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France et politique française - Page 2525

  • Un grand entretien avec Carl Lang sur Riposte laïque

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    Après une légère pause, nous reprenons le cycle de nos entretiens. Ce jour, nous nous entretenons avec Carl Lang, président du Parti de la France et auteur d’un livre, « Un chemin de résistance », publié par Synthèse nationale.

    Riposte Laïque :  Vous présidez le Parti de la France depuis bientôt dix ans. Vous avez multiplié les mises en garde, et souvent les propos sévères contre le nouveau Front National de Marine Le Pen et Florian Philippot. Considérez-vous que les faits vous ont donné raison alors que le FN a été présent au deuxième tour et a réalisé un score jamais atteint ?

    Carl Lang :  Je constate que Marine Le Pen transforme l’or en plomb. En 2017 et pour la première fois de son histoire, le Front National disposait de conditions politiques, sociales et médiatiques extraordinairement favorables à une percée électorale décisive : un bilan calamiteux du quinquennat de François Hollande, une gauche ultra divisée au premier tour, le candidat Fillon englué dans des affaires et lynché par les médias, une actualité traversée par la question des migrants et du terrorisme islamique et l’assassinat à Paris d’un policier par un djihadiste deux jours avant le premier tour.

    Le débat Marine-Macron a été une honte pour tous les militants nationaux et une humiliation pour la cause nationale

    Nous étions bien dans un contexte unique et une situation que l’on ne retrouvera peut-être jamais. Des conditions historiques exceptionnelles étaient réunies et la candidate Bleu Marine a transformé un boulevard électoral en chemin de traverse. L’entre deux tours a de surcroît été calamiteux et incohérent, en particulier sur la question européenne, et le débat face à Macron une honte pour tous les militants nationaux et une humiliation pour la cause nationale. Dans ce débat face au candidat Macron la médiocrité aurait pourtant suffi à sauver les apparences. Quel magnifique cadeau offert sur un plateau par Marine Le Pen au candidat de la gauche libérale-mondialiste et du système. C’est impardonnable.

    Riposte Laïque : Vous vous affichez comme le représentant d’une droite nationale décomplexée quand le FN disait « ni droite, ni gauche » et appelait à l’union des patriotes. C’était pourtant un mot d’ordre autrement plus rassembleur que le vôtre ; non ?

    Carl Lang : Il se trouve en effet que je défends les principes et les valeurs d’une Droite nationale populaire et sociale, d’une droite identitaire et européenne et je ne change pas de convictions en fonction des sondages ou des élections. Concernant le « ni droite, ni gauche », il faut croire que c’est Macron qui en est le meilleur représentant puisque c’est sur cette imposture qu’il a été élu Président de la République. Et quant à l’appel à l’union des patriotes, cela ne suffit pas à définir un projet politique et un modèle social.  Le dictateur communiste de Corée du Nord se présente, lui aussi, comme un fervent patriote mais mon modèle politique n’est pas le sien. On ne peut pas réduire un projet politique au seul patriotisme. C’est bien trop insuffisant.

    Marine Le Pen a viré le seul lieutenant qui pensait comme elle, Philippot !

    Riposte Laïque :  Mais alors vous devez vous réjouir du départ du FN de Florian Philippot ?

    La réalité est que Marine Le Pen et Florian Philippot pensent la même chose.

    Ce qui est assez extraordinaire dans cette affaire est que Marine Le Pen a réussi le tour de force de pousser au départ le seul lieutenant qui partageait exactement ses convictions souverainistes de gauche. Après l’exclusion de Jean-Marie Le Pen et le renoncement de Marion Maréchal, on peut dire que la présidente du Front National est efficace pour faire le vide autour d’elle. Et ce n’est pas fini…

    Riposte Laïque :  Le camp des patriotes paraît encore sonné par cette année 2017 catastrophique et l’élection de Macron. Quel est votre regard sur cette apparente résignation des Français agressés pourtant de toutes parts : fiscalité, immigration, insécurité, islam… ?

    Carl Lang : Si j’étais brutal, je vous répondrais en vous rappelant la célèbre formule de Joseph de Maistre : « les nations ont les gouvernants qu’elles méritent ». Mais la vérité est probablement que le peuple français a perdu confiance en sa classe politique et est devenu résigné et fataliste. Les médias étant par ailleurs depuis des décennies des machines de propagande et de désinformation engagées contre tout ce qui ressemble de près ou de loin à de la résistance nationale ou à la défense de nos traditions et de l’identité françaises, l’opinion est façonnée, éduquée et rééduquée afin d’accepter l’inacceptable.

    L’engagement et la détermination de ceux qui ont encore une conscience nationale est une nécessité vitale

    Le conditionnement, la culpabilisation, la dénonciation, l’exclusion médiatique et s’il le faut les condamnations finissent par rendre les peuples muets et soumis sur ces sujets. L’objectif idéologique est de briser toute conscience nationale, toute mémoire nationale, toute identité nationale en détruisant un peuple afin qu’il ne soit plus qu’une population. Les citoyens remplacent les Français, la citoyenneté remplace la nationalité et la République remplace la France. L’immigration de masse est dans cette logique l’arme la plus efficace pour désintégrer la nation et réduire le peuple historique à une communauté parmi d’autres. Mais avec tout de même une différence essentielle : toutes les communautés de cette république citoyenne ont le droit d’afficher leurs différences mais à l’exception bien sûr des Français de souche européenne et de culture chrétienne qui sont, eux, toujours suspects de racisme, de colonialisme et d’islamophobie.

    Voila pourquoi l’engagement et la détermination de ceux qui ont encore une conscience nationale est une nécessité vitale. Les militants politiques de la cause de la nation et du peuple n’ont pas le droit au découragement ou au renoncement. Renoncer, c’est disparaître.

    Riposte Laïque :  Vous venez de publier un livre intitulé « Un chemin de résistance », fruit d’entretiens réalisés avec Jean-François Touzé, rédacteur en chef de la revue « Confrontation ». Pourquoi ce livre et pourquoi ce titre ?

    Carl Lang : Eh bien justement pour affirmer la nécessité de résister et de nous opposer à des politiques qui conduisent à la destruction de la nation française, à la colonisation et à l’islamisation de la France. J’ai, au travers de ces entretiens avec Jean-François, voulu témoigner de mon engagement et expliquer le sens de cet engagement.

    Dans ce livre, je témoigne de 40 ans de combat au service de la cause nationale

    J’ai rejoint le Front National de Jean-Marie Le Pen en 1978 à l’âge de 20 ans. J’en ai été exclu en 2009 et j’ai fondé le Parti de la France. C’est de tout cela dont parle ce livre, d’une vie d’engagement au service de la cause nationale. Je témoigne de ce qu’est notre combat et des événements auxquels j’ai participé. Je parle aussi des hommes et des femmes, des très nombreuses personnalités avec qui j’ai été fier de militer et je défends dans ces pages les valeurs auxquelles je crois. Il s’agit bien d’un chemin de résistance. Et ce chemin n’est pas terminé.

    On ne réforme pas la parole d’Allah, on ne la retouche pas, on ne la réduit pas

    Riposte Laïque : Vous osez afficher clairement sur vos documents et professions de foi le refus de l’islamisation de notre pays et votre rejet de l’islam. Ne croyez vous pas en un islam républicain, un islam des lumières, ni en la belle histoire des musulmans laïques, républicains et patriotes ?

    Carl Lang : Et pourquoi pas au père Noël ? Cet islam fantasmé, citoyen, laïque, éclairé par la philosophie des lumières et républicain au sens où nous l’entendons pourrait être tout ce que l’on veut, mais ce n’est pas l’islam. A la sourate 2, verset 2 du Coran tout est dit : « Voici le livre ! Il ne renferme aucun doute ; il est une direction pour ceux qui craignent Dieu… »

    On ne réforme pas la parole d’Allah, on ne la retouche pas, on ne la réduit pas.

    Ceux qui veulent nous faire croire à un islam version occidentale, à un islam de France comme si on allait franciser l’islam, sont des menteurs, des traîtres ou des imbéciles. On attend d’ailleurs avec impatience de savoir ce que, dans cette logique-là, serait l’islam à la belge ou à la norvégienne… Et les différences avec le nôtre.

    Personne ne va républicaniser l’islam, mais en revanche, c’est bien la république qui s’islamise, avec la complicité active de certains maires qui quémandent à chaque élection les voix musulmanes : La mairie vaut bien une mosquée…

    L’islam est tout à la fois une religion et une constitution, un modèle religieux et social. Et ce modèle n’est pas compatible avec nos valeurs de civilisation. La France n’est pas terre d’islam et nous devons refuser qu’elle le devienne. Il s’agit d’un véritable enjeu de civilisation et de la défense de nos libertés.

    Notre slogan électoral : « Pas d’islamisation chez nous ! Ne touche pas à mon peuple »

    Riposte Laïque :  Parlez nous des deux élections partielles qui se sont déroulées à Belfort et dans le Val d’Oise. Quelles analyses en tirez-vous ?

    Carl Lang : Les résultats sont clairs : Recul du FN, échec électoral des candidats Philippot et victoire dans les deux cas des candidats des républicains face aux candidats de Macron. Le Parti de la France a présenté Huguette François, candidate dans le Val d’Oise qui a obtenu 2.63% des voix alors que la candidate présentée par Philippot obtenait 1.19%. Sachant que nous sommes toujours totalement exclus des plateaux nationaux de radio et de télévision, ce résultat est extrêmement encourageant pour l’avenir. Le slogan qui figurait sur nos documents électoraux était : « Pas d’islamisation chez nous ! Ne touche pas à mon peuple ». C’est cela notre chemin de résistance. Et nous allons persévérer dans cette direction en essayant, si nos moyens financiers nous le permettent, de présenter des candidats à toutes les élections possibles.

    Riposte Laïque :  Comment voyez vous l’avenir de la famille patriote, entre un FN en grosse difficulté à la veille de son congrès et un ensemble de petits partis bien trop faibles pour peser efficacement ?

    Carl Lang : La situation pourrait se décrire de la manière suivante : Marine Le Pen est au volant d’un autobus en panne et dont les voyageurs descendent les uns après les autres mais qui occupe le milieu de la chaussée et empêche les autres véhicules de passer. Nous allons donc d’une manière ou d’une autre devoir contourner l’obstacle et reprendre notre marche en avant au service de la nation et du peuple. C’est notre devoir et c’est une nécessité.

    Riposte Laïque :  Alors ce livre, comment fait-on pour se le procurer ?

    Carl Lang : Auprès des éditions de Synthèse nationale de Roland Hélie qui en assure la distribution. On peut aussi trouver un lien et un formulaire de commande sur le site « Le Parti de la France ».

    Propos recueillis par Pierre Cassen

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  • La plainte contre Nicolas Hulot pour « un fait de viol » avait été déposée par Pascale Mitterrand

    Suite à des révélations de l’Ebdo, Christine Le Crom, procureur de la République de Saint-Malo, a confirmé jeudi soir dans un communiqué qu’une plainte pour « un fait de viol » avait bien été déposée en 2008 contre Nicolas Hulot mais classée sans suite, pour ces actes qui remonteraient à 1997, quand Pascale Mitterrand avait 20 ans.

    C’est donc Pascale Mitterrand, petite-fille de François Mitterrand et fille de Gilbert, qui est à l’origine de la plainte déposée en 2008 contre Nicolas Hulot mais « elle n’a jamais souhaité médiatiser » l’affaire révélée par la presse, a-t-elle affirmé vendredi dans un communiqué transmis par son avocat.

    « Le nom de Madame Pascale Mitterrand a été associé contre son consentement à une tempête médiatique visant Monsieur Nicolas Hulot. Elle-même et sa famille ne cautionnent en aucune manière la publicité » donnée à cette affaire, écrit-elle dans ce communiqué transmis par Me Michel Dufranc, bâtonnier du barreau de Bordeaux et avocat de la famille.

    « Elle n’est en aucune manière à l’initiative des révélations qui sont à l’origine de la médiatisation actuelle » de cette affaire révélée par l’Ebdo, qui n’avait pas dévoilé son identité, ce qu’a toutefois fait dès jeudi soir Le Parisien sur son site Internet.

    « Elle a dit dès le départ aux journalistes de l’Ebdo qu’elle ne souhaitait pas cette médiatisation, mais elle n’avait aucun pouvoir de s’y opposer« , a expliqué Me Dufranc. Elle souligne d’ailleurs dans son communiqué que depuis le dépôt de sa plainte en 2008, elle n’a « sous aucune forme, réactivé celle-ci, ni auprès de son protagoniste, ni auprès de quiconque. »

    Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, a démenti ces rumeurs « ignominieuses » de harcèlement sexuel le visant révélées en Une de l’Ebdo et le Premier ministre, Edouard Philippe, l’a assuré de son « soutien ».

    http://www.medias-presse.info/la-plainte-contre-nicolas-hulot-pour-un-fait-de-viol-avait-ete-deposee-par-pascale-mitterrand/87403/

  • Philippe de Villiers : "Quand la politique est morte, il reste la métapolitique"

    Forcé de rester en Vendée en raison de la neige, Philippe de Villiers n’a pu se rendre au 5e anniversaire de Boulevard Voltaire. Mais il a transmis un message :

    "Je me faisais une joie d’être parmi vous ce soir mais malheureusement les conditions météorologiques ne m’ont pas permis de venir à Paris. Je voudrais simplement, à travers ces quelques mots, souhaiter d’abord à Boulevard Voltaire un bon anniversaire : cinq ans, ce n’est plus l’âge des balbutiements, ce n’est pas encore l’âge de raison, mais la croissance est belle à voir. Vous êtes, pour beaucoup de Français, une sorte de « kit » de survie, un ballon d’oxygène, c’est-à-dire un espace où l’on peut respirer librement. Il est d’autant plus nécessaire et vital, aujourd’hui, que la liberté d’expression est chaque jour un peu plus garrottée.

    Hélas, les Français ne voient pas ce qui est en train de se passer : nous changeons, en même temps, de régime et de peuplement.Changer de régime signifie que nos pouvoirs sont partis ailleurs, la politique n’est plus qu’un simulacre compassionnel. Changer de peuplement : la préférence pour le migrant plutôt que pour l’enraciné fait basculer la société dans une vision multiculturelle qui sera, demain, multidéculturée et multiconflictuelle.

    La France part en lambeaux, livrée aux deux mondialismes – hédoniste et islamiste – qui se nourrissent l’un l’autre.

    Nous commémorons cette année – c’est une coïncidence symbolique – le 100e anniversaire de la naissance de Soljenitsyne et le 50e anniversaire de Mai 68. Ces deux commémorations symbolisent le face-à-face qui va poindre à l’horizon entre les dissidents et les dhimmis. Les dissidents qui allument des petites lucioles de la résistance et les dhimmis qui acceptent toute forme de diminutio capitis. Heureusement, il y a des forces contraires qui sont à l’œuvre, il y a des rebelles et des réfractaires qui, chaque jour, créent des cellules de survie où brillent de petites lumières de l’espérance. Vous êtes ces petites lucioles. Vous êtes un caisson d’oxygène, une cellule de vie qui développe le discernement et l’indépendance d’esprit.

    Quand la politique est morte, il reste la métapolitique, vous en êtes un brillant fleuron. Quand j’ai créé le Puy du Fou, je me suis donné comme devise : « Une société se sauve, non par des mises en garde mais par des réalisations que l’on accroche à contre-pente. » Et c’est ce que vous faites avec talent."

    Lors de cette soirée, Gabrielle Cluzel a remis, au nom de Boulevard Voltaire, un chèque à Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d'Orient. 

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    Michel Janva

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  • Vendredi soir à Vervins (02) : les éoliennes n'étaient pas à la fête

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    Malgré la neige (20 cms), malgré le froid, malgré le verglas, la salle polyvalente était pleine vendredi soir à Vervins, dans l'Aisne, pour écouter Alban d'Aguin, auteur du livre Eoliennes un scandale d'Etat cliquez ici, dresser un réquisitoire total contre la politique gouvernementale en matière de choix énergétiques et d'implantation massive de pilônes éoliens, aussi onéreux et dangereux qu'inutiles. Il faut dire que dans ce domaine la Thiérache, région de Vervins, est particulièrement "gâtée"...

    Après un exposé aussi argumenté que passionnant, dans lequel la farce du pseudo "réchauffement climatique" ne fut pas épargnée, Alban d'Arguin a répondu aux pertinentes questions des participants à la réunion. Et, après un sympathique pot de l'amitié, nombreux furent ceux qui, éclairés sur le sujet, repartirent avec une vision différentes de ce fléau que celle que leur avaient "vendu" les commerciaux sans scrupule des consortiums étrangers implanteurs d'éoliennes. De plus, un grand nombre d'exemplaires du livre d'Alban d'Arguin cliquez ici ont été vendus aux personnes présentes.

    Remercions nos amis Bruno et Isabelle Dekkers et Valérie Bernardeau, dynamique militante locale de la cause, qui ont parfaitement organisé cette belle réunion qui, nous en sommes persuadés, a été porteuse d'espérance pour de nombreuses victimes de la folie ambiante venues écouter Alban d'Aguin. Signalons aussi la présence de nombreux élus locaux et de toute la presse départementale.

    S.N.

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  • Corse : la bain de foule de... 15 personnes et de dizaines de journalistes pour E Macron

    Encore une intox (vivement la loi sur les fake news !) d'Emmanuel Macron :

    La vidéo du fameux bain de foule de en ... non coupée au montage. La foule etait composée de 15 personnes et 100 journalistes.

    Michel Janva

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  • Jean-Marie Le Pen : « J'ai gagné tous mes procès contre le FN de Marine Le Pen »

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    Source Le Figaro cliquez ici

    EXCLUSIF - Jean-Marie Le Pen réagit à la décision de la cour d'appel qui maintient sa qualité de président d'honneur, et menace de se rendre au congrès du FN à Lille par « la force publique » si besoin.

    Le FIGARO - La justice vient de vous rendre raison en appel reconnaissant votre qualité de président d'honneur du FN. Comment vous sentez-vous ?

    Jean-Marie LE PEN - Mon avocat maître Joachim m'a avisé de cette bonne nouvelle. J'ai donc gagné tous mes procès contre le Front national de Marine Le Pen. Je salue une décision de la cour sans équivoque qui, non seulement maintien mon titre de président d'honneur, mais alourdie sévèrement les astreintes et les dommages et intérêts qui me sont dus. Je suis navré d'en arriver là, de faire ce genre de procès. Mais quand ils ont lieu, je suis ravi de les gagner !

    Cette décision vous permet, légalement, de vous rendre au prochain congrès du parti à Lille les 10 et 11 mars prochain, vous y rendrez-vous ?

    Cela paraît aller de soi ! Il est très probable que je m'y rende. Ma fonction de Président d'honneur m'oblige à suivre les activités du Front National. Or, le congrès est le cœur des activités du parti. Je crois qu'une multitude de changements sont à l'étude. N'ayant pas été convié aux derniers bureaux politiques où de nouveaux statuts ont été discutés, je ne sais encore pas quoi en penser.

    Le Front national a fait savoir qu'il vous interdirait pourtant l'accès au congrès ?

    Faire ce genre d'annonce à moi dont ils connaissent le caractère souple... Je m'y rendrai s'il le faut avec le recours de la force publique. C'est une violation de la loi. C'est un défi à la cour d'appel et au tribunal. Marine le Pen ne respecte décidément ni la justice, ni même les statuts de son propre parti. Cet acharnement extraordinaire, cette riposte au tac au tac à une décision qui leur est défavorable est assez pathologique.

    De nouveaux statuts seront adoptés lors de ce congrès, supprimant cette fois-ci définitivement votre présidence d'honneur.

    On peut supprimer la fonction, mais pas le titre qui m'a été donné! Il reconnaît l'activité que j'ai déployée pour ce mouvement pendant près de 40 ans. Cette suppression ne concernera que l'avenir, et donc Marine Le Pen, qui ne pourra pas devenir présidente d'honneur. Je dois dire que je ne la comprends pas très bien.

    Marine Le Pen défendra également lors de ce congrès un recours plus systématique aux alliances avec d'autres formations politiques, notamment lors des prochaines européennes. Qu'en pensez-vous ?

    Rien n'empêche le Front national dans la forme politique actuelle de nouer des alliances. Je n'ai personnellement rien contre tant qu'elles sont compatibles avec le programme du Front national.

    Serez-vous candidat à votre réélection lors des prochaines européennes ?

    Non. J'ai 35 ans d'activité parlementaire derrière moi. Je dois être le doyen, le champion en nombre de mandats de l'assemblée européenne. Maintenant, on ne sait jamais. Les circonstances peuvent conduire à des décisions inopinées…

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  • Le numéro de février de Politique magazine est paru : « L'homme de Davos »

    3970853321.4.jpgEt c'est un excellent numéro de Politique magazine, après les livraisons du dernier trimestre 2017. Nous publierons dans les prochains jours les analyses d'Hilaire de Crémiers. LFAR

    Au sommaire de ce nouveau numéro :

    UN DOSSIER : LACTALIS, pourquoi et comment 

    L'IMMIGRATION : la vraie question

    RELATIONS INTERNATIONALES : le déséquilibre

    Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

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  • Ces écoles où l’on ne parle plus français

    Loin des regards du monde politique, des parties entières du territoire font lentement sécession. Un processus inquiétant qui se manifeste dès l’école. 
    C’était une fin de journée d’automne. Hélène, une institutrice chevronnée, raccompagnait chez eux quelques élèves de la cité voisine. « Je m’y revois encore, raconte-t-elle. J’étais au coin de cet immeuble quand j’ai entendu qu’on m’appelait : “Madame la maîtresse, madame la maîtresse.” Je me suis retournée, j’ai vu deux petites filles voilées. J’ai dû faire un effort pour les reconnaître. C’était deux de mes élèves. Je leur ai demandé pourquoi elles étaient voilées puisqu’elles ne l’étaient jamais en arrivant à l’école. Elles m’ont répondu qu’elles allaient assister à leur cours d’arabe. » 
    La scène s’est déroulée dans une cité d’une petite ville au nord de Paris. On y arrive par le train. Dès la sortie de la gare, le regard découvre les magasins fermés, les stores baissés et l’impression que l’activité qui subsiste malgré tout a changé de visage : enseignes de restauration rapide, maisons à vendre, boutiques de téléphonie, supérettes bas de gamme, coiffeurs exotiques… Dans la rue, on croise des groupes de jeunes, maghrébins ou turcs, beaucoup d’Africains aussi, et des jeunes filles voilées. Cette ville, parmi les plus pauvres de France, compte une cité qui a longtemps défrayé la chronique avant d’être l’objet d’un programme de réhabilitation qui, si elle a changé la forme, n’a rien réglé sur le fond. C’est dans les écoles de cette cité qu’enseigne Hélène. 
    « Dans ma classe, il n’y a aucun primo-arrivant, mais les origines sont pour un tiers africaine, un tiers turque et un tiers maghrébine, explique-t-elle. J’ai quelques Picards, souvent issus de familles très défavorisées, des “cas sociaux”, comme ils disent eux-mêmes, et aussi quelques enfants de “gens du voyage” qui se sont sédentarisés. Pour la religion, c’est 90 % de musulmans. En tant qu’institutrice, ce qui m’inquiète au plus haut point, c’est que ces enfants, qui sont tous français, sont de moins en moins capables de comprendre notre langue. » Et de décrire une cour de récréation scindée en plusieurs groupes, définis non plus par l’ancestrale séparation entre le football, la marelle ou l’élastique, mais par la langue parlée : le turc, l’arabe ou le soninké. Le français a presque disparu. Les parents d’élèves, très impliqués, ont d’ailleurs récemment émis le souhait que le compte rendu du conseil de classe, qui leur est adressé, soit désormais rédigé en trois langues
    L’apprentissage du Coran est jugé prioritaire par les parents 
    Les conséquences sur le niveau scolaire sont dramatiques. « Je passe des heures à leur apprendre à lire, reprend l’institutrice. Ils accusent en moyenne deux années de retard. Et il faudrait ouvrir des créneaux d’enseignement de langues étrangères ? Est-ce qu’ils ont conscience au ministère qu’ici, c’est le français la langue étrangère ? » Les rapports avec les parents s’en trouvent considérablement compliqués. « Avant, il y avait toujours une grande sœur ou une voisine pour expliquer à la maman quel était le problème avec l’enfant. Aujourd’hui, on n’a même plus ça. On ne va pas quand même pas demander à l’Éducation nationale de payer des traducteurs, comme dans les tribunaux ? » Pour Hélène, aujourd’hui en fin de carrière, c’est l’arrivée des paraboles qui a tout changé. Les familles, qui regardent les chaînes de télévision de leur pays d’origine, n’entendent presque plus jamais parler notre langue. « Je dis aux parents : mettez au moins les dessins animés en français », se lamente l’institutrice. 
    La cité, où la nuit tombe doucement, est plutôt proprette, à l’exception de quelques bâtiments qui n’ont pas été refaits et qui se délitent lentement. L’œil exercé observe cependant quelques rassemblements suspects, quelques regards hostiles qui pèsent sur un véhicule inconnu, des commerces, qui n’étaient pas “licites”, récemment vandalisés, et même une voiture de la Bac en maraude, feux éteints. Hélène désigne du doigt l’immeuble où la scène qui l’a tant marquée s’est produite. Les deux petites étaient là, occupées à faire griller du maïs sur un barbecue de fortune. « Elles font comme chez elles, poursuit l’enseignante. Dans l’immeuble lui-même, les appartements sont ouverts, ils communiquent. C’est le village africain. On a quelques familles polygames. Quand les pères sont au pays, les mères s’entraident. Elles ne posent pas de problèmes, d’ailleurs. Elles bossent, les hommes aussi, et tous respectent l’école et les professeurs. » 
    Les “cours de Coran” évoqués ont lieu en fin de journée, deux heures par jour, cinq fois par semaine, comme une école complémentaire. La structure n’existe pas à proprement parler — il s’agit d’un ancien garage, d’un appartement privé, de l’arrière-salle d’un restaurant. Rien d’officiel, mais précisément cette clandestinité rend les pouvoirs publics impuissants. « Ils peuvent bien annoncer la fermeture d’une “école coranique”, il s’en ouvre une autre cent mètres plus loin huit jours plus tard », commente Hélène. À l’entendre, c’est inexorable, en tout cas ici, dans une région qui vit naître la dynastie capétienne. 
    Le problème n’est pas tant que des enfants musulmans apprennent le Coran, mais que cet apprentissage, jugé prioritaire par les parents, empêche des élèves déjà faibles, chez qui le français n’est pas maîtrisé, de faire leurs devoirs le soir, ou d’aller à l’étude et d’acquérir les outils nécessaires à leur intégration future. Au lieu de cela, ils s’imprègnent d’un matériau qui ne constitue pas un des éléments de base de la citoyenneté française, tant s’en faut. « Prenez les jeunes filles, insiste Hélène. Les familles n’ont aucune envie de les voir s’instruire. Elles ne maîtriseront pas le français, ne sauront jamais conduire, resteront subordonnées — on le voit bien avec les mamans, dont la signature n’a pas de valeur… » Et l’institutrice d’évoquer le cas d’une famille pakistanaise dont trois des cinq filles ont suivi un chemin identique. « À 15 ans, elles repartent passer de très longues “vacances” au pays où leur père, qui n’est pas pauvre, tient un commerce de tissus. Elles en reviennent enceintes et on apprend qu’elles sont mariées ou qu’elles vont l’être. Elles n’ont rien pu y faire et nous non plus. » À l’encontre du “pas de vagues” qui tient souvent lieu de mot d’ordre, une équipe éducative et sociale a tenté d’intervenir. L’affaire a pu être portée à la connaissance de la justice, qui a diligenté une enquête. « C’est terrible à dire, mais ça donne une impression de conquête lente, conclut Hélène en approchant de la gare. Une conquête qui passe par le ventre de ces jeunes filles. » 

  • Phénomène de masse ? Une société de drogués, c’est déjà presque une société de zombies ! D'accord avec de Benoist !

    Cet entretien donné à Boulevard Voltaire [8.02] pointe avec justesse, lucidité et pertinence un facteur important de désagrégation de nos sociétés dites occidentales. Il a raison de noter que ce phénomène a partie liée avec un certain capitalisme, tel qu'il s'est développé dans le monde moderne ou postmoderne. Les analyses d'Alain de Benoist - que nous partageons en l'espèce - intéressent bien-sur l'intérêt national et européen.   LFAR   

    559049583.2.pngL’éternel serpent de mer revient avec le débat sur une possible légalisation du cannabis. Certaines régions des États-Unis viennent, d’ailleurs, d’en autoriser la vente à « usage récréatif ». En France, le gouvernement annonce un aménagement des sanctions frappant ses utilisateurs. On se souvient que les Américains n’ont jamais autant bu que sous la prohibition. Le combat est-il perdu d’avance ?

    Précisons, d’abord, que la légalisation et la dépénalisation ne sont pas la même chose et qu’en France, les autorités ne s’orientent, pour l’instant, ni vers l’une ni vers l’autre. Selon la législation actuelle, les fumeurs de joints sont, en principe, passibles d’une peine d’un an de prison. Comme on compte environ 700.000 fumeurs quotidiens, si l’on appliquait la loi, il faudrait transformer des villes ou des régions entières en prisons. C’est donc une loi inapplicable – et il n’y a rien de tel, pour discréditer la loi, que de la rendre inapplicable. En rendant l’usage du cannabis justiciable d’une simple contravention, on rend au moins la loi applicable. C’est donc le contraire d’une dépénalisation. (Vous remarquerez que, dans l’immédiat, rien n’est prévu pour les drogués au Nutella.)

    Les stupéfiants sont aussi vieux que l’humanité. Il en était fait, autrefois, un usage religieux, chamanique ou divinatoire. Freud était cocaïnomane, Nabokov morphinomane, Rimbaud et Pierre Loti fumeurs d’opium, Antonin Artaud a eu recours à toutes les drogues, Ernst Jünger a essayé le LSD. Le problème ne commence vraiment que lorsque la drogue devient un phénomène de masse : une société de drogués, c’est déjà presque une société de zombies. Quant aux États-Unis, qu’on y légalise maintenant le cannabis (la coke et le crack s’y consommant déjà à la tonne) alors que fumer une cigarette dans la rue suffit presque à vous faire considérer comme un terroriste, disons qu’ils nous surprendront toujours…

    C’est en grande partie grâce à l’interdiction des stupéfiants, et donc à leur trafic, que nos « cités sensibles » demeurent relativement « tranquilles ». Si ces substances venaient à se retrouver en vente libre, les mêmes « banlieues » exploseraient pour de bon. Le prix à payer pour cette paix sociale vous paraît-il trop élevé ?

    Le principe du racket mafieux, c’est : Tu payes pour ta « protection » ou on casse tout ! La « loi des banlieues », c’est la même chose : Tu laisses faire le trafic ou ce sera l’émeute ! Cela n’a rien à voir avec une éventuelle légalisation du cannabis. Si celle-ci se produisait, les bandits et les voyous se reconvertiraient instantanément dans un autre trafic juteux, et la situation serait la même. Faire reposer la « paix sociale » sur des concessions faites à la pègre, cela revient à reconnaître que c’est elle qui a le pouvoir de décision.

    L’INSEE annonce qu’à partir du mois de mai, à la demande de l’Institut européen des statistiques, il va intégrer le trafic de drogue dans le calcul du produit intérieur brut (PIB). Faites-vous partie de ceux qui s’en indignent au motif qu’il est « immoral » de considérer que la drogue fasse partie de la richesse nationale ? 

    Ceux qui s’en indignent sont des naïfs : ils croient encore que l’économie a quelque chose à voir avec la morale ! Mais ce sont surtout des gens qui n’ont absolument pas compris ce qu’est le PIB. Le PIB ne mesure pas la richesse mais la croissance qui résulte de l’activité économique, sans s’interroger sur les causes de cette croissance ni sur la nature de cette activité. Le PIB ne mesure nullement le bien-être, mais seulement la valeur ajoutée des produits et des services ayant fait l’objet d’une transaction commerciale, quelle que soit la source, positive ou négative, de ces échanges. C’est la raison pour laquelle il comptabilise positivement l’activité économique qui résulte des accidents de la route, des catastrophes naturelles, de certaines pollutions, etc. La tempête de décembre 1999, par exemple, a été comptabilisée comme ayant contribué à une hausse de la croissance de l’ordre de 1,2 %. Le PIB, d’autre part, ne tient aucun compte de la dégradation de l’environnement ni de l’épuisement des ressources naturelles. Ce qui est stupéfiant, ce n’est donc pas qu’il intègre le trafic de drogue ou la prostitution dans ses statistiques, mais qu’il y ait encore des gens pour être en extase devant la croissance mesurée par le PIB.

    À l’instar de tous les autres commerces, celui de la drogue est désormais mondialisé. Le criminologue Xavier Raufer se désole que cette « économie grise », représentant près de 15 % du PNB mondial, intéresse assez peu les économistes et les politiques. Qu’est-ce que cela nous dit sur celui de nos sociétés ?

    Cela nous dit qu’à l’échelle mondiale, la part de l’illicite ne cesse de croître par rapport à celle des activités licites. Mais cela nous dit surtout, et c’est beaucoup plus grave, que les deux domaines deviennent de plus en plus indiscernables. Il y a belle lurette, en effet, que les profits faramineux des narcotrafiquants sont allés s’investir dans des sociétés industrielles et financières tout à fait légales, ce qui a encore renforcé leur pouvoir. Dérégulation aidant, pratiquement toutes les banques utilisent de l’argent sale, et très peu sont condamnées. Système capitaliste et crime organisé ont, ainsi, peu à peu fusionné. Entre le narcotrafic, le crime, la corruption, la spéculation à haute fréquence (à la vitesse de la nanoseconde), les contrefaçons et les pratiques frauduleuses, ce sont des centaines de milliards de dollars qui se promènent ainsi dans le monde. Lisez, à ce propos, le livre de Jean-François Gayraud sur « Le Nouveau Capitalisme criminel » (Odile Jacob, 2014). Il est éclairant.  

    Intellectuel, philosophe et politologue

     
    Entretien réalisé par Nicolas Gauthier