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international - Page 1066

  • La Belgique ordonne à Facebook de cesser de tracer les internautes non membres

    La justice belge a ordonné, lundi 9 octobre, à Facebook d’arrêter de tracer les internautes belges qui ne sont pas inscrits sur le réseau social. Le tribunal néerlandophone de première instance de Bruxelles a donné quarante-huit heures au groupe américain pour s’exécuter, sous peine d’une astreinte de 250 000 euros par jour. « Nous ferons en sorte de limiter les perturbations d’accès à Facebook en Belgique », a répondu l’entreprise, qui compte faire appel.

    La Commission de la protection de la vie privée avait assigné l’entreprise en justice en juin, lui reprochant d’enfreindre plusieurs lois encadrant les données personnelles, notamment la loi européenne.

    En février, plusieurs chercheurs belges avaient publié un rapport commandé par la Commission, concluant que Facebook collectait des informations sur les internautes membres, mais aussi non membres, sans leur consentement, grâce à un cookie appelé « Datr ». Un cookie est un fichier déposé dans le navigateur d’un internaute et qui mémorise des informations le concernant.

    « Facebook place des cookies qui retiennent qu’un internaute a visité une page Facebook, par exemple celle d’un ami, mais aussi qu’il a visité la page d’une chaîne de magasins, d’un parti politique, d’un groupe d’entraide ou d’une autre association », précise le tribunal dans un communiqué.

    « Ces cookies continuent d’exister pendant deux ans. (…) Le juge des référés a jugé qu’il s’agit de données personnelles, que Facebook peut seulement utiliser si l’internaute donne expressément son consentement, comme le prévoit la loi belge de protection de la vie privée. »

    En mai, la Commission de la protection de la vie privée belge avait menacé Facebook de poursuites et lui avait demandé de renoncer à l’utilisation sans consentement de certains cookies et d’outils comme le Facebook Connect, qui permet de suivre et d’identifier les internautes en dehors du réseau social.

    Facebook avait alors rétorqué que le rapport sur lequel s’appuyait la commission était erroné. Après la décision de la justice belge, l’entreprise a précisé dans son communiqué qu’elle utilisait le cookie Datr « depuis plus de cinq ans », et ce « afin que Facebook reste sécurisé pour 1,5 milliard de personnes à travers le monde ».

    Source

    http://www.contre-info.com/la-belgique-ordonne-a-facebook-de-cesser-de-tracer-les-internautes-non-membres#more-39843

  • Le Captagon, drogue dure des djihadistes sponsorisée par l’Arabie saoudite

    Un prince saoudien s'est fait pincer au Liban, le jet bourré de plus de deux tonnes de Captagon, la drogue dont raffole l'État islamique.
    Un avion peut en cacher un autre… Tandis que les médias se concentrent sur « Air Cocaïne », la très irrégulière compagnie privée de trafic de drogue de République dominicaine, un autre avion, dont la compagnie aurait pu s’appeler « Air Captagon », fait timidement parler de lui.
    Il s’agit du jet privé appartenant au prince saoudien Abdel Mohsen, saisi avec à son bord plus de deux tonnes de cette drogue très appréciée des combattants de l’organisation État islamique. Les djihadistes en Syrie et en Irak ne tarissent pas d’éloge sur cette pilule « miracle » : « Cela donne la pêche, tu te mets à combattre sans te fatiguer. Tu marches droit devant toi. Tu ne connais plus la peur. Les combattants l’utilisent pour veiller, pour contrôler leurs nerfs et pour augmenter leurs performances sexuelles », expliquait un trafiquant au cours d’un reportage diffusé sur la chaîne Arte.
    Un témoignage confirmé par un officier syrien de la brigade des stupéfiants de la ville de Homs à l’agence Reuters :  »On les frappait et ils ne ressentaient pas la douleur. La plupart d’entre eux rigolaient alors qu’on les bourrait de coups ».
    55 millions de comprimés saisi en Arabie saoudite chaque année
    Sa production ne nécessite qu’une maîtrise des bases de la chimie et peu de matériel, ce qui en fait un business très rentable : « Un sac de 200 000 pilules rapporterait un demi-million de dollars et ne coûterait que quelques milliers de dollars à être fabriqué », peut-on apprendre dans le reportage d’Arte.
    En plus d’augmenter les performances physiques et mentales des djihadistes, le Captagon offre une source de revenu considérable à l’organisation État islamique, son principal client étant l’Arabie saoudite où pas moins de 55 million de comprimés y sont saisis chaque année selon un rapport des Nations unies. Un business qui révèle un peu plus les relations étroites entretenues entre le Royaume d’Arabie saoudite et l’État islamique.
    Comble de l’ambiguïté : selon les propos de journalistes bulgares rapportés par Courrier international, le Captagon serait produit par des laboratoires de l’OTAN en Bulgarie. En 2014, un expert pharmaceutique bulgare monnayant ses conseils aurait même été arrêté au Liban.

  • Qui les Etats-Unis combattent-ils au Moyen-Orient?

    Le 22 octobre, comme l'ont montré des vidéos largement diffusées, des « forces spéciales » américaines ont participé en appui de combattants kurdes (Peshmerga) à une opération contre une installation de ISIS près de Kirkuk dans le nord de l'Irak. L'action, qui entraina la mort d'un sergent chef américain,fut présentée comme un succès. Elle s'était traduite par le libération de 70 otages kurdes détenus par ISIS.

    Ceci montrait que, contrairement à l'affirmation de Obama selon laquelle aucune troupe au sol américaine ne demeurait en Irak, des forces spéciales opéraient dans ce pays de façon discrète. Le secrétaire à la défense Ashton Carter a d'ailleurs tout de suite confirmé l'information et affirmé l'intention de l'armée américaine d'intensifier ses opérations en Iraq.

    Nul ne s'en plaindrait. La coalition montée par Obama contre Isis s'étant jusque là, hormis quelques frappes aériennes, montré peu significative, allait peut-être enfin prendre de l'importance et seconder les actions menées de son côte avec succès en Syrie par la Russie.

    Il ne semble malheureusement pas que ce soit le cas. L'opération contre ISII à Kirkuk ne visait pas réellement à combattre ISIS, lequel reste soutenu par Obama dans les actions menées contre Bashar al Assad en Syrie. Elle paraît au contraire conduite pour disputer à la Russie la supériorité stratégique et diplomatique que celle-ci s'est acquise du fait de ses interventions en Syrie. Dans la suite de l'opération à Kirkuk, le général Joe Dunford, commandant des forces américaines, vient d'indiquer après une visite en Irak qu'il était désormais temps d'élargir le champ des opérations militaires. Mais contre qui?

    A nouveau, se pose la question de savoir qui est visé par cet élargissement. Depuis plusieurs jours, une campagne menée par John Kerry relance l'idée d'imposer une zone de non-survol (no fly zone), sur la Syrie, afin de protéger les populations. Ceci ne peut viser que l'aviation russe, seule pratiquement à opérer dans la région. Si ce sont des avions américains ou turcs qui assurent le contrôle de cette zone de non survol, des conflits se produiront inévitablement avec l'aviation russe.

    Des incendiaires à Washington

    Obama et Ashton Carter ont jusqu'ici résisté à ces pressions. Mais il est inquiétant de voir qu'aux Etats-Unis même, des voix de plus en plus influentes reprochent à Obama sa faiblesse – faiblesse non contre ISIS mais faiblesse à l'égard des Russes. Des sénateurs républicains de plus en plus nombreux, chacun par ailleurs des candidats républicains à l'investiture pour les élections de 2016, de nombreux représentants des démocrates et de la communauté du renseignement font à Obama le même reproche. Parmi eux on note l'ancien directeur de la CIA David Petraeus, les chefs de la rédaction des journaux Wall Street Journal et Washington Post, ainsi que, bien plus inquiétant, la probable candidate démocrate aux présidentielles, Hillary Clinton.

    Dans le même temps, l'ambassadeur irakien aux Etats-Unis Lukman Faily et le leader des shiiteirakiens kim al-Zamili ont fait connaitre que dans les prochaines semaines, si les succès russes en Syrie se confirmaient, Bagdad demanderait aux Russes d'y mener également des frappes aériennes. Il a dit souhaiter par ailleurs que les Russes jouent un plus grand rôle en Irak, bien supérieur à celui des Américains. Ce point de vue est désormais partagé par la Jordanie, alliée traditionnelle des Etats-Unis. Elle vient de connaître le souhait d'un rapprochement avec les Russes en vue de coordonner les actions contre ISIS.

    Tout ceci devrait réjouir l'ensemble des parties associées dans la lutte contre l'Etat islamique. Mais les Américains, non sans raisons d'ailleurs, y voient la preuve que la Russie les a supplanté dans le rôle traditionnel d'arbitre au Moyen-Orient – rôle bien mal joué d'ailleurs car depuis 10 ans Washington a provoqué plus de 10 guerres successives, entrainant plus de 500.000 victimes directes sans compter au moins 1 million de réfugiés

    Cependant, aux Etats-Unis, il est réconfortant de constater que des personnalités éminentes ont demandé à l'administration de renoncer à faire tomber Bashar al Assad , mais au contraire de s'entendre avec lui et Vladimir Poutine. Ce fut le cas de l'ancien président Jimmy Carter et même de Henry Kissinger qui a publié récemment un article intitulé “A Path Out of the Middle East Collapse,”

    Démission de la France

    Un certain nombre d' « experts » français de la Russie, comme ceux qui se sont exprimés sur France Culture à 11h le 25/10, prévoient que le soutien des électeurs à Poutine ne résistera pas aux possibles pertes militaires russes en Syrie. Différentes enquêtes semblent montrer au contraire que si ceci advenait, le soutien dont bénéficie Poutine serait encore accru. Il apparaitrait comme le vrai sauveur de l'honneur, non seulement de l'armée mais de la Russie toute entière, face aux années de capitulation devant l' « Occident » imposées par Washington dans sa volonté de détruire une bonne fois la Russie, même lorsqu'elle a abandonné le communisme. L'esprit de la « Grande guerre patriotique » contre les Allemands durant la campagne de Russie et les millions de morts russes en ayant découlé, pourrait renaître.

    Les sources que nous pouvons consulter en ce qui nous concerne, via notamment les amis de Jean-Pierre Chevènement, montrent par ailleurs que les leaders d'opinion russes actuels accueilleraient avec beaucoup de faveur un rapprochement de la France avec la Russie, non seulement dans la question de l'Ukraine et de la Syrie mais sur des questions quasiment philosophiques beaucoup plus larges . Malheureusement les représentants du gouvernement français actuel continuent imperturbablement à s'y refuser.

  • Pour en finir avec les fantasmes occidentaux sur la Crimée

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    Monsieur Obama devrait cesser de fantasmer sur une Crimée ukrainienne. Les gens de Crimée sont heureux et fiers d’avoir retrouvé leur patrie. Ses imprécations ne sauraient altérer l’amour que les Criméens portent à leur pays la Russie.
    Récemment, Barack Obama a déclaré qu’il ne reconnaîtrait jamais le résultat du référendum concernant le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie, propos repris mercredi dernier par Evelyn Farkas, ancienne assistante au Secrétariat à la Défense des USA.
    Après trois mois passés dans la péninsule et de nombreux contacts avec les habitants, les raisons du score écrasant pour le rattachement me sont apparues évidentes.
    Au temps de l’Ukraine, déjà, les nombreux feux d’artifice privés tirés à Simferopol pour les douze coups de minuit du Nouvel An l’étaient à 23 heures. Simplement parce que l’on sablait le champagne à l’heure de Moscou en Crimée, preuve du sentiment d’appartenance à la communauté russe.

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  • Le soutien de Laurent Fabius au Front al-Nosra rappelé par Damien Viguier, invité à la télévision syrienne

    Durant son récent voyage en Syrie, Maître Damien Viguier  fut l’invité de la télévision arabe syrienne. Il n’a pas manqué d’y rappeler le soutien de Laurent Fabius aux terroristes djihadistes du Front al-Nosra.

    Tout l’entretien mérite d’être attentivement écouté.

    http://www.medias-presse.info/le-soutien-de-laurent-fabius-au-front-al-nosra-rappele-par-damien-viguier-invite-a-la-television-syrienne/42896

  • Qui est Alexandre Douguine ?

    Alexandre Guelievitch Douguine, né à Moscou le 7 janvier 1962, dans une famille de militaires, est un théoricien politique russe. Son père était officier du KGB. Douguine est décrit comme un patriote russe passionné, un intellectuel et un fidèle de la religion orthodoxe (dans la branche traditionaliste des « vieux croyants »). Il serait polyglotte, parlant neuf langues, et a obtenu un doctorat en histoire de la science, en 2001, et un second en science politique, en 2004. Récemment dans la presse française, en particulier dans le Nouvel Observateur, nous avons eu droit à des portraits du personnage. Il serait une sorte de Raspoutine mâtiné de rouge brun, que l’on transformait en conseiller le plus écouté de Poutine. Ce qui bien évidemment n’était pas destiné à nous rassurer sur l’ennemi favori du moment de nos médias.
    Il est vrai que le personnage fait partie de ces gens qui ont oscillé à la chute de l’Union soviétique entre le communisme et un nationalisme grand russe et noué de ce fait des liens avec une certaine extrême-droite européenne, ils sont issus d’un traumatisme de la société russe post-soviétique que l’on peut symboliser par un événement qui a été évacué de la mémoire occidentale: la manière dont Elstine pour imposer les privatisations et les diktats américains, la base de l’oligarchie encore actuellement au pouvoir, a fait tirer sur l’Assemblée du peupe hostile aux réformes.Sous la direction de conseillers US et soutenu par les milieux capitalistes occidentaux, Boris Eltsine avait lancé son programme de réformes le 2 janvier 1992, qui entraînèrent rapidement une baisse catastrophique du niveau de vie pour la population (ce qui fut qualifié de « génocide économique » par le vice-président Alexandre Routskoï). Survint alors la « crise constitutionnelle russe » ; le pouvoir législatif (encore largement basé sur des structures de l’époque soviétique tardive) et le pouvoir exécutif entrèrent en conflit. 

    En septembre 1993, la crise politique atteignit un point de non-retour. Eltsine proclama son intention de poursuivre ses réformes et déclara dissous le Parlement (ce qu’il n’avait pas le droit de faire d’après la Constitution). Le Parlement refusa cette dissolution, démit Eltsine, et en appela au soutien de la population.

    Limonov et Douguine soutinrent cette « révolte » des députés, maladroitement dirigée par Khasboulatov (président du Parlement) et par l’ancien colonel de l’Armée rouge, Alexandre Routskoï. Finalement, la hiérarchie militaire bascula du côté d’Eltsine (qui bénéficiait aussi du soutien des États-Unis) et la « révolte » fut écrasée par la force. Le 4 octobre, Eltsine fit tirer au canon sur le Parlement, qui fut ensuite pris d’assaut. Douguine fut lui-même pris dans la fusillade dans le quartier d’Ostankino (devant le bâtiment de la télévision russe). La population dans son ensemble était hostile aux réformes ultra-libérales mais n’avait ni organisation, ni leader.

    On ne comprend rien à ce qui se joue aujourd’hui y compris à partir de la situation en Ukraine si l’on occulte ce drame que fut la fin de l’Union soviétique. Les tentatives multiples de trouver dans le Parti communiste une force de résistance aussi bien par Douguine que par l’autre conseiller du président Poutine Sergei Glazyev, qui lui s’affirme beaucoup plus à gauche… La seule chose qui rapproche ces deux hommes est leur refus de l’oligarchie, de la corruption qui entraîne la Russie vers la soumission à l’occident et qui les oppose à toute une aile du parti de Poutine, pro-occidental, y compris le premier ministre.

    Poutine, malgré sa réputation d’autocrate, est un homme qui prend des avis contradictoires, y compris du Parti communiste de la Fédération de Russie dont il ne cesse de chercher un soutien qui lui est accordé au plan international, mais qui se heurte à une franche opposition en ce qui concerne le plan intérieur et la politique au profit des oligarques qui nuit autant à la population qu’au développement national, selon les communistes. Ces derniers dans la crise ukrainienne ont marqué une volonté anti-occidentale, ne cherchant pas à ménager, ni les Etats-Unis, ni l’Europe et un soutien plus affirmé aux insurgés, de ce fait on retrouve dans la révolte de la population du Donbass les mêmes forces qui s’unissent pour résister.

    Mais il est évident que la situation en Ukraine, offensive de l’OTAN, et surtout le massacre dans le Donbass d’une population russe se traduit par un débat très âpre chez les intellectuels comme dans le peuple russe. Si la position de Poutine est majoritairement approuvée, il existe des tensions et aussi bien à gauche que les chez ultranationalistes orthodoxes une volonté de remettre en question l’oligarchie et un soutien plus affirmée aux Russes du Donbass. C’est dans ce contexte qu’il faut lire ce portrait de Strelkov qu'a récemment publié Douguine qui donne le sentiment que cette droite est à la recherche de son général Boulanger.

    Danielle Bleitrach
    notes

    Danielle Bleitrach est une sociologue française née en 1938, elle a été membre du Comité central du PCF, puis du Comité national de ce parti de 1981 à 1996, date à laquelle elle en démissionne. En 2003, elle a quitté le PCF, tout en se considérant toujours comme communiste. Elle a également été rédactrice en chef adjointe de l'hebdomadaire du Parti communiste destiné aux intellectuels, Révolution.

    http://www.voxnr.com/cc/d_douguine/EupApuFVlyCzkBzWNk.shtml