
Ceux qui n'ont pas vécu en Extrême-Orient éprouvent toujours quelque difficulté à comprendre et plus encore à partager la passion qu'éprouvent pour l'Indochine, ses paysages et ses habitants ceux qui ont naguère séjourné en ce pays. Ils apparaissent tous frappés par la même maladie - que le romancier Jean Lartéguy a fort bien évoquée en Intitulant un de ses livres Le mal jaune.
À jamais marqués dans leur chair et dans leur âme par une sorte de révélation de nature quasi religieuse, même si un aspect sexuel y semble toujours présent, ces revenants, à la nostalgie aussi tenace qu'une dysenterie amibienne, se taisent souvent sur ces années de feu, de soleil et de pluie. Parfois, comme saisis d'une fièvre contagieuse, Ils veulent nous entraîner dans la fumerie de leurs hantises et de leurs souvenirs.


Chacun doit trouver sa voie, se connaître et se découvrir, afin de tenter de s’améliorer, comme se corriger. Ce « meilleur » est différent du culte contemporain de la méritocratie de l’arriviste, écrasant ses pairs pour faire une carrière, le libéral réussit par le développement des bas instincts de l’homme : jalousie, mensonge, veulerie et couardise. La différence est donc simple à discerner.