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culture et histoire - Page 1404

  • Livre : Parution : Le Futurisme - Textes et manifestes 1909-1944

    551810183.jpgLes éditions Champ Vallon publient cette semaine un ouvrage de Giovanni Lista intitulé Le Futurisme - Textes et manifestes 1909-1944. Directeur de recherches au CNRS, Giovanni Lista est un spécialiste du Futurisme et a notamment publié une biographie de Marinetti (Séguier, 1995).

    " Premier mouvement global, préconisant le dépassement révolutionnaire du musée et du système bourgeois de l’art séparé de la vie, le Futurisme a été le modèle de toutes les avant-gardes qui ont scandé la vie artistique et culturelle du XXe siècle, qu’il s’agisse du Dadaïsme, du Constructivisme ou du Surréalisme. Annexant au domaine de la création artistique les méthodes les plus modernes de la propagande publicitaire, exaltant la culture de l’éphémère et du changement permanent, il a anticipé maintes expériences de l’art moderne et contemporain.

    Fondé par l’écrivain F.T. Marinetti, à Milan, en 1909, le Futurisme investit jusqu’en 1944, sans aucune distinction hiérarchique, tous les domaines de la création humaine (poésie, littérature, musique, peinture, sculpture, architecture, photographie, cinéma, théâtre, danse, scénographie, récitation poétique, typographie, radiophonie, urbanisme, mode, sports, cuisine, science, arts décoratifs, érotisme, etc.), mais aussi les modèles du comportement social et, d’une manière plus hasardeuse, l’engagement politique.

    Un siècle après la naissance du Futurisme, ce livre fait le bilan de ce mouvement révolutionnaire animé par des poètes et des artistes. Mais il reconstitue aussi la complexité et la multiplicité des positions politiques qui se sont exprimées au sein même du mouvement futuriste en réponse à sa tension utopique vers l’avenir. Il se penche sur la question maintes fois posée des origines et des déviations dans la trajectoire des choix idéologiques qui ont façonné et lourdement marqué l’histoire du XXe siècle."

    Giovanni Lista  Metapoinfos :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EukApZZAZECGTSqTRw.shtml

  • Le miracle marocain : un roi, sinon rien (article paru dans L’Action Française 2000, 16 avril 2015)

    La monarchie est la clef du miracle marocain, comme l’explique en substance Jean-Claude Martinez, dans un petit livre à paraître le mois prochain, où l’auteur souligne les bienfaits d’un roi « stabilisateur », ayant notamment préservé son pays des vents violents du Printemps arabe.

     

    Il n’y a pas de miracle en politique. En revanche, il y a des exceptions, c’est-à-dire des situations singulières, mais explicables, dès lors que, contrairement aux miracles, elles ont des causes. Tel est le cas de ce que l’on a pris l’habitude, depuis quatre ans, d’appeler “l’exception marocaine”. Car, de fait, il s’agit bien d’une exception. Début 2011, alors que des autocraties que chacun pensait indéracinables, en Égypte et en Tunisie, s’effondrent en quelques heures au grand vent du Printemps arabe, le Maroc ploie sans rompre, et profite même de l’occasion pour accélérer le train de ses réformes et donner un coup de jeune à son organisation constitutionnelle. De même, à l’automne 2011, lorsque les islamistes du PJD (Parti de la justice et du développement) remportent les élections législatives et se trouvent propulsés à la tête du gouvernement, le royaume ne connaît ni les troubles suscités en Tunisie ou en Égypte par la victoire d’Ennahdha et des Frères musulmans, ni, a fortiori, l’abominable guerre civile qui ensanglanta l’Algérie durant des années après le triomphe du FIS (Front islamique du salut) en 1991. Au lieu de cela, on assiste à une tranquille passation de pouvoirs, selon « une procédure dont la modestie sciemment organisée a voulu symboliquement montrer qu’il n’y avait là qu’un cours ordinaire des choses, enlevant aux résultats des élections toute dimension de révolution », comme le souligne Jean-Claude Martinez dans un ouvrage publié au lendemain de l’attentat de Tunis, Le Roi stabilisateur.

    Le tournant de la modernité

    Dans cet essai au titre significatif, l’auteur, ex-député européen mais aussi ancien directeur des études de l’ENA du Maroc, entend précisément répondre à la question évoquée plus haut : cette (étonnante) exception marocaine, quelles peuvent en être les causes ? Et pour Jean-Claude Martinez, une réponse s’impose, de toute évidence : c’est la présence d’un roi. D’une monarchie qui, après avoir construit le Maroc au cours d’une histoire millénaire, lui permet aujourd’hui de prendre, de façon prudente mais résolue, le tournant de la modernité. Sans l’institution monarchique, assure Martinez, le pays s’effondrerait du jour au lendemain : « Il n’est pas besoin d’être grand futurologue pour savoir ce qu’il adviendrait en moins de cent jours si une chimère politique, issue d’un nouveau printemps, remplaçait des siècles de stabilité alaouite par quelques semaines d’aventure démocratico-participative, à l’égyptienne d’hier sinon à l’irakienne de maintenant. »

    Le commandeur des croyants

    Le propos de de l’ouvrage est d’abord d’éclairer en quoi, et comment, le roi du Maroc produit un tel effet. Un effet que Martinez attribue en premier lieu à sa double dimension temporelle et spirituelle – naguère affirmée dans le fameux article 19 de la constitution, qui fut, pendant des décennies, la bête noire des progressistes –, et qui demeure, selon lui, la grande force du système. Sur un plan spirituel, le monarque est qualifié d’amir al-mouminine, commandeur des croyants, un titre que même le roi d’Arabie saoudite, “gardien des deux saintes mosquées”, ne lui discute pas. En tant que tel, le monarque marocain se trouve en mesure de promouvoir une lecture modérée de l’islam, celle que propose le rite malékite – et, ce faisant, de s’opposer de façon crédible, aux yeux des musulmans eux-mêmes, aux entreprises des fondamentalistes. Il constitue par conséquent un indispensable « stabilisateur religieux » et, de nos jours, un contrepoids capital à « la fascination du Califat ». Mais cette fonction permet aussi au roi d’être un « stabilisateur social » – comme il le montra au début des années 2000 en imposant, contre une approche intégriste, une vision relativement ouverte et libérale de la condition féminine – et un « stabilisateur politique », ou géopolitique, dans une région aussi stratégique pour l’Afrique que pour l’Europe. En tant que roi, ancrant sa légitimité dans la tradition et dans l’histoire, et non dans le hasard de volontés changeantes et plus ou moins contraintes, il bénéficie du consensus et de la durée. Peu importe son âge, le roi sait qu’il n’est qu’un passeur, et qu’après lui, son fils lui succédera comme lui-même a succédé à son père. Ce qui lui « permet d’attendre et de voir venir ce qui est en marche inéluctablement » : par exemple, dans cette région, le jour sombre où, vers la fin des années 2030, l’Algérie, ayant définitivement épuisé ses réserves d’hydrocarbures, se réveillera à la fois ruinée, révoltée et surpeuplée, et deviendra quelque chose comme une bombe à fragmentation accrochée au flanc Sud de l’Europe. « C’est ce maelström d’agitation et de manipulation que le roi, bénéficiaire de la durée, peut », mais peut seul, tenter de « stabiliser ».

    Le Maroc, un verrou migratoire

    Cependant, Jean-Claude Martinez, s’il est universitaire, est aussi et d’abord un politique. À ce titre, il ne se contente pas d’expliquer les causes de l’exception marocaine. Il souligne, à l’attention de la France et de l’Europe, à quel point ce Maroc équilibré et équilbrant leur est objectivement nécessaire. Et combien il serait périlleux de faire mine de ne pas le comprendre, au nom d’intérêts médiocres ou de lubies idéologiques. Stabilisateur, le Maroc l’est en particulier en tant que « verrou migratoire », « garde-frontières » entre l’Afrique subsaharienne et l’Europe de l’Ouest : c’est pourquoi « la politique européenne de voisinage, en Méditerranée ne repose plus pour l’essentiel que sur ce pays et sa stabilité, et donc, sur sa royauté qui la garantit. Que l’on déstabilise celle-ci [...] et toute la Méditerranée [...] accélère son déversement. » Que l’on prête la main à de telles folies, et ce sont, aux portes de l’Europe, mille Lampedusa qui risquent de fleurir, d’innombrables “camps des saints” qui se multiplient sans que personne soit en mesure de les gérer jusqu’à la catastrophe ultime.

    Et c’est sans doute l’une des grandes leçons de ce précieux petit livre : que la France a, plus que jamais, intérêt à soigner cet allié de toujours. Et qu’elle doit se souvenir que, dans certains cas, la loyauté est la plus payante et la plus raisonnable des politiques.

    Frédéric Rouvillois

    Jean-Claude Martinez, Le Roi stabilisateur, Jean-Cyrille Godefroy, à paraître le 7 mai 2015, 233 p., 15 euros.

    Action Française 2000

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-miracle-marocain-un-roi-sinon

  • Edouard Ferrand (FN) sur le génocide arménien et la position honteuse de la Turquie

  • Histoire : le rachat des esclaves chrétiens

    Lu ici :

    "il est un esclavage encore plus enfoui dans les tréfonds de la mémoire officielle. L’Histoire en fournit pourtant maint témoignages, comme cette lettre à la Reine datée de 1643 intitulée Les larmes et soupirs de deux milles François esclaves dans l’enfer d’Alger en Barbarie à la Reine régente, mère de Louis XIVDurant les siècles que dura cet esclavage, des Français organisèrent, au péril de leurs vies, des missions de sauvetage pour racheter la liberté de leurs compatriotes captifs, tenant à cette occasion des sortes de listes de Schindler : des litanies de noms, de prénoms, d’âges, d’années d’asservissement, de prix de rachat. Vous n’en avez probablement jamais entendu parler. Tellement  incorrectes, ces listes témoignent ligne après ligne de  vérités à contre-courant des priorités mémorielles de la doxa contemporaine.

    La plupart des listes qui suivent ont été rédigées par des Trinitaires, un ordre religieux  fondé à Cerfroid  (Picardie) en 1194 par les Français Jean de Matha et Félix de Valois. Le symbole des Trinitaires est une mosaïque datant de 1210 qui représente Jésus libérant deux captifs, un blanc et un noir. Un ordre similaire, fondé en 1218 à Barcelone par Pierre Nolasque, est celui des Mercédaires. Ces ordres dits de « rédemption des captifs » avaient pour mission de récolter des dons puis d’aller négocier le rachat des esclaves victimes de la traite arabo-musulmane et plus particulièrement les Français aux mains des Barbaresques en Afrique du Nord. Ces missions faisaient l’objet de compte-rendus dans lesquels apparaissaient les  listes dont certaines sont données ci-dessous. Les liens vers les documents originaux numérisés par la BNF (bibliothèque nationale de France) sont disponibles en fin d’article, ainsi que des témoignages d’époque" (suite).

    Lahire  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Il y a un devoir de vérité de la France vis-à-vis de son passé

    D'Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :

    Numero-1944-samedi-18-avril-2015-islam-et-laicite-quelle-france-voulons-nous_large"[...] Ce dont la France a besoin, c’est ainsi que l’on remette l’église au centre du village, au propre comme au figuré.De même qu’il y a un devoir de vérité à faire sur l’islam, il y a un devoir de vérité de la France vis-à-vis de son passé, dont on ne peut plus faire table rase.

    Regarder le passé avec reconnaissance n’est pas cultiver la nostalgie, mais se ressourcer dans « l’étincelle inspiratrice », affirmait le pape François. Étincelle qui naît à la Croix, lorsque meurt l’Agneau sans tache. Parce qu’absolument incontestable et pur, Lui seul permet d’éviter la concurrence des mémoires et des victimes. C’est pourquoi notre histoire et notre culture ont un lien fondamental avec la Croix, signe d’une religion d’amour poussée jusqu’à son ultime exigence. C’est d’ailleurs sur cette Croix que furent inscrites la condamnation et la royauté du Christ, et ce en trois langues : l’hébreu, le grec, et le latin. Là se trouvent bien les sources de notre civilisation, qu’il faut oser rappeler publiquement.

    À contretemps parfois, comme le pape François vient de le faire en qualifiant de génocide le massacre des chrétiens arméniens en 1915, bravant la colère du gouvernement turc. En sera-t-il de même demain en France  pour les Vendéens de 1793 ? La laïcité y gagnerait certainement. Mais il existe aussi des moments de concorde nationale : c’est ce qui vient de se produire avec les chrétiens d’Orient, mobilisant contre la RATP l’ensemble de la classe politique. Ce qui montre que finalement, la culture de notre pays est encore majoritairement chrétienne, quoi qu’on en dise. C’est un point d’appui, et un essai à transformer."

    Michel Janva  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html