
Parmi les articles parus sur l’affaire Duhamel, l’un d’eux est passé relativement inaperçu. Pourtant, il émane de la source, bien informée, qui a révélé l’affaire au grand public : Ariane Chemin et Le Monde. Et il décrit, précisément, l’état d’esprit qui règne à l’Élysée et autour de l’ancien Premier ministre Édouard Philippe : « fébrile », « tétanisé ». Il paraîtrait qu’« Emmanuel Macron surveille chacun de ses rebondissements comme le lait sur le feu ». Une fébrilité qui s’est d’abord traduite par une condamnation tonitruante : « Ces témoignages, ces paroles, ces cris, plus personne ne peut les ignorer. […] Le silence construit par les criminels et les lâchetés successives, enfin, explose. » Comme si le pluriel et la posture permettaient de noyer dans un mouvement général et anonyme l’encombrant Olivier Duhamel.




