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culture et histoire - Page 1765

  • NOUVEAU CYCLES DE FORMATION JALONS POUR UNE VIE CHRETIENNE

    “Il est urgent que se lève une nouvelle génération d’apôtres enracinés dans la parole du Christ, capables de répondre aux défis de notre tempset prêts à répandre partout l’Évangile.” Benoit XVI

    Pour plus de précision, le site du centre Saint Paul

  • Le maître du nationalisme intégral

    Charles Maurras

    Olivier Dard

    La voilà ! La première biographie historique de l'auteur de L'enquête sur la monarchie, qui exerça une influence si importante aussi bien sur des intellectuels que sur une partie de la jeunesse, mais qui finira condamné pour "intelligence avec l'ennemi". "Historique" en effet, en non pas seulement "littéraire", ou "politique" comme ont pu l'être trop souvent la plupart des textes antérieurs.

    Après avoir évoqué une jeunesse marquée par le deuil et la découverte de la surdité, Olivier Dard nous fait découvrir le jeune poète, le critique littéraire, qui "glisse" en quelque sorte peu à peu vers la politique dans les années 1880-1890. Il rappelle l'influence boulangiste, mais surtout l'appartenance au félibrige, où nait progressivement l'idée du "pays réel", du fédéralisme, avec de véritables hymnes à la Provence, à la Méditerranée et au soleil. L'appel à la monarchie, le retour à l'Eglise, la notion si importante "d'harmonie" (qui ose encore parler "d'harmonie" en politique ?) se dessinent au fil des aventures de presse, de La Cocarde à L'Action Française. On croise Barrès, Sorel, Bainville, Dimier, Sangnier, Daudet, Pujo, plus tard Gustave Hervé, Maritain, Massis, Boutang enfin, et d'autres, et l'on apprend que le café de Flore est alors quasiment son quartier général ! Les choses changent... Olivier Dard revient longuement sur le rapport entre nationalisme français et religion chez Maurras ("Je suis Romain parce que si mes pères n'avaient pas été Romains comme je le suis, la première invasion barbare, entre le Ve et le Xe siècle, aurait fait aujourd'hui de moi une espèce d'Allemand ou de Norvégien. Je suis Romain, parce que n'était pas ma romanité tutélaire, la seconde invasion barbare, qui eut lieu au XVIe siècle, l'invasion protestante, aurait tiré de moi une espèce de Suisse .... Je suis Romain par tout le positif de mon être ... Je suis Romain, je suis humain : deux propositions identiques"). Maurras revendique cet héritage provençal, catholique et français, au point de devenir "un adversaire résolu de la modernité". La Première Guerre mondiale le voit développer une conception personnelle de "l'Union sacrée", au titre de la défense de la nation mais sans renoncer au débat d'idées. L'après guerre est marqué par l'amertume, puisque le sacrifice de tous ces morts ne donne pas pour autant une paix véritable et qu'aussitôt recommencent les débats politiques et les joutes intellectuelles. Les échecs électoraux et la condamnation par le Saint-Siège en 1924-1926 marquent durablement le mouvement, mais le journal d'Action Française poursuit sa route et Maurras, durant les années 1920-1930 semble marqué par ce paradoxe d'un magistère intellectuel (il entre à l'Académie française) mais d'une impuissance politique. La crise de février 1934 est bien sûr analysée par l'auteur, qui remet en question le rôle souvent attribué à l'A.F. dans le journée du 6 février, explique la cassure entre le "vieux maître" et les jeunes militants plus radicaux et la distance prise par le prétendant au trône de France. C'est toute la question de la distorsion, réelle ou ressentie, entre un discours très vif, parfois violent, et la réalité des actions ("inactions" dit Rebatet) conduites. L'avant-dernière partie (10, "Le commandeur au crépuscule") est consacrée à l'immédiat avant-dexième guerre mondiale et à la période de Vichy, au sujet de laquelle Olivier Dard constate, mais discute, l'influence réellement exercée par Maurras, car on ne peut oublier que son nationalisme est resté profondément anti-allemand. Maurras tente alors un délicat exercice d'équilibrisme intellectuel au nom de "La France seule", mais la France est occupée et le monde entier est en guerre... C'est la fin. Le procès, au début de l'année 1945 voit s'opposer l'accusation, qui raisonne à partir des conséquences des textes de Maurras, et la défense, qui argumente sur les intentions de ce dernier. Deux approches alors incompatibles. Condamné, il tente de se défendre, d'obtenir la révision de son procès, sa santé se dégrade et il obtient finalement une grâce médicale en 1952, peut de temps avant de mourir. La dernière partie, enfin, tente d'évaluer l'influence postérieure de Maurras et de ses écrits, en France comme à l'étranger, et le bilan qu'en dresse Olivier Dard est relativement maigre. 

    Le livre se termine sur quelques 70 pages de sources, références, bibliographie, index : c'est dire la richesse et la densite de cette excellent biographie, qui doit être connue non seulement de tous ceux qui se passionnent pou l'histoire politique des XIXe et XXe siècle, mais aussi de ceux qui s'intéressent au monde de l'écrit, car Maurras fut, peut-être, d'abord une (grande) plume.

    Armand Colin, Paris, 2013, 352 pages, 25 euros.

    http://guerres-et-conflits.over-blog.com/le-ma%C3%AEtre-du-nationalisme-int%C3%A9gral

  • La plus ancienne civilisation de l’Europe

    On a retrouvé les vestiges de la plus ancienne civilisation connue d’Europe, dont les constructions précèdent Stonehenge de 2.000 ans, et dont les monuments sont encore plus anciens que les cités mésopotamiennes qu’on considérait traditionnellement comme le berceau de la civilisation. Les archéologues ont découvert un réseau de 150 vastes temples et constructions au-dessous des champs et des villes de l’Allemagne, de l’Autriche et de la Slovaquie d’aujourd’hui. Ils semblent avoir construits il y a environ 7.000 ans, entre 4.800 av. J.C. et 4.600 av. J.C. Leur découverte va révolutionner la compréhension de la civilisation en Europe, dont on pensait traditionnellement qu’elle avait traîné loin derrière le développement de la vie urbaine et de la culture du Moyen-Orient.

    Les temples étaient faits de terre et de bois, et avaient des remparts et des palissades qui s’étendaient sur près d’un kilomètre. Ils furent construits par un peuple hautement religieux qui vivait dans de longues maisons communautaires faisant jusqu’à 50 mètres de long, groupées en villages importants. Il semble que leur économie et leur style de vie étaient basés sur l’élevage de bétail, de moutons, de chèvres et de cochons. Mais, mystérieusement, leur civilisation – ou du moins le style de construction et de vie dans des foyers communautaires groupés en villages – semble avoir disparu après seulement 200 ans environ. Les Européens ne recommencèrent pas à réaliser des constructions groupées similaires avant 3.000 ans, époque à laquelle le continent était fermement éclipsé par les brillantes civilisations du Moyen-Orient.

    Les récentes découvertes archéologiques sont si nouvelles que la culture ayant construit les temples n’a pas encore reçu de nom. Les fouilles ont eu lieu durant les dernières années, et ont entraîné une réévaluation des complexes similaires, bien que jusqu’ici non datés pour la plupart, identifiés dans toute l’Europe centrale au moyen de photographies aériennes. Les archéologues commencent maintenant à suspecter que des centaines de ces très précoces centres religieux monumentaux, faisant chacun jusqu’à 150 mètres de largeur, ont été construits le long d’une bande de terre de 640 kilomètres dans ce qui est maintenant l’Autriche, la République Tchèque, la Slovaquie et l’Allemagne de l’Est.

    Les monuments semblent être un phénomène associé exclusivement à une période de consolidation et de croissance qui suivit l’établissement initial de cultures d’éleveurs au centre du continent. Il est possible que le phénomène précoce des monuments néolithiques, récemment révélé, ait été la conséquence d’un accroissement de la taille – et de la compétition entre eux – de groupes tribaux ou pan-tribaux émergeants, peut-être les premiers mini-Etats de l’Europe. Après une période relativement brève – peut-être seulement cent ou deux cent ans –, le besoin ou la capacité sociopolitique à les construire disparut, et des monuments de cette taille ne furent plus construits jusqu’au milieu de l’Age de Bronze, 3.000 ans plus tard. La raison pour laquelle cette culture monumentale a disparu est un mystère.

    Les investigations archéologiques dans ces vastes temples de l’Age de Pierre durant les trois dernières années ont aussi révélé plusieurs autres mystères. D’abord, chaque complexe n’était utilisé que pendant quelques générations – peut-être 100 ans au maximum. Deuxièmement, la zone sacrée centrale était presque toujours de la même taille, environ le tiers d’un hectare. Troisièmement, chaque fossé circulaire d’enceinte – quel que soit le diamètre – impliquait l’enlèvement du même volume de terre. En d’autres mots, les constructeurs réduisaient la profondeur et/ou la largeur de chaque fossé en proportion inverse de son diamètre, de façon à toujours conserver le volume constant (et ainsi le temps dépensé). Les archéologues se demandent si cela aurait pu être pour permettre que chaque terrassement soit effectué par un nombre précis de travailleurs au statut spécial dans un nombre précis de jours – peut-être pour satisfaire les exigences rituelles d’une sorte quelconque de calendrier religieux.

    Les multiples systèmes de remblais, de fossés et de palissades « protégeant » l’espace intérieur ne semblent pas avoir été construits dans un but défensif – et furent plutôt probablement conçus pour empêcher les membres ordinaires de la tribu de voir les rituels sacrés et probablement secrets qui étaient accomplis dans le « sanctum intérieur ». Les investigations suggèrent jusqu’ici que chaque complexe religieux était rituellement mis hors service à la fin de sa vie, chacun des fossés qui avaient été creusés successivement étant alors délibérément comblé.

    Les gens qui construisirent les vastes temples circulaires étaient les descendants de migrants qui arrivèrent de nombreux siècles plus tôt, venant de la plaine du Danube dans ce qui est maintenant la Serbie du Nord et la Hongrie. Les bâtisseurs de temples étaient des éleveurs qui avaient de grands troupeaux de bétail, de moutons et de chèvres ainsi que de cochons. Ils fabriquaient des outils de pierre, d’os et de bois, et de petites statues d’humains et d’animaux en céramique. Ils fabriquaient des quantités substantielles de poteries géométriquement décorées, et ils vivaient dans de grandes maisons allongées dans de gros villages.

    Le plus complexe des sites fouillés jusqu’à maintenant – un site situé à l’intérieur de la ville allemande de Dresde – consistait en un espace interne apparemment sacré entouré de deux palissades, trois remblais de terre et quatre fossés. Harald Stäuble, le spécialiste qui dirige les fouilles archéologiques, a déclaré : « Nos fouilles ont révélé le degré de vision et de sophistication monumentales utilisé par ces premières communautés d’éleveurs pour créer les premiers vrais complexes de terrassements de grande échelle de l’Europe ». Des investigations scientifiques sont en cours à Dresde sur les matériaux récemment mis au jour.

    Un complexe villageois et un temple à Eythra, près de Leipzig, couvrent une zone de 25 hectares. Deux cent maisons allongées y ont été découvertes. La population aurait compté jusqu’à 300 personnes vivant dans une colonie hautement organisée de 15 à 20 très grands bâtiments communautaires.

    Andrew Sherratt, professeur d’archéologie à l’Université d’Oxford, a déclaré : « Ce qui semble avoir été découvert en Allemagne est une chose qui aurait stupéfié les Britons, par exemple, qui commençaient seulement à faire de l’élevage à cette époque. Mais pour les Mésopotamiens, c’aurait été l’occasion d’une gentille tape d’encouragement sur l’épaule ».

    http://www.voxnr.com

    Sources : The Independent (11 juin 2005) et The Scotsman (12 juin 2005).

    Publié sur :: megalithic

  • Éléments de réflexion sur le militant révolutionnaire et l'édification d'un front révolutionnaire.

    J’ai toujours eu une certitude dans mon engagement, la première lutte que nous devons mener est une lutte contre nous même. Un militant authentiquement révolutionnaire n’est pas un obsédé des armes à feu ou un organisateur de cellules clandestines, c’est d’abord et avant tout un individu conscient, conscient de la situation dans laquelle se trouve son pays et conscient des défis à relever, et qui engage de fait un processus de résistance puis un processus de lutte. Ce processus de résistance qui se meut en processus de lutte commence par une réflexion sur soi-même. En quoi, dans ma vie quotidienne, je m’oppose au système ?

    Cela commence déjà par se poser la question des valeurs du système et du mode de vie inculqué par le système. Il ne s’agit pas nécessairement de lutter contre le « modèle bourgeois », ce n’est pas en refusant d’avoir un travail, une maison et une famille qu’on devient un « résistant au système », ça c’est du verbiage gauchiste, ou on prétend lutter contre la bourgeoisie en habitant dans une camionnette avec un chien en fumant de la ganja. Le processus de lutte contre le système ne doit pas faire de nous des larves ou des camés mais nous approcher du soldat, du moine, du surhomme. Et on peut s’en approcher avec travail, famille et foyer.

    Bien sûr, aucun processus révolutionnaire, donc subversif, ne peut fonctionner sans les exemples de ceux qui auront « tout sacrifiés ». Ce fut la fonction du saint chez les chrétiens. Il n’a jamais été question de faire de l’ensemble des chrétiens des « saints » mais de montrer la voie à suivre aux fidèles par l’intermédiaire de la sainteté. Il en va de même pour nous. Nous améliorer ne signifie pas forcément que nous devons tous devenir des individus « parfaits » qui sacrifions tout, au risque de devenir des marginaux et des exclus. Nous devons simplement  manifester la volonté de réprimer chez nous certaines tentations envers le monde moderne. Ce temps gagné, cette liberté d’esprit retrouvée, nous pouvons la mettre à disposition des autres.

    Les militants, souvent les plus jeunes, s’égarent très souvent dans leur engagement. Bien souvent ils ne savent d’ailleurs même pas vraiment ce qu’ils font, ni pourquoi ils le font. Il s’agit alors d’actions brouillonnes, spontanées qui peuvent nuire au combat révolutionnaire ou faire l’objet de manipulations. Il convient donc clairement d’identifier l’ennemi. L’ennemi est un système tellement tentaculaire, qu’il est totalement vain de l’attaquer frontalement et qui s'incarne par le haut dans l'Etat. Une mouche ne traverse pas une vitre. En revanche une mouche peut utiliser sa petite taille et ses facultés propres pour chercher une faille et contourner l'obstacle.

    Un militant révolutionnaire doit donc commencer par surveiller son comportement, pour ne pas que son attitude, son apparence, correspondent à une caricature définie par le système. Cela ne signifie pas qu’il faille forcément abandonner des modes dites « alternatives », mais il faut toujours éliminer ce qui est contre productif. L’armée française a abandonné les uniformes bleus au profit d’uniformes camouflés quand elle a constaté que la guerre avait changé et qu’il fallait être discret. Il en va de même pour le militant révolutionnaire. Certains « styles » ou certains vêtements reviennent à porter notre propre rouelle écarlate, à se tracer une cible dessus, à porter notre gilet jaune pour se faire repérer….

    Au-delà de ça, le militant révolutionnaire doit changer son "mode de vie". Il peut par exemple tenter de réduire son impact écologique, enclencher un processus de décroissance et développer l’entraide. C’est en consommant moins et mieux, en n’hésitant pas à récupérer, à recycler, à donner un coup de main, à changer son alimentation (moins de viande, moins de lait, produits locaux, de saison et bio si possible) qu’il enclenche les prémices d’un changement plus global. Il peut par exemple sensibiliser son entourage sur l’importance d’une alimentation plus saine et qui ne dépend plus (ou moins) des circuits de la grande distribution. Il peut de fait soutenir avec son entourage un tissu économique local de producteurs et par capillarité soustraire de plus en plus de familles des griffes de la grande distribution.
    En plus de cela, notre militant peut utiliser ce fantastique outil révolutionnaire qu’est internet. La « révolution numérique » peut produire un profond changement de civilisation, c’est aussi une chance historique que nous devons saisir avant qu’il ne soit trop tard. Internet ne doit pas servir simplement à diffuser des articles de presse relatant des faits divers impliquant des allogènes, il doit surtout fournir des clefs de lecture à la population qui vont au-delà de l’indignation. Mieux vaut diffuser des vidéos expliquant le fonctionnement du système et nos ennemis réels que de se plaindre à longueur de temps que telle ou telle population agit mal. Il est légitime d’en avoir marre, mais il est surtout important de savoir ce qui a engendré ce type de situation pour ne pas se tromper d’ennemis et ne pas être manipulé.

    Une fois que notre militant aura adopté un comportement social convenable : politesse, tempérance, loyauté, courage, qu’il aura modifié ses habitudes de vie et qu’il aura agit de façon simple en utilisant internet pour diffuser des idées nouvelles, il pourra aussi recourir à l’affichage public, au boitage, fréquenter les conférences et les événements communautaires organisés par des structures de résistance et de lutte.

    Un militant révolutionnaire doit comprendre qu’il ne peut rien faire directement contre la finance, les entreprises du CAC 40, l’immigration de masse ou pour la sauvegarde de « la race blanche » et le renversement de l’oligarchie au pouvoir. Il doit se contenter de petits actes au quotidien, dont certains lui apparaîtront peut-être comme totalement éloignés de son combat. Il se demandera comment lutter contre la finance ou le Grand remplacement en achetant des concombres bio au producteur local ou en diffusant une vidéo sur un réseau social. En réfléchissant, il trouvera la réponse.

    L’individu et le mouvement politique agissent à des échelles différentes, de même que les associations et certaines personnalités agissent dans leur domaine propre. Il ne faut pas avoir une vision stalinienne du parti, le militant révolutionnaire doit soutenir toute initiative avant-gardiste et un mouvement révolutionnaire se doit de travailler en synergie avec d’autres mouvements, avec lesquels il partage une éthique et une stratégie. Chacun peut conserver sa spécificité. Cependant il faut être ferme sur les principes.

    Il doit trier le bon grain de l’ivraie. Le militant révolutionnaire doit éviter d’impliquer les individus dont le comportement ne répond pas à une certaine éthique. Ces individus doivent être maintenus à la marge. Des années de travail de fourmis peuvent être réduites à néant par un provocateur, un mythomane, un psychopathe ou un sociopathe. Il convient donc d’être intransigeant  sur ce point. Ce n’est que la constitution d‘un front révolutionnaire solide qui obligera certains marginaux à se plier aux règles institués par le plus grand nombre. L’être humain fonctionne bien souvent par mimétisme. Il vaut donc mieux donner envie à un jeune engagé de s’inspirer de militants exemplaires que de certains marginaux souvent sans foi ni loi se réclamant d’idéologies dont ils ne saisissent que la forme la plus caricaturale (anti-patron, anti-immigré, antifa, anti-antifa, etc…). Si nous œuvrons pour la civilisation européenne, celle des héros et des saints, alors nous ne pouvons pas emprunter le chemin de la facilité pour résister et lutter.

    Une avant-garde se développe à ce prix. Aucun mouvement historiquement subversif, qu’il soit religieux ou politique, n’a avancé sans une communauté ferme sur des principes et des valeurs et qui savait mettre hors de la communauté tout individu ou groupe social dont l’attitude, les valeurs ou les propos étaient en contradiction avec la norme. Cela ne signifie pas qu’il faut édulcorer le discours sur certains points, mais cela évite bien souvent de prêter le flan aux cabales médiatiques qui utilisent les individus les plus caricaturaux, les plus marginaux pour décrédibiliser une idée. Plus nous tarderons à bâtir un front révolutionnaire sérieux, plus nous manquerons de temps pour agir concrètement et nous assurer le soutien de la population, soutien sans lequel toute action révolutionnaire est vaine. Un mouvement révolutionnaire doit idéalement être soutenu et porté par le peuple. Pour cela il convient d’apparaître comme une alternative crédible au système en place. Il faut donc s’améliorer soi-même, agir localement et former un front révolutionnaire constitué de mouvements qui s’engagent sur la voie de l’avant-garde.

    La récréation est finie.

    Jean http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • L’âme d’une nation coule dans nos veines

    Ex: http://zentropaville.tumblr.com
    L’idée de nation suscite encore aujourd’hui chez certains des réactions, des passions parfois vives, voire violentes. Les uns voient en elle renaître le culte de la race, du sang. Les autres, le simple et seul principe d’une nouvelle loyauté politique. Il n’est pas dans mon intention de disserter une fois de plus sur la définition de la nation, ni de reposer la traditionnelle question « Qu’est-ce qu’une nation ? ».
    La Bretagne, vieille nation européenne, a répondu depuis bien longtemps à cette question. L’âme de la nation bretonne, c’est d’abord son passé. Il n’est pas vrai que les peuples heureux n’ont pas d’histoire, parce que s’ils n’en avaient pas, ils ne seraient pas des peuples. Après 10 siècles de souveraineté nationale, la Bretagne est à ce jour sous occupation étrangère. Région bâtarde, simple province française… mais toujours nation, nation sans Etat certes, mais nation déterminée à recouvrer son indépendance. Le peuple breton a-t-il conservé une conscience nationale à l’instar de son frère écossais ? Sans aucun doute. Les Bretons ont-ils, aujourd’hui, un sentiment national ? Oui et de récents sondages le démontrent. Si la politique d’assimilation de la France a, certes, fait d’énormes dégâts, elle a échoué malgré sa politique génocidaire et ethnocidaire. Les Bretons sont fiers de leur identité spécifique et le revendiquent de plus en plus. Parmi les facteurs les plus déterminants dans l’esprit national, il y a le souvenir des choses faites en commun, le souvenir des épreuves traversées qui cimentent. Une nation comme la Bretagne commence à exister lorsque que naît une fierté, un orgueil national. Elle n’existe en fait que s’il y a des femmes et des hommes qui se réclament d’elle et qui entendent se définir comme Bretons. Aujourd’hui, on honore des Bretons morts pour la patrie. Ce que l’on honore en eux c’est qu’ils aient prouvé que quelque chose valait plus qu’eux et que leur vie, à savoir la patrie. Suprême sacrifice. Valeur suprême de ce à quoi on se sacrifie.
    La nation bretonne est plus que le produit d’un contrat. Elle n’existe que par la foi qu’on lui voue. Elle n’est pas non plus une unité fermée, mais ouverte. Mais sous condition de pouvoir assimiler ceux à qui elle ouvre les bras. Aujourd’hui les nations modernes réunissent tous les vices. Elles s’ouvrent à n’importe qui et n’importe comment au mépris même de leurs âmes, de leurs identités. Une nation est un organisme vivant mais elle peut mourir. Mourir de mort physique mais également de mort spirituelle. Une nation qui perd son âme, à qui l’on vole son âme ou qui se laisse arracher son âme, cette nation est une nation condamnée. Les sociétés actuelles en Europe sont toutes orientées de manière prédominante vers le confort matériel. Leur hédonisme congénital est le plus sûr poison de l’idée nationale. Il nous faut également combattre les idéologies du déracinement qui visent les attaches territoriales d’un peuple, mais aussi ses attaches culturelles et spirituelles. Il est révélateur que tout système totalitaire ou colonial, cherche à détruire l’identité d’un peuple en s’attaquant en priorité à sa culture. C’est en niant la spécificité d’un peuple que cherche à s’imposer toute pensée homogénéisante. La culture est la carte d’identité d’un peuple. C’est son passeport et contrairement aux pleurnicheries et autres niaiseries régionalistes, nous ne dissocions pas le combat culturel du combat politique. La Bretagne est un être intrinsèquement politique et culturel. Le politique renvoie au culturel et le culturel renvoie au politique. Privé de dimension politique, le culturel devient folklore.
    Notre combat pour la liberté du peuple breton et l’indépendance de la Bretagne, doit s’inscrire dans le cadre de l’Europe des peuples et prendre en compte que l’Europe actuelle est aspirée dans l’idéologie du bonheur individuel et la religion des droits de l’homme qui tend à s’octroyer tout l’espace du champ moral et préparer les esprits à l’uniformité. Vaste programme nihiliste, philosophie du bonheur massifié que nous entendons combattre.
    Pour conclure je vous livre cette citation de Louis Pauwels : « L’idée que le monde doit être vécu au pluriel, c’est l’idée importante de cette fin de siècle. Le vrai racisme, le racisme fondamental, c’est de vouloir broyer tous les peuples, toutes les ethnies, toutes les cultures pour obtenir un modèle unique… ».
    Meriadeg de Keranflec’h.
    http://euro-synergies.hautetfort.com/

  • 220e anniversaire de la promulgation du décret du 1er octobre 1793 d'extermination légale

    En ce 1er octobre, jour qui marque le 220e anniversaire de la promulgation du décret du 1er octobre 1793 d'extermination légale des Vendéens, décret toujours en vigueur en France aujourd'hui, vous êtes invité :

    • à 18h : à la conférence exceptionnelle de Reynald Secher, Docteur d'Etat ès lettres et sciences humaines, sur les Guerres de Vendée, salle des Mariages de la mairie du 7e arrondissement de Paris, 116 rue de Grenelle.
    • à 20h, place Paul Claudel, devant l'entrée du Sénat, à l'appel de l'Association Vérité pour la Vendée, pour la défense de la mémoire vendéenne.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/