Encore un coup de massue pour François Hollande. Le Journal du dimanche a publié le 3 novembre un sondage, indiquant que 91 % des Français veulent que le chef de l'État change, alors que sa cote de popularité sombre. Jamais un président de la République n'a connu un tel désamour, dix-huit mois seulement après son élection qui, rappelons-le, était bien davantage due au rejet de Nicolas Sarkozy qu'à une quelconque adhésion à sa personne ou à son projet présidentiel. Ce qui est toutefois frappant depuis une trentaine d'années maintenant, c'est que les électeurs se montrent désenchantés de plus en plus rapidement et de plus en plus profondément. Il est loin le temps où le général De Gaulle avait envisagé de se retirer du second tour de la présidentielle de décembre 1965 parce qu'il avait été mis en ballotage. Un affront jugé insupportable par le fondateur de la Ve République qui démissionna d'ailleurs, en avril 1969, lorsqu'il perdit le référendum sur la réforme du Sénat. De nos jours, les hommes qui logent au 55 rue du faubourg Saint-Honoré n'ont pas de ces scrupules. Ils profitent jusqu'au dernier moment des avantages de la fonction présidentielle même s'ils sont détestés par le pays, que leur parti perd toutes les élections intermédiaires, que les partielles et enquêtes d'opinion sont également calamiteuses. Nicolas Sarkozy était devenu impopulaire au bout de huit mois, ce qui était déjà un record ; il a fallu moins d'un semestre pour que son successeur se heurte à un fort mécontentement des Français.
Il faut dire qu'aujourd'hui personne ne peut cacher les conséquences désastreuses de la mondialisation c'est-à-dire de la soumission des politiciens et des dirigeants à la finance apatride. Pendant les Trente Glorieuses nos compatriotes ont globalement accepté l'américanisation de notre société car à ce moment-là le pays s'est enrichi et l'on connaissait quasiment le plein emploi. Les anciens nous racontent volontiers que lorsqu'on quittait une activité professionnelle l'on ne se faisait alors guère de souci car l'on était à peu près sûr d'être rapidement réembauché. Tel n'est plus le cas aujourd'hui. On a vu à travers le vote Front national, mais aussi à travers les référendums sur Maastricht en 1992 et plus encore sur le projet de Constitution européenne en 2005 qu'une partie de plus en plus importante de la population souffrait dans sa vie quotidienne des effets délétères de la destruction de la nation. Déjà, il y a vingt et un ans, le oui à Maastricht ne l'a emporté qu'à cause des grandes villes. Les campagnes avaient majoritairement dit non à cette Europe mondialisée et antinationale. Trois semaines avant le scrutin, le non à Maastricht culminait à 53 % dans les sondages. Deux faits ont au dernier moment changé la donne : d'une part le débat télévisé truqué entre François Mitterrand et Philippe Séguin qui avait été volontairement lamentable dans sa prestation face au chef de l’État de l'époque. Il faut croire que de fortes pressions s'étaient exercées sur lui. Le Nouvel Observateur avait à l'époque implicitement vendu la mèche en écrivant que plus le non montait dans les sondages, plus Séguin était sombre et désabusé. On avait dû lui faire comprendre que s'il ne levait pas le pied sa carrière politique était finie. Il est d'ailleurs allé quelques mois plus tard faire repentance à Aix-la-Chapelle. Cela ne lui a guère servi vu la suite de son parcours... Mais c'est aussi l'instrumentalisation scandaleuse du cancer de la prostate de Mitterrand quelques jours avant le référendum qui s'avéra décisif. Un épisode d'autant plus honteux qu'on apprit par la suite que l'homme de Jarnac souffrait de cette longue maladie depuis plus de onze ans ! Mais en agissant ainsi le président socialiste servait parfaitement les intérêts mondialistes.
On ne comprend rien en effet à l'histoire politique contemporaine de la France si l'on ne sait pas que les principaux hommes politiques français sont les créatures des grands financiers. Comment expliquer par exemple que Georges Pompidou, obscur normalien issu du Massif central, ait eu la brillante carrière politique qui fut la sienne si l'on ignore qu’il était l’homme des Rothschild en France. Et ce n'est pas un hasard si c'est lui (c'est-à-dire le clan qu'il servait) qui a assuré à Chirac et à Balladur leur carrière ? Les gouvernements et les présidents passent mais ce sont toujours les mêmes qui dirigent. Sait-on que le secrétaire général adjoint de la présidence de la République sous Hollande s'appelle Emmanuel Macron et qu'il était jusqu'à sa nomination en mai 2012 banquier d'affaires chez Rothschild ? Sait-on pareillement qu'avant lui, sous Sarkozy, le secrétaire général adjoint de la présidence de la République s'appelait François Pérol, lequel fut jusqu'à sa nomination en mai 2007 banquier d'affaires et associé-gérant de la banque Rothschild & Cie ? Ce n'est pas un hasard si à ce poste stratégique de conseiller spécial du chef de l'Etat l'on place systématiquement un homme du clan Rothschild. On le voit, contrairement à ce que croient les imbéciles et les ignorants, il n'y a pas de droite et de gauche en France, il n'y a pas plusieurs partis politiques, différents programmes de gouvernement, il n'y a que des marionnettes agitées en coulisses par des manipulateurs appartenant à cette petite minorité qui aurait tant souffert. La vie politique n'est qu'un théâtre d'ombres ; c'est le théâtre de guignols. Et c'est pourquoi, quels que soient les majorités et les présidents, la France continue à se déliter. Car le but de ces banquiers apatrides est de nous détruire, de nous déposséder, de nous voler notre terre, nos racines, nos terroirs, nos traditions et même notre corps et notre âme. Par le métissage généralisé, par la destruction de la famille et de la morale naturelle. Par l'organisation préméditée d'un appauvrissement général du peuple et d'un effondrement de l'économie. Par la promulgation de lois, de directives, de décrets imposant l'abominable théorie du genre, le non moins vomitif "mariage" homosexuel, sans parler de la banalisation voulue de la pornographie, etc. Dans ces conditions que le chef de l'État s'appelle Georges, Valéry, François, Jacques ou Nicolas ne change rien à l'affaire.
RIVAROL du 7 novembre 2013
jeromebourbon@yahoo.fr
lobby - Page 2208
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Hollande : une marionnette au service de la finance apatride
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La diablerie de Maëstricht
Le traité de Maëstricht est entrée en vigueur il y a vingt ans, le 1er novembre 1993. Instituant l’Union européenne, il annonçait la création d’une monnaie unique, aujourd’hui menacée par la crise. Pierre Pujo disait et écrivait "Maëstricht", l’orthographe néerlandaise de Maastricht, pour mieux disqualifier le traité européen soumis à référendum en France le 20 septembre 1992.
L’Action française comme quelques compagnons de route venus d’horizons divers, Philippe Seguin, Jean-Pierre Chevènement, Philippe de Villiers ou encore Alain Griotteray, ferraillèrent alors dans un esprit de compromis nationaliste pour tâcher de faire obstacle au funeste projet. « Maëstricht au panier, Mitterrand à Latché ! » titrait le journal de l’AF à la une de son numéro d’août de cette année-là.
Supranationalité
Peine perdue, ou mal récompensée : les chambres réunies en congrès ayant auparavant modifié en conséquence la constitution française, la ratification du traité de Maastricht fut acceptée avec une majorité de 51,04 % des voix au référendum du 20 septembre. Une faible majorité qui en disait long sur la répugnance de nombreux Français à sacrifier la souveraineté du pays. Une fois achevée la procédure de ratification dans les différents États membres de ce qui était encore la Communauté européenne, le traité de Maastricht entra en vigueur le 1er novembre 1993, il y a donc vingt ans. Coïncidence ou malédiction, c’est au siège de Maastricht, en 1673, que perdit la vie notre valeureux d’Artagnan...
La "construction européenne" représente une longue suite de déconvenues pour les patriotes et nationalistes. Sans en refaire l’historique, rappelons que le traité de Maastricht avait été précédé de l’Acte unique européen visant à réaliser un grand marché intérieur (européen), puis d’un accord sur la libération des mouvements de capitaux et, en 1990, de la signature de la convention de Schengen sur la libre circulation des personnes.
Monnaie unique
Il y a incontestablement une cohérence dans cette progression vers la supranationalité et le libéralisme économique. Cependant, le traité de Maastricht en constitue l’expression la plus explicite. Dans son préambule, il est précisé que le traité « marque une nouvelle étape dans le processus créant une union sans cesse plus étroite entre les peuples de l’Europe ». Cette formulation a été préférée à la référence à une « vocation fédérale » vivement combattue par les Britanniques. Ceux-ci exigeront d’ailleurs, et obtiendront, plusieurs clauses d’exception avant de ratifier le traité, la plus importante de ces "exemptions" étant le maintien de la livre sterling.
Car la principale innovation du traité de Maastricht prévoit la création – au plus tard le 1er janvier 1999 – d’une Union économique et monétaire (UEM) dotée d’une monnaie unique, l’euro, qui se substituera aux monnaies nationales, en particulier au franc français. Ce sera chose faite dans les délais ; en même temps sera créée la Banque centrale européenne (BCE) avec siège à Francfort, satisfaction d’une exigence allemande en contrepartie de l’abandon du mark.
Pour les pays de la zone euro, la mise en oeuvre de ce dispositif devait permettre une convergence en matière de dette et de déficits publics. Vingt ans après, ces objectifs paraissent à tout le moins problématiques et sont, pour certains États, de réels facteurs de récession – un risque d’ailleurs prévu dès 1993 par la Cnuced (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement). Outre un substantiel volet économique et monétaire, le traité de Maastricht comprend des aspects politiques, sociaux, environnementaux et même militaires. Et en application de ce texte, une citoyenneté de l’Union est créée en 1993 ; depuis lors, nos passeports en portent l’empreinte.
Référendum pour rien
Pour couronner ce schéma ne manquait plus qu’une constitution européenne. En 2004-2005, l’UE compte vingt-cinq États membres. En France, la ratification du traité constitutionnel exige soit la sanction référendaire, soit l’approbation des chambres réunies en congrès. Sûr de son fait, Jacques Chirac, président de la République, opte pour le référendum. Et c’est la claque en mai 2005 : à la majorité confortable de 54,68 % des suffrages exprimés, les Français rejettent le traité constitutionnel. Qu’à cela ne tienne ! Nouveau président de la République et démocrate à géométrie variable, Nicolas Sarkozy décide de passer en force. Au premier trimestre 2008, il fait adopter par la Chambre et le Sénat le traité de Lisbonne (décembre 2007), un texte présenté comme une « version simplifiée » du projet retoqué de constitution européenne.
Tous ces abandons et reniements depuis vingt ans pour aboutir au chaos actuel, une France plombée par une dette abyssale et un mécontentement social d’une rare ampleur. Le prix, finalement, de la diablerie de Maastricht.
Guy C. Menusier - L’AF 2873
http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-diablerie-de-Maestricht
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Quand les frais d'inscriptions à la fac financent l'homosexualisme et l'antiracisme
... sans oublier la diversité, et... le syndicat gauchiste de l'UNEF !
Le Rouge & le Noir consacre tout un dossier au FSDIE, ce fonds alimenté par une partie des frais d'inscription à l'université, censé financer des projets étudiants et l'aide sociale des élèves en difficulté. Bilan : une rare opacité, une absence totale de rigueur budgétaire, des rappels à l'ordre restés lettre morte et le fameux financement de toutes les causes gauchistes. Bref, une caricature de la "redistribution" socialiste.
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Proche-Orient : La réputation entachée des États-Unis
Les « relations particulières » entre les États-Unis et Israël s’effondrent. Les médias américains sonnent l’alarme : l’attelage Washington – Tel Aviv ne parvient à faire l’unanimité ni sur la situation en Syrie, ni sur le programme nucléaire de l’Iran. En outre, des observateurs notent que les divergences se sont accentuées au sein des Juifs américains divisés en partisans et adversaires des relations avec le gouvernement israélien de centre-droit. Il semblerait que les États-Unis ont perdu leur position de garant de stabilité au Proche-Orient.
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis de protéger le monde contre un « mauvais accord » avec l’Iran. C’est ainsi que Tel Aviv qualifie les propositions iraniennes sur le programme nucléaire discutées à Genève à la fin de la semaine dernière. Au fond, Netanyahu a tenu sa promesse : une nouvelle fois le groupe des 5+1 ne s’est pas entendu avec l’Iran. Ceci bien que les États-Unis aient dépêché à Genève John Kerry et que l’entourage du secrétaire d’État se soit déclaré convaincu que cette fois tout réussira.
Depuis le début du conflit syrien, Tel Aviv ne faisait presque pas de déclarations retentissantes, se contentant d’effectuer des raids épisodiques contre des bases militaires syriennes. Les États-Unis, qui avaient menacé Al-Assad de bombardements, se sont eux ravisés et ont accepté la proposition raisonnable de Moscou de placer les armes chimiques syriennes sous contrôle international. Israël s’attendait peut-être à un tel tournant, mais ne s’est pas privé d’exprimer sa déception.
Bref, l’unanimité d’antan entre Washington et Tel Aviv sur le Proche-Orient s’est évanouie. Aux États-Unis on écrit même que « les repères stratégiques, culturels et démographiques qui renforçaient pendant plus d’un demi-siècle les relations entre les États-Unis et Israël s’effondrent sous nos yeux ». Pourtant en Israël beaucoup estiment que les journalistes dramatisent la situation. Alex Kogan, rédacteur en chef adjoint du site IzRus, en est convaincu :
“Il s’agit plutôt d’un refroidissement entre l’administration américaine et Israël. Quant aux relations entre l’État hébreu et le peuple américain, elles se renforcent d’année en année. La population considère Israël comme l’unique allié au Proche-Orient, comme l’État dont les actes sont conformes à la morale des États-Unis. En Israël les analystes disent en plaisantant que l’attitude des Américains envers Barack Obama est pire qu’envers Benjamin Netanyahu et que ce dernier devrait présenter sa candidature au poste de président des États-Unis.”
Cependant le problème n’est pas seulement Obama. Depuis plus d’un demi-siècle la politique américaine au Proche-Orient se réduisait au principe consistant à « ménager la chèvre et le chou », en d’autres termes à celui de ne pas détériorer les relations avec l’allié principal israélien tout en conservant à la fois une influence sur les pays arabes (au moins, sur une partie d’entre eux). Résultat, les points de tension dans la région se sont multipliés.
Le politologue Oleg Matveïtchev, estime qu’à l’heure actuelle nous constatons un processus logique : le prestige des Etats-Unis au Proche-Orient tend vers zéro.
” Les contradictions se sont sérieusement accentuées, il devient de plus en plus difficile de garder l’équilibre entre les Arabes et les Juifs. Il est impossible d’être assis entre deux chaises sans provoquer le mécontentement des deux parties. Pour les Etats-Unis le problème n’est pas seulement dans la dégradation des rapports avec Israël : leurs rapports se sont également détériorés avec l’Arabie saoudite. Ainsi eu égard au Proche-Orient, Washington est en passe de perdre sa réputation de « garant de la stabilité » pour ne pas dire davantage.”
Les alliés américains au Proche-Orient sont de moins en moins nombreux. L’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Qatar sont offensés par toutes les promesses non tenues concernant la Syrie. Il est peu probable que la Syrie et le Liban voisin aient des sentiments chaleureux pour le « rempart de la démocratie » américain. L’Egypte tente de se rétablir d’une série de coups d’Etat : le Caire en aurait assez des expériences américaines et ses regards se sont de nouveau tournés vers la Russie. Ainsi, les préoccupations des États-Unis à propos des relations avec Israël sont prématurées : il est nécessaire pour Washington de ne pas se quereller avec Tel Aviv.
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Médias Presse Info: « Rafle de la manifestation pro-vie de SOS Tout-Petits, j’y étais ! »
Médias Presse Info a assisté ce samedi matin Boulevard Port-Royal à la véritable rafle par la police de la manifestation pro-vie de SOS Tout-Petits.
Un étudiant également présent témoigne :
« Avec plusieurs amis, tous étudiants, nous avions projeté depuis une semaine environ de nous rendre à la manifestation SOS Tout Petits ce samedi à 10h30 afin d’apporter notre soutien au Docteur Dor et de manifester l’admiration et l’intérêt que notre génération prenait à son engagement. La lutte pour la Vie et contre le génocide de l’avortement n’est pas un combat réservé au 3e âge ! il nous concerne aussi !
Lorsque nous sommes arrivés, nous avons été frappés par l’importance du déploiement des forces de police. J’ai entendu des gens se dire entre eux que c’était sans doute à cause des manifestations contre l’écotaxe… On a cherché les bonnets rouges et les gros bras mais on n’a vu que des chapeaux en fourrure et une dizaine de petites dames adorables ressemblant à miss Marple, qui nous ont accueillis avec de grands sourires heureux: « enfin des jeunes, c’est tellement gentil d’être venu ! » . Le docteur Dor était là bien sûr, face à une caméra, bon pied, bon oeil, ainsi que quelques autres personnes .
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Violences policières lors de l'accueil de Taubira à Versailles
Témoignage :
"Je reviens de la rue Carnot à Versailles où je suis allée accueillir comme il se doit la ministre de la justice. Nous étions 8 à être à l'entrée de la Cour d'Appel lors de son arrivée, les autres personnes étant parquées place Hoche. Quand la voiture du ministre est arrivée à peine avons nous ouvert la bouche pour huer le cortège qu'une flopée de CRS armés jusqu'au dents et boucliers au poing ainsi que des policiers en civil (dont une femme particulièrement agressive) se sont jetés sur nous en nous poussant dans une cour d'immeuble avec une rare violence. Il y avait : un homme assez jeune, 3 mères de famille dont une avec un bébé dans les bras, deux femmes d'une soixantaine d'années et une plus âgée qui n'a pas non plus été épargnée. Une véritable menace pour la république et qui justifiait un tel déploiement de force...
Cette violence a été très impressionnante, je n'avais jamais vécu cela même lors des grandes manifs. Par la suite nous avons quitté le cortège par un chemin "sécurisé"."
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Grandes villes et capitales de l’Europe vont bientôt tomber !
Entretien avec Renaud Camus
Avez-vous été choqué par les sifflets et les huées à l’encontre de François Hollande durant les commémorations du 11 Novembre sur les Champs-Élysées, mais aussi à Oyonnax ?
Choqué n’est pas le mot. Ces huées étaient assez prévisibles. Mais je dirai, pour emprunter le ridicule sabir d’époque, qu’elles « ne sont pas dans ma culture ». Elles sont un signe parmi d’autres, et certes pas le plus grave, d’une société qui se délite, qui perd le sens de la convention, de l’abstraction, de la non-coïncidence avec soi-même dont la civilisation et l’État de droit ont pourtant le plus grand besoin. De mon point de vue, que vos lecteurs commencent à connaître, ni François Hollande, cela va sans dire, ni la haine de François Hollande ne sont à la hauteur de la tragédie qui se joue, le changement de peuple, le Grand Remplacement, la conquête coloniale de notre pays et du continent. On voit les grandes villes et bientôt les capitales de l’Europe tomber les unes après les autres. À Marseille, déjà, l’élection municipale se joue entièrement en termes ethniques. Il ne s’agit plus que de savoir si c’est bien cette fois que la seconde ville de France va officialiser sa soumission à nos conquérants et remplaçants, sous le couvert de la fiction républicaine, de moins en moins tenable, qu’il n’y a de part et d’autre que d’excellents Français, comme il n’y a à Bruxelles que d’excellents Belges, sans doute, et à Londres d’excellents Anglais. Bien entendu les socialistes, en bons apprentis sorciers, jouent avec cette fiction qui a la loi pour elle car ils en espèrent le pouvoir, gardé ou conquis contre toute espérance. Et ils seront emportés les premiers par cette vague qu’ils caressent, car nos remplaçants, une fois qu’ils nous auront remplacés, mépriseront plus encore les remplacistes, dont les socialistes sont la fine fleur, que les résistants comme nous.
Pardonnez-moi. J’ai un peu dévié. C’était seulement pour rappeler, puisque ce semble être le rôle que le Sort m’a confié, que ni l’écotaxe, ni le mariage gay, ni la réforme pénitentiaire ne sont la question principale. Ce sont des leurres.
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L'exécutif n'a plus aucune légitimité
Pour le lancement officiel de la campagne municipale, Marine Le Pen a demandé la dissolution de l'Assemblée nationale. Elle a aussi fait référence aux comités d'accueil :
"L'exécutif n'a plus aucune légitimité. Il n'est plus un déplacement officiel, du président de la République ou des ministres, qui ne se fasse sous une bronca de huées et de sifflets, des sondages également, qui percent des planchers que personne encore n'avait jamais atteint !".
La présidente du FN s'en est prise à un pouvoir "sourd, aveugle, hargneux, sans éthique ni morale", qui ne "comprend pas le peuple" mais le "méprise". Marine Le Pen a décrit une France au bord de basculer dans un régime totalitaire :
"Instructions données au parquet d'extrême fermeté contre ceux qui grondent ou manifestent, arrestations préventives, arbitraires, d'opposants politiques sans aucun fondement légal, milices 'antifascistes' qui détruisent des permanences d'opposants ou commettent des violences sous l'œil impavide d'une police sommée de ne pas intervenir. L'affolement du gouvernement le pousse à la limite de l'Etat de droit".
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Nice : les Identitaires s’invitent au meeting de Christian Estrosi
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Révolte antifiscale : c’est la dynastie des endettors qui est coupable
La révolte antifiscale vient de loin. Depuis quarante ans la classe politique n’a cessé de laisser croître inconsidérément les dépenses publiques.
Dans cet article paru en 2010 Jean-Yves Le Gallou dénonce la dynastie des « endettors » au pouvoir depuis 1981. Et propose un changement radical du référentiel idéologique dominant par :
- le rétablissement de la souveraineté politique nationale ;
- le rétablissement de frontières économiques et sociales ;
- la mise aux orties de toutes les mesures d’inspiration politiquement correcte ;
- l’ abandon du libre-échangisme mondial ;
- l’arrêt de toute immigration supplémentaire et dégonflement de l’immigration présente ;
- la reconstruction d’un développement économique endogène : local, national et européen ;
- la rigueur identitaire et la rigueur budgétaire.
Un petit rappel historique d’abord : la Ve République se voulait financièrement vertueuse
La IVe République n’a duré que douze ans. Il lui a été reproché son instabilité politique et son irresponsabilité financière. La Ve République s’est voulue vertueuse à son origine : plan Rueff-Armand contre les scléroses économiques, ordonnance de 1959 mettant de l’ordre dans les finances publiques, article 40 de la Constitution imposant aux parlementaires de gager les dépenses nouvelles qu’ils proposent par des économies correspondantes.
Mai-68 puis la crise pétrolière de 1973 ont bousculé ce bel édifice ; mais un homme, Raymond Barre, a redressé la situation : adepte de la « rigueur » sans avoir peur du mot, ennemi de la démagogie et apte à résister aux groupes de pression, quels qu’ils soient, il a présenté en 1980, il y a trente ans, le dernier budget français en équilibre.
La dynastie des Endettors arrive au pouvoir en 1981 : elle ne l’a pas quitté depuis
Lorsque François Mitterrand, Endettor-Ier, arrive au pouvoir, la dette de la France est de moins de 300 milliards (en équivalent euros actuels) ; il l’a porte à 650 milliards. Jacques Chirac, Endettor-II, double lui aussi la dette qui atteint à son départ de l’Élysée près de 1.200 milliards. Endettor-III, Nicolas Sarkozy, va faire encore mieux : en trois ans seulement il porte la dette à 1.600 milliards.
Tous les premiers ministres successifs ont pris activement part à cette politique : Pierre Mauroy, Laurent Fabius, Jacques Chirac, Michel Rocard, Edith Cresson, Pierre Bérégovoy, Edouard Balladur, Alain Juppé, Lionel Jospin, Jean-Pierre Raffarin, Dominique Galouzeau de Villepin et François Fillon. Tous, sans exception aucune, ont aggravé la dette de la France. François Fillon a d’ailleurs surpassé tous ses prédécesseurs avec un budget 2010 portant les dépenses à 420 milliards d’euros pour seulement 270 milliards de recettes fiscales : 35% de trou budgétaire, chapeau l’artiste ! Faut-il ajouter que, dans le même temps, l’actif de l’Etat s’est réduit avec la privatisation des entreprises publiques et la vente de nombreux joyaux du patrimoine immobilier. Car les Endettors sont aussi des Distributors et des Dilapidators !
La logique courtermiste des Endettors-Immédiators
François Mitterrand est un homme de droite qui a dû faire une politique de gauche. Jacques Chirac est un homme de gauche amené à faire carrière à droite. Nicolas Sarkozy est un homme sans racines et sans références autres que médiatiques. Tous se sont donc inscrits dans une seule logique : conquérir et rester au pouvoir sans s’embarrasser de convictions gênantes.
Leur horizon s’est souvent borné à la prochaine élection : « Plaire aujourd’hui… et facturer le plus tard possible », telle a été leur devise. Tout récemment encore, le ministre du Budget, François Baroin, envisageait de créer des ressources fiscales supplémentaires en… 2013 !
Or il y a en France au moins une élection chaque année et une élection présidentielle tous les cinq ans. Un mécanisme qui encourage le courtermisme.
Il convient d’ailleurs de signaler ici une différence majeure entre la démocratie représentative et la démocratie directe.
En démocratie directe, le décideur c’est le citoyen. Certes, il peut avoir une préférence pour le court terme mais il inscrit néanmoins sa décision dans un temps plus long : celui de la valeur de son patrimoine, celui de sa durée de vie espérée et il prend même en compte souvent l’intérêt des enfants et petits-enfants qui lui succéderont.
Il n’en va pas forcément de même pour le « représentant » du peuple dont l’horizon temporel est souvent limité à celui de sa réélection, surtout s’il n’a pas un grand idéal chevillé au corps.
La logique clientéliste des Endettors-Distributors
À partir du moment où la vision du long terme s’estompe et où le souci de l’intérêt général disparaît, le clientélisme s’impose comme règle majeure de la décision politique. Et la loi du marché politique s’applique de manière implacable ; cette loi peut se formuler ainsi : toute dépense nouvelle destinée à un petit nombre de bénéficiaires rapporte davantage de voix d’électeurs que la dissémination de l’impôt supplémentaire correspondant sur l’ensemble des contribuables ne fait perdre de suffrages. En clair : augmenter les dépenses est électoralement payant. D’autant plus que lorsque les recettes fiscales ne suivent pas immédiatement l’évolution des dépenses, c’est la dette qui s’y substitue avec un coût, certes, bien réel mais différé.
Un autre point mérite d’être signalé : le Parlement est un club de grands élus. Voulue par Gaston Defferre et poursuivie depuis, la décentralisation a débouché sur un doublement de la part prise par les dépenses des collectivités territoriales dans le Produit intérieur brut (PIB). Et ce sans aucun mécanisme de modération ou de freinage : en effet beaucoup d’impôts locaux ont été remplacés par des dotations de l’État ou des parts d’impôt d’État ; un système qui rend très confortable la situation d’élu local puisqu’elle fait de lui un généreux distributeur de biens publics et de services sans qu’il ait à lever un impôt correspondant. C’est le système du député/maire : le maire s’achète des clientèles qui lui permettent de se faire élire député ; et le député vote des impôts d’État qui abondent à hauteur de près de 90 milliards – soit plus du cinquième du budget de l’État – dans les caisses des collectivités territoriales.
L’achat de clientèles particulières est d’ailleurs d’autant plus nécessaire à la survie de la classe politique que sa soumission au politiquement correct l’empêche de conduire la politique souhaitée par beaucoup d’électeurs.
Les Endettors-Dilapidators à l’action : la création des « droits à »
On peut distinguer deux sortes de crédits publics : ceux qui sont fixés en début d’année de manière limitative par les autorités publiques ; ceux dont le montant final dépend de décisions individuelles permettant de faire jouer des droits à prestations. Ce sont « les droits à ». C’est cette dernière catégorie de dépenses qui a explosé au cours des vingt dernières années. Les Endettors-Dilapidators ont créé ces « droits à » sans jamais évaluer leur coût à long terme.
Créé en 1988, le RMI concernait, en 2005, 1,1 million de personnes et coûtait 5 milliards ; deux allocations voisines, l’allocation de parent isolé (API) et l’allocation de solidarité spécifique (ASS) (post allocation chômage) intéressaient 200.000 personnes pour la première et 400.000 pour la seconde, coûtant au total 3 milliards. La création du RSA – revenu de solidarité active – a simplifié et étendu le dispositif dont bénéficient près de 2 millions de personnes pour un coût de 10 milliards. Créé en 2010, le RSA-jeune destiné aux moins de vingt-cinq ans ajoute une couche supplémentaire de bénéficiaires et… de dépenses.
L’allocation d’adulte handicapé (AAH), que touchaient 400.000 personnes il y a vingt ans, compte aujourd’hui 800.000 attributaires recevant 5 milliards d’euros. La nouvelle prestation de compensation du handicap (PCH), qui concernait 100.000 personnes en 2005, a 400.000 bénéficiaires en 2010. Et l’aide personnalisée à l’autonomie (APA), qui s’adresse aux personnes âgées dépendantes, a coûté 3,88 milliards pour 912.000 allocataires en 2005 mais bénéficiera à 1,5 million de personnes en 2015.
Créée en 1999, la couverture médicale universelle (CMU) avait 1.200.000 allocataires en 2001, 1.700.000 en 2005 ; le chiffrage du coût de la CMU n’est pas connu puisque celui-ci est intégré dans le budget global de l’assurance maladie ; toutefois, le seul coût de la CMU complémentaire (prise en charge équivalant à celui des mutuelles sans que le bénéficiaire ait à participer au… coût de la mutualisation) s’élevait à 1,4 milliard en 2005.
Quant à l’aide médicale d’État (AME), sorte de Couverture médicale universelle, CMU, pour les étrangers clandestins, elle avait 60.000 bénéficiaires en décembre 2002, et plus de 200.000 aujourd’hui pour un coût de 530 millions, soit 2.600 euros par tête : les clandestins ont beau être souvent jeunes, ils ne sont manifestement pas en très bonne santé !
S’élevant à près de 25 milliards, ces prestations de solidarité et d’assistance sont en forte expansion sous un double effet :
– démographique : le vieillissement de la population entraîne l’augmentation du nombre des personnes handicapées et dépendantes ;
– d’aubaine : toute prestation nouvelle fait émerger des besoins inédits, y compris venant de l’étranger, et suscite des demandes supplémentaires, parfois – mais pas toujours – justifiées; le coût de toute prestation nouvelle se révèle donc constamment plus élevé que les prévisions initiales. Son créateur passe pour généreux – à peu de frais – mais ses successeurs créent de la dette supplémentaire.
Il faut ici signaler l’absurdité d’un système ouvrant indistinctement des droits aux Français et aux étrangers et, pour ces derniers, aussi bien d’ailleurs lorsqu’ils sont en situation régulière que clandestins. Le déficit s’explique aussi par le fait d’asseoir des prestations mondialisées sur des cotisations hexagonales.
La poursuite des mouvements d’immigration à hauteur de 200.000 entrées régulières par an traduit notamment le fait qu’un nombre croissant de résidents étrangers ou de Français d’origine étrangère procèdent au regroupement familial de leurs proches à des fins médicales ; cette attitude, humainement bien compréhensible, n’en pose pas moins un problème structurel au système de santé français : comment éviter son déséquilibre financier durable alors que ses recettes sont fondées sur une assise territoriale limitée (la production française) tandis que ses prestations, et donc les dépenses induites, sont potentiellement étendues au monde entier ?
Le mécanisme de création de dépenses publiques par les étrangers prend parfois un tour hallucinant. Ainsi un Congolais qui entre avec sa famille en France, avec un simple visa de tourisme, peut déposer une demande de droit d’asile le lundi, exiger un hébergement à l’hôtel le mardi et, s’il ne l’a pas obtenu, déposer un référé auprès du tribunal administratif le mercredi ; au final, c’est l’État qui paiera son logement pendant les dix-huit mois d’instruction de son dossier en créant de la dette supplémentaire. Et il y a eu 47.686 demandeurs d’asile en 2009, plaçant la France en position de record européen. Mais un record est destiné à être battu : et pour 2010, la France d’Endettor-III est en passe de devenir le premier pays au monde d’accueil des (souvent faux) réfugiés !
Mais de cela les Endettors-Dilapidators n’ont cure !
Les Endettors-Dilapidators à l’action : les services rendus à l’oligarchie
Les Endettors-Dilapidators se constituent des clientèles électorales de pauvres ou de moyens-pauvres en distribuant l’argent public. Mais ils se constituent aussi des soutiens financiers en renonçant à tout ou partie des recettes fiscales attendues : derrière chaque « niche fiscale », il y a des intérêts et souvent de gros intérêts ; gros intérêts qui financent, légalement ou non, des campagnes électorales de plus en plus coûteuses, et d’autant plus coûteuses que ceux qui prétendent représenter le peuple s’en éloignent de plus en plus.
À titre d’exemple, l’inefficacité économique – en tout cas la très faible efficacité – des soutiens fiscaux à l’investissement outre-mer ne fait guère de doute ; et pourtant ces « dépenses fiscales » sont intouchables. Il est vrai que la puissante patronne du MEDEF a encore moins à se plaindre de la fiscalité française que Madame Bettencourt…
Reconnaissons qu’il y a un autre service rendu à l’oligarchie qui remonte, lui, à 1973. Et il s’agit cette fois de l’oligarchie bancaire : en 1973, la Banque de France s’est vu interdire de prendre en pension des emprunts d’État : ainsi fut créé un revenu supplémentaire et sans risques pour les banques qui créent la monnaie qu’elles prêtent à l’État ; prêt qu’elles facturent 2% à 3% l’an, ce qui contribue ainsi à augmenter le profit des banques en creusant le déficit de l’État, à hauteur de 40 milliards d’euros par an de charge des intérêts.
Le déni de réalité des Endettors-Dilapidators coûte cher
Les Endettors-Dilapidators ont pour règle de gouvernement : le gouvernement du politiquement correct par le politiquement correct pour le politiquement correct. Cela les conduit à mettre en place des politiques aussi coûteuses qu’inefficaces telles que « la politique de prévention », « la politique de la ville », « la politique d’intégration », « le soutien scolaire », les « zones d’éducation prioritaire » (ZEP), « l’aide au retour à l’emploi ». Mais quand il y a de moins en moins d’emplois disponibles, que les méthodes pédagogiques sont mauvaises, que beaucoup d’immigrés refusent de s’assimiler et que 10% de la population vit dans des zones de non-droit, les politiques ainsi mises en œuvre ne fonctionnent pas. Or, plutôt que d’en tirer les conséquences, les tenants du politiquement correct estiment alors que les contribuables n’en ont pas fait assez. Ainsi, plus une politique échoue, plus elle a de chances d’obtenir une prolongation, voire une amplification, des crédits qu’elle reçoit. Ainsi le déni de réalité coûte chaque année plus cher aux contribuables !
L’abandon de la souveraineté économique par les Endettors-Déconstructors
Les Endettors-Déconstructors ont doublement abandonné la souveraineté économique de la France : vis-à-vis de l’Union européenne d’abord, de l’Organisation mondiale du commerce ensuite. Cela a contribué à détruire la richesse.
Ainsi l’industrie française a perdu deux millions d’emplois en 30 ans ; et un document de Bercy estime qu’entre 2000 et 2007 63% de ces destructions sont le fait de la concurrence internationale. Le libre-échangisme mondial a donc des conséquences économiques et sociales destructrices. Or chaque emploi perdu creuse doublement le déficit : parce qu’il diminue les recettes soumises à l’impôt et parce qu’il augmente les droits à prestations des victimes de la mondialisation. Ce n’est donc pas un hasard si l’État-providence s’est développé dans tous les États – États-Unis et Grande-Bretagne compris – qui ont aboli leurs frontières économiques. L’État-providence est le SAMU social de la mondialisation.
La mondialisation a aussi une autre conséquence sur les finances publiques : la concurrence fiscale des États, qui a pour conséquence non la baisse des dépenses publiques mais la baisse des recettes fiscales en provenance des grandes entreprises multinationales qui « optimisent » la localisation de leurs bénéfices. Didier Maupas rappelait à juste titre que les grands groupes du CAC 40 qui réalisaient 30% des marges en 2009 n’acquittaient que 13% de l’impôt sur les sociétés.
Ainsi le libre-échangisme mondial a donc deux effets : aggraver la fiscalité des particuliers et des entreprises qui ne peuvent se délocaliser ou délocaliser leurs revenus ; diminuer la base imposable et donc contribuer à creuser le déficit des comptes publics.
Il y a là une raison supplémentaire pour que la quasi-totalité des pays anciennement développés, dont la France bien évidemment, cumulent à la fois forts déficits de leurs transactions courantes vis-à-vis du reste du monde et fort déficit de leurs finances publiques. C’est le libre-échangisme irresponsable imposé par la superclasse mondiale à leurs fondés de pouvoir de la classe politique qui en est responsable.
L’abandon de la souveraineté politique par les Endettors-Déconstructors
Les Endettors-Déconstructors se sont entendus pour développer ce qu’ils appellent « un État de droit » : en pratique, un gouvernement des juges interprétant des textes généraux en fonction de l’idéologie politiquement correcte. Ceci a de nombreuses conséquences financières.
Quand le Conseil constitutionnel décide de revaloriser l’indemnité d’anciens combattants africains, il creuse en toute irresponsabilité le déficit public. Lorsqu’il déclare l’actuelle procédure de garde à vue illégale, il crée indirectement des dépenses pour la justice et la police : charges en personnel de police, crédits supplémentaires pour l’aide judiciaire ; dépenses qui viendront encore aggraver le déficit public d’autant qu’elles ne sont pas gagées par des recettes.
Ce n’est donc plus ni le peuple, ni ses représentants qui consentent aux dépenses. C’est désormais les juges du Conseil d’État, de la Cour de cassation et du Conseil constitutionnel qui participent à imposer des dépenses obligatoires.
Ces juridictions, comme le Gouvernement et le Parlement, sont en outre elles-mêmes « surplombées » par des juridictions internationales : notamment la Cour de justice de l’Union européenne à Bruxelles et la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg. En dernier ressort, c’est cette dernière juridiction qui détermine qui décide qui a le droit ou le non de séjourner en France et de quels droits les résidents (légaux ou non) bénéficient. En matière de droits sociaux, ce sont les gnomes de la Cour de Strasbourg qui remplissent le rôle de législateur suprême ; rôle que leur ont abandonné par faiblesse les Endettors-Déconstructors.
Renverser la dynastie des Endettors
On le voit, le redressement des finances publiques n’est pas une affaire simple.
Il ne s’agit pas de remplacer tel homme politique politiquement correct par tel autre, cela ne changerait rien. Le bilan de Juppé vaut celui de Strauss-Kahn et François Fillon n’a pas de points à rendre à Martine Aubry.
Rappelons que, lors de l’élection présidentielle de 2007, et dans un même élan d’Endettors-Promettors, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy annonçaient des mesures, certes différentes, mais aggravant, les unes comme les autres, le déficit public à hauteur de 30 milliards d’euros supplémentaires. Les circonstances et son talent ont d’ailleurs permis à Nicolas Sarkozy de faire beaucoup… mieux et d’aggraver le déficit de l’État de près de 100 milliards. Même au mieux de leur forme, les socialistes n’ont jamais réussi à faire aussi fort !
En matière de déficit public, il n’y a pas une bête politique moins malade que les autres : c’est comme pour la vache folle, c’est tout le troupeau qu’il faut abattre ! Ou, pour rester élégant, c’est la dynastie des Endettors qu’il faut renverser.
Plus sérieusement, il n’y aura pas de redressement des finances publiques sans changement radical du référentiel idéologique dominant :
- rétablissement de la souveraineté politique nationale ;
- rétablissement de frontières économiques et sociales ;
- mise aux orties de toutes les mesures d’inspiration politiquement correcte ;
- abandon du libre-échangisme mondial ;
- arrêt de toute immigration supplémentaire et dégonflement de l’immigration présente ;
- reconstruction d’un développement économique endogène : local, national et européen ;
- rigueur identitaire et rigueur budgétaire.
Ce n’est évidemment pas l’offre politique dominante, soumise à la tyrannie médiatique, qui peut répondre à ces nécessités. Seul un soulèvement populiste le pourra. S’il n’a pas lieu, c’est la faillite qui se chargera de rappeler les réalités aux peuples d’Europe et au peuple français et qui balaiera la dynastie des Endettors. Comme aime à le rappeler le grand historien Dominique Venner : « L’histoire est le lieu de l’inattendu ».
http://www.polemia.com/revolte-antifiscale-cest-la-dynastie-des-endettors-qui-est-coupable/
* Cet article a été initialement publié le 12/10/2010, avec pour titre et chapô originels : “
Colloque du Club de l’Horloge – octobre 2010 – Qui a endetté la France ?” et “Qui a endetté la France ? Communication de Jean-Yves Le Gallou Samedi 9 octobre 2010 au Colloque du Club de l’Horloge « La France en faillite ? Pourquoi nous croulons sous la dette et les impôts » 9 et 10 octobre 2010. Qui a endetté la France ? La réponse est simple : la dynastie des Endettors qui gouverne depuis 1981.”. Lesquels constituant les seules modifications apportées.