Chronique de Paysan Savoyard (n°241 – Janvier 2021)
Comme depuis le début, la gestion de la crise sanitaire par les autorités françaises continue à donner une impression de manque de cohérence, de manque de constance et d’absence de cap. Les premiers pas de la campagne de vaccination viennent de l’illustrer à nouveau. Le gouvernement avait commencé a expliquer que le très faible nombre des vaccinations effectuées dans les premiers jours était lié au choix de vacciner d’abord les pensionnaires des Ehpad, les plus fragiles, afin de voir baisser rapidement le nombre d’hospitalisations et de décès. Alors que cette stratégie paraissait, pour une fois, rationnelle et cohérente, le gouvernement, sous la pression de l’opinion publique inquiétée par le nombre des vaccinations très inférieur à ce qu’il était à l’étranger, en a changé en 48 heures, décidant finalement d’étendre la liste des personnes prioritaires aux soignants volontaires, puis trois jours plus tard aux personnes âgées résidant chez elles. De sorte que désormais la liste des personnes prioritaires est probablement très supérieure au nombre des vaccins qui seront disponibles dans les semaines qui viennent… au détriment de la vaccination des pensionnaires d’Ehpad, les plus menacés par le virus.






Au grand dam d’une Assemblée nationale libérale-libertaire obsédée par la réécriture de l’Histoire, le député de la 6e circonscription de l’Hérault Emmanuelle Ménard, épouse du maire de Béziers Robert Ménard, a proposé un amendement ancré dans des faits historiques incontestables, provoquant un tollé en retour. La proposition de Madame Ménard, samedi 23 janvier 2021, dans le cadre des discussions portant sur le projet de loi contre le « séparatisme », vise à réécrire ainsi l’article 1er de la loi de 1905 : « L’Etat français, fort de son héritage chrétien, assure la liberté de culte et la liberté de conscience. »
