France et politique française - Page 3348
-
"Classes populaires, classes oubliées"
-
Journal du Vendredi 15 Juillet 2016 : Edition spéciale / Attentat meurtrier à Nice
-
L’aviation russe bombarde l’EI en Syrie tandis que les autorités françaises viennent au secours des terroristes islamistes
Moscou communique ce jeudi que deux bombardiers russes ont anéanti en Syrie un centre de commandent, un camp islamiste, deux raffineries de pétrole, éliminant par la même occasion un grand nombre de combattants et de matériel ennemi. La nouveauté de ces actions c’est qu’elles sont lancées à partir du territoire de la Fédération de Russie.
La semaine dernière deux pilotes russes ont trouvé la mort suite à la destruction en vol par l’EI, d’un hélicoptère de combat syrien dans lequel se trouvaient deux pilotes russes. La Russie ne pouvait évidemment pas laisser passer ces deux morts sans réagir. Sans doute est-ce la raison de son regain d’activité en Syrie puisque ces derniers jours elle a frappé très durement le groupe islamiste. Le ministère de la Défense russe précise dans un communiqué:
« Ce matin, six bombardiers à long rayon d’action Tu-22M3 ont décollé de bases aériennes situées sur le territoire de la Fédération de Russie pour porter la deuxième frappe concentrée contre des objectifs de l’État islamique nouvellement identifiés dans les régions est de Palmyre, ainsi que dans les villes d’Es-Suhne et d’Arak et contre la station de pompage de pétrole T-3 dans la province de Homs ».
-
Attentat de Nice : la vidéo du moment où les policiers ont abattu le terroriste
Sur la Promenade des Anglais, devant le Palais de la Méditerranée, les policiers assaillent Mohamed Lahouaiej Bouhlel, toujours dans la cabine du camion au volant duquel il vient de faire 84 morts, dont dix enfants et adolescents, et 202 blessés. Le terroriste islamiste avait lui-même ouvert le feu à 300 mètres de là, devant le Negresco. Le tir est nourri. Mohamed Lahouaiej Bouhlel sera abattu.
Lien permanent Catégories : actualité, France et politique française, immigration, insécurité, islamisme, lobby 0 commentaire -
Sur la piste (de l’argent public)
Ce matin, sur mon trajet habituel, j’ai croisé un vélo.
Ah ?! Vous croyez qu’il s’agit de la première phrase d’un sketch comique, une de celles qui mettent en exergue un non-événement de la vie quotidienne, banal et sans intérêt ? Alors, discutons.
Le trajet se situe sur une commune limitrophe de Paris. Je le parcours à pied à peu près chaque jour sur environ 1 km. Il y a environ six ans, ce qui était une rue ordinaire s’est vu flanquée dedeux pistes cyclables, une de chaque côté. Jusque-là, tout reste à peu près normal.
Mais quand je vous aurai dit que le vélo que j’ai croisé ce matin était le quatrième que j’aie vu en six ans emprunter cette double piste cyclable, vous conviendrez avec moi que l’histoire est moins banale qu’il n’y paraît. A cet endroit comme en beaucoup d’autres, les édiles ont en effet estimé utile de déverser des wagons d’argent public dans une réalisation sans la moindre utilité.
Pourquoi l’ont-ils fait ? Pour des raisons, hélas, habituelles :
- parce que l’argent des contribuables, ici comme ailleurs, ne leur coûte pas cher ;
- parce qu’ils ont considéré qu’ils « ne pouvaient pas ne pas le faire » dans la mesure où cela se fait partout ;
- parce que « leurs écolos » ont organisé une de ces campagnes de harcèlement dont ils sont coutumiers sur le thème du réchauffement climatique et des circulations douces ;
- parce que les pistes cyclables sont devenues un impératif catégorique dans toute opération d’aménagement ; autrement dit, qu’elles sont à la mode (la même mode que celle qui fait foisonner les criminelles remontées à contre-sens) ;
- parce qu’un élu « en charge » se considérerait, sinon comme déshonoré (ne soyons pas ringard et ne parlons pas comme si la notion d’honneur était toujours en usage), mais plus prosaïquement menacé pour sa réélection s’il ne se conformait pas à cet impératif ; et, à l’inverse, parce qu’il est persuadé que plus une réalisation est à la mode et d’un coût disproportionné, plus elle rapporte de voix.
Ceux d’entre vous qui ne craindraient pas de passer pour naïfs me demanderont peut-être : « Mais alors, qu’en est-il de l’intérêt général là-dedans, et du souci des deniers publics ? »
Il n’est malheureusement pas très difficile aujourd’hui de trouver à foison des exemples illustratifs d’un nouveau principe : «l’intérêt général est la variable d’ajustement des décisions politiques ».
Une variable d’ajustement c’est ce dont on s’occupe de manière subsidiaire lorsqu’on a satisfait à tous les autres critères : ceux qui sont vraiment importants.
Aujourd’hui, dans le cas d’une décision politique, les critères importants, ce sont, au tout premier rang, le nombre de voix susceptibles d’être apportées ou retirées par la décision. La plupart du temps, c’est d’ailleurs le critère unique. Mais il peut arriver que s’y ajoutent le gain d’image escompté pour l’élu lui-même, sa collectivité ou son parti, la satisfaction d’une promesse électorale annoncée (quelque démagogique qu’elle ait pu être) et même (ça s’est vu…) le bénéfice collatéral apporté en toute discrétion à quelques amis.
Quand la décision satisfait à tous ces critères, alors on peut penser à l’intérêt général.
Quant au souci des deniers publics, il s’agit d’une catégorie dont l’utilité, en politique, n’apparaît que dans une circonstance : lorsqu’on reproche à l’adversaire de ne pas s’en soucier. Ce qui n’empêche nullement de se trouver à soi-même d’excellentes raisons pour l’oublier.
C’est de cet esprit que naissent et prospèrent les doubles pistes cyclables qu’aucun vélo n’emprunte jamais, les bibliothèques médiathèques colossalement surdimensionnées et désespérément vides de lecteurs et d’auditeurs, les centres de loisirs aquatiques qui tombent en ruines sans jamais avoir été mis en eau, les aéroports sans avion, sans passager et sans fret, les ronds-points et les contre-trottoirs que l’on construit, puis que l’on enlève, puis que l’on reconstruit.
C’est de là aussi que prospèrent les assemblées élues pléthoriques fondées sur un prétexte démocratique auquel plus grand monde ne croit, mais fort utiles pour recaser les amis déchus de fonctions antérieures, les commissions irréformables, celles que l’on supprime pour illustrer le « choc de simplification » avant de les re-créer sous une autre appellation, les collectivités territoriales que l’on sort par la porte et qui rentrent par la fenêtre, fortes de leur palmarès en termes de nuisances administratives créées, et des dépenses somptuaires qu’elles s’octroient.
C’est de là que procède la prospérité d’escouades d’associations dont la seule activité réelle est de répandre la bonne parole de gauche et d’extrême gauche, de conduire des actions d’animation bidon, prétendument au profit des pré-ados des « quartiers », qui sont, il y a belle lurette, passés à autre chose, de monter des spectacles que personne n’irait voir s’ils n’étaient pas gratuits, d’endoctriner les gamins depuis la maternelle (mais oui ! comme si l’école ne suffisait pas à faire le boulot), de mener des « actions culturelles » qui dispensent aux populations sidérées l’apprentissage du laid et du sale, de donner du boulot aux fils, filles, neveux, cousins des « personnalités significatives » aux niveaux municipaux ou départementaux, et, dernière utilité mais non la moindre, de servir de pompe à fric électoral aux partis qui les leur attribuent…
…et qui, légitimes par le service rendu, engrangent chaque année leur « jusqu’à plus soif » de subventions roses, vertes ou rouges, subventions dispensées sur la base du « quand on aime, on ne compte pas », sans aucune justification avant et sans aucun contrôle après.
Citoyen, mon semblable, mon frère, toi qui reçois ces avis d’imposition qui rivalisent en montants et en diversité, qui entends ad nauseam le politicien du jour se demander, avec des larmes en fond de gorge, « mais pourquoi les Français se détournent-ils de la politique ? », qui reçois par quintaux une propagande électorale qu’on ne regarde même plus pour y chercher les fautes de syntaxe, conserve, fais l’exercice : conserve, sur ton trajet quotidien, un œil aux aguets.
Tu seras peut-être surpris du nombre de centres culturels vides – ou occupés seulement par les emplois fictifs qu’on y a mis pour complaire –, d’œuvres de non-art achetées au prix du Rembrandt, d’affiches de spectacle sans le moindre intérêt artistique ni littéraire mais fleurant bon la filiation du réalisme soviétique, d’ouvrages routiers urbains inutiles et dangereux que tu rencontreras.
Et de pistes cyclables attendant désespérément leur deuxième vélo de l’année.
Julius Muzart, 3/07/2016
-
Journal du Lundi 11 Juillet 2016 : U. E. / Barroso et Goldman Sachs officialisent leur relation
-
L’inénarrable propagandiste de la bien-pensance Jean Quatremer affirme : « le referendum c’est l’inverse de la démocratie »
De Jacques Bompard à propos du Brexit :
"Le gouvernement socialiste est un expert en racket fiscal. Et en promesses non tenues comme les 50 milliards d’euros d’économies ou l’affinement du CICE. Il n’en reste pas moins que François Hollande et Anne Hidalgo ont fait un rêve : attirer dans l’hexagone les 225 000 Français résidant actuellement dans le Grand Londres. Le paquet d’annonces chocs est cependant décevant : une hypothétique baisse de l’impôt sur les sociétés, la pression pour la réduction des impôts locaux, et l’aide au logement en Ile de France. On imagine aisément un trader londonien s’installer par grâce fiscale à Stains ou Bobigny…
Depuis que la Grande Bretagne a eu l’indélicatesse de s’exprimer à une large majorité pour la sortie de l’Union Européenne le 23 juin dernier, le ton de la presse française est à l’apeurement. La livre a baissé pendant une semaine et quelques institutions financières ont pris leurs précautions, il n’en faut pas plus pour satisfaire les prévisionnistes échaudés par le bote anglais. N’évoquons même pas les horribles technocrates au pouvoir à Strasbourg et Bruxelles, dont l’épigone Jean-Claude Juncker cède à l’ivresse du pouvoir et de l’autocratie. A encore 27, l’Union Européenne essaye de continuer son OPA sur l’Europe, alors-même qu’elle n’a justement cessé de trahir et de corrompre la civilisation européenne. L’invasion migratoire et la soumission à Ankara le prouvant largement.
Il faut lire l’inénarrable propagandiste de la bien-pensance Jean Quatremer affirmer que : « le referendum c’est l’inverse de la démocratie », pour comprendre que le sujet de ce Brexit est d’abord une révolte des humbles contre la superbe de ceux qui leur ont imposé une machinerie néfaste et incompréhensible. Le débat n’est pas alors entre monnaie unique ou commune, entre Schengen ou non, entre commission et parlement. Il se réduit bien plus simplement à cette donnée : les peuples n’en peuvent plus d’organes intrus promus et dirigés par la corruption des sens et de la conception du politique.
On rappellera le propos de Peter Sutherland, un des principaux dirigeants de Goldman Sachs, : « L’un des paradoxes les plus désolants au sujet d’un éventuel Brexit est que Londres a remporté un grand succès en façonnant une Union Européenne libre échangiste à sa propre image. » Plus de précision est nécessaire : après avoir participé à la mise sous tutelle du continent par l’OTAN et par les marchés financiers, les Anglais nous abandonnent au sort qu’ils ont participé à faire. Pour eux, l’UE devrait revenir au propos de Margaret Thatcher : « Tout le grand marché et rien que le grand marché. »
C’est bien la question du sens de l’histoire qui est alors posée. Et l’excellent Laurent Dandrieu écrit d’ailleurs dans le Valeurs Actuelles de cette semaine : « La victoire du Brexit, au contraire, a été l’occasion de rappeler qu’il n’y d’autre sens à l’histoire que celui que les hommes veulent bien lui donner. » Une phrase qui fait justement écho aux analyses de Marcel Gauchet sur l’évolution des idées en France depuis 30 ans : « Voilà l’évènement central des trente dernières années : l’écroulement de l’idée de l’histoire comme porteuse d’une nécessité intrinsèque qui conduit vers l’émancipation. » C’est cela le Brexit : la première fois que l’oligarchie n’arrive pas à ses fins depuis plusieurs dizaines d’années. Et la doxa de l’idéologie du vide ne sait plus comment réagir : ni le mondialisme, ni la dénaturation de l’homme, ni le magma des identités supplantées par le Grand Remplacement n’ont plus aucune prise sur les peuples.
La solution à cette question viendra sans doute de la mise à distance de la forme « Union Européenne » pour réfléchir au sens et au devenir de l’Europe dans un monde en pleine mutation. Comme souvent, c’est à un retour à l’essentiel que cette crise nous appelle. Benoît XVI nous donnait à Prague le 27 septembre 2009 une excellente solution : « Quand l’Europe écoute l’histoire du Christianisme, elle entend sa propre histoire. Sa notion de justice, de liberté et de responsabilité sociale, en même temps que les institutions culturelles et juridiques établies pour préserver ces idées et les transmettre aux générations futures, sont modelées par l’héritage chrétien ». Ecoutons notre histoire et inscrivons ses enseignements dans le réel. C’est par là que nous sauverons l’Europe de tous les Juncker, les Sutherland et autres Quatremer…"
Lien permanent Catégories : actualité, élections, France et politique française, lobby 0 commentaire -
Métamorphoses militantes et incarnation
-
En France, aujourd’hui, l’abandon et la solitude tuent
Source : Boulevard Voltaire
Aujourd’hui, la pauvreté tue. En France, aujourd’hui, l’abandon et la solitude tuent.
Rien de nouveau depuis l’époque où saint Martin partageait son manteau, saint Vincent de Paul soignait les pauvres, voire celle où notre Seigneur soignait les lépreux, me dira-t-on. Mais quand on s’habitue tellement aux annonces de clochards ou SDF décédés de la froidure ou de la vieillesse, il en est qui frappent. Plus que d’autres !
Dimanche dernier, 3 juillet, une jeune femme s’est donné la mort. Oh ! Des suicides, il en est, là aussi, des milliers par an. Mais là, on peut garder comme un goût d’amertume qui monte et coupe la déglutition. C’est que cette dame était jeune : 31 ans. Cette dame en sa jeunesse, pauvresse et jeune mère, se pourrait-il que la France de la République irréprochable et qui s’enorgueillit de financer – dans le désordre – une salle de sport et les frais d’avocat pour Abdeslam, des emplois de jardiniers qui touchent primes de nuit au Sénat tout en disposant de quatre mois de vacances, 400 millions pour Bernard Tapie (on attend toujours qu’il les restitue, une défiscalisation des fortunes en œuvres d’art), une détaxation de l’impôt sur l’héritage immobilier en Corse, des soins de santé à hauteur de milliards d’euros pour des étrangers résidant outre-Méditerranée, oublie les siens, dans l’Hexagone même ? Hélas, la République n’est pas la France ! Elle oubliait là-bas ceux d’Oran et préfère financer, ici, les allocations retraite supérieures au minimum vieillesse pour tout étranger arrivant sans travail en France, les taxis d’Agnès Saal, j’en passe et des pires. Cahuzac, Balkany, etc.
À l’heure où l’on finance tout cela, une mère meurt. Une maman de deux petits enfants de 6 et 8 ans. L’un est trisomique, l’autre est abandonné par le père commun, divorcé de la République, vivant en Belgique. Il est vrai que cette Europe-là, qui donne six milliards au nouveau grand vizir d’Ankara, Erdoğan Ier, pour qu’il freine la nouvelle marche verte des réfugiés qu’il fit venir de Syrie et envoie envahir l’Occident, cette Europe-là est, bien sûr, incapable de la subsidiarité qui serait due à ces pauvres gens à qui l’on apprit que la vie est belle, surtout séparés ! Le divorce est un détail joyeux de la « novlife » extra-territorialisée et hors-sol.
En ces mêmes terres du Nord, on retrouva il y a trois mois une autre dame, Sylvie Velghe, 33 ans, morte de faim chez elle. Les voisins regardaient ailleurs, les services sociaux et la justice tutélaire ne s’inquiétaient pas quand une dame ne donnait pas signe de vie. Pauvre cadavre momifié, bientôt inhumé dans quelque fosse commune et sans croix d’un cimetière républicain : « Les cimetières catholiques, ça n’existe pas », disait l’ancien ministre Michèle Delaunay. Misère et malheur s’abattent sur nous ! Il vaudrait mieux que nous n’ayons pas vécu que d’avoir laissé cela. Mais comment faire, aussi, quand l’État prend tout, vole tout et prétend s’occuper de tout. Si mal !
Abattre cet État deviendra-t-il, sous peu, impératif ? Point de réseau de proximité. Émilie et Sylvie n’avaient pas la chance de vivre derrière les ultimes points de solidarité des Resto du Cœur ou d’une Église moribonde. Point d’accueil pour ses enfants dans une école catholique ayant pour souci premier celui des pauvres dans un enseignement gratuit. Point d’orphelinat non plus.
Non, Émilie Loridan et Sylvie Velghe n’avaient pour malchance que celle d’être nées françaises, d’une patrie qui n’aime pas les siens, refusait RSA et APL, en demandant de reverser des trop-perçus qu’ils savaient décompter sans erreur – l’ex-mari d’Émilie avait un travail et un revenu, mais en Belgique…
Nous sommes en 2016. L’Église est aux abonnés absents. Nul nouvel abbé Pierre à l’horizon. Les services sociaux se renvoient la balle d’une rive du Quiévrain à l’autre.
En 2016, une jeune maman d’enfants, abandonnée par son mari et par la société, est partie. L’autre est morte de faim. Que Dieu nous pardonne d’ignorer ces solidarités de proximité. Qu’Il les accueille en Son Ciel. Et nous aide à chasser les puissants qui se foutent de cette histoire comme de notre feuille d’impôt.
Bertrand du Boullay
http://fr.novopress.info/202400/france-aujourdhui-labandon-solitude-tuent/#more-202400
-
Journée de cohésion du PdF Normandie dimanche 17 juillet

En savoir plus cliquez ici