
Il était temps d’exhumer Georges Sorel (1847-1922). Pour quiconque cherche à comprendre ce qu’a été le syndicalisme révolutionnaire à l’aube du XXe siècle, le mouvement ouvrier, la découverte de Marx, la redécouverte de Proudhon, les puissances du mythe et de la violence, Sorel est un passage obligé. Dans son essai « Georges Sorel. Le révolutionnaire conservateur », Rodolphe Cart. Merci à Eurolibertés de nous autoriser à reproduire l’entretien que Rodolphe Cart a donné à Lionel Baland.
EUROLIBERTES : Les opinions politiques de Georges Sorel ont évolué au fil du temps. Quelles sont les grandes étapes de ce processus ? Lors de son rapprochement avec les nationalistes, qui a-t-il fréquenté dans cette mouvance ?






Dans sa forme primitive, le panthéon grec avait pour divinité sacrée le dieu taureau, issu de la fusion des croyances aryennes et crétoises. Ainsi, à l’époque des invasions des Ioniens, des Achéens et des Doriens, le culte du taureau était déjà bien établi. Il ne se limitait pas à des courses sacrées, mais comportait de nombreuses autres manifestations rituelles. Ainsi, par exemple, au temple de Delphes, des sacrifices avaient lieu, visant à attirer des bénédictions sur la terre et les hommes par l’intermédiaire du divin animal qui n’était pas seulement hosios (saint, non souillé moralement) mais hosioter (celui qui sanctifie).