue de celle des grands Etats membres, notamment de celle de l'Allemagne – ou de celle des Etats-Unis . Récemment, il a décidé d'accroitre les sanctions contre la Russie. Belle initiative, prise sans doute sous les pressions américaines alors que beaucoup de gouvernements européens commencent à douter de l'opportunité de ces sanctions, dont par ailleurs les répercussions négatives pèsent de plus en plus sur leurs économies. Mais autant que l'on sache, le Conseil n'a guère débattu de l'opportunité de cette mesure.

    Qui peut dire par ailleurs dans quels autres domaines il se fait remarquer par l'originalité et l'audace de ses prises de positions? Nous pensons en particulier à la question de la relance des investissements productifs et de la recherche scientifique en Europe, comme au rôle que pourrait avoir la Banque centrale européenne en soutien de telles mesures. Aussi bien les présidents successifs du Conseil européen ne se sont pas fait remarquer par leur fortes personnalités, l'audace de leur propositions. Par charité n'insistons pas.

    Le nouveau président, Donald Tusk, va-t-il faire exception? Autrement dit, trouvera-t-on quelqu'un au bout de la ligne lorsque l'on fera le n° de téléphone de l'Europe? Va-t-il porter haut et fort la parole européenne dans toutes les graves crises qui s'annoncent, diplomatiques, politiques, économiques, environnementales? Disons que, s'il s'est heureusement différencié, comme chef du gouvernement polonais, des deux inénarrables et dangereux frères qui l'avaient précédé, il ne laissera pas de traces mémorables dans l'histoire récente de la Pologne. Ou alors, quelque chose nous aura échappé.

    Ce n'est pas être méchant de penser que, s'il a été choisi, ce fut pour donner enfin, dix ans après l'entrée des pays de l'Est dans l'Union, une place au plus important et symbolique d'entre eux, la Pologne. Mais, une raison bien moins bonne à nos yeux s'y est ajoutée. Le surgissement de la crise ukrainienne et la volonté des Etats-Unis de trouver un soutien sans faille à leur politique dans cette région a beaucoup joué. L'appel à un responsable polonais s'imposait alors. La Pologne, encore mal guérie de ses années de résistance à l'URSS, n'a pas compris que la Russie d'aujourd'hui n'est plus celle de Staline. Elle est systématiquement à l'avant garde des initiatives les plus aventureuses et dangereuses de l'Otan. Plus en profondeur, pays profondément catholique, elle ne désespère pas de pouvoir faire reculer l'Eglise orthodoxe russe, son ennemie séculaire depuis des siècles.

    Les nations plus prudentes à l'égard des initiatives américaines et plus ouvertes à la coopération avec la Russie, d'abord, avec les pays du BRICS ensuite, ne trouveront sans doute pas en Donald Tusk la voix un peu audacieuse dont elles auraient besoin pour se faire entendre. Ce sera dommage, non seulement pour elles, mais pour l'Europe toute entière – y compris pour la Pologne, que nous aimons tous bien en France.

    PS au 02/09. On lira, au sujet de l'élection de Donald Tusk, un article plus détaillé que le nôtre de Philippe Grasset. On y trouvera aussi une appréciation sur le futur rôle possible de la remplaçante de Catherine Ashton, l'Italienne Mogherini dont nous n'avions pas parlé, faute d'éléments suffisants. Mais nous y reviendrons sûrement..

    Voir http://www.dedefensa.org/article l_ue_en_ordre_de_bataille_mais_quelle_bataille__01_09_2014.html

     Jean Paul Baquiast

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/09/04/donald-tusk.html

  • Théorie du complot : en fait, Marine Le Pen n’existe pas

    Dans les « grands » médias, l’offensive contre la réalité passe en mode agressif. Les différents sondages donnant le Front national largement en tête du premier tour de la présidentielle ont provoqué une réaction d’autodéfense spectaculaire de ce qu’on peut appeler le « système ».

    Ce dimanche, après le discours de la présidente du Front à Fréjus, le politologue Thomas Guénolé, a ainsi pu déclarer sur BFM TV : « Il faut le dire [sourire entendu], le Front national est un parti qui ne progresse pas. » Les journalistes présents sur le plateau ne purent réprimer un air gêné devant l’affirmation stupéfiante de « l’expert ». D’autant que, dans les minutes qui suivirent, Guénolé réalisa la performance de pronostiquer une victoire écrasante du FN lors des prochaines régionales… Un peu comme si le loustic nous parlait de réchauffement climatique emmitouflé dans une combinaison polaire.

    Lire la suite

  • Leur « république exemplaire » et nous

    Petits arrangements entre amis. Jérôme Lavrilleux, une figure centrale du scandale Bygmalion, avait menacé de tout déballer s’il était exclu de l’UMP. Une exclusion qui  n’est « curieusement  » plus à l’ordre du jour, elle était pourtant annoncée a rappelé Florian Philippot sur BFM TV ce matin…Les Français ne comprennent pas non plus que Thomas Thévenoud, le donneur de leçons-redresseur de torts qui « oublie » de déclarer ses impôts pendant trois ans, ne remette pas en jeu, par simple décence, honnêteté, respect des électeurs qui l’ont élu, son mandat. Le PS a finalement opté pour une pitoyable manœuvre. M. Thévenoud reste député mais ne siégera pas au sein du groupe PS dont il est exclu, à l’instar de la désormais « célèbre » Sylvie Andrieux… Ce qui permet au PS, à un député prés, de rester majoritaire à l’Assemblée à quelques jours d’un vote de confiance qui s’annonce compliqué. Voilà la conception de la « République exemplaire » défendue par François Hollande et son parti…

    Dans ce climat délétère, Manuel Valls tente de rallier une gauche qui se rebiffe à son panache euromondialiste en faisant du chantage: soutenez notre politique anti-sociale ou le pire est à craindre . Nous l’évoquions précédemment sur ce blogue, le Premier ministre a agité samedi la probabilité d’une victoire de Marine en cas de  mise en minorité du gouvernement, suivie d’une dissolution de l’Assemblée. C’est lors d’un meeting commun àBologne (italie) à la Fête de l’Unita , le symbole est parlant, en compagnie du  chef du gouvernement italien,  l’eurolibéral de gauche Matteo Renzi, que M. Valls a prononcé cet avertissement solennel.

    Dans le même registre, le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a abondé dans le même sens que l’UMP, nous allons le voir, en affirmant qu’une victoire du FN  entraînerait « le chaos en France« . « C’est un régime qui n’est pas national-socialiste tel qu’il existait dans les années 30, mais c’est un régime d’apartheid », a-t-il assuré lundi sur LCI et Radio ClassiqueLes ténors socialistes se rendent-ils comptent du décalage qui ne cesse de se creuser entre eux et les Français, du fait de leur politique, de leurs magouilles, de leurs discours délirants déconnectées du réel, de leurs mauvais tour de passe-passe? Ce n’est même pas sûr.

    A « droite » , le spectacle est tout aussi pitoyable. Candidat à la primaire de l’UMP pour la candidature à la présidentielle, Alain Juppé entonne le même mantra. Il a estimé de samedi àla Baule que son parti devait « attaquer beaucoup plus fermement » les idées « pernicieuses » du FN ». «  Moi je ne veux pas d’une France barricadée, fermée à l’étranger comme on la propose » (sic) a affirmé l’ex calamiteux Premier ministre de Chirac et ministre des Affaires étrangères de Sarkozy. Le député Bernard Debré a lui aussi appelé à lutter contre l’oppostion nationale et patriotique: « Je suis sur la ligne Juppé ». Le secrétaire général de l’UMP et ex très mauvais ministre de l’Education Luc Chatel a tenu à réaffirmer pareillement que son parti de droite euromondialiste « est le seul rempart possible face au FN ».

    L’ancien ministre UMP Éric Woerth, lui aussi un temps rattrapé par « les affaires »,  a estimé de son côté que le Front National « est un problème pour la France », comprendre en faitun problème  pour la Caste qui la dirige si mal.

    Même son de cloche, mais est-ce vraiment étonnant, d’un « proche » de Nicolas Sarkozy, son conseiller Franck Louvrier. Dans un entretien publié samedi dans Presse Océan il explique que l’ex chef de l’Etat dans le collimateur de la justice dans de nombreux dossiers, était « de (son) point de vue le seul à pouvoir rassembler le pays face à la montée des extrêmes (…). Le premier ennemi de Marine le Pen, c’est Nicolas Sarkozy, car s’il est candidat, elle risque de ne pas passer ».

    Lundi matin, le président du MoDem,  François Bayrou,  interrogé par France Info, n’a pas brillé par son originalité. Lui qui doit son élection à la mairie de Pau au soutien de l’UMP a déclaré que le FN est un « poison » dont les idées sur l’Europe et l’euro précipiteraient la France « dans l’abîme« . Quelle audace…

    Bis repetita placent, une « bonne » synthèse » de cette longue éructation contre le FN, sans jamais que la parole soit donnée à la défense, a été faite de nouveau par Bernard-Henry Lévy, invité de l’émission de Laurent Ruquier, diffusé samedi soir sur France 2 -Bruno Gollnisch s’en est indigné sur tweeter . Le philosophe pipo(le) a cependant noté avec justesse, au milieu de son flot d’invectives et de poncifs, que le vote FN est  un vote effectué en « conscience ». Un vote d’adhésion.

    « Je crois qu’il y a un moment a-t-il déclaré, où il faut arrêter de prendre les gens pour des cons. Il faut arrêter de faire comme si c’était des enfants qui avaient été endormis par des marchands de sable maléfique (…). Il y a aujourd’hui 25 % de gens qui votent en connaissance de cause pour un parti politique qui, à tous égards, n’est pas tout à fait dans l’ordre et le cercle démocratique. » Pas tout à fait surtout dans l’idée que s’en font BHL et ses amis, ce qui est bien sûr très différent!

    Et Bernard-Henry Lévy de se désoler encore de l’efficacité dialectique des militants frontistes, qui sont des gens « extrêmement précis, compétents, obsédés par les statistiques, drogués aux chiffres, drogués aux chaînes d’information ». Non pas tant « drogués » d’infos  qu’attachés au réel et à la manifestation de la vérité précise Bruno Gollnisch.

    Aujourd’hui , sur slate.frEric Dupin a lui tenté d’expliquer les raisons de la montée en puissance du FN:  » La double thématique anti-libérale du parti mariniste (hostile au libéralisme économique autant qu’au libéralisme culturel) entre en résonance avec l’état l’esprit d’une large partie de la population, simultanément frappée par la crise économique et déboussolée par les mutations du monde ». Une population française « déboussolée »? Surtout décidée à conserver-recouvrer tout simplement son identité, sa souveraineté, ses valeurs, sa prospérité, qui sont  confisquées, attaquées, bafouées par la caste euromondialiste.

    Et l’électorat qui votait jusqu’alors encore à gauche en prend de plus en plus conscience et vient renforcer l’hemorragie qui frappe les partis du Systéme. Sur son blogue, Nicolas Bourgoin le soulignait ces derniers jours: « Croissance nulle, augmentation quasi-continue du chômage (le nombre d’inscrits à pole emploi a dépassé la barre de 5 millions) ainsi que des impôts directs et indirects pour les ménages à laquelle s’ajoute une stagnation des salaires composent un cocktail explosif. Conséquence attendue : les déficits dérapent et ça ne devrait pas s’arranger dans les prochains mois car l’Allemagne, attachée à un euro fort, reste sourde aux demandes de François Hollande pour une politique de relance économique. Englué dans les contraintes de l’Europe communautaire, le gouvernement n’a d’autre choix que de taper toujours plus sur les salariés et de pressurer les classes moyennes… faisant ainsi diminuer la demande solvable et reculer toute perspective de reprise économique (…) ».

    « Pacte de responsabilité d’une main, ABCD de l’égalité de l’autre… les élites du PS ont compris que le marché n’est jamais aussi fort que lorsqu’il a face à lui non des collectifs mais des individus atomisés et déstructurés, sans racines ni identité sexuée et totalement désaffiliés… » Des Français l’ont compris se félicite Bruno Gollnisch, de gauche, de droite, d’ailleurs… plus nombreux qu’hier mais bien moins que demain.

    http://gollnisch.com/2014/09/09/republique-exemplaire/

  • Le PS en déliquescence

    Lu ici :

    "Deux ans après la prise du pouvoir, le PS vacille sur deux de ses piliers. Le réseau d'élus locaux, qui fut la première force du parti pendant des années, est durablement menacé par la défaite aux municipales et celle, prévisible, aux régionales de 2015. La capacité de mobilisation militante, deuxième atout du PS, est aussi remise en cause."

    Michel Janva

  • Libre Journal des débats du 2 septembre 2014 : “Quelles solutions à la crise syrienne ? ; Peut-on encore être maurrassien au XXIème siècle ?”

    Benjamin Blanchard, assisté de Charles de Meyer, recevait Florent de Gigord, blogueur, Fabrice Balanche, maître de conférences à l'université de Lyon II, Samuel Laurent, consultant international, spécialiste du monde arabe, Roueida Koury, présidente de Chrétiens pour la paix en Syrie, Léopold Gauthier, chroniqueur, François Huguenin, essayiste, historien, Axel Tisserand, président du Cercle de Flore et François Bel-Ker, secrétaire général d'Action française. Thèmes : “Quelles solutions à la crise syrienne ? ; Peut-on encore être maurrassien au XXIème siècle ?”.

    Première partie

     

     

    Seconde partie

     

     

  • Justice de la République : deux poids, deux mesures

    1] foncer sur un policier en scooter sans casque, sans plaque d’immatriculation et en possession d’une dizaine de grammes de cannabis

    Le jeune homme de 20 ans qui a blessé un policier jeudi à Schiltigheim en le percutant avec son scooter (DNA de samedi) a été condamné cet après-midi en comparution immédiate à un an de prison avec sursis et mise à l’épreuve(SME). Source : DNA

    Le parquet avec requis que 5 mois de sursis avec de la mise à l’épreuve !!!

     

    2] Des graffitis sur une mosquée

    Le tribunal correctionnel de Bordeaux a condamné, mardi 2 septembre, deux individus de 25 et 40 ans à 18 mois de prison avec sursis pour avoir dessiné des croix gammées sur les murs d’une mosquée, à Lesparre-Médoc, en Gironde. Les auteurs des méfaits ont aussi été condamnés à rembourser les préjudices matériel et moral causés, et seront soumis à deux ans de mise à l’épreuve. Source : Saphirnews

    Le parquet réclamait 6 mois de prison ferme !!!

    http://www.contre-info.com/

  • LMPT : 2 rapporteurs du Conseil de l’Europe enquêtent sur la répression policière

    Jeudi 11 septembre, deux députés rapporteurs nommés par le Conseil de l’Europe se rendront à Paris pour enquêter sur la répression des grandes manifestations contre la loi Taubira. L’ECLJ publie un rapport sur les violations des droits constatées. Grégor Puppinck écrit dans Valeurs actuelles :

    "Des responsables de la Préfecture de Police de Paris, le Procureur de la République de Paris, des membres des forces de l’ordre, des victimes d’arrestations arbitraires et de violences et leurs avocats seront, entre autres, entenduspar les deux rapporteurs nommés par la« Commission de suivi » (ou de monitoring) dans le cadre de la procédure initiée par le projet de résolution « Graves revers dans le domaine des droits de l'homme et de l'Etat de droit en France » (Doc. 13255) du 26 juin 2013. La liste précise des personnes convoquées est confidentielle.

    La Commission de suivi de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe est chargée de veiller au respect par les Etats de leurs obligations et engagements contractés au seindu Conseil de l’Europe, en particulier dans le domaine des droits de l’homme et de la démocratie.

    Durant ces auditions qui se tiendront à huis-clos à Paris, les deux députés rapporteurs, Valeriu Ghiletchi (Moldave, PPE) et Stefan Schennach (Autrichien, socialiste), chercheront en particulier àévaluer l’ampleur et à identifier les causes de l’usage abusif de la force, des gaz lacrymogène, des arrestations et gardes à vue arbitraires lors des manifestations non violentescontre le « mariage pour tous ». Rappelons que plus de 1000 manifestants ont été alors arrêtés, placés en garde à vue et fichés en quelques semaines.

    Déjà, le 27 juin 2013, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe avait adoptéune Résolutiondénonçant l’usage abusif de la force par les autorités françaises contre ces manifestants. L’Assemblée européenne invitait notamment à«  mener des enquêtes diligentes concernant le recours excessif ou disproportionné à la force par des membres des forces de l’ordre, et en sanctionner les responsables ».La veille, l’ECLJ avait présenté au Conseil de l’Europe un rapport réunissant de nombreuxTémoignages des victimes des répressions policières, en présence de représentants des manifestants.

    L’ECLJ a coordonné la rédaction et remis à la Commissionun nouveau rapportdéveloppant point par point les violations des droits constatées durant ces manifestations.Ce rapport a été rédigé par des avocats dont certains seront auditionnés. La finalité de ce rapport n’est pas seulement d’exposer publiquement les atteintes et violences commises contre des manifestants, mais aussi que la Commission se saisisse des défauts structurels du droit français qui ont permis au gouvernement de réprimer les manifestants dans un but politique. Ces défauts structurels, la Commission de suivi peut les condamner et demander au Gouvernement de les corriger.

    Parmi ces défauts structurels,le rapport pointe notamment des défauts dans les procédures de contrôle et de vérification d’identité, de garde à vue, dans le fichage systématique et dans l’absence d’indépendance du parquet.Plusieurs de ces défauts structurels ont déjà été identifiés et condamnés par la Cour européenne des droits de l'homme. Pour l’ECLJ, la Commission devrait utiliser cette procédure de suivi pour obtenir du Gouvernement français qu’il corrige sa législation et améliore ainsi le respect des droits et libertés. [...]"

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/09/lmpt-2-rapporteurs-du-conseil-de-leurope-enqu%C3%AAtent-sur-la-r%C3%A9pression-polici%C3%A8re.html

  • Marine présidente… [Présent 8183]

    Marine présidente ! Ce n’est plus seulement le souhait de ses électeurs mais une possibilité envisagée par un sondage IFOP paru dans Le Figaro de samedi et qui tétanise les partis de l’UPMS et les éditocrates de l’establishment (1). Pour la première fois, un sondage place Marine Le Pen en tête du second tour. Une confrontation avec François Hollande donnerait 43 % pour la présidente du Front national, 38 % seulement pour l’actuel chef de l’Etat.

    Marine présidente… [Présent 8183]Et une Marine Le Pen qui, au premier tour « et quel que soit son adversaire », arrive largement en tête. Recueillant 32 % des intentions de vote, elle devance François Fillon de quinze points et Alain Juppé de six : 32 % – 17 % dans le premier cas de figure, 30 % – 24 % dans le second. Le score se resserre un peu avec Nicolas Sarkozy : 28 % – 25 %. Marine Le Pen se présente désormais en recours, au cas où le président de la République se résoudrait à dissoudre l’Assemblée, comme la présidente du Front national le demande. « Pour l’UMP et le PS, le temps de la facilité est terminé. Maintenant, il va falloir combattre idée contre idée, projet contre projet. » Sur l’immigration, sur l’insécurité, sur l’islamisation de certains quartiers, sur l’UE et l’euro, sur la préférence nationale… Des terrains où le Front national dispose d’un avantage certain sur ses adversaires. De Rome, où il festoyait dimanche avec la gauche italienne, Manuel Valls lance un cri d’alerte à la gauche : « L’extrême droite est aux portes du pouvoir. » Et l’UMPS au bord du gouffre ? Au nom du danger FN, le Premier ministre exhorte les élus de gauche à l’unité. Les « frondeurs » crient au « chantage ».

     

    Ce sondage, peut-être historique par la tendance qu’il indique (mais qui ne fait, somme toute, que confirmer les élections de mars et mai 2014 en les amplifiant) bouscule bien des certitudes et plonge les dirigeants de l’UMPS dans un grand désarroi, que reflète bien l’affolement de Manuel Valls. Il achève de démoraliser une gauche déjà dans le trente-sixième dessous et va accroître un peu plus les tensions au sein de l’UMP. En effet, si Sarkozy fait mieux que ses concurrents pour décrocher la seconde place derrière Marine Le Pen lors du premier tour, en revanche, au second, il fait moins bien que Juppé. L’UMP, en plein dilemme, a donc un candidat pour le premier tour, et un autre pour le second. Avec Fillon dans les choux, mais qui s’accroche…

    D’un choc l’autre

    Vendredi un sondage, réalisé avant la parution du livre de Valérie Trierweiler, chiffrait l’impopularité record de François Hollande à 13 % de satisfaits. Dimanche, un autre sondage paru dans le JDD indiquait que 85 % des électeurs français ne souhaitaient pas voir l’actuel président se représenter en 2017. Les sondages, pour Hollande, se suivent et se ressemblent : tous semblables à des faire-part de décès…

    Après le choc de compétitivité (raté), le choc Trierweiler (réussi pour cette dernière), le choc, donc, des sondages. On comprend que François Hollande, en train de boire la tasse dans la vague bleu Marine, soit choqué. C’est bien l’impression que ce président désormais en loques donnait vendredi après-midi au sommet de l’OTAN. Même Le Monde, quotidien pro-Hollande, parle d’une « légitimité personnelle en lambeau » et d’une « légitimité politique en ruine ». Son illégitimité devient donc de plus en plus apparente ? « Le président normal qui entendait établir une frontière étanche entre vie publique et vie privée pour mieux rétablir la dignité de sa fonction, se trouve – par sa faute – plongé dans des feuilletons indécents. »

    Parmi tous les chocs que François Hollande encaisse actuellement, il faut sans doute y ajouter celui de son orgueilleuse et arrogante anaphore qui lui revient en pleine figure avec une violence inouïe, tant la réalité de son quinquennat est contraire à ses rodomontades de campagne.

    Une descente aux enfers dans laquelle le président déguenillé entraîne aussi son Premier ministre : la cote de popularité de celui-ci s’amenuise également à vitesse accélérée. Pour Manuel, c’est la valse à l’envers… Hollande croyait, en le nommant à Matignon, pouvoir vampiriser un peu de sa popularité. C’est le contraire qui se produit.

    Alors, la dissolution ? Marine Le Pen, lors de son discours de clôture de l’Université du Front national de la jeunesse qui se tenait ce week-end à Fréjus, l’a jugé « inévitable ». Elle n’est d’ailleurs plus la seule à le penser et à le dire. Y compris d’ailleurs un certain François Hollande lui-même, puisqu’en 2006 il écrivait : « Je ne crois plus à la possibilité de venir au pouvoir sur un programme pour cinq ans dont il n’y aurait rien à changer au cours de la mandature. Je pense qu’il y a forcément un exercice de vérification démocratique au milieu de la législature. » Nous y sommes !

    Mais, se démentant une fois de plus lui-même, François Hollande, bien qu’au fond du gouffre, affirmait vendredi en direct du sommet de l’OTAN, la mine décomposée : « J’ai été élu pour cinq ans par le peuple français, je suis à mi-mandat, il n’y a pas de sondage, aussi difficile soit-il (…), qui puisse interrompre le mandat que donne le peuple au président de la République. J’agis et j’agirai jusqu’au bout. » Jusqu’au bout de l’échec et du rejet qu’il inspire désormais aux Français ? Dimanche, Marine Le Pen a dénoncé un quinquennat « crépusculaire ». Que l’heure du redressement national vienne vite chasser ce crépuscule bruineux avant qu’il ne se fasse plus sombre…

    Jean Cochet

    (1) Cet anglicisme désigne, rappelons-le, « un groupe puissant de gens installés qui défendent leurs privilèges et leurs positions sociales ». Et Dieu sait si nos dirigeants sont bien installés, et depuis longtemps, dans leurs prébendes…

    En partenariat avec le quotidien Présent – Chaque jour, retrouvez surNovopress la Une du quotidien Présent ainsi qu’un article sélectionné par la rédaction et mis gratuitement à votre disposition. Seul quotidien de réinformation, Présent est unique dans le paysage médiatique français. Contribuez à abattre le mur de la bien-pensance et du médiatiquement correct, lisez et faites lire Présent ! Abonnez-vous !

    http://fr.novopress.info/174548/marine-presidente-present-8183/#more-174548

  • Hollande : la dernière carte

    Un très proche de François Hollande, l’avocat Jean-Pierre Mignard dit : « La question qui est posée en France, c’est la question d’une grande coalition, comme en Allemagne, et donc il faut changer la Constitution ». Un tel propos ne tombe pas par hasard au moment où Hollande bat des records d’impopularité, et où les sondages mettent Marine Le Pen en tête au premier tour en cas d’élections présidentielles anticipées. Que peut faire Hollande ? Ne rien faire et c’est évidemment possible. Mais il lui reste plus de deux ans pour finir son mandat. Peut-il creuser encore son impopularité ? Autre option : dénouer la crise par une législative anticipée. S’il dissout l’assemblée, la droite UMP l’emporte. Avantage : Hollande peut reprendre un peu de couleurs comme chef de l’opposition. Mais il n’est pas Mitterrand en 1986, et il est trop tard pour son redressement. Au passage, le PS se sera effondré, plus qu’en 1993 sans doute. Réduit à 30 ou 40 députés, voire moins, le PS ne le pardonnera pas à Hollande. C’est un inconvénient. Le second est que le pays réel sera de plus en plus en grand écart avec ses représentants. Le FN, avec sans doute 25 % des voix, peut-être à nouveau premier parti de France, n’aura, au scrutin majoritaire, que 10 députés au mieux. À ce stade de décalage, cela devient un problème.

    Lire la suite

  • "ABCD de la complémentarité" contre le gender

    Lu ici :

    ""ABCD de la complémentarité". Voilà le nom de la nouvelle action qu'a lancée ce week-end Farida Belghoul, l'égérie des Journées de retrait de l'école. Au programme, des lectures collectives de "contes traditionnels", suivies de séances de questions-réponses. [...] Pour participer à ces "ABCD de la complémentarité", parents, grands-parents, adultes sont invités à regrouper des enfants "entre 4 et 12 ans ou plus", "dans un domicile privé, en salle ou dans un parc", hors temps scolaire, pour leur lire des contes préalablement sélectionnés par l'équipe de Farida Belghoul. A la suite de quoi les adultes sont incités à poser toute une série de questions issus d'un questionnaire également proposé sur le site internet des JRE. "Ces échanges revêtent une importance considérable: compte tenu de la dissimulation des idées pro-genre à l'école, vos enfants seront les seuls à témoigner de la vérité" précise d'entrée le communiqué. "S'ils veulent sauver leurs enfants, les parents doivent trouver le temps et l'énergie de s'organiser et de se consacrer à des têtes-à-tête avec 'le fruit de leurs entrailles'" explique encore Farida Belghoul."

    Michel Janva