Au seuil de cette communication en forêt de Brocéliande où mythes et légendes affleurent encore, je tiens à dire que je n’entends nullement empiéter sur le domaine de l’ethnologue, du philosophe, du psychologue des profondeurs ou de l’historien des religions, pour me contenter de partir de ce postulat que “l’homme est un mystère sacré”, comme l’a écrit un jour le poète Patrice de la Tour de Pin. Oui, l’homme est un mystère sacré aussi bien en sa chair qu’en son âme. Que l’on n’entende cependant point par la que l’homme est un saint ou un ange, comme l’affirme parfois l’adage populaire, mais qui ajoute aussitôt que “celui qui veut faire l’ange, fait la bête”. En vérité, l’homme, avec toutes ses tares et toutes ses vertus ou ses vices, n’est somme toute qu’un bien pauvre hère qu’il faut plutôt plaindre que condamner ou louanger. Mais si l’on réduit l’homme à son essence profonde, a sa vertu première, qui est celle d’être, l’on approche aussitôt de son mystère ontologique et des lors il s’ouvre a tous les possibles.
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