Le visiteur de passage à Dublin ne manque jamais de pousser la porte de « Trinity Collège ». Si l'on s'y émerveille devant le Livre de Kells, la plupart des touristes oublient de saluer un autre monument irlandais : Edmund Burke, dont une belle statue de bronze garde l'entrée de l'université. Son maître ouvrage, Réflexions sur la Révolution en France (publié en 1790), fut un véritable best-seller, réédité onze fois en un an et écoulé à 30 000 exemplaires du vivant de l'auteur. Dans cette œuvre majeure, Burke, politique et homme de lettres, explique à un correspondant français son horreur des idées nouvelles. Pour lui, aucune analogie n'est possible entre la « Glorieuse » révolution anglaise de 1688 et les événements parisiens de 1789. Le livre est une bombe : Burke porte haut la torche de la contre-révolution, alertant ses compatriotes tentés par les sirènes parisiennes.
culture et histoire - Page 348
-
Edmund Burke : Retour d’un prophète contre-révolutionnaire
-
Walter Benjamin a démonté le mythe du “Progrès”

De nouvelles hypothèses sur la mort du philosophe juif-allemand : a-t-il été assassiné sur ordre de Staline ?
26 septembre 1940 : Walter Benjamin, philosophe et critique littéraire, Juif de nationalité allemande, pris au piège dans la France de Vichy, réussit a obtenir à Marseille un visa pour les États-Unis. Mais le groupe de réfugiés, auquel il se joint à Port Bou, sur la frontière espagnole, trouve la frontière fermée. Pendant la nuit, après avoir écrit une lettre à son ami Théodore Adorno, Benjamin absorbe un poison qui lui ôte la vie.
-
L'État total, par force ou par faiblesse ? (Carl Schmitt)
-
Le soldat inconnu, a french affair…
« Ici repose un soldat français mort pour la patrie, 1914-1918 », tombe du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe, place Charles-De-Gaulle à Paris Ce fut loin d’être une évidence.
Au cœur de la grande guerre (il y aura aujourd’hui cent ans) François Simon, président du Souvenir français (1) formula pour la première fois une noble proposition toute française : accueillir au Panthéon, un « Poilu » mort au combat.
Cependant, le projet ne revint devant l’Assemblée que le 12 novembre 1919, pour y être adopté à l’unanimité.
-
Sur les traces des Cosaques (Francis Moncaubeig)

Francis Moncaubeig, officier affecté à la Direction du renseignement militaire, a effectué comme attaché militaire un séjour à Moscou, puis à Kiev et enfin en Transcaucasie. C’est au cours de ces séjours successifs que Francis Moncaubeig a pu approfondir ses recherches sur le sujet de ce livre.
Les premiers groupes de Cosaques, formellement constitués, sont apparus à partir de la fin du XVe siècle. Initialement, les Cosaques ne constituent pas un peuple, ni une nation, encore moins une race ni même une ethnie.
-
La Petite Histoire – Denain, le coup d’éclat du Grand siècle – Les grandes victoires
En cette année 1712, la fin du règne de Louis XIV approche. La France est engagée depuis dix ans dans une guerre qui est en train de tourner à son désavantage. Disettes, hivers virulents, défaites militaires… le pays est au bord de la ruine alors que les coalisés s’apprêtent à l’envahir par le nord. Dans un élan de dernier espoir, Louis XIV confie une ultime armée au maréchal de Villars. Lors de la bataille de Denain, grâce à son audace et à son intelligence tactique, ce dernier parviendra à sauver le royaume de l’invasion.
-
DÈS 1919, LA TERREUR ÉTAIT DÉNONCÉE
1973 : le premier tome de L'Archipel du goulag d'Alexandre Soljenitsyne sort en librairie.
1968 : le soulèvement de Prague est réprimé dans le sang.
1956 : répression de la révolte de Budapest.
1947: parution de J'ai choisi la liberté, de V.-A. Kravchenko.
1941 : Arthur Koestler publie Le Zéro et l'infini.
1936 : André Gide publie Retour d'Urss.
Telles sont les grandes dates des prises de conscience successives de l'oppression soviétique par l'opinion publique. Dès 1919 pourtant, Karl Kautsky avait publié à Paris Terrorisme et communisme. La Révolution d'Octobre n'avait que deux ans et déjà, on savait.
-
La trahison des intellectuels : plaidoyer pour une révolution métapolitique
« La trahison des clercs » est le titre d’un ouvrage polémique de Julien Benda, philosophe français libéral. Il y déplorait, en 1927, la « trahison » de l’intelligentsia française aux Lumières et à l’universalisme au profit de la lutte des classes et du nationalisme. En effet, les révoltes de gauche et de droite du XXe siècle se sont moins décidées dans les combats de rue que dans les académies. Tout comme les révoltes libérales du XIXe siècle étaient portées par les étudiants et les classes éduquées, les partisans des révolutions antilibérales étaient pour la plupart de jeunes universitaires.
-
Avicenne ou l’islam des Lumières?
-
Une autre histoire du siège de Paris (1870-1871)
