Partout, des exclamations horrifiées : dans des pays du tiers monde, les émeutes de la faim se multiplient. Et les organisations financières mondialistes, Fonds Monétaire International (FMI), Banque Mondiale (BM), de se récrier et d'accorder des « aides d'urgence ». Mais qui donc a provoqué la flambée des prix des denrées alimentaires dans le « village global »? Est-ce la faute aux conditions atmosphériques, au réchauffement, aux gens des « pays riches » - nous, par exemple -, affreux gaspilleurs d'énergie et de biens de consommation ? Il suffit d'examiner les évolutions alimentaires et politiques des dernières décennies pour reconstituer le processus.
Le système mondialiste, financier et politique, a un credo : aucun pays ne doit être autosuffisant, ni industriellement, ni du point de vue agricole. L'autosuffisance, c'est du nationalisme, c'est inacceptable. Seules les très grandes puissances, Etats-Unis, Chine ... sont autorisées à organiser comme elles l'entendent leur régime alimentaire. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Que ce soit en Egypte ou au Bangladesh, au Burkina Faso ou en Haïti, les habitudes de consommation ont fondamentalement changé ces deux dernières décennies. Toujours plus de viande aux repas, du blé et du lait partout, pour des populations où ils étaient inconnus ou rares, ne sont que les aspects les plus voyants du phénomène. Ces produits sont importés chez les nouveaux consommateurs, bouleversant et leur mode de vie, et leur économie. Car ils sont soumis à toutes les variations des prix des transports, et de conditions de récoltes, du climat aux mouvements sociaux.
Hausse vertigineuse des matières premières
La part de l'alimentation dans les dépenses dès habitants d’États du tiers monde s'élève à 45 %, contre 15 % dans les pays développés. Cette énorme différence donne la clé du problème actuel. Avec un tel arrière-plan, les spéculateurs des bourses spécialisées de Chicago ou de Londres, qui manipulent, à la hausse, les cours du soja, du riz, du blé, du maïs, et autres denrées, jonglent avec des tonneaux de poudre. Du coup, les variations climatiques du genre hiver chinois dur, ou sécheresse australienne sévère (qui réapparaissent au demeurant cycliquement) ont des effets ravageurs, permettant aux gourous verts de tirer des conclusions fausses et faisant diversion quant à la responsabilité du système mondialiste. Dont la doctrine se résume ainsi : « Un seul monde, une seule civilisation, une alimentation aux normes universelles. » L'obsession de l' interdépendance obligatoire des nations aboutit à la fin de l'autosuffisance alimentaire, y compris en France, où cela commence insidieusement. Les ménagères de notre pays constatent des hausses du prix du lait, des fromages, etc .. , déclenchées par les directives de Bruxelles, ayant abouti à des manques gigantesques en bovins. Ce n'est qu'un début.
Les émeutes de la faim sont-elles appelées à disparaître comme par enchantement, sous l'effet bénéfique de subventions (remboursables) des organismes mondialistes ? C'est hautement douteux, une désorganisation majeure s'esquissant. La demande alimentaire de l'Inde, de la Chine et du Brésil, monte en flèche. Sur tous les produits les plus convoités, les plus consommés. A ce facteur de cherté accrue, s'ajoute la stratégie des fonds financiers anglo-saxons. Echaudés par l'immobilier, ils se rabattent sur les matières premières, dont les alimentaires. Leurs stocks de capitaux se déplacent à vive allure en ce moment. Les médias sous influence rétorquent que les « grands dirigeants » de la planète ne laisseront pas tomber les Etats en cours de déstabilisation. Seulement, il faudrait renoncer à des gains importants. Or, ce n'est pas possible à longue échéance, car les guerres en cours, Irak et Afghanistan, coûtent bien plus cher que prévu, et leur terme recule sans cesse. Les lendemains qui chantent vont devoir se faire attendre
Alexandre MARTIN : National Hebdo du 24 au 30 avril 2008
international - Page 1566
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Les erreurs du mondialisme... COMMENT ON CRÉE LA FAMINE
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États-Unis : Le FBI prévoyait-il d’assassiner des membres d’Occupy Wall Street ?
Les documents obtenus grâce au Fonds pour la Justice Civile et l’organisation américaine de défense des droits humains et civiques, ont révélé que le FBI, le Département de la Sécurité Intérieure, l’armée américaine et des entreprises, ont tous coopéré ensemble afin de surveiller et d’enquêter sur les manifestants d’Occupy Wall Street, en tant que terroristes et criminels.
De plus, un plan visait à utiliser des tireurs d’élite pour assassiner des manifestants et les leaders du mouvement.
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L'Affaire DSK analysé par Alain Soral et Pierre Hillard
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Pierre HILLARD - L'effondrement est pour bientôt, Avec chaos et guerre civile
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Vladimir Poutine accorde la citoyenneté russe à Gérard Depardieu

Le président Vladimir Poutine a accordé jeudi la citoyenneté russe à l'acteur français Gérard Depardieu, qui a menacé récemment de renoncer à son passeport français pour protester contre les augmentations d'impôts visant les plus riches.
"Vladimir Poutine a signé un décret accordant la citoyenneté russe au Français Gérard Depardieu", a précisé le Kremlin dans un communiqué.
Gérard Depardieu, star du cinéma français, avait annoncé dimanche que la décision du Conseil constitutionnel français de censurer la taxation à 75% des contribuables les plus aisés "ne changeait rien" à son installation en Belgique.
Le gouvernement français a cependant annoncé son intention d'aller de l'avant pour augmenter la pression fiscale sur les personnes gagnant plus d'un million d'euros par an, en adoptant de nouvelles mesures pour que ce projet soit conforme à la Constitution.
Le président Poutine avait déjà annoncé en décembre qu'il était prêt à accorder un passeport à Gérard Depardieu si celui-ci le souhaitait. "Si Gérard veut vraiment avoir un permis de séjour ou un passeport russe, c'est une affaire réglée, et de manière positive", avait-il dit lors d'une conférence de presse.
Peu après les déclarations du président russe, le Premier ministre, Dmitri Medvedev, avait réitéré l'invitation faite à l'acteur français de s'installer en Russie, en l'assurant qu'il ne risquait pas d'augmentation d'impôts dans ce pays.
En Russie, l'impôt sur le revenu est de 13% pour tous.
Une polémique a éclaté en France après que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a qualifié l'exil fiscal de l'acteur français âgé de 64 ans d'"assez minable".
Se sentant "injurié" par ces propos, Gérard Depardieu, qui a acheté une propriété à Néchin, un village proche de la frontière française connu pour abriter de riches expatriés français, avait annoncé vouloir "rendre" son passeport français et envisager de prendre la nationalité belge.
Célèbre en Russie, Depardieu apparaît régulièrement dans diverses publicités. En novembre dernier, il en a tourné plusieurs pour la banque Sovietski, pour une marque de ketchup et pour un magasin d'alimentation.
Il assiste également souvent à des festivals de cinéma en Russie. Il a notamment déjà été membre du jury du festival du film de Moscou.
En octobre dernier, il a participé à des célébrations officielles à Grozny, capitale de la Tchétchénie, au cours desquelles il avait lancé: "Gloire à la Tchétchénie, gloire à Kadyrov", en s'affichant aux côtés de Ramzan Kadyrov, numéro un de cette république, accusé de multiples exactions par les ONG de défense des droits de l'homme.
Ce dernier s'est d'ailleurs dit prêt à accueillir l'acteur dans cette république instable du Caucase.
Un porte-parole de M. Kadyrov a indiqué jeudi que cette invitation tenait toujours.
"Nous confirmons que si Depardieu veut s'installer en Tchétchénie, cela sera très apprécié", a déclaré ce porte-parole Alvi Karimov à la radio Echo de Moscou.
"Les conditions nécessaires pour une vie agréable et un travail créatif seront mises en place", a-t-il ajouté.
Source: Yahoo
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Grande-Bretagne : Le pays va t-il quitter l’Europe ?
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Comment redécouper l’Afrique ?
par Bernard Lugan
(31 mai 1995)
Véritables "pièges à peuples", les frontières héritées de la colonisation avaient pour finalité de faciliter la fusion de ces derniers.
Les problèmes posés par ces frontières sont essentiellement de deux sortes :
1. Obligation de vie en commun imposée à des ethnies antagonistes au sein d’ensembles artificiels ;
2. Morcellement d’un ou de plusieurs peuples fractionnée par des tracés internationalement reconnus.
Un examen attentif de la réalité africaine montre cependant que les conflits interétatiques ayant pour origine les frontières héritées de la colonisation sont peu nombreux. Les principaux sont celui des Touaregs, population éclatée entre le Niger, le Mali, le Burkina, l’Algérie, la Libye et le Nigeria. N’oublions pas non plus la grande injustice dont le Maroc est victime en ce qui concerne non seulement la partie du Sahara qui lui appartient historiquement et que la France rattacha tout à fait artificiellement à l’Algérie, mais également la région de Tindouf qui a toujours incontestablement fait partie intégrante du royaume chérifien.
Redécouper les frontières, certes, mais au coup par coup, car il serait irresponsable de vouloir prétendre créer 2 000 "Etats" afin de tenter de faire coïncider carte ethnique et carte politique. De plus, il existe une nouvelle ethnie en Afrique, celle des urbanisés.
Où intégrer ces déracinés ?
En revanche, plusieurs grands Etats artificiels existent au sein desquels "cohabitent" plusieurs grandes ethnies ayant de larges assises territoriales et dont l’antagonisme interdit toute évolution vers l’Etat-Nation. Dans ce cas, la partition semble la seule solution. Ainsi, notamment, en Angola, au Zaïre et demain en Afrique du Sud.
L’indépendance de l’Erythrée, qui s’est détachée de l’Ethiopie après une partition opérée en 1993, a débloqué la question. Le tabou de l’intangibilité des frontières africaines étant tombé, il est donc désormais possible de réfléchir au redécoupage de l’Afrique afin d’y respecter une plus grande cohérence ethnique.
Si, comme nous l’avons vu, il serait irréaliste de vouloir donner son "Etat", ou sa façon "d’Etat", à chacune des 2 000 ethnies africaines, il serait en revanche possible, dans certains cas, de proposer un redécoupage centré sur un peuple dominant autour duquel graviteraient des peuples minoritaires n’ayant pas vocation à constituer des "Etats" indépendants.
Nous pouvons à cet égard distinguer trois grands cas que nous illustrerons au moyen de propositions frontalières cartographiées.
1. La partition d’un Etat entre ses composantes ethniques ou raciales afin de donner naissance à plusieurs nouveaux "Etats". Ne sont concernés que des Etats vastes géographiquement dans lesquels cohabitent d’une manière conflictuelle de grandes ethnies qui s’équilibrent démographiquement et qui sont largement installées sur des bases territoriales traditionnelles. Il s’agit de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Mozambique, du Cameroun, du Tchad, du Soudan, du Zaïre, du Nigeria et de l’Ethiopie qui a donné l’exemple avec l’indépendance de l’Erythrée.
2. La partition de deux ou de plusieurs Etats afin qu’une ou plusieurs populations puissent être regroupées en un nouvel Etat ou qu’elles soient incorporées à d’autres Etats existants. Il s’agit des Touaregs, qui, pour avoir leur propre Etat, doivent voir démembrer l’Algérie, le Mali, le Niger et peut-être également le Burkina-Faso. Il s’agit également de Djibouti.
3. Les petits Etats composés de multiples ethnies antagonistes et dans lesquels il est impossible de diviser l’espace sous peine de créer des confettis politiques. Ici, deux solutions sont envisageables : soit laisser les éventuels équilibres se faire avec la loi du plus fort, soit séparer les ethnies ataviquement antagonistes en les rattachant aux blocs ethniques apparentés des pays limitrophes. Mais, pour cela, il sera nécessaire de rayer de la carte des pays internationalement reconnus. Le meilleur exemple est celui du Liberia.
(Fin)
Texte publié dans Le Libre Journal n°69.Lien permanent Catégories : actualité, culture et histoire, géopolitique, international 0 commentaire -
Syrie : les bobards qu’on nous raconte…
Tribune libre de Robert Ménard*
« Sous le porche, deux gamins trafiquent des munitions comme des billes et jouent aux “martyrs”, la nouvelle mode des cours de récréation qui consiste à s’écrouler à terre, comme fauchés au combat en s’écriant “Allah akbar”. » raconte Florence Aubenas dans Le Monde.Que se passe-t-il réellement en Syrie ? Derrière les chiffres diffusés par l’Observatoire syrien des droits de l’homme – en fait, une ONG liée à l’opposition – qu’en est-il des violences, de leurs auteurs, de leurs alliés ? La fable que nous content la plupart des médias – un peuple pacifique opposé à un dictateur sanguinaire – a-t-elle un quelconque rapport avec la réalité ?
Reprenons.
Oui, le régime de Bachar el-Assad porte une immense responsabilité dans la situation actuelle.
Oui, le fils du despote Hafez, continuant à privilégier ses proches ainsi que ses coreligionnaires alaouites, a déçu tous ceux qui, au début des années 2000, ont cru au « printemps de Damas ».
Oui, le régime toujours en place est d’une rare brutalité, ses milices ne reculant devant aucune exaction, ses hommes multipliant les massacres.
Non, il n’est pas le seul à recourir à une violence aveugle : un vrai djihad est aujourd’hui à l’œuvre, loin, très loin des revendications populaires de 2011.
Non, l’Armée syrienne libre n’est ni libre, ni syrienne. Elle est aidée, financée, assistée par les Occidentaux et, surtout, par les monarchies du Golfe. Elle compte dans ses rangs de plus en plus de volontaires islamistes venus des quatre coins du monde musulman.
Oui, une bonne partie des opposants à Bachar el-Assad rêve d’imposer un régime où, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne fera pas bon vivre pour les femmes et les minorités religieuses. Alors que, jusqu’ici, bon an mal an, laïcité et égalité hommes/femmes prévalaient.
Oui, la politique des Occidentaux est incompréhensible. Comme s’ils n’avaient tiré aucune leçon des lendemains du « Printemps arabe » en Tunisie, en Libye et en Égypte…
Oui, nous jouons avec le feu. À soutenir une opposition gangrenée par les islamistes, à fermer les yeux sur l’ingérence des pires des régimes de la région, à refuser de prendre en compte les inquiétudes de la Russie, nous pourrions installer demain à Damas un régime qui nous ferait regretter la famille el-Assad. Un comble !
*Robert Ménard est journaliste et fondateur de l’association Reporters sans frontières. Il vient de lancer le portail Boulevard Voltaire.
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États-Unis : une nouvelle tuerie évitée grâce au droit au port d’armes
Quelques jours après la tuerie de Newtown qui a fait la une de tous les médias, une tuerie semblable a pu être évitée grâce au droit au port d’armes. Sans surprise, les médias n’ont pas abordé le sujet…
Dimanche 17 décembre, à peine trois jours après la fusillade qui fit 28 morts dont 18 enfants à Newtown dans le Connecticut, une tuerie semblable a pu être évitée grâce au droit au port d’armes. La petite amie de Jesus Manuel Garcia, 19 ans, venait de rompre avec lui. Ivre de colère, ce dernier l’abat dans un restaurant de San Antonio, Texas. Paniqués, la plupart des convives du restaurant fuient se réfugier dans le cinéma voisin, Mayan 14. Le tueur les y suit pour faire d’autres victimes. Il commence à tirer sur les spectateurs présents, mais ne fera qu’un blessé. Pourquoi ?
Si l’école de Newtown était une gunfree zone, une zone dans laquelle le port d’armes est interdit, ce n’était pas le cas du cinéma de San Antonio. Par conséquent, comme le précise l’enquêteur en charge de l’affaire, une des personnes travaillant dans le cinéma, par ailleurs shérif adjoint du comté et hors service à ce moment là, a sorti son arme et a tiré sur le meurtrier, le mettant hors d’état de nuire. Une action courageuse pour laquelle elle a reçu une médaille de la ville.
On comprendra aisément que les médias autres que locaux n’aient pas couvert l’affaire, après tout, qui s’intéresse à une tuerie avortée ? Cependant, l’évènement est au moins aussi important que la tuerie de Newtown : on voit bien que, en bannissant les armes, on a désarmé les innocents et laissé les seuls criminels armés. A l’inverse, le droit au port d’armes a permis de protéger les innocents présents dans le cinéma de San Antonio.
Voilà qui invite à réfléchir à deux fois avant de demander l’interdiction des armes à feu en réaction à la tuerie de Newtown.
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« 2013 L'apocalypse économique : L'hyper classe mondiale à l'assaut de l'économie et de la démocratie » de Jean Michel Groven
Jean Michel Groven est économiste et assistant parlementaire au Sénat. Son livre 2013, l’apocalypse économique mérite de retenir l’attention car il ouvre en réalité un espace de réflexion sur l’émergence des nouvelles élites mondiales et sur la mondialisation. Il s’exprime très clairement et très courageusement sur des sujets censurés comme la subversion démographique, le libre échange ou le Politiquement correct. Si l’auteur dit à haute voix dans les couloirs du Sénat ce qu’il écrit dans son livre il doit faire sensation. A.P.
L’émergence d’une nouvelle classe sociale : les supériorisés
L’auteur fait le constat de deux évolutions sociologiques convergentes.
Depuis la fin de la guerre le nombre de personnes qui sont passées par l’enseignement supérieur a explosé. On assiste ainsi à l’émergence d’une nouvelle classe sociale, celle des « supériorisés ». Cette classe n’éprouve pas le besoin d’un destin collectif : nation, socialisme, etc…Ses membres ont une vision idéalisée d’eux-mêmes qui leur font croire qu’ils sont des individus uniques. Le « supériorisé » cherche à ne fréquenter que ses semblables dans les mêmes espaces et a acquis une mentalité d’essence individualiste et hédoniste. Tous les thèmes politiques de ce mode de pensée se trouvaient déjà en filigrane dans les slogans de mai 68. Selon Groven cette mentalité se retrouve toute entière dans la formule : « jouir sans entraves ». Narcissisme (Face Book), destruction de l’institution du mariage, jeunisme caractérisent cette évolution aujourd’hui très avancée. Celle-ci aboutit à la volonté de s’approprier par tous les moyens et immédiatement ce qui fait envie sans qu’une morale ne soit là pour l’empêcher. C’est l’ l’Homo spontaneus qui n’est animé que par ses désirs et ses pulsions qui sont érigés en principes de base du comportement individuel et qui peuvent déboucher sur la violence.
Profondément individualiste, cette mentalité est essentiellement inégalitaire ne serait-ce que par le regard que les « supériorisés » jettent sur le peuple et même sur de moins diplômés qu’eux-mêmes. C’est le grand retour et la légitimation des inégalités en termes de revenus et de patrimoines économiques comme sociaux. L’image des classes populaires est déclassée voire symbolisée par le terme de « beauf ». Cette image négative rejaillit également sur l’image qu’ont les Français d’eux-mêmes telle qu’elle est renvoyée par les élites du type Jacques Attali pour qui il n’est d’horizon pour la France que la dilution dans l’Europe et la dilution de l’Europe dans la mondialisation. L’auteur évoque le PS devenu un parti de cadres supérieurs qui se donnent bonne conscience en discutant du sort des immigrés sans papiers ou du mariage unisexe mais oublient le sort de 70 à 80% de la population qui sont leurs compatriotes.
Ainsi est née une oligarchie qui présente trois caractères :
- -elle prélève une part de plus en plus importante de la valeur ajoutée produite par les travailleurs grâce au libre-échange. C’est à cela que servent la mondialisation et le libre-échange.
- -elle préfère les membres des oligarchies des pays voisins plutôt que son propre peuple dont le sort l’indiffère,
- -elle est parvenue à tenir son pouvoir d’une morale faite par elle et pour elle : le Politiquement correct qui a pour objectif de trouver dans la société des bourreaux et des victimes afin que l’élite puisse s’ériger en « juge arbitre ».
Ce sont ces élites donneuses de leçons qui ne payent jamais les pots cassés de la mondialisation car elles sont planquées derrière leurs capitaux ou leur statut : énarques, universitaires, journalistes.
Basculement millénaire du pouvoir de Dieu vers le pouvoir de l’individu
Le deuxième constat revêt un caractère historique. Pour faire court la démocratie a été une étape dans le lent basculement millénaire du pouvoir de Dieu vers le pouvoir de l’individu. Le Peuple est devenu Dieu. Puis la déité est passée de l’Homme à l’individu : Or cet individu demeure un animal social. Celui-ci se tourne vers sa communauté afin d’assurer ses besoins et sa propre sécurité. Il en résulte un repli sur soi et une atomisation de la société Ainsi peut s’expliquer le fractionnement des nations actuelles en autant de communautés qui se regardent en chiens de faïence, voire en ennemies.
C’est la conjonction de ces deux évolutions sociologiques qui permet la prise du pouvoir économique et politique par l’hyper classe nationale comme mondiale.
La stratégie de l’hyper classe : des coupables et des victimes
Le fractionnement de la population qui est organisée de manière presque consciente par les élites et la mise en place de la tyrannie du Politiquement correct s’effectuent en quatre étapes :
- -la désignation de victimes : immigrés, femmes, homosexuels. La victime absolue est la personne d’origine juive. La désignation de nouvelles victimes est souvent univoque. SOS racisme ne s’intéresse pas à ce que l’on appelle le racisme anti blanc, terme impropre d’ailleurs,
- -la désignation de coupables. Un contestataire du réchauffement climatique est un coupable absolu. La France, désignée comme responsable du génocide des Juifs est mise en accusation d’une manière permanente,
- -l’élite intervient par le biais des lois anti-discrimination et surtout mémorielles qui sont le socle de la tyrannie des associations notamment antiracistes. L’insécurité sous les trois formes de la délinquance, de la précarité économique et de la précarité familiale, constitue également l’épine dorsale du monde nouveau de l’oligarchie. Elle entraine une judiciarisation des relations entre individus et une « cancerisation » des relations humaines par une méfiance généralisée et la guerre de tous contre tous. La nouvelle classe sociale profite de cet état de choses pour imposer sa loi en se posant comme le juge arbitre de tous les conflits qu’elle a elle-même créés,
- -la création d’une « compétition victimaire » en suscitant du ressentiment chez d’autres victimes.
Les passages du livre sur ces thèmes sont particulièrement éloquents et percutants. L’auteur souligne que « ce qui est terrifiant avec cette nouvelle doxa, c’est sa capacité à transposer n’importe quel sujet sous un angle moralisateur avec, à chaque fois, l’éternelle trilogie juge/victime/coupable ». Il souligne que dans certains pays l’idéologie du politiquement correct est devenue folle comme au Royaume uni.
Au bout du compte la nation et les grandes idéologies collectives s’effacent au profit de micro et de macro-tribus. Cette tribalisation et ce communautarisme se retrouvent dans les ghettos géographiques : banlieues mais aussi centres villes et cités pavillonnaires des classes moyennes.
Cette situation délétère est porteuse de chaos social qui ne peut que profiter à un futur régime qui, au nom du rétablissement de la concorde nationale (qu’il aura lui-même brisée..) imposera de plus en plus ses lois afin de contrôler une démocratie vacillante, voire même demandera sa suppression.
L’évolution actuelle.
2013 présente trois types de mondialisation : la mondialisation des cultures, celle de la finance et des biens et services et enfin celle des travailleurs.
Concernant les biens et services l’auteur se livre à une critique économique virulente du libre-échange promu par l’ensemble des milieux qui sont protégés par leur statut de la concurrence extérieure ou qui font partie des secteurs qui en profitent, ce qui ne constitue pas l’originalité de l’ouvrage.et sur laquelle il ne sera pas insisté :
En revanche les conséquences sociales et politiques sont lourdes.
- -les industries américaines puis européennes ont subi de plein fouet la concurrence des dragons asiatiques ce qui a entrainé les délocalisations et la baisse du niveau de vie des classes populaires,
- -l’écart entre les riches et les pauvres est généralement grandissant,
- -Un processus de paupérisation s’est accentué avec l’entrée en scène des pays émergents et touche les classes moyennes,
- -l’endettement des classes moyennes grâce à la bulle immobilière et des classes populaires grâce aux crédits à la consommation,
- -l’effondrement à venir des monnaies : le dollar comme l’euro.
« 2013 l’apocalypse économique » prévoit qu’au terme, proche, de ce processus l’économie occidentale connaitra un effondrement économique, financier et social Ce sera particulièrement le cas des USA qui perdront leur statut de leader mondial.
Ces prédictions sinistres ne sont pas invraisemblables et JM.Groven n’est pas le seul à les formuler. On peut même avancer que les évolutions récentes de l’économie occidentale les rendent vraisemblables. Cependant les présenter comme certaines avec une date précise affaiblit le propos de l’ouvrage. A titre d’exemple JM. Groven prévoyait la chute de l’euro en 2011 et 2012 ce qui n’est pas arrivé.
Pour ce qui concerne la France, l’arrivée de la nouvelle hyper classe mondiale conduit à disloquer le système politique classique basé sur la démocratie et l’Etat nation. Il faut à tout prix éliminer celui-ci en invoquant des motifs nobles et d’intérêt général. L’Union européenne est l’espace au sein duquel la Nation française qui a déjà perdu ses prérogatives étatiques est censée se fondre.
En conclusion l’auteur a exprimé l’espoir que son livre apportera quelques « cartouches intellectuelles à tous ceux qui se rebellent contre ce monde qui s’annonce triste et fatigué à l’image et à la dimension de la nouvelle élite ». Il est loisible de penser que ce but, grâce à de nombreuses pages fortes et courageuses, a été atteint et que la lecture de ce livre peut être recommandée à ceux qui souhaitent découvrir les ressorts de la prise du pouvoir par l’oligarchie mondiale comme nationale.
André Posokhov http://www.polemia.com
29/12/2012