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culture et histoire - Page 458

  • Jean Jaurès entre mythe et réalité

    Le Figaro Magazine - 12/12/2009

    À la fois philosophe, homme politique et journaliste, Jaurès est une figure légendaire du socialisme français. Mais l'histoire réelle montre les défauts de la statue.

    Au mois d'octobre dernier, c'est sous un portrait de Jaurès - dont on commémore cette année le 150e anniversaire de la naissance - que les militants toulousains du PS se réunissaient pour désigner leur tête de liste aux prochaines régionales. A côté de Léon Blum et de François Mitterrand, le fondateur de L'Humanité reste une figure tutélaire du socialisme français, d'autant plus forte qu'elle est auréolée du martyre.

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  • De Napoléon à Louis XVIII

    Le Figaro Magazine - 28/03/2014

    En 1814, Talleyrand gagne le tsar au retour des Bourbons.

         Le 31 mars 1814, il y a deux cents ans, Alexandre Ier, tsar de toutes les Russies, entrait dans Paris en vainqueur. La veille encore, on s'était battu à Pantin et à Montmartre. C'était la fin de la campagne de France. Deux mois durant, Autrichiens, Prussiens, Russes, Britanniques et Suédois avaient affronté un Napoléon qui avait retrouvé l'énergie et le génie stratégique de sa jeunesse, comme le rappellent les témoignages réunis par l'historien Jean-Joël Brégeon (1).

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  • Charles Maurras une tragédie française

    Un homme couvert de femmes

    « Tous ceux qui m'ont connu savent combien je fus sensible au charme féminin sous toutes ses formes, à son mystère sous tous ses masques », fait dire Charles Maurras à son double Denys Talon dans Le Mont de Saturne. Contrairement à l'image austère que certains ont voulu cultiver du théoricien monarchiste, il fut, en bon Provençal, un sanguin, prompt à s'enflammer devant la beauté d'une dame, « un amant passionné, un charmeur blaguant, diseur de vers et buveur de bon vin, un solitaire conquérant, intrépide, patient et impatient : très sensible aux femmes » dont il est souvent entouré, ainsi que le décrit Stéphane Giocanti, révélant cette part méconnue de l'écrivain. 

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  • Août 1914, été tragique

    Le Figaro Magazine - 30/08/2013

    L'Europe s'est précipitée les yeux fermés vers l'abîme.

          Le 28 juin 1914, le continent européen est en paix. Trente-sept jours plus tard, il s'engage dans une guerre qui mobilisera 65 millions de soldats, abattra trois empires, écrasera les vaincus et laissera les vainqueurs épuisés et ruinés. Plus de 20 millions de militaires et de civils auront perdu la vie au cours de cette tragédie, sans compter les 21 millions de blessés et de mutilés. Inédit par sa violence meurtrière et par ses conséquences géopolitiques, ce conflit infléchira le cours de l'histoire : le bolchevisme, le fascisme et le nazisme naîtront du grand choc de 14-18 qui, lui-même, engendrera la Seconde Guerre mondiale.

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  • Thierry Marquet : “Ceux qui sont à l’origine de la Première Guerre mondiale sont des francs-maçons”

     

    Lafauteàrousseau : Êtes-vous d’accord avec le philosophe Gustave Thibon lorsqu’il disait que la ”Grande Guerre” a été un suicide collectif de l’Europe ?

    Thierry Marquet : Tout à fait d’accord, c’est également le terme qu’emploie le pape Benoît XV. À quel degré de folie étions-nous arrivés pour qu’un homme de lettre écrivît ceci en détournant le sens des mots religieux :

    ʽʽTous vinrent à Verdun, comme pour y recevoir je ne sais quelle suprême consécration ; comme s’il eût fallu que toutes les provinces de la patrie eussent participé à un sacrifice d’entre les sacrifices de la guerre, particulièrement sanglant et solennel, exposé aux regards universels. Ils semblaient, par la voie sacrée, monter, pour un offertoire sans exemple, à l’autel le plus redoutable que jamais l’homme eût élevé.ʼʼ Ces mots sont de Paul Valéry.

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  • Auguste Comte

    Auguste Comte est né le 19 janvier 1798 à Montpellier (Hérault). Il perd la foi à l'âge de 14 ans. Admis à l'âge de quinze ans à l'Ecole Polytechnique, où il fut surnommé Sganarelle ou le philosophe par les élèves, il ne la fréquentera pas longtemps car la promotion fut dissoute suite à une révolte. Il vit à Paris de quelques leçons de mathématiques et fait la connaissance de Saint-Simon vers 1817. Il sera son collaborateur jusqu'en 1825. Saint-Simon (1760-1825), parent du mémorialiste, eut une grande influence sur lui. Acquis aux idées à la mode, converti à la vision du monde de la bourgeoisie, Saint-Simon participa à la guerre d'Amérique aux côtés de La Fayette.

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  • CARREL, CET INCONNU

    Il ne se passe pas de semaine sans que quelque censeur vindicatif ne vienne cracher sur la tombe d'Alexis Carrel. Le prix Nobel, auteur du best-seller L'homme cet inconnu, est accusé d'avoir été «raciste», «eugéniste», « théoricien des chambres à gaz » et «collaborateur». Cela suffit pour que des gardiens auto-proclamés de la mémoire exigent que les rues, les boulevards, les avenues ou les facultés Alexis-Carrel soient débaptisés. Or, Jean-Jacques Antier, dans la biographie qu'il vient de lui consacrer (1) nous brosse le portrait d'un scientifique au parcours hors du commun.

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  • « Jean Lartéguy : le dernier centurion » de Hubert Le Roux

    « Incontournable pour ceux qui souhaitent une bonne introduction à la vie et à l’œuvre du dernier centurion, ce livre plaira et peut-être même régalera les connaisseurs les plus exigeants »

    Dans son livre « Jean Lartéguy Le dernier Centurion » Hubert Le Roux présente Jean Lartéguy comme un historien, un romancier - deux personnages qui souvent s’opposent - un sociologue, un peintre et un philosophe. Jean Lartéguy aura été un grand spécialiste de « l’aventure militaire » et, surtout, il aura œuvré tout au long d’une période unique en son genre où l’ensemble de l’armée française a mené le combat au feu, qu’il s’agisse des professionnels ou d’appelés du contingent, dans ce qu’on a appelé vulgairement les guerres coloniales.

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  • LA NUIT DES PRIVILÈGES.

    Un ami qui sou­haite gar­der l’anonymat a com­mis ce papier sur le blog de « La dépêche fran­co­phone, pros­pec­tive sociale ».

    Le 4 aout est déjà loin der­rière nous, mais le sujet méri­tait d’être évo­qué, sur­tout en ces termes, qui l’inscrivent bien dans notre actualité.(NDLR)

    Tous les ans, au qua­trième jour du mois d’août, je me demande ce qui me reste comme pri­vi­lèges, sachant qu’ils seront abo­lis durant la nuit qui vient…

    Depuis l’ar­ri­vée de la COVID, j’ai de moins en moins le pri­vi­lège de pou­voir me dépla­cer libre­ment, encore moins celui de sou­rire à mon pro­chain, a for­tio­ri de l’embrasser (et il s’a­git ici, exclu­si­ve­ment, et je tiens à le pré­ci­ser pour évi­ter toute confu­sion, de ma pro­chaine). Que me reste-t-il donc de si pré­cieux, que l’on pour­rait me supprimer ?

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