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lobby - Page 2204

  • Que font encore les Verts au gouvernement de la France ?

    Les Verts s’opposent frontalement à la politique de défense de François Hollande

    Par opposition au nucléaire et par antimilitarisme, ils votent contre le budget et la loi de programmation militaire

    (Article paru jeudi 31 octobre sur lopinion.fr pour les abonnés et le 3 novembre sur le site Secret Défense)

    Ils sont au gouvernement mais désapprouvent radicalement la politique de défense de ce même gouvernement. Pour Europe Ecologie - Les Verts (EELV), le grand écart continue. Mercredi soir, à l’Assemblée nationale, le groupe écologiste a voté contre le projet de budget de la Défense pour 2014. Leur porte-parole, le député François de Rugy (Loire-Atlantique), a justifié ce choix par l’opposition de son parti à la dissuasion nucléaire. S’adressant au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, il lui a reproché d’avoir « reconduit, au nom du dogme dépassé de l’assurance-vie , la posture de vos prédécesseurs en matière de dissuasion. (...) Que nos points de vue divergent est une chose. Que le débat n’ait pas lieu, sur des décisions d’une telle portée financière et stratégique, en est une autre ».

    Le 21 octobre, au Sénat, le groupe écologiste avait déjà voté contre la Loi de programmation militaire 2014-19, qui fixe les grandes orientations de la défense à la suite des conclusions du Livre blanc approuvé, au printemps, par le président François Hollande. « L’attitude des écologistes est cohérente, mais elle pose problème. Ils incarnent une tradition pacifiste et antimilitariste, mais ils sont au gouvernement... » assure un responsable socialiste. [...]

    La suite ici => http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/verts-s-opposent-frontalement-a-politique-defense-francois-hollande-5694

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Que-font-encore-les-Verts-au

  • Leonarda : vers la dictature du sentiment

    À l'heure où nous écrivons, depuis le Kosovo, Leonarda et sa famille crient à l'injustice, à propos de leur expulsion du territoire français, pendant que chaque homme politique hexagonal y va de son appréciation sur la question. Psychodrame ? Crise du régime ? Crise des certitudes de gauche ? Un peu tout cela sans doute...
    Manuel Valls a donné des consignes pour faire appliquer les lois concernant l'expulsion des étrangers sans papier. Il a désigné les Roms parmi les personnes « incapables de s'intégrer » (cela au mépris d'une Tradition millénaire d'accueil des Romanichels). Voilà une famille qui ne peut prouver aucune recherche d'emplois, voilà un père qui bat régulièrement ses filles et vit de menus larcins, voilà une famille kosovare ou italienne (ou les deux...), qui est entrée sans papier ou en brûlant ses papiers italiens, comme ils le prétendent aujourd'hui... Il faut dire que le système social italien, pratiquement inexistant, n'offre pas les mêmes prestations que le système français ! L'expulsion de la famille de Leonarda apparaît d'une part comme parfaitement légale (elle a été décidée par un tribunal français) et elle est parfaitement cohérente, dans la perspective du discours que le ministre tient actuellement. Une enquête administrative est diligentée, histoire de faire porter le chapeau, au choix, au ministre ou au préfet. Les choses auraient pu et auraient dû en rester là.
    J'accuse ?
    En réalité, il n'en est rien. Leonarda pourrait être comme un nouveau Dreyfus. Ce qui est en cause, ce sont les circonstances de son expulsion. Il a suffi que la police débarque pendant une sortie scolaire, pour emmener la susdite, sans la moindre violence. Aussitôt, le paysage audiovisuel est en émoi. C'est une rafle, dit Esther Benbassa, comme aux jours les plus sombres, etc. Vincent Peillon déclare qu'il faut « sanctuariser l'école ». On ajoutera pour lui : et les sorties scolaires ! Mais surtout les lycéens se déchaînent à la veille des vacances de Toussaint : « Avec ou sans papiers, ils sont comme nous, ce sont des élèves. » On aurait pu dire : « Ce sont des hommes. » On comprend que la logique qui gouverne ces jeunes esprits est celle du cosmopolitisme intégral et de l'ouverture totale des frontières. Rien n'est plus irrationnel, rien n'est plus contraire à l'Etat de droit quand on y réfléchit deux minutes. Mais on ne réfléchit pas. On est sous l'emprise du sentiment, du compassionnel. Prime aux larmes ! Honte à qui ne pleurerait pas ! On peut dire qu'entre la compassion, qui est un sentiment typiquement chrétien, sentiment dont on peut dire qu'il est né au pied de la Croix et le compassionnel que l'on voit à l'œuvre aujourd'hui, il y a une immense différence : le compassionnel n'est ni actif ni efficace, il n'a pas besoin d'être réaliste, comme doit l'être la charité. Il se contente d'affirmer une bonne conscience sans limite - celle du citoyen de gauche.
    Peut-on préciser ? Quelle bonne conscience ? Je la trouve parfaitement exprimée par Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale. Voici ce qu'il vient de twitter : « Il y a la loi. Mais il y a aussi des valeurs avec lesquelles la Gauche ne saurait transiger. Sous peine de perdre son âme. » Le vocabulaire religieux peut surprendre chez ce laïc pur jus, chez ce franc-maçon assumé. Il est pourtant de circonstance. Claude Bartolone est juriste. Il sait parfaitement qu'« il y a la loi », il le dit. Mais il existe quelque chose qui est plus grand que la loi et qui mérite que l'on fasse scandale, même si l'on doit mettre la loi en cause. Ce quelque chose, c'est ce que Bartolone désigne comme « des valeurs avec lesquelles la gauche ne peut transiger ».
    Le cœur contre la loi
    Il y a deux questions qui se posent à travers cette affaire : la première, faut-il appliquer la loi ? Et la deuxième : la Gauche, parce qu'elle est de gauche, a-t-elle le droit imprescriptible de ne pas appliquer la loi ? A-t-elle, à travers le monopole revendiqué du cœur le pouvoir de déclarer une loi ringarde ?
    Nous verrons ce qu'il adviendra de « l'affaire Leonarda ». Mais je crois que la Gauche défendra avec la dernière énergie ce pouvoir qu'elle a d'agir et de faire agir au-dessus du droit, au nom du « Bien ». Claude Bartolone nous fait croire que son intérêt pour cette famille relève de l'humanisme. En réalité, il relève certainement du calcul électoral. La Gauche synonyme aujourd'hui pour l'électeur moyen de hausse incontrôlée de l'impôt et de précarité économique. Elle a donc perdu la France moyenne. Si, à travers des expulsions médiatisées, elle en vient à perdre aussi l'électorat issu de la Diversité, celui qui a fait gagner François Hollande, alors littéralement, elle n'a plus rien en main. Le calcul politique « sarkozyste » de Manuel Valls aurait pu fonctionner. Seulement voilà : le modèle de la Social démocratie est à bout de souffle (comme le montre l'ampleur de la dette et la terrible question pendante des retraites). Il ne reste donc plus à la gauche que l'idéologie. Laquelle ? Non pas le socialisme, cela fait longtemps qu’on l'a oublié celui-là, mais le mondialisme et le cosmopolitisme, l'idéologie mise en place dans années 1980 par François Mitterrand pour assoir sa légitimité, qui se trouve après tout en accord avec la Non-pensée officielle des instances bruxelloises. La surenchère idéologique des lycéens est aujourd'hui, au nom du compassionnel, la seule chance de la Gauche, comme très bien compris Jean-Luc Mélenchon, qui là-dessus a comme souvent un métro d'avance, gageons que malgré Pépère, cette Gauche va jouer son jeu à plein. On n'est pas à l'abri d'une montée à l'extrême.
    Puisqu'elle ne peut pas se targuer de ses résultats (qui sont calamiteux), elle va pratiquer la fuite en avant : tout faire pour exclure et marquer du sceau de l'infamie civique ses adversaires quels qu'ils soient.
    Au nom du compassionnel, le cosmopolitisme antinational devient plus que jamais l’idéologie « moralement » obligatoire, comme était obligatoire le marxisme sous Staline.
    Jean-Michel Hardy monde & vie 22 octobre 2013

  • Nouvelle atteinte à la liberté hier soir à Paris

    Témoignage d'une Sentinelle (1) concernant la soirée d'hier, 2 novembre :

    "Nous étions hier soir une bonne vingtaine de Sentinelles devant le domicile présidentiel rue Cauchy (22h40), en réel mode "sentinelle" c'est-à-dire espacés les uns des autres, sans slogan ni trouble à l'ordre public. Nous sommes arrivées par vagues successives ; il y avait outre les deux policiers en civil, une fourgonnette de police déjà sur place.

    Nous étions espacés, silencieux. Il est vrai que quatre d'entre nous avaient un bonnet rouge, et on devinait un sweat LMPT, mais ce ne sont que des vêtements (!) il n'y avait ni inscription écrite ni revendication exprimée.

    Moins de dix minutes après notre arrivée un escadron de Gendarmerie Mobile et une Cie de CRS (environ 100 hommes au total) nous ont regroupés sur un seul trottoir, bien serrés et nous ont parqués 100 m plus loin. Refus d'explications, refus de contrôler nos identités. Attente... Un commissaire arrive. Je lui présente mes papiers. Il fait relever mon identité, me dit que je vais pouvoir partir, puis après un échange à la radio se ravise. Fait contrôler TOUTES les identités.

    Veut un "volontaire pour se désigner responsable et être auditionné". Refus collectif. Alors nous serons tous auditionnés (!) Au commissariat, nouveau contrôle de TOUTES les ID plus d'une heure après interpellation. Il nous relâchent vers 1h00 du matin, sauf deux en GAV. Sommes en train de préparer plainte collective avec avocat".

    Michel Janva

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

    1) https://www.facebook.com/photo.php?fbid=640690915977668&set=a.608244232555670.1073741835.603529186360508&type=1

  • Hier le Kosovo, demain la France ?

    Voici le Libre Journal de Grégoire Boucher, diffusé en direct aujourd'hui à midi sur Radio Courtoisie, avec Nikola Mirkovic auteur de l'ouvrage "Le martyre du Kosovo". Au programme aussi, la contestation des Bonnets Rouges :
    http://www.youtube.com/watch?v=cggUcat_KZU
    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Allemagne – Verts, lobbies homosexuels et pédophilie : un passé trouble

    BERLIN (NOVOpress/Bulletin de réinformation) - Il y a quelques années, les accointances de la mouvance verte avec la pédophilie suscitaient des polémiques, en particulier on se souvient des confidences explicites de Daniel Cohn Bendit dans un livre curieusement disparu de la circulation.

    Les années 1970 et 80 révèlent d’autres apologies de la pédophilie de la part de mouvances politiquement bien en vue, tout particulièrement en Allemagne.

    Der Spiegel fait état du « passé inconfortable » et de la « période sombre » de ces mouvances. Par exemple, en 1981, le magazine gay Rosa Flieder a publié un entretien avec un chroniqueur d’un journal proche des Verts, qui revendiquait des actes homosexuels avec des jeunes garçons, considérant que « l’innocence enfantine est une invention de la bourgeoisie du début du capitalisme ».

    Une association, les “Avocat gays”, avait publié une brochure pour donner des conseils aux militants ayant des ennuis avec la justice… pour cause d’abus sexuels sur les enfants, évidemment !

    Ce passé là ne suscite pas actuellement de polémiques en France : pas d’amalgame, pourraient dire certains…

    http://fr.novopress.info/143726/allemagne-verts-lobbies-homosexuels-et-pedophilie-un-passe-trouble/#more-143726

  • L'UDI à la remorque du lobby LGBT

    Enjeux #LGBT: l #UDI #Paris02 s'exprime et s'engage jeudi 7 novembre à 19h45 au Bistrot Les Petits Carreaux!
    Une trahison de plus !

  • Béatrice Bourges : "Il faut résister sur tous les sujets"


    Béatrice Bourges répond longuement à la Voix de la Russie, à propos de l'avenir du Printemps français et des dangers qui menacent notre humanité. Extraits :

    L'avenir du Printemps français

    "LMPT est devenue une association, spécialisée sur le gender, la PMA, la GPA. Le printemps français, quant à lui, a étendu le combat à d'autres sujets. A tout ce qui touche à la dignité de la personne humaine, quel que soit le domaine. Pour le début 2014, nous avons prévu de passer à une action de masse. [On a des chances d'obtenir un résultat] si on réunit les gens autour du mécontentement que génère la politique de François Hollande et de son gouvernement. (...) François Hollande va multiplier les bévues et le peuple français est mûr pour crier sa révolte."

    Le rôle du Front national

    "Marine Le Pen est la seule à avoir dit qu'elle annulerait cette loi Taubira. Je lui en sais gré. Mais à l'intérieur du FN, ils sont assez divisés sur cette question. J'attends du FN qu'il se mette très au clair sur ces questions là. (...) Cela va au delà du mariage. Le FN doit se prononcer sur la rupture anthropologique qu'on nous impose actuellement."

    La rupture anthropologique

    "La politique découle de la place que l'on veut faire à l'homme. (...) L'homme, pour être un être responsable, doit pouvoir toujours agir avec son libre arbitre, selon son autonomie et sa conscience, sa connaissance et sa sensibilité d'être humain. L'homme est un maillon, qui fait partie d'une chaîne qui s'appelle l’humanité. Il a besoin que sa transcendance soit reconnue et respectée et il a aussi besoin des autres. Ce que le régime veut nous imposer actuellement, sans aucun respect pour ceux qui pensent différemment, c’est une société nihiliste, un homme exclusivement producteur consommateur, un homme qui n'a ni besoin d'un dieu, ni des hommes, à tel point qu'il n'aura bientôt même, si l’on n’y met fin, plus besoin des hommes pour procréer et pour assurer sa descendance. (...)
    On veut couper l’homme de la nature mais la nature l’emportera toujours car c’est dans la nature que réside la Vérité et la Vérité est toujours la plus forte."

    Le transhumanisme, nouveau totalitarisme

    "Avec le trans-humanisme, le mythe de l'homme parfait, qui a pour but de transformer l'homme en un homme « sans défaut », sans faiblesse et sans fragilité, (...) on arrive dans le totalitarisme. (...) L’objectif est de transformer la nature intrinsèque de l'homme en mettant des puces dans son corps, en augmentant le volume de son cerveau, en palliant à toutes faiblesses et à toutes fragilités et éliminant ceux qui ne correspondent pas à ce standard. Lorsqu’une société ne sait pas prendre soin de ses plus fragiles, elle tombe dans la barbarie car elle se déshumanise."

    La théorie du genre

    "Ils n'en parlent plus maintenant car ils ont lancé un pavé colossal dans la mare. Le but est de faire rentrer cette théorie dans les esprits. Le matraquage de ce sujet est subversif ou passe par des messages subliminaux.

    Sans évidemment tomber dans l'idée de grand complot, on peut observer des connexions internationales dans cette idéologie : l’ONU, l’UNESCO, Bilderberg, les Francs-Maçons, et on peut également observer que les grosses entreprises se sont également emparées de ce sujet. Ce n'est pas un hasard.

    Le but est d'avoir un monde nihiliste, composé d’hommes coupés de leurs origines, des producteurs consommateurs, défragmentés, en bref, un monde sans âme."

    Le "Grand remplacement"

    "Ce métissage permet de couper les gens de leurs origines. On arrive ainsi à défragmenter les sociétés. Il faut analyser les différents phénomènes dans leur globalité et non de manière isolée. Quand Renaud Camus dit que le « Grand Remplacement » participe à cette défragmentation de nos sociétés et de nos familles, il a raison. Tous les sujets touchant à notre vie, à nos familles, à nos enfants, à notre société, forment un tout."

    Que faire ?

    "Il faut s'organiser. Il faut résister sur tous les sujets. Tout d’abord, il ne faut pas lâcher sur la loi Taubira, sinon on nous fera passer d'autres mesures mortifères pour notre civilisation.

    Je suis pour la désobéissance civile. Un maire doit accepter d'aller jusqu'à la prison pour ne pas célébrer de mariage si sa conscience le lui impose. Les parents doivent retirer leurs enfants des cours sur le Gender... Il faut être prêt à aller jusqu’au bout de nos convictions, même au prix de très grands sacrifices."

    Article complet :

    partie 1 http://french.ruvr.ru/2013_10_30/Printemps-Francais-Beatrice-Bourges-prepare-la-riposte-Partie-1-6527/

    partie 2. http://french.ruvr.ru/2013_11_02/Printemps-francais-Beatrice-Bourges-prepare-la-riposte-Partie-2-1219/
    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

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  • Les droits de l'homme, alpha et oméga du front républicain

    Le front républicain prétend s'enraciner dans les droits de l'homme. Mais lesquels ? Ceux de 1789, ceux de 1948 ou les « nouveaux droits de l'homme » ?
    La différence entre le Front national de Jean-Marie Le Pen et le Rassemblement Bleu Marine de sa fille pourrait être illustrée par l'opposition de deux formules. Lors du bicentenaire de la Révolution française, en 1989, le premier avait déclaré que la « Déclaration des droits de l'Homme marque le début de la décadence de la France » ; tandis qu'à l'occasion du Congrès du parti lepéniste à Tours, en janvier 2011, la seconde, citant l'article 2 de la Déclaration de 1789(1), demandait : « Qui, mieux que nous, a défendu ces principes ? »
    De quoi faire trembler sur ses bases le mur du « front républicain », qui a ses fondations dans le terreau des droits de l'homme. Les francs-maçons, qui se présentent en quelque sorte comme les gardiens du Temple, l'ont compris et contre-attaquent : en juillet dernier, la Ligue des droits de l'homme, courroie de transmission du Grand-Orient de France, rappelait les bons principes en fustigeant des propos tenus par Jean-Marie Le Pen à rencontre des Roms : « Cette déclaration indigne confirme la réalité de la pensée de ce parti d'extrême droite, qui demeure fondée sur le racisme, la xénophobie et la haine des étrangers. Un parti qui porte de tels discours doit être combattu avec la plus grande fermeté, sans être dupe des opérations de séduction fallacieuses engagées par ses autres dirigeants. La Ligue des droits de l'Homme appelle à la plus grande vigilance et à dénoncer les alliances ou convergences envisagées avec ce mouvement anti-républicain, notamment en vue des prochaines élections municipales. »
    Ennemi des droits de l'homme, le Front national ? À supposer que la Ligue en soit la gardienne, ce qui est grandement contestable, encore faut-il savoir de quelle déclaration l'on parle. On aurait, à vrai dire, quelque mal à opposer aux propositions du Front national des articles tirés de celle des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Pour l'attaquer, les adversaires du parti lepéniste préfèrent donc se référer à la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, qui prévoit dans son article 2 qu'« il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté ».
    La conception de la préférence (ou priorité) nationale, que défend le Front national, contredirait cet article, ainsi d'ailleurs que l'article 1er de la Constitution française, selon lequel la République « assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion ».
    De même, la volonté, inscrite dans le programme mariniste, de prendre des mesures « d'ordre constitutionnel, législatif et réglementaire » pour « stopper aussi bien l'immigration légale que clandestine », ou encore de remettre en cause les accords de Schengen sur la libre circulation des personnes, n'entre-t-elle pas en conflit avec l'article 13 de la déclaration de 1948, qui stipule que « Toute personne a le droit de,quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays » ?
    René Cassin favorable à la préférence nationale
    À ces objections, Marine Le Pen elle-même avait répondu, au cours d'un débat qui l'opposait à Manuel Valls, le 6 décembre 2012, sur France 2 : « Monsieur Valls, disait-elle au ministre de l'Intérieur, je vais vous demander ce que vous pensez d'une déclaration qui à mon avis est extrêmement intéressante. Elle porte sur la préférence nationale et elle est de René Cassin. René Cassin, c'est le père des droits de l'homme. C'est le rédacteur, en 1948, de la Déclaration universelle des droits de l'homme. C'était le président de la Cour européenne des droits de l'homme. Et il disait, en parlant de la préférence nationale : "une société démocratique peut instaurer des limitations des droits fondamentaux dictées par de justes exigences de l'ordre public et du bien-être, plus rigoureuses pour les étrangers que pour les nationaux. On ne saurait donc considérer que le progrès vers l'universalité dont témoigne la déclaration conduise à l'uniformité du régime de l'étranger et du national." Voilà ce que pensait le père des droits de l'homme de la possibilité de mettre en œuvre la préférence nationale. » Manuel Valls s'était réfugié dans le déni, en accusant contre l'évidence son interlocutrice de déformer les propos et la pensée de Cassai (dont il prenait au passage les mânes à témoin, ce qui tendrait à prouver que le ministre socialiste de l'Intérieur croit au moins à la survivance de l'âme après la mort).
    Reste à savoir, au-delà de la stratégie de « dédiabolisation » de son parti que Marine Le Pen a choisie et qui fonctionne en partie au moins, s'il ne faut pas inverser la question, en se demandant, non pas si le Front national est compatible avec les droits de l'homme, mais si les droits de l'homme sont eux-mêmes compatibles, à terme, avec une conception nationale de la politique. Car leur conception est évolutive, comme on le constate non seulement en comparant la déclaration de 1789, inspirée par les Lumières mais encore très axée sur la notion de citoyenneté, à celle de 1948, beaucoup plus universaliste comme son nom l'indique ; mais aussi en observant son extension, depuis 1948, à de « nouveaux droits de l'homme », comme l'a montré Mgr Michel Schooyans dans son livre La face cachée de l'ONU. Ce professeur émérite à l'Université de Louvain y décrivait de manière très convaincante une « réinterprétation perverse des droits de l'homme » de 1948, aboutissant à contester la souveraineté des États et visant à instaurer un État mondial, appuyé sur un ordre juridique approprié.
    Dans quelle mesure ce projet et cette conception mondialiste et progressiste des droits de l'homme (qui s'expriment aussi à travers l'idéologie du genre et le pseudo « mariage » homosexuel), ne constituent-ils pas, aujourd'hui, les vraies fondations du front républicain ?
    Hervé Bizien monde & vie 22 octobre 2013
    1. « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. » art. 2 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

  • Immigration : "C'est pas dur de venir en France"

    http://www.youtube.com/watch?v=6OMqMK7E-Jc

  • L'euthanasie, phase ultime de la société de consommation

    De Jeanne-Emmanuelle Hutin dans Ouest-France :

    "En ces jours de retrouvailles familiales, on se souvient de ceux qui ne sont plus, qui nous ont aimés, précédés. Mais c'est aussi l'occasion de méditer le mystère de la vie et sa fragilité : tant de grandeur dans un vase d'argile qui se brise sur les rivages du temps. L'absence, la maladie, la mort rappellent que nous sommes de passage sur la terre, en marche vers un horizon inconnu. Comme il est difficile d'accepter cette fragilité humaine. En particulier dans les sociétés comme la nôtre qui accordent tant d'importance à l'image, souvent, au détriment de la réalité de la vie tissée de bonheurs et de malheurs. L'habitant de la société de consommation, à force de s'employer à fabriquer de lui-même une image valorisante, oublie d'apprivoiser sa fragilité. Lorsque survient la maladie ou les épreuves de la vie, alors ses repères factices s'effondrent : il ne peut plus « paraître », il est exclu du jeu, il n'est plus « utile». Devant son miroir brisé, démuni, il devient extrêmement vulnérable.

    Dans de telles circonstances, la possibilité de l'euthanasie et, dans certains pays, du suicide assisté pose un grave problème. Comment, dans des moments de grande vulnérabilité, résister aux sirènes mensongères ? Celles qui murmurent que lorsqu'un individu n'est plus « utile » ou qu'il « coûte cher » à la société, l'acte ultime de sa liberté serait d'accepter qu'il soit mis fin à ses jours ?

    Ce qui est présenté comme un acte de liberté ou comme un sacrifice nécessaire est, en réalité, une terrible aliénation, une soumission de l'être humain au conditionnement d'une société aveuglée par son matérialisme. Cette aliénation est combattue par les sources des religions monothéistes. En rappelant la Présence divine, elles ouvrent un espace de liberté entre la personne et la pression de la société. Elles invitent « ceux qui croient au ciel comme ceux qui n'y croient pas » à relever la visière du quotidien, à s'interroger, à se tourner vers l'infini, à refuser les jougs qui la réduiraient à n'être qu'un pion au milieu d'une masse manipulable, à reconnaître que la vie déborde de toute part les constructions humaines. Les racines des religions démasquent l'imposture des systèmes qui prétendent s'ériger en guide des consciences. Il est donc important que les grandes religions puissent prendre part au débat public.

    En France, le Comité national d'éthique se prononce sur ces questions. [...] Cependant, les discussions éthiques sont l'affaire de tous car elles dessinent la société de demain ainsi que la ligne de démarcation entre la pression publique et la liberté de la personne fragile. Il serait dangereux de se priver du questionnement de ceux qui considèrent que l'être humain est sacré et qui refusent que sa mort puisse être déterminée en fonction des modes du moment, des contingences économiques ou des pressions sociales."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/