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France et politique française - Page 3344

  • Le rôle de la presse d’état dans l’émergence du néo-totalitarisme européen

    Quelle responsabilité s’exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l’encontre de son lectorat, ou de l’histoire ? S’ils ont trompé l’opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l’État, avons-nous le souvenir d’un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s’en tirera toujours.

    Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du courage, Harvard, 8 juin 1978

    Aujourd’hui, le livre traitant de l’opposition identitaire active sur l’internet est officiellement paru (voir ici). La première règle de ce genre d’exercice de propagande est d’en confier la rédaction à des “chercheurs” de gauche plus ou moins radicale. C’est-à-dire à des militants très hostiles. Inutile de dire que la presse d’état, financée par les contribuables captifs, a déployé pour l’occasion tout l’arsenal à sa disposition pour gonfler au maximum les ventes.

    Il s’agit notamment de contrer des écrivains comme Eric Zemmour dont les succès d’édition ne se démentent pas. Avec Alain Finkielkraut, il est devenu une figure publique obsédant les militants de l’invasion allogène : des islamistes à la gauche bourgeoise en passant par les sans-frontiéristes tendance “no border”. Il s’agit aussi de sortir de leur torpeur les godillots du socialisme afin qu’ils fassent “le bon choix” en 2017 plutôt que de se démobiliser.

    Le livre proprement dit prétend “décrire” les gens qui s’expriment sur internet et dont les idées s’opposent à celles de l’idéologie dominante, clef de voûte du système et des médias qui la propagent. Dans le journal d’état “Libération” – financé par l’oligarque Patrick Drahi -, un des auteurs du livre, Dominique Albertini, réalise une synthèse du contenu. C’est sobrement intitulé “Fachosphère : Arme d’intoxication massive” (source).

    Comme vous le savez, la presse corrompue par les subsides du gouvernement “n’intoxique” jamais le public.

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    Le journal d’état “Libération”, bénéficiant de 8 millions d’euros de subventions de la part du pouvoir en 2015 (source), se charge donc – aux côtés d’autres médias gouvernementaux (voir ici) – d’attaquer la presse libre d’opposition.

    En voici un extrait particulièrement révélateur :

    Se jugeant mal traitée par les médias traditionnels, l’extrême droite a vu en Internet un terrain à investir pour toucher directement le public. Parmi ses principaux acteurs, certains ambitionnent de concurrencer les«médias du système», d’autres s’attribuent un rôle de lobby et tententd’influer sur le débat public.

    Vous aurez noté que pour se qualifier elle-même, la presse d’état use du doux euphémisme de “médias traditionnels”.

    Ce passage traduit la prise de conscience par les fonctionnaires de l’information, depuis un certain temps déjà, de ce qu’ils sont l’objet d’un profond rejet de la part de fractions grandissantes du peuple. Cette crise de légitimité et de représentativité traverse toute l’Europe de l’Ouest ainsi que l’Amérique du Nord, c’est-à-dire tous les pays où la gauche socialiste contrôle idéologiquement les médias avec l’appui de l’oligarchie financière et politique.

    Depuis plus de deux siècles, l’ensemble des gauches était habitué à avoir l’initiative et à imposer ses catégories idéologiques dans l’esprit des masses. Déjà ébranlé par la défaite du communisme, le socialisme occidental pensait pouvoir prospérer comme alternative. Depuis une dizaine d’années, il a entamé son reflux. Avec la rupture générationnelle en cours – et ethno-raciale en raison de l’immigration – les socialistes contemplent l’érosion rapide de leur ascendant sur le peuple.

    Face à cela, il n’y a que deux options : reconnaître ses erreurs ou rechercher une cause “exogène”. Vous aurez compris que face au caractère profondément religieux des progressistes, seule cette dernière option est possible. Il s’agit donc de reprendre la guerre civile contre la renaissance de l’opposition identitaire, peu importe les moyens, y compris en s’adjoignant des alliés conjoncturels.

    La nature du système

    Cet exemple d’offensive médiatique est l’occasion de parler de la nature du système que nous combattons. Face à ce système totalitaire en voie de formation, ce qui fait de nous une presse libre d’opposition c’est que nous ne bénéficions d’aucun soutien financier gouvernemental, que nous subissons la censure du pouvoir et qu’au surplus, la répression étatique tente de nous faire taire, peines de prison à la clef.

    J’utilise le terme “totalitaire” au sens strict, même s’il a été galvaudé par les Mensheviks (socialistes) occidentaux pour dénoncer le national-socialisme allemand et se démarquer de l’URSS, essentiellement sous l’influence des trotskistes et anarchistes.

    Pourquoi ce terme ? Parce que l’idéologie profonde du système actuel et les méthodes auxquels il recourt s’en rapproche progressivement, de façon organique.

    Dans “Totalitarian Dictatorship and Autocracy”, Carl Friedrich et Zbigniew Brzezinski décrivent six éléments fondamentaux du totalitarisme :

    • une idéologie officielle embrassant la totalité de la vie ;
    • un parti unique de masse et soumis à un chef charismatique ;
    • un contrôle policier recourant à la terreur et dirigé par une police secrète ;
    • un monopole des moyens de communication de masse ;
    • un monopole des armes ;
    • une planification et un contrôle centralisé de l’économie.

    Ces six éléments s’inscrivent dans le cadre de la Guerre Froide. Certains aspects d’allure primitive peuvent faire penser que rien de tel n’existe aujourd’hui en Europe, comme un “parti unique” par exemple. Le “front républicain” contre un parti isolé – le FN – témoigne au contraire de ce que nous sommes à un stade intermédiaire. Dans les états communistes du Bloc de l’Est, le parti communiste savait s’associer à des partis fantoches pour préserver l’image du multipartisme démocratique.

    En ex-République Démocratique d’Allemagne (RDA), tous les partis autorisés par le régime étaient également réunis au sein d’un “front”, le “Front National de la République Démocratique d’Allemagne”. Sous la direction du “Parti Socialiste Unifié”, communistes et socialistes dominaient les partis non-officiellement communistes comme le Parti Libéral-Démocrate ou l’Union Chrétienne-Démocrate qui, après 1990, fusionnera sans épuration avec la CDU actuellement au pouvoir.

    En France, comme en Europe de l’Ouest, la démocratie est formelle. Les bureaucraties des partis, la bureaucratie d’état et l’oligarchie financière occidentale tiennent toutes les clefs du système.

    L’émergence du néo-totalitarisme

    Certains pourraient être tentés de dire qu’il s’agit là d’un système “autoritaire”. Il faut récuser cette interprétation. A la différence d’un système autoritaire où seul le pouvoir institutionnel est verrouillé, les systèmes totalitaires sont guidés par une idéologie officielle qui est activement mise en œuvre par l’état avec pour but la restructuration complète de la société comme de la psychologie profonde des individus.

    Cette idéologie, aujourd’hui, c’est l’égalitarisme socialiste et son dernier rejeton : le socialisme racial. Habituellement dénommé “antiracisme”, il vise à la création utopique d’une “humanité nouvelle” au sein de laquelle les peuples d’Europe, les peuples blancs, auront été détruits. Que les cadres de ce socialisme soient eux-mêmes généralement d’ascendance blanche est sans intérêt : les Khmers Rouges ont détruit près de deux millions de Khmers qu’ils avaient identifiés comme des éléments irrécupérables.

    La dimension raciale et normative de cette ultime phase du socialisme comme “projet historique” le condamne à la radicalisation à mesure que croît le nombre d’extra-européens qu’il importe en Europe.

    En analysant les six critères susmentionnés, on observe que le processus est plus ou moins avancé dans chaque domaine. Le fait que le gouvernement interdise désormais officiellement l’expression d’idées décrétées comme idéologiquement déviantes et qu’il ait créé un organe étatique spécial pour traquer l’opposition – la “DILCRA” – en donne le ton. Ce à quoi il faut ajouter le travail incessant de la police politique – DGSI – et des tribunaux.

    Alors qu’il évoque mon cas, non sans m’avoir préalablement “fascisé” à outrance, Albertini écrit :

    Ses outrances lui ont valu de nombreuses condamnations – notamment deux ans de prison en avril […] Une peine dont Le Lay n’a même pas effectué le premier jour : il a pris la tangente et se trouverait désormais au Japon, hors de portée de la justice française […] En octobre 2014, le consulat de France au Japon a refusé le renouvellement de son passeport. On est depuis sans nouvelles de l’ultraradical Breton.«Des mesures judiciaires contraignantes ont été prises et [il] est activement recherché», indique une source judiciaire.

    “Mesures judiciaires contraignantes” : cet autre euphémisme qualifie la répression brutale d’une opinion non autorisée par l’état, et rien d’autre. Comme on le voit, le rôle des “journalistes” du système consiste désormais à déplorer le manque d’allant de la répression contre les opposants, surtout lorsqu’ils sont exilés.

    Contradictions du système et radicalisation

    Globalement, comme je l’ai dit, nous aurons une version modérée du soviétisme, celle des “Menchéviks”. C’est ce vers quoi avance le système à un rythme de plus en plus soutenu.

    Je rappellerai d’ailleurs qu’à la fin de l’année 1991, alors que l’URSS était en voie d’implosion, l’Internationale Socialiste regroupant les partis socialistes européens exerçait de fortes pressions sur le politburo soviétique pour qu’il ne dissolve pas le régime. Des comptes rendus font état de discussions très tendues, notamment entre le socialiste français Roland Dumas et Mikhail Gorbatchev, sur la nécessité de transformer la Russie soviétique en un état socialiste afin d’éviter que la chute du communisme “ne détruise l’idée socialiste à l’Ouest”. Le but était alors de faire fusionner, à terme, l’URSS et l’UE.

    Les socialistes ouest-européens ont tout fait pour sauver l’URSS : de cela, vous n’entendrez jamais parler dans la presse d’état dont la coloration idéologique est connue.

    L’Union Européenne et son “politburo” qu’est la Commission Européenne constitue la tête de cette “union des républiques socialistes d’Europe” qui avance à marche forcée. Les 27 commissaires ne sont pas plus élus que les douze membre du Politburo soviétique. Le “parlement européen” est une chambre d’enregistrement au même titre que l’ancien Soviet Suprême de l’URSS.

    En France, le vieux jacobinisme révolutionnaire républicain a fusionné avec le socialisme contemporain pour forger ce qui est désormais “la République”. Chaque jour le régime se glorifie et s’autojustifie, signe précisément de la crise sous-jacente de légitimité.

    La répression s’accentue mais demeure limitée aux profils les plus visibles. Il n’y a pas encore d’opposition de masse, même si l’agitation grandit. D’où la fébrilité croissante du régime qui durcit considérablement les opérations de police politique contre un nombre limité d’opposants. Mais sa dynamique l’entraîne à étendre chaque jour le champ des cibles. C’est le dysfonctionnement du système et les défaillances de l’état qui vont accentuer le processus.

    Il n’est pas nécessaire pour un système totalitaire de devoir aller jusqu’aux meurtres de masse. Les exemples yougoslave, polonais, est-allemand, hongrois démontrent qu’un travail de quadrillage, de renseignement, de harcèlement et de propagande peut suffire à piloter le système. Mais les crises intensifient les phases de persécution politique.

    Jusqu’où ira le système socialiste occidental ? Difficile à dire. Probablement pas aussi loin que l’URSS, née dans la guerre civile et les expériences économiques radicales. Mais sa nature le contraint à une forme de radicalisation dont l’intensité reste à voir.

    Si l’homme de la rue sait que le système est irréformable et condamné, nul ne sait quand il tombera. Comme en URSS, il laissera un champ de ruines derrière lui, tant économiquement que socialement et politiquement. Au surplus, loin d’avoir “aboli les conflits raciaux et ethniques”, il les aura exacerbé comme jamais. En fait, il les aura créé.

    Pour avoir dit la vérité, nous – ceux que la presse d’état qualifie de “fascistes” comme c’était l’usage dans les démocraties populaires – aurons averti. Tout en sachant qu’il faut d’abord que le système tombe avant d’être justifiés par les faits.

    Il faut parler aux gens, à ceux du quotidien. Il faut expliquer ce qu’ils ressentent d’instinct. C’est ce que nous faisons et c’est la résonance qui existe entre nous et des parts de plus en plus importantes des populations qui angoisse le système.

    La chute du socialisme à l’Ouest est inéluctable mais pas sans coût, tant pour les opposants que pour le peuple de façon générale.

    http://borislelay.com/

  • La responsabilité du gouvernement français dans le massacre des harkis

    De Bernard Antony :

    "De même que Sarkozy en 2012, mais au nom de la République, François Hollande a tenu à reconnaître la responsabilité des gouvernements français « dans l’abandon des harkis, des massacres de ceux restés en Algérie… ».

    Certes, mieux vaut tard que jamais. Mais quelle tristesse de devoir d’abord constater que ces rappels coïncident hélas avec d’évidentes intentions de récupération électorale sans vergogne. Et aussi, quelle prude discrétion,  globalement, par le monde politico-médiatique dans l’évocation de la réalité des faits et de la vérité.

    -        Car la réalité des faits, ce fut en 1962 le véritable populicide des harkis. Ces derniers constituaient en effet l’auto-défense de toutes les couches des populations kabyles et arabes qui avaient choisi d’inscrire leur vie et l’avenir de leurs enfants dans la communauté française de destin : dès 1954, le FLN avait perpétré massivement parmi elles ses attentats terroristes, tortures et massacres avec des dizaines de milliers de victimes.

    -        D’abord, le chiffre invoqué aujourd’hui de 75 000 victimes est très certainement bien inférieur à la vérité, si l’on considère que les atrocités ne se limitèrent pas à l’été de 1962 mais continuèrent pendant de longs mois encore dans les années 1963 – 1964.

    -        La réalité, ce fut celle des actes de cruauté, de sadisme, de barbarie : des milliers de malheureux furent selon les cas, tenaillés, ébouillantés, énucléés, émasculés, brûlés vifs ou enterrés vivants. La réalité, ce fut aussi l’amplification des assassinats et atrocités encore dans la population pied-noir, et aussi dans la population juive. Et ce fut l’horreur, en juillet 1962, de l’enlèvement, principalement à Oran et dans l’Oranais, de plusieurs centaines de femmes européennes, plus de deux mille certainement, englouties dans l’enfer de la soldatesque fellagha.

    -        Et la vérité, c’est qu’aux nouvelles de toutes ces abominations, l’ordre avait été donné à notre armée, par le Général de Gaulle, de ne pas intervenir. Notre armée était alors victorieuse, toute-puissante, elle pouvait sauver des dizaines de milliers de vie, empêcher les horreurs ici rappelées : on violait, on massacrait, on torturait aux abords des casernes et des camps où nos troupes étaient consignées. Et s’il y eut des officiers de l’honneur français pour ne pas accepter cela, il n’y eut pas de ministres pour se dresser contre cette honte, ni un Michel Debré ni un Edmond Michelet… [...] 

    Avec Cécile Montmirail, Maître Jérôme Triomphe, Richard Haddad, Bernard Antony présentera jeudi 29 septembre son dernier livre :

    « Réflexions sur le monde actuel », sous-titré « les grands phénomènes idéologico-religieux et leur avenir ». Au Centre Charlier, 70 boulevard 75005 PARIS. 19 h 30.

    Michel Janva

  • Non, la royauté n’est pas une utopie !

    Un lecteur m’écrit : « Ne parlez pas de l’espérance politique Royale ! La Royauté n’est pas une espérance, c’est une utopie. » Merci pour le propos. Il dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Il définit le principal obstacle à l’espérance. Voici ma réponse.

    1.L’utopie est un mot hautement respectable puisqu’il a été forgé par un homme plus qu’estimable, un saint, et précisément un saint en politique, ce qui est rarissime, saint Thomas More.

    L’utopie, chez Thomas More, c’est un royaume imaginaire, une fantaisie littéraire de philosophe platonicien. Ce rêve n’est pas inutile car il provoque la réflexion et peut aider à sortir des routines où s’enlise trop souvent le politique. Mais ce n’est absolument pas un projet de gouvernement, ni un traité d’art politique.Thomas More qui s’y connaissait pour avoir été Grand Chancelier du Royaume d’Angleterre n’a pas subi le martyre parce qu’il avait voulu garder son utopie. Il est mort à cause de sa fidélité très concrète à l’Eglise de Rome et de son refus de prêter le serment schismatique exigé par son Roi. Rien de plus concret, de plus simple et de plus réaliste, aux antipodes de sa fantaisie littéraire dénommée UTOPIE.

    2.Si le royaume (qu’il soit de France, d’Angleterre ou d’ailleurs) est le contraire même de l’utopie, la démocratie universelle dont le rêve anime tous nos dirigeants est, elle, en revanche, une véritable et catastrophique utopie. Le petit Larousse cite, à son propos, la formule de Lautréamont :« La grande famille universelle du genre humain est une utopie digne de la logique la plus médiocre ». Une politique qui se fonde sur une telle chimère est de nature à donner corps aux pires cauchemars, dont nous voyons les prémices s’agiter sous nos yeux. [....]

    Maître Jacques Trémolet de Villers

    La suite sur La Couronne

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Non-la-royaute-n-est-pas-une

  • Rééduquer les masses contre la superstition égalitariste et son rejeton antiraciste

    L’Occident, c’est-à-dire le monde européen et anglo-américain, s’est délibérément enivré du poison de l’égalitarisme au nom d’un utopisme qui confine, désormais, au nihilisme. On ne peut nier que c’est là le produit d’une sécularisation malheureuse et hérétique du christianisme, sur plus de quatre siècles, qui a fait le lit du virus socialiste.

    Quiconque s’intéresse au cas français peut contempler les ravages de la superstition égalitariste, car c’est bien d’une superstition rageuse qu’il s’agit. Ce principe, faux de bout en bout, a ouvert la voie aux pires démagogues bourgeois qui ont progressivement remplacé l’ancienne aristocratie tout en singeant son penchant pour la fossilisation sociale. Peu importe la créolisation complète de la France –  et de l’Europe – pour peu que ces escrocs en retirent leurs dividendes annuels. Pire : c’est devenu un article de foi.

    Quand une classe politique subordonne l’avenir de son peuple au point de le mener à l’anéantissement complet, la voie révolutionnaire devient incontournable. Et généralement celle empruntée.

    L’homme ouest-européen est aujourd’hui un parfait crétin qui s’aveugle volontairement sur les réalités humaines les plus élémentaires et les plus irréductibles. Le fanatisme religieux qui aiguillonne toujours la bourgeoisie croulante qui préside aux destinées de la France arrime chaque jour davantage ce pays aux profondeurs de l’Afrique.

    Cette destruction du bon sens est observable partout. Il y a deux générations, un paysan gaulois dépourvu de certificat d’études comprenait d’instinct l’immensité qui le séparait d’un nègre. Aujourd’hui, une croûte de vieux bavards surnageant sur 71 ans de paix, opérant à tous les niveaux de la vie intellectuelle, répandent leurs insanités sur l’heureux développement que constituerait à leurs yeux le mélange du sang européen avec celui de toutes les peuplades puantes du tiers-monde. De l’Afghanistan au Congo, de la Colombie aux marges de l’Irak.

    La plus grande tâche qui se place devant nous est celle du réapprentissage des réalités raciales. Je suis à ce titre un athée militant de la superstition égalitariste. Ce mythe s’articule sur des pulsions particulièrement tenaces parce que primitives et émotionnelles. Mais plus tenaces sont les réalités que ce mythe prétend abolir.

    Parallèlement, je suis donc un optimiste résolu en ce sens que l’arrogance des demi-marxistes occidentaux adeptes de l’islamo-négrification de l’Europe doit nous rappeler qu’ils ont les yeux plus gros que le ventre. La vieille race européenne qui s’étend sur tout l’hémisphère nord – en plus de l’Océanie et de parts de l’Amérique du Sud – disposent d’atouts colossaux, malgré une politique migratoire – donc raciale – parfaitement destructrice.

    Mais si les dommages sont significatifs, ils ne le sont pas au point changer les lois de la nature voulues par le Créateur.

    Nous devons travailler inlassablement au réveil de nos populations pour qu’elles redécouvrent la boussole sans laquelle il n’est pas de navigation possible en ce monde. Cette boussole, c’est celle de l’inégalité de potentiel et de réalisation des individus comme des groupes humains. Il a fallu bien des combats intellectuels et politiques – et de morts – pour que chacun finisse par admettre que la terre est ronde. Il n’en va pas différemment des réalités raciales et culturelles.

    Cette réalité doit servir d’étoile polaire à un ensemble politique qui reste à édifier. Le point faible de cet édifice est l’Europe péninsulaire tandis que l’imbécilité nord-américaine pousse la Russie dans les bras des Chinois. Nos querelles d’arrière-boutique, en Europe, nous ont ramené au rang de nains géopolitiques, offrant à des pays économiquement sous développés comme la Turquie orientalo-asiate des leviers exorbitants.

    La fumisterie qu’est la superstition des droits-de-l’homme, qui codifie toute l’escroquerie, parvient à convaincre jusqu’à des docteurs ou des ingénieurs de ce qu’un aborigène est leur égal, malgré ses 60 points de QI !

    A la différence de nombre de tenants de cette superstition destructrice, j’ai eu le privilège de fréquenter cette humanité archaïque sortie des déserts d’Australie et de devoir assurer l’entretien de leurs chambres d’hôtel gracieusement offertes par le prolétariat anglo-saxon de ce pays, sous l’égide éclairée des puritains convertis à l’antiracisme. Il suffit de voir une de ces tribus déféquer dans ses lits et manger à même le sol pour comprendre, en moins de 10 minutes, qu’on ne comble pas 60 000 ans avec des chèques et des bons sentiments.

    La raison et la sagesse ne gouvernent plus l’Europe, seulement une litanie sans fin d’émotions de communiantes. Cette pâtisserie sentimentale a aboli le sens commun et met en confiance le barbare afro-musulman qui croit soudainement pouvoir revendiquer des droits sur nous.

    Quand ce simulacre prendra fin, Mohammed et Mamadou tomberont soudainement du haut de leurs illusions. Ces masses, gouvernées par leur psychologie infantile, ont déjà perdu la tête à l’idée alléchante et naïve de ce qu’ils seraient sur le point de nous dominer. De la complainte poussive de la victime les voilà hurlant leurs récriminations, préalables à l’émeute meurtrière.

    Il ne faudra pas grand chose pour que la déconvenue soit au rendez-vous et que les espoirs de fainéantise éternelle ne fondent comme neige au soleil. Le pullulement de cette basse humanité au cœur de l’Europe n’est du qu’aux subsides colossaux que leur accorde l’oligarchie dégénérée qui gouverne les démocraties occidentales.

    L’anarchie continuant de se répandre, les efforts du fanatisme antiraciste finiront par épuiser tous leurs effets au sein des masses. Nos efforts pour en finir avec la terreur antiraciste seront progressivement couronnés de succès à mesure que la réalité et le bon sens conforteront nos avertissements.

    Paradoxalement, nous devons avoir la patience de ceux qui voient plus loin que les hystériques de notre époque. L’effondrement du système actuel comme de ses valeurs préfigure de la victoire de nos conceptions.

    http://borislelay.com/

  • Forte hausse du chômage en août : pas de miracle pour Hollande !

    Ces derniers mois, nous avons eu le droit plusieurs fois à des auto-congratulations venant du gouvernement Hollande-Valls sur les micro-baisses du chômage enregistré par les statistiques – baisses que le gouvernement cherche activement à « aider » en ne cherchant pas à améliorer la situation réelle des travailleurs mais l’indice statistique de mesure.

    Eh bien là, ça va un peu compromettre leurs plans.

    AFP :

    Douche glacée pour le gouvernement : après des mois encourageants, le nombre de chômeurs en France a très fortement augmenté en août, grimpant de 50.200, une hausse que le ministère attribue en partie aux attentats de juillet, et espère passagère.

    A fin août, 3,56 millions de demandeurs d’emploi sans activité étaient inscrits sur les listes de Pôle emploi, soit une hausse de 1,4% par rapport à juillet, inédite depuis janvier 2013 (hors « bug » SFR).

    L’augmentation est similaire (+1,4%) en comptant l’Outre-mer, pour un total de 3,81 millions de chômeurs, et en incluant les demandeurs d’emploi ayant exercé une activité, à 5,52 millions en métropole et 5,82 millions en France entière.
    […]
    La ministre du Travail, Myriam El Khomri, a déploré un résultat « nettement moins favorable que ceux des mois précédents », alors que l’indicateur était reparti à la baisse en juillet.

    Elle l’explique en partie par les « difficultés rencontrées dans certains secteurs d’activité particulièrement affectés par les attentats de juillet » à Nice et Saint-Etienne-du-Rouvray.
    […]
    La hausse d’août a, en outre, été « amplifiée » par un aléa statistique, le nombre « inhabituellement » bas des sorties de Pôle emploi pour défaut d’actualisation. A la fin de chaque mois, les demandeurs d’emploi sont tenus de déclarer leur situation à l’opérateur public, sous peine d’être désinscrits d’office : en août, 172.400 personnes ont quitté Pôle emploi pour ce motif, soit 58.900 de moins qu’en juillet.

    « Défaut d’actualisation » ne veut pas dire « reprise d’emploi ». C’est parfois le cas, il y a aussi des décès et des passages à la retraite ; mais ça ne couvre pas tout. Il y a un nombre substantiel de personnes en âge et en capacité de travailler, qui ne suivent pas d’études, mais qui ne sont pas dénombrées dans ces chiffres officiels.

    […]
    Mme El Khomri voit dans les chiffres d’août une « augmentation atypique » du chômage, « sans rapport avec l’évolution générale de la conjoncture ». Et le ministère espère « retrouver une tendance normale les mois prochains ».

    Avant cette flambée, le chômage s’inscrivait en effet depuis le début de l’année sur une tendance à la baisse. Il avait atteint fin juillet son plus bas niveau depuis février 2015, dans un contexte où tous les autres indicateurs étaient dans le vert (créations d’emplois, taux de chômage de l’Insee, embauches…).

    L’embellie constatée par Pôle emploi coïncidait toutefois avec la mise en place du plan de 500.000 formations supplémentaires ciblées sur les chômeurs les moins qualifiés et de longue durée. Or, en entrant en formation, les demandeurs d’emploi quittent les catégories A, B ou C de Pôle emploi, pour rejoindre la catégorie D, moins commentée.

    Celle-ci a atteint un niveau record en août, à 325.200 personnes, alors qu’elle n’avait jamais dépassé les 287.000 avant cette année. Ses effectifs ont encore grossi de 5,3% le mois dernier.

    Je suis positivement stupéfaite que l’AFP rapporte sans ambage cette tactique de manipulation. Selon les chiffres fournis, la haussse des chiffres du chômage aurait été de 66.000 personnes sans ces mesures de formation exceptionnelles.

    Si ce gros raté de la très faible « inversion de la courbe du chômage » se confirme le mois prochain, François Hollande tentera-t-il malgré tout de se représenter, lui qui avance tous ses pions, on ne sais pas trop dans quel espoir, depuis de nombreuses semaines ?

    Publié par

    http://www.blancheurope.com/2016/09/27/forte-hausse-chomage-aout-de-miracle-hollande/

  • Quand la gauche se veut réformiste

    C'est un copieux entretien du chef de l'État avec deux intellectuels de qualité, habituellement soumis à une moindre promiscuité, Marcel Gauchet et Pierre Nora, que Le Monde a fait partiellement connaître à ses lecteurs en ligne le 15 septembre, après que la revue Le Débat l'eut publiée[1].

    En gros, Hollande s'y réclame à nouveau de la social-démocratie. Dans le propos, on doit y voir cette variante mal définie du socialisme censée se caractériser par une prise de distance d'une distance avec le marxisme et d'une volonté de "réformes".

    On doit donc rappeler d'abord que la sociale démocratie allemande est le parti auquel s'était rallié Karl Marx, mais en tant qu'opposant interne, minoritaire et critique.

    Es cette époque la critique de Marx critique porte, pour faire court, sur les moyens : réforme, pour les sociaux-démocrates ; révolution pour les marxistes. En France, un siècle plus tard le PSU de Michel Rocard inventera le concept nègre-blanc de "réforme révolutionnaire" : on n'arrête pas le progrès conceptuel.

    Or, aujourd'hui, en France, ceux qui parlent de "réformer" le pays sont considérés comme les partisans du libéralisme le plus échevelé.

    Le même mot n'a plus le même sens. On entend ainsi souvent reprocher à Hollande de n'avoir procédé à aucune réforme, alors qu'il a accompli, depuis 2012, de vraies avancées sur le terrain de la destructrion de notre société et de ce qui reste de libertés.

    Si l'on se base sur le fameux programme de Gotha, adopté en mai 1875 par le parti social-démocrate allemand, on doit d'abord savoir que ce manifeste que Marx et Engels trouveront trop "démocrate bourgeois", commence cependant par la pétition de principe suivante :

    "Le travail est la source de toute richesse et de toute culture, et comme en général le travail productif n'est possible que par la société, son produit intégral appartient à la société, c'est-à-dire à tous les membres de celle-ci, tous devant participer au travail, et cela en vertu d'un droit égal, chacun recevant selon ses besoins raisonnables."

    On doit bien comprendre que, dans ce contexte que "la société" (en allemand"Gesellschaft" y a une connotation encore plus forte) cela veut dire "l'État". La social-démocratie allemande évoluera par la suite, et aboutira à une rupture définitive avec le marxisme en 1959 tout en demeurant tributaire de l'influence du rival réformiste de Marx, Ferdinand Lassalle (1825-1864).

    Or, la Critique du programme de Gotha, texte fondamental du marxisme, manuscrit de Marx écrit en 1875, édité par Engels en 1891, reprend de façon systématique l'écart qui sépare la pensée de Marx de celle de Lassalle. Dès le lendemain de la mort de celui-ci, disparu en 1864 Marx lui-même l'avait souligné :

    "Tout d'abord, écrit-il, permettez-moi de vous exposer brièvement mes rapports avec Lassalle.

    Pendant toute son agitation nos relations furent suspendues :

    1° à cause de ses fanfaronnades et de ses vantardises doublées du plagiat le plus honteux de mes œuvres ;

    2° parce que je condamnais sa tactique politique ; et

    3° parce que je lui avais déclaré et "démontré", avant même qu'il eut commencé son agitation dans le pays, que c'était un non-sens de croire que "l'État prussien" pourrait exercer une action socialiste directe."[2]

    Cette "illusion" cependant n'en était pas tout à fait une. Elle a donné naissance, en effet, à une réalité puisque l'État prussien sous le gouvernement de Bismarck mit bel et bien sur pied, 20 ans plus tard, le système de sécurité sociale allemand qui, contrairement à son ersatz français, donne encore de bons résultats : protection sociale contre les risques maladie (depuis 1883), accidents de travail (1884), vieillesse et invalidité (1889).

    En gros, donc, la social-démocratie fille de Ferdinand Lassalle peut être considérée au départ comme une variante réformiste du marxisme dont elle partage les mortifères vues étatistes, au contraire du socialisme proudhonien.

    On lui sait gré d'avoir rompu avec toute référence marxiste lors de xson congrès de Bad Godesberg de 1959. À la même époque, et pour les mêmes raisons, — savoir : l'intervention soviétique à Budapest en 1956, [3] — le parti socialiste français SFIO se refuse certes à toute alliance avec le PCF, réduit à 10 députés aux élections législatives de 1959.

    Mais les amis de Guy Mollet refuseront toujours de rompre le cordon ombilical avec le socialisme étatiste. [4]

    Et, dès l'échec du projet Defferre en 1964 les socialistes français reprennent la voie d'une union de la gauche qui se concrétisera en 1965 autour de la candidature de François Mitterrand alors plus proche du radicalisme que du socialisme.

    Qu'un demi-siècle plus tard Hollande, disciple de l'opportuniste Mitterrand, se rallie à ces vieilleries permet certes de marquer sa [petite] différence avec Pierre Laurent, les communistes et leurs compagnons de surplace ès-Melenchon, ès-Montebourg, ès-Hamon, etc. Cela n'en fait pas un homme de l'avenir. Ni lui ni aucun de ses comparses de la déliquescente gauche hexagonale.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    [1]   cf. Le Débat n° 191 septembre-octobre, 2016

    [2] cf. lettre à Kugelmann du 23 février 1865

    [3] On tend à oublier l'importance de cette affaire dans la conscience européenne de l'époque. Pourtant elle avait amené Malraux à dire dans une de ces formules lapidaires dont il avait le secret : la Condition humaine est morte à Budapest. C'est aussi dans ce contexte que l'Académie suédoise avait attribué le Prix Nobel à Boris Pasternak (1958) et, avant lui, à Albert Camus (1957).

    [4] Le 22 janvier 2015 à Nanterre dans le cadre de l'Institut d'Histoire sociale Marcel Gauchet défendra de la sorte le point de vue pro-Marx dans un débat contradictoire fondamental avec André Senik, sur le thème "De Marx à Lénine, filiation ou mystification ?" Débat publié par la revue Histoire et Liberté

    6a00d8341c715453ef01bb084d2bb9970d-320wi.jpg"La Faucille et le Croissant"
    Islamisme et Bolchevisme au congrès de Bakou

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  • Macron, CGT, Juppé, même combat

    François Hollande l’a dit et redit sa candidature en 2017 ne serait envisageable qu’en cas de baisse du chômage…lequel est fortement reparti à la hausse en août avec 50.200 inscrits supplémentaires. Le ministres du Travail, la calamiteuse Myriam El Khomri, maniant l’euphémisme, a avoué un résultat « nettement moins favorable que ceux des mois précédents » N’en doutons pas, elle y trouvera un argument supplémentaire pour accélérer son plan de lutte contre les « discriminations à l’embauche » dont se rendraient coupables les salauds de patrons, petits, moyens ou grands qui ne votent pas socialistes et sabotent le paradis du vivre-ensemble

    Si Hollande est plus qu’à la peine, les sondages de ce mois de septembre confirme la percée de l’autre chouchou des médias avec Alain Juppé, à savoir Emmanuel Macron. L’ex ministre de l’Economie, qui se veut le chef de file d’un « rassemblement progressiste » avec son nouveau parti En Marche, n’est pas officiellement candidat. Pour autant, il est crédité de 14 à 18% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle Dans l’enquête BVA il talonne Nicolas Sarlozy pour la qualification pour le second tour. Dans l’hypothèse d’une candidature Hollande, le chef de l’Etat ne recueillerait face à lui qu’ entre 9% et 13% des voix. Mais les enquêtes rapportent que MM. Valls ou Montebourg seraient encore plus sûrement écrabouillés face à l’ancien de la banque Rothschild.

    Reste que si le sondage Ipsos-Sopra Steria du Cevipof publié hier dans Le Monde confirme cette tendance, il apparait aussi qu’il ne parvient pas à se qualifier pour le second tour dans le cas ou M. Hollande ne jetterait pas l’éponge. Ce dernier obtiendrait 10% des voix, un point devant François Bayrou, Jean-Luc Mélenchon 11,5%,  Nicolas Sarkozy 18%, Marine Le Pen 27%. Peu ou  prou  le même résultat en cas de candidature Juppé qui ferait jeu égal avec Marine avec 28% des suffrages au premier tour. Dans l’hypothèse d’une absence de Macron sur la ligne de départ en 2017, ce sondage enregistre la qualification de Marine  avec  à 29 à 30%, Alain Juppé à 34% et Nicolas Sarkozy à 22%.

    Bien  évidemment, plus Marine est haute dans les sondages, plus les idées nationales ont le vent en poupe, plus les acteurs du Système entendent s’adresser aux électeurs frontistes pour les remettre sur le droit du chemin, les inviter à rentrer dans le rang. Invité samedi de BFM TV, Emmanuel Macron l’a dit à sa manière, il veut aussi  parler aussi aux électeurs du FN, au nombre desquels figurent d’anciens camarades d’école à Amiens a-t-il confié, « Mais pas pour leur faire la morale, pas pour leur expliquer (…) que ce sont de mauvais français (sic). Pour entendre leur colère aussi, pour comprendre ce qui les a conduit à faire ce choix. » « On doit aller parler aux Françaises et aux Français qui se tournent vers (le FN ), parfois pour de bonnes raisons mais sans parfois saisir que les réponses sont incohérentes, comme sur l’Europe, comme sur l’économie, comme parfois sur la sécurité, et aller au fond des choses pour proposer autre chose.  » M.  Macron n’a t-il donc pas encore compris que  c’est la terrible cohérence des politiques de la droite et de la gauche euromondialistes qui est justement rejetée par un nombre sans cesse croissant  de Français?

    Sur un ton moins condescendant mais plus belliqueux, la CGT, FSU, Solidaires, l’Unef, l‘UNL, la FIDL, la Ligue des Droits de l’Homme  se sont réunis le 21 septembre à Paris à la Bourse du Travail pour organiser la lutte contre le FN et éviter  » un nouveau 21 avril selon les syndicats qui appellent Force ouvrière et la CFDT à les rejoindre rapportait le site de France Info. 150 permanents avaient fait le déplacement pour le lancement  d’un  énième (très mauvais)  « livre » dont ils sont partenaires »,  censé faire reculer le premier parti ouvrier de France,  intitulé  « En finir avec les idées fausses propagées par l’extrême droite » (sic).

    « Front commun contre le Front National. Voilà pour le discours. Dans les sections syndicales c’est plus compliqué reconnaît Philippe Martinez, le numéro 1 de la CGT. Ce sont des sujets, l’extrême droite, le racisme, que de plus en plus on évite d’évoquer dans nos réunions. J’entends souvent que c’est compliqué, qu’on va s’engueuler… »

    Vendredi, les Amis de l’Humanité  avaient invité  le secrétaire général de la CGT à dialoguer  avec   Régis Debray, essayiste  d’une lecture souvent stimulante,  dont les analyses au fil des ans ont rejoint beaucoup de celles développées conjointement ou  antérieurement par   les penseurs de la  mouvance nationale, de l’extrême droite dirait L’Humanité

     » Interrogé par Régis Debray sur l’attitude de la centrale vis-à-vis des immigrés » rapporte l’Afp,  Philippe Martinez  « a rappelé le  combat  de son organisation au côté des travailleurs sans papiers,  fierté de la CGT , ou encore des travailleurs détachés » … combat antinational mené en commun avec le Medef et  l’Europe de Bruxelles constate Bruno Gollnisch.

     » Par contre, a-t-il averti, la CGT n’est pas un vaccin contre certaines idées dominantes (frontistes, NDLR), il faut qu’on soit vigilant « .  « Quand on est à la CGT, évidemment, on a le droit d’être à un parti politique et d’ailleurs je suis pour qu’aussi on s’investisse dans la politique » a-t-il encore assuré… mais sauf au FN bien  sûr, appartenance  qui est un motif d’exclusion  de la CGT  comme nous l’avons vu ces dernières années.

    « On ne peut pas se contenter de dire qu’il y a moins de syndiqués CGT qui votent Front national qu’à FO, c’est se cacher derrière son petit doigt , a-t-il alerté.  Il faut qu’on ait un vrai débat sur ces questions qui ne sont pas les plus faciles à traiter, mais il faut être volontariste ; on ne peut pas laisser passer des idées d’extrême-droite dans ce pays et dans ses entreprises, laisser passer des propos à caractère raciste dans les réunions de militants »… M. Martinez a également invité les cégétistes  à lutter   contre « le machisme. » La boucle est bouclée!

    Un discours en tout cas qui n’a pas heurté les oreilles d’Alain Juppé qui,  sûr de lui et dominateur, déclarait dans Le Monde il y a quelques jours qu’il  s’estimait  le mieux à même de « battre largement »  Marine Le Pen au second tour de la présidentielle… Il a rappelé ces dernières heures  qu’il milite plus que jamais pour l’accueil des immigrés clandestins   qualifiés de  réfugiés « demandeurs d’asile », de migrants.  Grâce aux impôts des 50 000 chômeurs supplémentaires enregistrés en août?

    Favorable à la dispersion de ceux qui ont échoué dans la Jungle de Calais, M. Juppé a assuré hier lors d’un point-presse  que « ce n’est pas du tout une question de droite ou de gauche ». « Nous devons, les uns et les autres, faire des efforts pour accueillir ces demandeurs d’asiles en attendant que leurs demandes soient instruites et jugées ». En tant que maire de Bordeaux, a-t-il précisé, il  va proposer au conseil municipal qu’il préside « de voter contre le vœu (de nos excellents  camarades  Jacques Colombier et  Catherine Bouilhet NDLR), du groupe du Front National qui s’oppose à tout accueil de réfugiés.  » Certes, cela fait longtemps que M. Juppé, « le meilleur d’entre nous » disait Chirac mais qui fut en réalité pour notre pays et les Français un mauvais Premier ministre  et ministre des Affaires étrangères, a choisi son camp.   Ce n’est pas celui d’une  France apaisée,  vraiment libre et souveraine. 

    http://gollnisch.com/2016/09/27/36652/

  • L’implosion du politique : de l’impuissance de nos élites à la possible relève populaire du politique [3/3]

    Nous avons dans nos démocraties des consentements de l’instant, des consentements sans espérance et sans promesse. Le consentement non renouvelé, non continué rencontre la promesse non tenue. La versatilité du peuple rencontre l’absence de fiabilité – et de solidité – des élites politiques. La confiance entre élus et électeurs n’existe plus. Voilà l’état de la démocratie qui est la nôtre.

    A force de dire à chacun qu’il faut refuser l’empreinte du passé, le poids de tous les héritages culturels et cultuels, la marque de tous les conditionnements reçus, nos sociétés ont créé des individus qui « ne se donnent pas mais se prêtent » selon le mot de Montaigne. (« Mon opinion est qu’il faut se prêter à autrui et ne se donner qu’à soi-même » » dit Montaigne -Essais III).

    Être libre peut pourtant vouloir dire être libre de s’engager, voire libre d’aliéner sa liberté apparente pour une liberté intérieure plus profonde. Mais la modernité refuse cette forme de liberté. La modernité voit l’engagé convaincu comme un aliéné. Il ne faut que des engagements de circonstances et surtout, des engagements qui n’engagent à rien.

    Rester libre, pour les modernes, c’est surtout et d’abord, ne pas exercer la liberté de se lier. D’où le caractère antipolitique de la modernité libérale. On pense à ce que dit Carl Schmitt : « Il n’y a pas de politique libérale, il n’y a qu’une critique libérale de la politique » (La notion de politique).

    La liberté est difficile : il faut rappeler cette évidence première. Être libre, c’est choisir. Mais choisir n’est pas « faire ce qu’on veut ». Ce n’est pas cela la vie ; la vie c’est choisir. Ne pas choisir, c’est aussi ce que permet la communication. C’est la nouvelle idole (Jean Laloux, « La communication comme idéologie », Krisis, n°9, 1991). Or la communication, c’est la communauté sans l’appartenance. C’est le partage du moment sans l’engagement du lendemain.

    La technique réalise ainsi le rêve libéral : chacun devient une monade isolée, mais dotée de multiples droits et possibilités d’action. Le citoyen devient en fait un client de l’État (1), et la société devient un hôtel (selon la juste expression de Michel Houellebecq (2) ou encore un « parc multiculturel » (Alain Finkielkraut). « Les hommes suivent leur pente. Le noble a été remplacé par le bourgeois, à qui succédera un homme sans nom, vague émanation du prolétaire et de l’agrégé. Nous serons gouvernés, ou plutôt supprimés par des gens entichés de technique » (Jacques Chardonne, Le ciel de Nieflheim, 1943).

    Nous sommes ainsi confrontés à la question du sens des droits. Affirmer le droit de faire, ce n’est pas résoudre la question : « que faire ? ». Ce n’est pas donner du sens, c’est transférer cette question à chacun. Mais pour savoir « que faire ? » il faut aussi répondre à la question : « d’où je parle ? ». Qui suis-je, moi qui agit ? Quelle est ma légitimité pour agir ? Je ne suis plus légitime parce que je suis ou essaie d’être bon chrétien.

    Alors, d’où vient ma légitimité dans le monde moderne ?

    Il n’y a pas une notion du bien qui puisse m’être commune avec les autres hommes. Mais il y a des savoirs. Il y en a en fait deux. Je dois savoir ce que je puis faire légalement, et c’est la science du Droit. Je dois savoir aussi comment rechercher mon intérêt, comment faire des choses qui me soient utiles, et c’est la science de l’économie. Il reste donc l’Économie – ou le Marché – et le Droit. Voilà la seule réponse que nous offre le monde moderne. Beaucoup s’en contentent. Mais cette réponse n’est pas satisfaisante. Elle ne convient pas à des hommes qui veulent encore être acteur de leur propre histoire.

    Dans les sociétés aristocratiques, on ne se sentait semblable qu’à ses semblables. Dans les sociétés démocratiques, chacun est semblable à tout le monde, mais prêt à se dévouer pour personne. Dans les sociétés aristocratiques règne l’oubli de soi, l’impersonnalité (3), l’oubli de l’humanité mais aussi le sens de l’honneur et du sacrifice.

    Dans les sociétés démocratiques règne l’impossibilité de s’oublier, et donc l’impossibilité de s’oublier pour une grande cause, ou tout simplement pour les autres. La religion de l’humanité d’Auguste Comte est un bon raccourci de ce que poursuit dans la durée le projet libéral. Il s’agit de sortir de la politique et de la remplacer par une religion : celle des droits de l’homme.

    Si on veut dégager le principe spirituel à l’origine de la pensée des droits de l’homme, on rencontre l’amour d’autrui et d’une manière générale l’amour de l’humanité. C’est la pensée d’Auguste Comte. « L’Amour pour principe, l’Ordre pour base, le Progrès pour but » (Système de politique positive, II, 1854). Le principal reproche que lui faisait Nietzsche (qui l’admirait) est que l’homme ne visait rien d’autre que lui-même et son propre bonheur. Sans but qui amène l’homme à se dépasser, la terre devient trop petite. Nietzsche écrivait : « La terre alors devenue exigüe, on y verra sautiller le dernier homme qui rapetisse toute chose » (Ainsi parlait Zarathoustra, prologue, 1885). L’homme est ainsi passé du chant à l’ironie, de la danse au sautillement.

    Nous sommes à l’époque de ce que Jean Baudrillard appelait la « réalité intégrale » qui est avant tout une réalité immédiate, où tout est déjà là, « à disposition », où il n’y a plus aucune distance, aucune transcendance. Il n’y a pas de commune mesure entre ce monde du dernier homme et le monde d’avant.

    « Il ne s’agit donc pas d’un ‘’choc de civilisations’’, mais d’un affrontement, presque anthropologique, entre une culture universelle indifférenciée et tout ce qui, dans quelque domaine que ce soit, garde quelque chose d’une altérité irréductible. Pour la puissance mondiale, tout aussi intégriste que l’orthodoxie religieuse, toutes les formes différentes et singulières sont des hérésies. A ce titre, elles sont vouées soit à rentrer de gré ou de force dans l’ordre mondial, soit à disparaître. La mission de l’Occident (ou plutôt de l’ex-Occident, puisqu’il n’a plus depuis longtemps de valeurs propres) est de soumettre par tous les moyens les multiples cultures à la loi féroce de l’équivalence. Une culture qui a perdu ses valeurs ne peut que se venger sur celles des autres. Même les guerres — ainsi celle d’Afghanistan — visent d’abord, au-delà des stratégies politiques ou économiques, à normaliser la sauvagerie, à frapper d’alignement tous les territoires. L’objectif est de réduire toute zone réfractaire, de coloniser et de domestiquer tous les espaces sauvages, que ce soit dans l’espace géographique ou dans l’univers mental », notait Baudrillard (Jean Baudrillard,  Le Monde diplomatique, Manières de voir, n° 75, juin-juillet 2004).

    La religion de l’amour – la seule qui subsiste – aboutit ainsi à une vie aseptisée. « Ils auront abandonné les contrées où la vie est dure, car on a besoin de la chaleur. On aimera encore son prochain et l’on se frottera contre lui, car il faut de la chaleur. La maladie, la méfiance leur paraîtront autant de péchés ; on n’a qu’à prendre garde où l’on marche ! Insensé qui trébuche encore sur les pierres ou sur les hommes ! Un peu de poison de temps à autre, cela donne des rêves agréables ; beaucoup de poison pour finir, afin d’avoir une mort agréable. On travaillera encore, car le travail distrait. Mais on aura soin à ce que cette distraction ne devienne jamais fatigante »(Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra).

    « Jadis tout le monde était fou, diront les plus malins en clignant de l’œil », écrit encore Nietzsche. Les plus malins sont bien entendu souvent les plus cultivés des Derniers Hommes. Tout le monde était fou. Nietzsche veut dire : tout le monde pensait qu’au-dessus de l’homme, il y avait quelque chose, qu’au-dessus de la vie de l’homme il y avait des biens encore plus précieux : la communauté, la lignée, le destin, l’honneur, la patrie. Tout le monde était fou : cela veut dire que tout le monde croyait encore à quelque chose, que le monde n’avait pas encore rétréci, que le nihilisme n’avait pas encore tout noyé dans les eaux du « à quoi bon » ou du « calcul égoïste ».

    Renaud Camus remarque : « Sans doute pouvons-nous encore dire ’’nous’’, mais c’est à la condition expresse que ce nous soit en permanence ouvert, qu’il n’ait pas d’assise dans l’être, qu’il n’ait pas d’assise tout court, pas de fondation, pas de passé ; et que tous les ’’vous’’ et tous les ’’eux’’ puissent à tout moment s’y agréger à volonté, qu’aussitôt ils soient ’’nous’’. Or, ce ’’nous’’-là, ce ’’nous’’ nouvelle manière, est-ce que je suis le seul à trouver qu’il n’a plus beaucoup l’air d’un ’’nous’’ ? Ou plutôt qu’il n’en a que l’air, que c’est un cadavre de ’’nous’’, une dépouille, une coquille vide, un nom, sans vibration poétique dans l’air, sans épaisseur d’histoire et de culture, bien sûr, mais aussi sans consistance d’humanité. Car, si il n’y a plus de ’’nous’’, ou seulement ce ’’nous’’ de convention pure, il n’y a plus de ’’vous’’, et il n’y a plus d’’’eux’’. Les pronoms personnels ont toujours servi à nous définir et à nous constituer par rapport à l’autre. S’il n’y a plus de ’’nous’’, il n’y a plus d’autre. S’il n’y a plus d’ailleurs, il n’y a plus d’ici. S’il n’y a plus d’autochtone, il n’y a plus d’étranger, et s’il n’y a plus d’étranger, il n’y a plus d’habitant de la terre. L’homme n’a plus de lieu. Étant chassé du ’’nous’’, il est chassé de lui. Il va errant loin de ses morts, armé d’un pauvre petit ’’je’’ chaque jour vidé de son passé, et que tous les matins il faut réinventer »(Renaud Camus, Du sens, POL, 2002).

    Les traces de l’histoire ne sont plus un héritage, c’est du tourisme. Ce que notait Nietzsche, et qui a depuis été relevé par de nombreux observateurs contemporains, tels Jean-Claude Michéa, Alain Finkielkraut, Serge Latouche, Jean-Pierre Le Goff et quelques autres, c’est que le Dernier Homme croit à sa supériorité par rapport aux hommes des générations précédentes qu’il regarde avec condescendance. C’est d’ailleurs pour cela qu’il manifeste aussi une certaine condescendance vis-à-vis des hommes et des peuples du Tiers-monde car il voit en eux, soit « des hommes non encore entrés dans l’histoire » soit des hommes « moins avancés »(4) [que nous, sur la route du Progrès (5) et de la Démocratie occidentale].

    C’est pourquoi les intellectuels de la pensée dominante, les fonctionnaires de la pensée unique, pensent, non seulement que tout le monde peut devenir français, mais que tout le monde doit souhaiter le devenir, devenir citoyen du « pays des droits de l’homme » donc de la seule patrie qui n’est pas une patrie, qui ne se veut plus une patrie. Un pays transgenre, en somme. Ils ont pour le coup raison puisque, être français au sens actuel du terme, cela veut dire : être membre de « la patrie de la sortie de toutes les patries ». C’est le comble de l’hypermodernité (ou archimodernité), et, par là même, c’est le comble de l’humanité. Pourquoi ? Parce que c’est là le stade suprême du dessaisissement de soi, de la rupture avec tous les attachements. C’est la victoire du présentisme intégral.

    Face à cette folie, la double question qui se pose à nous, c’est justement, quel « nous », quelle communauté ? La région, la nation, l’Europe ? Tout cela ensemble avec un lien fédéral ? Et aussi, dans ces communautés, quelle lien entre nous. Il est clair que ce lien ne peut plus être la seule économie. Ce ne peut être d’abord l’économie. Alors, le bien commun ? A nous de le définir ensemble.

      1. Le client ou « usager » de l’État acquiert ainsi un état d’esprit du type  « satisfait ou remboursé ».
      2. « Un pays c’est un hôtel » confirme Jacques Attali (22 avril 2011).
      3. « Je ne suis rien, c’est ce que je représente qui compte »
      4. C’est l’idée de Seymour Martin Lipset, idée comme quoi la démocratie est le couronnement du développement économique.
      5. « La décadence générale est un moyen au service de l’empire de la servitude; et c’est seulement en tant qu’elle est ce moyen qu’il lui est permis de se faire appeler progrès » Guy Debord, Panégyrique, ed. G. Lebovici, 1989.

    http://www.voxnr.com/3907/limplosion-politique-de-limpuissance-de-nos-elites-a-possible-releve-populaire-politique-33

  • Mikael Sala ? Un putain de rocker chez Marine Le Pen !

    Derrière le Mikael Sala du FN du Val-d’Oise se cache un musicien de rock, batteur émérite et manager de nombre d’artistes du siècle dernier.

    Ce que c’est, quand même, que de nous autres et de ces idées préconçues qui nous pasteurisent le cervelet au lieu d’éventuellement le rafraîchir… Un petit exemple ? Celui-ci : Mikael Sala, président du collectif Croissance Bleu Marine, chargé de la défense des PME et PMI au sein du FN.

    Il y a un peu plus de dix jours, il débat avec Nicolas Sarkozy surFrance 2, lors de « L’Émission politique », défendant son bout de gras en bon petit entrepreneur qu’il est ; bref, évoque ce qu’il connaît : la petite entreprise, la sienne, MS Phoenix, chargée de former de jeunes étudiants en BTS dans les métiers du commerce.

    Mikael Sala vient plus de la France d’en bas que de celle d’en haut, puisque descendant de Français espagnols issus d’Algérie, et de vagues Suédois ; les restes de la dynastie se répartissant entre boulanger, professeur d’art dramatique, cadreur à l’ORTF et professeur de danse.

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