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France et politique française - Page 2523

  • Pour combien de temps encore?

    caspar-david-friedrich.jpgC’est aujourd’hui, a indiqué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, que seront annoncées  les mesures pour désamorcer la fronde  des gilets jaunes, lesquels tentent de se structurer en se donnant  officiellement huit porte-paroles. M. Griveaux affirme que le chef de l’Etat  a bien intégré  les  « colères et l’inquiétude» de cette  France qui « n’a pas trouvé sa place dans l’Union européenne, qui n’a pas non plus trouvé sa place dans la mondialisation.» Mais ne nous y trompons pas a-t-il ajouté, l’exécutif entend  apporter  «une réponse globale» qui «passera par une nouvelle méthode mais pas par un changement de cap»;  comprendre par là que taxes et hausses ne seront pas remises en question. Alors les élus et cadres LREM font le tour  des plateaux pour vanter la super prime à la conversion, le chèque énergie, solution miracle pour aider les ménages modestes à lutter contre la pollution. Hier,  c’était le  ministre des Transports, Elisabeth Borne, qui présentait son  projet de loi  sur les aides à la mobilité durable, en faveur du  covoiturage,  du vélo, et de la voiture électrique… une  arnaque ecologiquement désastreuse si l’on en croit notamment le patron de PSA, Carlos Tavares. 

    Invité dimanche hier du Grand jury  RTL,  le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, mettait en garde nos compatriotes non pas sur la permanence du  moteur à explosion mais   sur le retour de la   «peste brune».  Son propos ne visait pas les 82% d’abstentionnistes qui ont boudé les urnes  pour le second tour de l’élection législative partielle dans la première circonscription de l’Essonne. Soutenu par LREM (et de loin par Manuel Valls), le maire d’Evry Françis   Chouat a été élu    face à la candidate de LFI, Farida AmraniPeste brune qui n’est pas non plus le qualificatif retenu par le ministre républicain-macroniste pour évoquer  les groupes djihadistes qui  ont mené samedi en Syrie,  contre la ville d’Alep, des  attaques chimiques au chlore  qui ont intoxiqué plusieurs dizaines de civils.  Non, si Alep a été libérée en 2016, si l’aviation russe a  attaqué les miliciens islamistes auteurs de ce forfait,  nous savons que les amis politiques de M.  Darmanin  sont plutôt du côté de ceux  qui ont tenté de renverser la République arabe Syrienne.  En l’espèce la peste brune que dénonce M. Darmanin ce sont les gilets jaunes qui ont manifesté samedi sur les Champs-Elysées,  qui, pour certains d’entre  eux (une toute petite minorité) ont  dressé des barricades, ont crié Macron Démission et  ont insulté des journalistes.

    Une fois atteint  le point Godwin pour suivre les éléments de langage  donnés par   les communicants de l’Elysée,  Gérald Darmanin a bien  été obligé d’admettre que cette mobilisation citoyenne a rassemblée aussi des  « honnêtes gens » et pas seulement  des « casseurs professionnels de la République » (sic) et qu’elle  était aussi la conséquence de  « la politique du gouvernement, (de)  20 ou 30 ans de ras-le-bol fiscal ». Pour stopper la fronde, le  ministre a promis la création  de comités théodule ( Si vous voulez enterrer un problème, nommez une commission disait déjà Clémenceau)… et a évoqué la taxation du kéroséne des avions  au nom de de la justice fiscale… Une taxe improbable qui  n’allègerait en rien  celles qui pèsent déjà  sur nos compatriotes.

    La veille, le jour même des manifestations qui ont rassemblée dans toute la France 106 000 personnes selon le décompte du ministère de l’Intérieur,  Christophe Castaner  avait accusé   «l’ultra-droite  (…) de vouloir dresser des barricades sur les Champs-Elysées. »  Benjamin Griveaux  a dénoncé  de son côté  une « extrême droite identitaire » qui, aurait  « usurpé l’identité des gilets jaunes », en voulant pour preuve le slogan  On est chez nous entendu dans les rassemblements. La préfecture de police elle,  avait affirmé  que les désordres  étaient liés à la présence « à l’avant du cortège d’une centaine de membres de l’ultradroite qui harcèlent les forces de l’ordre».

    Pourtant, précisait le site de  RTL lundi,  « Contrairement à ce que disait Christophe Castaner (…),  le profil des 101 personnes interpellées à Paris (un peu plus de 130 dans toute la France, NDLR) est bien disparate. Une immense majorité des manifestants placés en garde à vue sont considérés comme des suiveurs. Entendez par là des hommes et des femmes venus de régions et sans antécédent judiciaire, qui se sont laissés griser par des leaders plus radicaux. Ces derniers appartiendraient à l’ultra-gauche, comme en témoignent les signes distinctifs qu’ils arboraient au moment de leur interpellation.» Nous voyons là à l’oeuvre toujours les mêmes groupes d’ultra-gauche et autres antifas manipulés, idiots utiles  du  Système,  pour salir une contestation , l’associer à la violence, faire en sorte que l’opinion se désolidarise d’un mouvement populaire.

    Peu ou prou,  les craintes formulées dernièrement par Jean-Claude Michéa qui rejoignent les nôtres. Après les tentatives, un brin pathétique, de faire croire ces derniers mois à l’existence d’un terrorisme d’extrême droite, avec à la clé l’arrestation de quelques pieds nickelés aux visées pour le moins très évanescentes, la tentation par le régime d’organiser une stratégie de la tension n’est pas une hypothèse totalement farfelue. A fortiori si les enquêtes d’opinion continuent à placer en tête des intentions de vote la Liste RN pour les élections européennes de mai prochain…

    Dés samedi midi, lors d’un point presse, Christophe Castaner a dénoncé « les séditieux » de l’ultradroite « qui ont répondu à l’appel de Marine Le Pen » qui  avait appelé à manifester sur les Champs-Elysées. La présidente du Rassemblement national a eu beau  jeu de répliquer  qu’elle n’avait « jamais appelé à quelque violence que ce soit » et que Christophe Castaner « utilise cette question pour (la) cibler. C’est minable et malhonnête à l’image de l’auteur de cette manipulation politicienne. ». «Pourquoi a-t-il laissé les gilets jaunes manifester sur les Champs-Elysées pour, après, les en déloger avec des moyens qui ne peuvent que susciter des tensions?» «M. Castaner se comporte de manière tout à fait indigne». «Il est là dans la posture du petit politicien qui cherche à tirer un bénéfice de ce qui se passe».

    Bénéfice bien improbable estiment  cependant les amis de M.  Castaner et/ou les adversaires du RN. Ils  ont jugé politiquement et stratégiquement très maladroit de sa part de caricaturer ainsi cette colère populaire - la colère de ceux qui ne sont rien aurait pu dire M. Macron… - d’expliquer en substance que les gilets jaunes  sont des factieux, que les factieux  sont des marinistes, donc que  les gilets jaunes sont marinistes. Bref,  de mettre un signe égal  entre cette mobilisation citoyenne, qui rappelons-le à le soutien de plus de sept Français sur dix  et l’opposition nationale. A quelques mois d’élections européennes qui seront (aussi) un referendum anti-Macronun  véritable test, un moment de vérité pour LREM, parti sans assises ni enracinement local, la montée au créneau de Christophe Castaner n’est pas à l’évidence un modèle de finesse.

    D’autant que dans la situation actuelle, se pose la question des  formations politiques capables de relever le gant. LR? Une auberge espagnole minée par les antagonismes et ses contradictions internes.  Le PS? marginalisé, vidé de sa substance par les ralliements de ses cadres aux législatives à la gamelle LREM et  éreinté  par la scission de Benoit Hamon Le PC? Groupusculaire, archaïque,  coupé des catégories populaires par ses dérives libertaires et sa défense croupion des minorités. Les écolos d‘EELV? Des extrémistes  sans tête de gondole, surtout connus  des Français pour leurs outrances et la  défense des sans-papiersL’extrême-gauche mélenchoniste? Fragilisée par des querelles d’égo, ses dissensions stratégiques voire ses fractures idéologiques…

    Dans ces conditions affirme Bruno Gollnisch,  le RN, qui certes peut, doit  encore gagner en efficacité, en crédibilité  apparait de loin comme la formation  protectionniste au sens large, la plus cohérente, dont la ligne politique d’opposition à l’euromondialisme  est la plus clairement identifiée par les Français.    La sympathie que recueille  Le mouvement des  gilets jaunes  a pour socle le ras-le-bol devant le fiscalisme confiscatoire, vieux cheval de bataille de l’opposition nationale, mais aussi un besoin de démocratie participative, démocratie confisquée par les élites et les lobbies affirment de nombreux manifestants. Là aussi, il s’agit d’ une exigence que l’on retrouve depuis trente ans dans tous les programmes successifs des nationaux,  avec le souhait d’instaurer  le référendum d’initiative populaire ou encore d’assurer un mode de scrutin permettant  une meilleure représentativité des minorités politiques dans les assemblées.

    C’est aussi le fait  de ne pas être  écouté,  représenté,  donc respecté, qui nourrit le  dégoût, la  colère, la  frustration qui alimentent en retour  une abstention massive… laquelle renforce le pouvoir en place trop content de voir les mécontents  neutraliser, stériliser eux-mêmes leur(s)  mécontentement(s).  Pour combien de temps  encore?

    https://gollnisch.com/2018/11/27/pour-combien-de-temps-encore/

  • Mépris de classe : Macron stigmatise celle des « laborieux » !

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    Emmanuel Macron est mal, très mal. Devant la jacquerie qu’on sait, il ne peut décemment reculer, ni davantage s’entêter. Seule solution ? Jouer l’entre-deux, le fameux « en même temps ». Quoique, « en même temps », cette martingale ait depuis longtemps fait le sien… « Manifestement, on a loupé quelque chose dans l’explication de la taxe carbone », affirme Gérald Darmanin. Plus clairvoyant, on ne fait pas. Ce type devrait être ministre ; de l’Action et des Comptes publics, par exemple.

    À en croire l’Élysée, le Président entendrait donc créer une nouvelle instance représentative, chargée de statuer sur le problème et de fournir un rapport ; lequel devrait, n’en doutons pas, fourmiller de propositions concrètes, susceptibles d’être ensuite évaluées par les autorités compétentes, en vue d’un chiffrage éventuel. Bref, un Haut Conseil pour le climat composé de dix personnalités éminentes et issues des mondes économique, scientifique et associatif ; soit tous les peigneurs de girafes dont personne n’a voulu jusqu’à aujourd’hui, même au Conseil économique, social et environnemental. Voilà qui devrait faire rire jaune chez les gilets.

    En attendant cette acmé de la vie démocratique – la prestation télévisuelle annoncée ce mardi 27 novembre -, il est murmuré dans ces milieux donnés pour « bien informés » qu’Emmanuel Macron serait prêt à « dialoguer » avec ceux que François Hollande, l’indépassable humaniste progressiste que l’on sait, surnommait les sans-dents. Comme on disait jadis, au temps du service militaire, le soldat Macron a devancé l’appel ce dernier week-end, lors d’une causerie donnée au Conseil européen, à Bruxelles.

    Il serait ainsi question « d’apporter une réponse économique, sociale, mais aussi culturelle et de sens à nos classes moyennes et à nos classes laborieuses ». De cette déclaration de principe, on retiendra surtout l’emploi du vocable de « classes laborieuses ». Pour ceux qui avaient cru comprendre qu’Emmanuel Macron, souhaitant faire de la France de Clovis une « start-up nation », entendait clore le chapitre de notre pays d’hier, voilà qu’il renoue avec le vocabulaire de la société d’avant-hier. « Classes laborieuses » ? Et pourquoi pas « classes sociales dangereuses », tel qu’on disait alors, au siècle dernier, en plein exode rural, quand nos paysans rechignaient à la déportation vers de vastes ensembles urbains en devenir afin de servir de chair à obéir dans les usines, révolution industrielle aidant ?

    En ce troisième millénaire, initialement promis à une mondialisation heureuse et manifestement loin de tenir ses promesses, un autre exode : celui de ces ouvriers qui, loin d’exiger de meilleures conditions de travail, en sont désormais tous réduits à seulement trouver un travail et qui, dès le Graal du CDI atteint, en viennent à se demander comment boucler les fins de mois, au contraire de ceux qui font semblant de s’inquiéter, à heures de RTT perdues, de la fin du monde – pour paraphraser ce pauvre Nicolas Hulot.

    Qu’il soit néanmoins rendu grâce au mari de Brigitte Trogneux de se préoccuper de cette dimension « culturelle » faisant « sens ». À raison, Jean Jaurès assurait que « la nation est le seul bien des pauvres », tant il est vrai que le sentiment d’appartenance à une même communauté demeure le trésor de tous. Ce legs commun, Emmanuel Macron et ses prédécesseurs n’auront eu de cesse de le dilapider tout en semant la discorde entre ses héritiers. En dressant retraités contre actifs (il fait passer les uns comme « privilégiés » aux dépens des autres, et inversement), hommes contre femmes (post-féminisme bourgeois visant à en finir avec le « patriarcat » fantasmatique du mâle blanc hétérosexuel et de basse extraction sociale), Français de souche contre Français de papiers (tout pour les immigrés clandestins et rien pour les « souchiens »), Emmanuel Macron, même entendant « redonner aux classes populaires et aux classes moyennes des perspectives, une capacité à construire le progrès », paraît bien loin des objectifs affichés.

    « Si je ne réussis pas, ce sera un, ou une, populiste qui me succédera », assurait-il en substance. Pour une fois, il était lucide.

    Nicolas Gauthier

    http://www.bvoltaire.fr/mepris-de-classe-macron-stigmatise-celle-des-laborieux/

  • Gilets jaunes. Des grenades mortelles GLI-F4 utilisées : un journaliste désorienté tombe au sol !

    Réputées mortelles, elles ont causé de nombreuses mutilations, notamment à Bure.La France est le seul pays européen à utiliser de telles grenades.

    Nous relayons ici une vidéo prise au cours de la manifestation de samedi relayée par Adèle Löffler, photographe, sur sa page Facebook. On y voit la photographe être désorientée et tomber au sol après l’usage par les forces de l’ordre d’une grenade GLI-F4 – qui contient 25 grammes de TNT !

    Parmi les armes employées par les forces de l’ordre samedi pour réprimer la manifestation des gilets jaunes, on trouve la grenade GLI-F4 – qui contient 25 grammes de TNT ! Doucement nommée « grenade assourdissante » elle est en réalité la cause de multiples blessures graves et mutilations, notamment à Bure.

    Comme l’écrit Libération :1 « En particulier la GLI-F4, réputée mortelle du propre aveu de la police et de la gendarmerie, est censée être soumise à un protocole très strict. Celui-ci s’était même durci en échange du refus exposé par Bernard Cazeneuve d’interdire la GLI-F4 simultanément à la grenade offensive (OF-F1) responsable de la mort de Rémi Fraisse, le 24 octobre 2014 à Sivens. »

    Malgré les multiples mutilations causées, la France est le seul pays européen qui continue à utiliser une telle arme de guerre contre les manifestants.

    http://www.revolutionpermanente.fr/Gilets-jaunes-Des-grenades-mortelles-GLI-F4-utilisees-un-journaliste-desoriente-tombe-au-sol?fbclid=IwAR2rieozwsXfk1MNNm_m0AXiyKU6Md-QZ_f5rhc9iuKBCMlvfoHX5xRFIUo

  • Le système contre les Gilets Jaunes : la finance contre le peuple

  • Gilets jaunes : une délégation qui se dit “officielle”

    Le mouvement des Gilets jaunes essaye, difficilement, de se structurer. Huit porte-paroles officiels ont été nommés ce lundi matin pour entamer une « prise de contact sérieuse et nécessaire » avec les autorités et porter une série de revendications, annonce un communiqué publié lundi 26 novembre.

    Cette délégation adresse « deux propositions principales » au gouvernement : « revoir à la baisse toutes les taxes » et créer « une assemblée citoyenne » pour débattre de la transition écologique, de la « prise en compte de la voix des citoyens », de l’augmentation du pouvoir d’achat ou encore de la précarité. « L’unique volonté est que l’ensemble de ces propositions soit soumis à un référendum populaire », précise le texte. « Nous demandons aux représentants de l’État et du gouvernement de nous recevoir dans un délai raisonnable. À défaut de rencontre ou de propositions sérieuses lors de cet éventuel échange, les actions se poursuivront et se renforceront. »

    Le communiqué précise que les huit délégués ne sont que des « porteurs de messages et […] pas des leaders et des décisionnaires ».

    Ces nominations ont cependant étonné les représentants officieux, dans les régions, de ce mouvement spontané. Ils affirment n’avoir pas été mis au courant.

    Des nominations qui se disent donc officielles mais qui présagent surtout d’une probable et future récupération politique. Ce qui aurait comme résultat premier de noyer la contestation au sein du système politicien.

    Francesca de Villasmundo

    https://www.medias-presse.info/gilets-jaunes-une-delegation-qui-se-dit-officielle/101576/

  • Général Soubelet : «Si le gouvernement veut l'effort des Français, qu'il commence par donner l'exemple !»

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    FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour le Général Soubelet, il devient insupportable d'entendre le gouvernement demander des efforts aux Français alors même que ce dernier n'est en rien exemplaire. Et si c'était aux Français d'exiger des efforts de nos dirigeants ?

    Général de corps d'armée, ex-numéro trois de la gendarmerie nationale, Bertrand Soubelet est l'auteur de Tout ce qu'il ne faut pas dire (Plon, 2016), ouvrage sans concessions sur la situation de la France, et Sans autorité, quelle liberté? (éd. de l'Observatoire, 2017).

    Une fois de plus, au cours de cette rentrée, le gouvernement demande des efforts aux Français.

    Le premier des ministres, Edouard Philippe, n'a pas failli à cette règle qui consiste à inciter les Français à faire des sacrifices au nom de la solidarité pour le redressement de la France.

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  • Acte 2 : Castaner de nouveau fâché avec les chiffres !

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    La semaine dernière, je dénonçais ici-même les chiffres fantaisistes et par trop imprécis délivrés aux journalistes par Castaner. Je dois, hélas, refaire le même constat au lendemain de ce 24 novembre. Car si, comme l’a écrit, samedi soir, avec beaucoup de talent, Georges Michel, M. Castaner est fâché avec le sens des mots, c’est pire avec les chiffres, et probablement dans une proportion de 1 à 5.

    Sur le ton solennel de sa voix caverneuse de titi provençal, il nous assène, sans sourciller, des chiffres ridicules : 106.301, avec une précision d’horloger, pour 1.619 actions ! MM. les journalistes, répétez-après moi, SVP : 1.619 ! Ces chiffres sont sérieux et ne peuvent pas être contestés. Recommandation suivie à la lettre par l’ensemble des médias qui s’en réjouissent, comme Le Monde, qui titre « Gilets jaunes, la mobilisation en baisse dans toute la France. » Pas un seul commentateur sur les chaînes d’info en continu ne conteste ces chiffres. Et, tout au long de la soirée, ce seront les seuls chiffres annoncés, alors qu’à Paris, la révolte gronde.

    J’entendais même une journaliste de CNews ou BFM parler du succès de la manif des femmes par rapport à celle des gilets jaunes… Mais qui pourrait croire de telles sornettes ? Nos gouvernants et nos journalistes pensent-ils que nous ne réfléchissons pas a minima ?

    Et pourtant, le Syndicat des policiers en colère (celui de la malheureuse Maggy Biskupski) a comptabilisé, lui, samedi, dans toute la France, 750.000 gilets jaunes, et publié une carte de France tout en jaune. Un chiffre peut-être légèrement exagéré. Encore que…

    Alors, prenons une calculette. 1.619 blocages ou rassemblements. « La participation en baisse d’environ 25 % par rapport à samedi dernier est probablement liée aux violences amplifiées par les médias », écrit le syndicat, qui constate toutefois « une augmentation significative du nombre de gilets jaunes apposés sur les tableaux de bord ».

    J’en viens à ma propre expérience. Au pied de l’Hermione, à Rochefort, en Charente-Maritime, nous étions au moins trois mille à défiler dans ces rues magnifiques bordées d’élégantes maisons en pierre de taille. Avec un seul mot d’ordre, scandé par ces hommes et ces femmes en grande colère – « Macron démission » – qui sera le thème de l’acte III, samedi prochain. Des sans-dents, des Gaulois comme leurs pancartes les désignaient. Une petite foule marchant calmement, encadrée par quatre motards de la gendarmerie, débonnaires, voire souriants.

    À quarante kilomètres de là, à Royan, ils étaient plus de cinq cents. Et ailleurs, sur les 1.619 actions recensées ? Si l’on en croit la comptabilité Castaner, nous aurions un maximum de 65 gilets jaunes par lieu de manifestation. Disons que le plus petit, comme le blocage du pont de l’île de Ré, comptait une trentaine de gilets jaunes. Mais combien de milliers étaient-ils dans chacune des grandes, moyennes ou petites villes de France ? Ils étaient cinq cents à Orange, dans le Vaucluse, me dit un ami.

    Le meilleur ami d’Emmanuel Macron devrait retourner à l’école primaire avant de faire gober aux journalistes des chiffres aussi farfelus dont, heureusement, les Français en colère ne sont pas dupes.

    Floris de Bonneville

    http://www.bvoltaire.fr/acte-2-castaner-de-nouveau-fache-avec-les-chiffres/

  • Mensonges de Castaner : le renseignement intérieur et la Préfecture se rebiffent

    Mensonges de Castaner : le renseignement intérieur et la Préfecture se rebiffent

    L’enquête de Valeurs Actuelles démontre les mensonges de Castaner, qui a dit l’inverse de que ce que remontaient les forces de police et le renseignement :

    Une déclaration qui a fait vivement réagir aussi bien au sein du Service central du renseignement territorial (SCRT) qu’à la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP) : « Ce n’est absolument pas le ton de ce qu’on a transmis au ministre », s’indignent plusieurs sources. Bien conscients de la manœuvre politique employée par Christophe Castaner, ce sont des policiers et des gendarmes qui ont étonnamment tiré les premiers la sonnette d’alarme en appelant leurs contacts journalistes.

    A la mi-journée samedi 24 novembre, alors que les débordements – prévisibles- n’avaient pas encore eu lieu, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a pointé du doigt “les séditieux” d’ultra-droite “qui ont répondu à l’appel de Marine Le Pen”.

    […] Un officier de CRS qui était présent sur les Champs-Elysées explique : « Les casseurs qu’on avait en face de nous, sont les mêmes qu’à Sivens ou à Notre-Dame-Des-Landes, dans les Zad. Incontestablement, ce sont des anarchistes qui ne se font presque jamais attraper, comme les manifestants du 1er mai. »

    L’homme nous fait remarquer que les tags inscrits sur les murs des Champs-Elysées lèvent toute ambigüité : des logos anarchistes, des inscriptions comme « Macron SS » ou encore « police partout, justice nulle part » ne peuvent être l’œuvre que de l’ultra-gauche. Les tenues des casseurs aussi : tout en noir, masques de plongée, lunettes de piscine et matériel de chantier constituent l’équipement habituel des casseurs d’extrême gauche des manifestations qui ont dégénéré ces dernières années.

    « Seule l’ultra gauche a cette capacité et ce savoir-faire », affirme un préfet qui connait bien les populations dites « extrêmes ». Et de conclure : « On voit monter cette ultra-gauche constituée de 3000 à 10 000 personnes depuis deux, trois ans, elle est aujourd’hui totalement rompue à la violence. Des néonazis et des fachos, il y en avait à la manif, mais ce n’est pas trop leur mode opératoire. »

    https://www.lesalonbeige.fr/mensonges-de-castaner-le-renseignement-interieur-et-la-prefecture-se-rebiffent/

  • Édition spéciale Gilets Jaunes – Journal du lundi 26 novembre 2018

    1) Gilets Jaunes : La détermination face au mépris
    2) Gilets Jaunes : L’exécutif “boutefeu”
    3) Gilets Jaunes : L’opposition entre soutien et retenue

    La mobilisation des gilets jaunes se poursuit. Après une participation importante pour l’acte II samedi et un exécutif qui fait toujours la sourde oreille, le mouvement ne compte pas en rester là. En attendant, le gouvernement méprise toujours les revendications et poursuit son entreprise de diabolisation par tous les moyens…

  • Les revendications des Gilets Jaunes

    Une « délégation » de Gilets Jaunes a été crée, comprenant huit « communicants officiels », pour « engager une prise de contact sérieuse et nécessaire avec les représentants de l’Etat et de son gouvernement », selon un communiqué publié lundi. Après une consultation sur Facebook, la délégation de Gilets Jaunes a adressé « deux propositions principales » au gouvernement: « revoir à la baisse toutes les taxes » et la « création d’une assemblée citoyenne » afin de discuter de la transition écologique, la « prise en compte de la voix des citoyens », l’amélioration du pouvoir d’achat, etc.

    https://www.tvlibertes.com/actus/les-revendications-des-gilets-jaunes