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France et politique française - Page 3351

  • Le cœur vivant de la refondation de la droite se situe en dehors des partis

    Extrait d'une tribune de VosCouleurs parue sur Boulevard Voltaire :

    "[...] Cette espérance porte un nom qui ne doit rien au hasard. Elle est portée par des personnes bien réelles, qui agissent de leur propre initiative. Ces personnes proposent une réalisation « à contre-pente ». Elles sont inconnues du grand public et des appareils politiques, elles ne cherchent pas la publicité personnelle. Elles s’effacent derrière ce projet qui appartient aux Français signataires. Comme l’écrivait Yves de Kerdrel dans un éditorial le 18 décembre dernier :

    « Aujourd’hui, le cœur vivant de la refondation de la droite se situe en dehors des partis traditionnels, qu’il s’agisse de l’UMP, de l’UDI comme du Front national. Cette droite “hors les murs”, […] qui refuse les vieilles combines électoralistes mais croit au sursaut moral de la politique, sera le pivot de l’alternance en 2017. »

    Il est seulement besoin de regarder la vidéo, lire l’appel pour comprendre qu’il n’y a pas lieu de fantasmer sur « qui est derrière ». Quel parti, quelle personnalité politique, quel lobby pourrait y avoir songé. La démarche est libre et désintéressée. C’est ce qui en fait et le sel et la force.

    Pourquoi ces huit-là et pas d’autres, en plus, en moins ? Les milliers de signataires de l’opération semblent l’avoir déjà parfaitement bien compris.

    Pourquoi Wauquiez et pas Sarko ? Pourquoi Marion et pas Marine ? Simplement parce qu’il est temps de briser l’axe mortifère de ceux qui disent « Jamais avec le Front national » ou« Jamais sans le Front national ».

    Il est temps de passer à autre chose.

    Des villes, des régions ont été perdues sur ces bases-là.L’illusion est du côté de ceux qui pensent que la solution est dans le maintien du statu quo. Car que se passera-t-il après les élections ? On se comptera, on déplorera, on réalisera qu’on ne peut pas faire grand-chose et on continuera à dire « jamais avec »ou « jamais sans » le Front national. Et on égrènera les jours avant le départ d’Alain Juppé ou de François Hollande.

    Car – ne nous y trompons pas – sans l’intervention d’un événement nouveau, les divisions éternelles de la droite se prolongeront demain, dans l’Hémicycle cette fois, où – nouveauté – le Front national aura un groupe parlementaire. Il faut s’en réjouir au nom de la représentation nationale. Un groupe parlementaire qui ne sera pas majoritaire.

    Les grands perdants de cette arithmétique seront toujours les électeurs. Or, à l’aube de ce rendez-vous quinquennal majeur pour la nation, il est urgent d’exiger ce qui semblait impossible : l’union, un programme commun, un candidat unique.

    Aucun parti ne se rangera derrière l’autre, aucun leader ne sera rejoint par d’autres, aucune personnalité politique ne peut, en son nom propre, faire mieux qu’une réunion ponctuelle sans lendemain immédiat.

    En agissant de leur propre initiative par une action de grande ampleur, les Français seuls peuvent décider de faire vraiment changer les choses. Enfin. À l’époque où Jeanne traversa Vaucouleurs, que de mises en garde ne dut-elle pas entendre !« Vous rêvez, vous êtes dans l’illusion ! » [...]"

    Michel Janva

  • Un islam sécessionniste ?

    L’enquête de l’Ifop réalisée à la demande de l’Institut Montaigne sur l’islam en France apporte, sans aucun doute, des informations précieuses dans un domaine mal identifié. Il faudra attendre les réactions des spécialistes du sujet et leurs éventuelles corrections et objections pour porter un jugement critique.

    Mais les résultats de l’enquête confortent les idées a priori que l’on peut avoir du sujet. En gros, l’islam de France pourrait se répartir en trois groupes. Le premier rassemble ceux qui n’éprouvent pas de difficultés particulières à vivre selon les lois de la République. Il représenterait 46 % de l’effectif global. Le second (26%), fortement pratiquant, serait partisan d’une plus forte expression publique de la religion. Enfin, le troisième groupe conteste directement la laïcité. C’est à un tel point que l’Institut Montaigne qualifie de « sécessionnistes » les participants de cette tendance dont l’importance n’est pas du tout négligeable puisqu’ils constitueraient 28 % du total.

    D’évidence, l’attention se concentre sur ce troisième groupe, eu égard au climat actuel et aux défis nationaux et internationaux que pose l’islam fondamentaliste avec tout son dispositif de conquête. On note que c’est lui qui attire souvent la jeunesse. Est-ce parce que l’islam est pour les jeunes un moyen de s’affirmer en marge de la société, selon l’expression de l’Institut Montaigne ? C’est possible, mais on peut discuter aussi de la qualité de l’enracinement religieux, éventuellement pour évaluer les risques d’extrémisme. Personnellement, je ne suis pas du tout d’accord avec l’affirmation exprimée parfois selon laquelle l’islam serait un effet de mode chez les jeunes. Les choses sont singulièrement plus complexes et s’enracinent dans une profondeur inaccessible à une mentalité areligieuse. [...]

    Gérard Leclerc

    La suite sur France Catholique

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Un-islam-secessionniste

  • ça suffit?

    Il venait tout juste de retirer le prix «d’homme politique de l’année» (!)  pour  sa lutte contre  le terrorisme que lui avait décerné en mai dernier la très controversée et étrange association  new-yorkaise Appeal of conscience (« Appel à la conscience ») créée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier.  François Hollande, c’est de lui dont il s’agit , n’a pas manqué de justifier la confiance mise en lui. «Je n’ai qu’un seul mot à dire : ça suffit ! », a ainsi clamé le Président de la république mardi  à la tribune de l’ONU. Il visait par son propos le régime laïque syrien,  responsable selon lui de «l’échec du cessez-le-feu conclu sous l’égide des Etats-Unis et la Russie» et  notamment la reprise des combats à Alep pour en chasser les  bouchers de l’Etat islamique. Chacun se renvoie la balle: Moscou avait accusé samedi soir  l’opposition  syrienne dite  modérée, soutenue par les Etats-Unis, d’avoir  fait échouer ce cessez-le-feu.

    Jacques Chirac l’affirmait pour étayer le refus de la France de participer à la seconde guerre contre l’Irak en 2003,  «on exporte pas la démocratie dans un fourgon blindé.» La sentence garde toute sa justesse au moment ou la lutte  de M.  Hollande contre le régime syrien ne se dément pas.  Il n’a eu de cesse  de vouloir éradiquer, à l’instar de l’Arabie saoudite, du Qatar, des Etats-Unis et de ses vassaux atlantistes, le gouvernement en place à Damas.  Depuis l’ONU, Le président le plus impopulaire de la Vème république  a de nouveau dénoncé le soutien de Moscou à Bachar el-Assaddans son combat contre un golem islamiste qui aurait échappé (?) à ses créateurs.

    Hier rapportait Le Monde, lors de  la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, «a demandé solennellement à la Russie de faire en sorte que l’aviation syrienne soit clouée au sol pour ne plus bombarder l’opposition et les civils et  pour rétablir la crédibilité du processus  diplomatique (…). Montrant du doigt la Russie et la Syrie, M. Kerry a encore qualifié de violation flagrante du droit international le raid de lundi contre un convoi humanitaire de l’ONU (une vingtaine de morts) et celui de mardi soir contre deux ambulances (quatre tués). En réponse, l’ambassadeur syrien, Bachar al-Jaafari, a accusé les Etats-Unis et leurs partenaires de conduire une guerre de propagande immonde, pendant que son pays combat des dizaines de milliers de terroristes ».

    « Impassible devant le Conseil de sécurité,  (le ministre des affaires étrangères russe)  Serguei Lavrov n’a pas fermé la porte à un retour de la trêve mais il a affirmé qu’il  ne pouvait plus y avoir de pause unilatérale  par l’armée du président Bachar al-Assad, accusant l’opposition d’avoir repris les hostilités. Il a également indiqué que les frappes aériennes de lundi méritaient  une enquête profonde et impartiale ».

    Chacun sait que le concept de guerre propre ou de frappes chirurgicales qui épargneraient les civils est un mythe. On se souvient  ainsi du bombardement  par l’US Air Force en octobre  2015 de  l’hôpital de MSF (Médecins sans frontières) de Kunduz en Afghanistan, une «erreur» ( ?) qui elle, avait été révélée au grand public. Autre «bavure», en fin de semaine dernière des avions de la Coalition ont bombardé une position tenue l’armée syrienne Deir Ezzor (nord-est de la Syrie).

    Il y a quatre jours Le Figaro  faisait état de la réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, «à  la demande de la Russie » pour avoir des éclaircissements sur ce bombardement . Il n’était pas «intentionnel» a expliqué  l’ambassadrice américaine  auprès des Nations Unies Samantha Power. Celle-ci décrite par wikipédia comme une militante  des droits  de l’homme à Harvard et un soutien de longue date de Barack Obama  «s’est livrée ensuite à une violente critique contre Moscou qui a convoqué cette réunion, parlant de moralisme, de mise en scène et de cynisme». Toutes choses dont la diplomatie américaine  ne peut bien évidemment pas être taxée…non ?

    La reprise de  Deir Ezzor est un enjeu hautement stratégique, une ville nous l’évoquions sur ce blogue, où 200 000 Syriens sont  assiégés depuis des mois par l’EI et dans laquelle l’aviation russe a fait parvenir des tonnes de nourritures à la population affamée,  dans les  quartiers contrôlés par les forces armées du gouvernement légal syrien. Une zone  pétrolière où sévissent  notamment des miliciens islamistes de nationalité française et où les terroristes du Front al-Nosra  -ceux qui «font du bon boulot» selon Laurent Fabius- se sont signalés par des attaques  et des attentats  contre les villages et les églises des chrétiens Syriaques.

    La recension de la situation en Syrie est toujours marquée dans les médias Français, à de notables exceptions près, par un fort parti-pris anti Assad et anti russe ce qui n’est pas pour surprendre quand on connait la coloration idéologique des grands groupes financiers qui contrôlent la quasi totalité des canaux d’information. Reste que sous l’effet de la poursuite du conflit, de ses conséquences géopolitiques (terrorisme, invasion migratoire…)   en Europe, et  des éclairages alternatifs auxquels  ont désormais accès les citoyens sur internet et les réseaux sociaux, une vision moins manichéenne  des événements  se fraye (parfois)  un chemin dans les « gros » médias ».    Ce qui ne change pas cependant constate Bruno Gollnisch,  c’est le crédit donné à  l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), officine décrit laconiquement par Le Figaro comme «une ONG installée à Londres et disposant d’informateurs sur le terrain», «une organisation disposant d’un vaste réseau de sources dans le pays en guerre…».

    Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité de la DGSE, rappelait pourtant  que si «le régime syrien résiste à ce mouvement généralisé d’islamisation au prix d’une incompréhension généralisée et de l’opprobre internationale», l’OSDH, «dénomination qui sonne bien aux oreilles occidentales (…)  est devenu la source d’information privilégiée voire unique (des médias) ». Or, «c’est en fait une émanation de l’Association des Frères musulmans et il est dirigé par des militants islamistes dont certains ont été autrefois condamnés pour activisme violent, en particulier son fondateur et premier Président, Monsieur Ryadh el-Maleh. L’OSDH  s’est installé à la fin des années 80 à Londres sous la houlette bienveillante des services anglo-saxons et fonctionne en quasi-totalité sur fonds saoudiens et maintenant qataris.» «Je suis tout de même surpris  que les médias occidentaux et en particulier français, l’utilisent comme source unique sans jamais chercher à recouper ce qui en émane» faisait mine de s’étonner M. Chouet…Un manque de curiosité de la presse française, pour dire les choses poliment,  qui ne se limite certes pas  au conflit syrien.

    http://gollnisch.com/2016/09/22/ca-suffit/

  • Marine Le Pen change de slogan : « Une ligne populiste assumée »

    L’historien Nicolas Lebourg décrypte le nouveau slogan de la candidate Front national : « Au nom du peuple ».

    Marine Le Pen a lancé sa campagne pour la présidentielle ce week-end lors des Estivales de Fréjus. La candidate y a présenté son nouveau directeur de campagne : le sénateur-maire David Rachline. Elle a également dévoilé son nouveau slogan : « Au nom du peuple ».

    « L’Obs » a interrogé l’historien Nicolas Lebourg – qui vient de publier « Lettre aux Français qui croient que cinq ans d’extrême droite remettraient la France debout »(éd. Les Echappés) – sur cette formule, ce qu’elle évoque, à quoi elle fait référence et ce qu’elle dit de la ligne adoptée par la présidente du Front national.

    Que vous évoque le nouveau slogan de Marine Le Pen « Au nom du peuple » ?

    Il me rappelle l’affiche qui portrait le slogan « Le Pen, le peuple ». L’une des plus utilisées par le Front national. Mais aussi la plus réclamée par les militants, avec celle de Jean-Marie Le Pen, pour la campagne de 2002. Réalisée en 1988, cette affiche dont le slogan est à la fois simple et clair, a été utilisée pendant dix ans, jusqu’à la scission ! C’est assez rare pour une affiche politique.

    En utilisant ce slogan, Marine Le Pen, dont le nom est également effacé du matériel de campagne, rejoue sur le sceau sémantique. Elle supprime son nom tout en parvenant à le sous-entendre. La référence est certes moins automatique pour la jeune génération mais pour les autres, c’est un slogan qui a été martelé.

    Est-ce un bon slogan ?

    C’est un très bon slogan. D’autant qu’on ne cesse de parler de populisme. Il y a eu par le passé deux tentatives en France de création d’un « parti du peuple ». La première par le colonel Trinquier dans les années 1960. La seconde dans les années 1990, par les nationalistes révolutionnaires qui espéraient justement concurrencer le FN. A cette époque, lorsqu’ils envisagent de lancer ce parti, les nationalistes révolutionnaires pensent faire de l’identité et de la justice sociale des thèmes centraux, jugeant que les frontistes ne s’en emparent pas suffisamment.

    Aujourd’hui ce sont deux thématiques que Marine Le Pen a totalement investies. C’est une stylistique qui correspond à cette conception de « parti du peuple » : faire du populisme le substrat même du parti pour casser l’enfermement électoral de l’extrême droite.

    Il faut souligner aussi, que lors des deux dernières présidentielles, ceux qui ont réussi à créer la surprise utilisaient le même type de références : François Bayrou, en 2007, se présentait comme le candidat du tiers état. Et Jean-Luc Mélenchon, en 2012, a pris pour thématique « Place au peuple ». Peuple, nation, Etat… Ce sont toujours des notions extrêmement fortes dans l’imaginaire français.

    Ce slogan représente parfaitement la logique d’une République référendaire dans laquelle Marine Le Pen souhaite s’inscrire. Dans ce modèle, le chef de l’Etat est en lien direct avec le peuple, au-dessus des corps intermédiaires. Mais la formule prône aussi l’apaisement. Marine Le Pen dit en substance : « C’est en votre nom que je prends la parole. »

    D’aucuns à droite s’agacent qu’elle tente de capter l’héritage gaulliste…

    C’est un vieux jeu ! Ce que l’historien Philippe Burrin appelait la famille politique de « rassemblement national » a été très installée, du XIXe siècle au gaullisme, avec des personnages qui l’incarnaient, comme Napoléon III. Mais depuis, cela ne marche plus. Jean-Pierre Chevènement ou Nicolas Dupont-Aignan ont bien tenté de l’incarner. Ils s’y sont cassé les dents, notamment en raison du bipartisme.

    Or les scrutins de 2015 ont montré qu’il y avait aujourd’hui une tripartition. Ce qui permet à Marine Le Pen d’espérer réinstaurer l’imaginaire de la famille de rassemblement national. Une « famille » qui ne rime pas seulement avec l’extrême droite, puisque De Gaulle y correspond aussi. C’est une famille trans-idéologique.

    Qu’est-ce que ce slogan traduit de son positionnement, qui donne lieu à des tiraillements en interne ?

    Elle lance sa campagne sur une ligne populiste retrouvée et assumée. Ce slogan lui permet de retrouver l’équilibre entre ses deux jambes Marion Maréchal Le Pen et Florian Philippot. Elle revient à un national populisme classique, logique, qui est plus fédérateur au sein du parti, et surtout au sein de l’électorat. L’électeur ne veut pas d’un Jean-Pierre Chevènement hystérique.

    Le populisme, c’est ce qui permet l’interclassisme, c’est-à-dire de parler aux électeurs de différentes classes sociales. Or c’est précisément sur ce point qu’elle est à la peine. Une étude parue en avril montre que 19% des foyers qui gagnent 6.000 euros par mois envisagent de voter FN, contre 36% de ceux qui gagnent moins de 1.200 euros par mois. En prônant un « capitalisme national », Marine Le Pen semble tirer les leçons des derniers scrutins. Elle recentre son discours, tout en tentant de convaincre encore plus les CSP +. Et rien n’est plus fédérateur que les thèmes du peuple et de la nation.

    Propos recueillis par Estelle Gross

    Le nouvel obs

    http://www.voxnr.com/3706/marine-pen-change-de-slogan-ligne-populiste-assumee

  • Primaire LR : Monde et Vie incite à voter pour JF Poisson

    6a00d83451619c69e201b8d21f4a32970c-250wi.pngDans Monde & Vie, l'abbé de Tanoüarn écrit qu'il faut voter à la primaire LR :

    "[...] Je pense que c’est le premier rôle de la Primaire de droite d’agiter des idées nouvelles, de dire ce qui ne va pas, de proposer des remèdes auxquels apparemment personne n’avait pensé auparavant. La Primaire de droite est un merveilleux banc d’essais des idées de droite. [...] 

    Je parle d’idées, je ne parle pas de valeurs: hélas, les catholiques n’ont pas utilisé cette occasion pour réaffirmer le caractère fondamental des valeurs chrétiennes dans l’identité française. Les uns veulent jouer les arbitres, les autres votent pour François Fillon, l’homme qui dit que l’avortement est un droit des femmes… Mais où est le porte-drapeau ? La vérité oblige à dire que, malgré les hésitations coupables des états-majors cathos, de porte-drapeau il y en a un. Il n’est pas là seulement pour faire de la figuration. Il n’est pas non plus mono-discours, obsédé par les valeurs morales et ne sachant parler que de cela… Il a acquis une expérience politique à la Commission des lois de l’Assemblée nationale. Il a voyagé et sait d’instinct que la France ne se réduit pas à un hexagone. Il a la culture chrétienne de la concertation, sans le goût du martyre, qui est toujours malsain, mais alors surtout malsain en politique. Il croit dans le rôle stabilisateur d’un État régalien et ne donne pas dans le culte des Institutions européennes et internationales. Il ne voit pas l’islam en rose mais réclame un véritable contractualisme entre l’islam et la République. Il est un adversaire décidé du laïcisme et un adepte de la pure laïcité, qui suppose de reconnaître le christianisme au centre de la culture française. Bref, c’est un vrai candidat. Il n’est pas membre des Républicains mais président du Parti Chrétien Démocrate. Il s’agit, vous l’aurez deviné, de Jean-Frédéric Poisson, député des Yvelines, valeureux combattant contre le mariage pour tous, mais aussi contre la très inefficace loi Macron et contre la non moins dangereuse Loi El Khomry. Il est clair que voter Poisson au premier Tour de la Primaire (il vous en coûtera deux euros) c’est faire avancer le vote catholique en France, le vote de civilisation en Europe et tout ce que nous défendons à Monde&Vie.

    Cela n’empêche pas de voter autrement à l’élection présidentielle. Mais il faut utiliser la Primaire, qui est une fantastique caisse médiatique de résonance. Et pour une fois, nous pouvons faire un vote de conviction. C’est tellement rare qu’il me semble que quand cela devient possible (même s’il ne s’agit que de Primaires) c’est un devoir. Il n’y a aucun devoir à voter lorsque le choix qui nous est donné est celui de la peste ou du choléra. Mais lorsque les règles de la santé politique sont senties avec tant de mesure, lorsque la société chrétienne est défendue avec tant de talent…Alors oui : voter, voter Poisson est un devoir !"

    Michel Janva

  • Alors que les rats quittent le navire

    Voilà bien un étrange calcul statistique auquel s'est livrée la rédaction du Monde. Le journal papier en a même fait la première page de son édition N° 22296 du 20 septembre sous le titre alléchant : "Départs en série dans les ministères et à l’Élysée". On pourrait en faire le point de départ d'une chronique de l'élection présidentielle, alors même qu'est commencée, désormais officiellement, la primaire de la droite et du centre.

    Or, la perspective d'une candidature de Hollande pour un deuxième mandat de 5 ans se profile. Le discours d'un soir présenté comme offensif contredit ce que pouvait constater un observateur lucide : le fait "qu'avec une certaine impudeur, le locataire de l’Elysée trouve la charge bien lourde et découvre le 'tragique'… Aveu ahurissant et inédit de la part d’un chef d’Etat au ton geignard."[1]

    De la sorte cette deuxième hypothèse avance avec l'impossibilité mécanique d'une locomotive sans wagons et la quasi-certitude d'une rencontre avec un engin roulant vers elle sur la même voie, et dont la marche se mesure à la baisse des sondages prédictifs du candidat.

    Le caractère suicidaire apparent du scénario échappe de moins en moins aux observateurs. Tel chroniqueur dépeint fort justement l'attitude présidentielle comme celle d'un "Narcisse mou" d'un "commentateur du désastre". Son désastre.[2]

    Tout ceci n'échappe évidemment pas aux 57 conseillers du pouvoir, dircabs et autres soutiers du gouvernement qui ont déjà démissionné, plus quelques autres, sur un cheptel total de 570. On ne les verra plus dans les allées du pouvoir mais on les verra à divers emplois de pantouflage et de rattrapage, comme l'ombre du régime en détient ou en protège tels des terrains délaissés de concessions d'autoroutes. Au moins l'une de ces 57 personnes a-t-elle su choisir un métier utile, puisqu'elle a demandé et obtenu de devenir commissaire de police comme on se rachetait autrefois en s'engageant dans la Légion. Souhaitons-lui de se montrer digne de cette fonction clef, dans une société aussi menacée que la nôtre. Mais qu'on se rassure, les 56 autres semblent s'être investies dans des parcours plus confortables. Pensons au chef du protocole de l'Élysée qui sera désormais ambassadeur de France à l'Unesco, faute d'ailleurs d'avoir obtenu d'être agréé par le Vatican où l'on ne badine pas, ou plus, sur certaines questions de mœurs. La soutane pourpre n'aime pas le voisinage de la jaquette flottante.

    D'après la recension du Monde, les 10 % de rats ayant déjà quitté le navire un an à l'avance bat tous les records. En 2011, ils étaient exactement 28. Deux fois moins. Et pourtant, en 2012, la seule chose qui a convaincu une [courte] majorité de Français de voter, alors, Hollande au deuxième tour avait été la déception occasionnée par les changements de main, et de pied, les voltes et les pirouettes de son prédécesseur, l'anti Chirac de 2005 devenant une fols élu un néo-Chirac.

    Mais ce peuple est ainsi fait qu'après avoir tenu Chirac en si piètre estime, on nous affirme, pour ne citer qu'un exemple, qu'il en manifesterait aujourd'hui la nostalgie.

    La rivalité des deux personnages qui prétendent reprendre le flambeau l'un de la droite, l'autre de la gauche, pour, l'un comme l'autre, l'abandonner une fois élu, ne doit pas d'ailleurs nous faire oublier l'autre nuisance en embuscade… celle du personnage qui quitta le gouvernement sur le désastre électoral de 1997 puis après avoir purgé au Canada sa condamnation de 2004, revint aux Affaires étrangères en 2011, le temps de faire accepter par la communauté internationale le principe de la glorieuse opération de Libye, "le meilleur d’entre nous" dixit Chirac en connaisseur… l'homme qui, en 1993 força l'Europe à ouvrir à l'industrie turque de la contrefaçon et de la sous-traitance les portes de l'union douanière… le corédacteur, avec son camarade Toubon, du désastreux traité de Nice signé en février 2001… tout cela est bien oublié … c'est vrai.

    Je n'ose donc aggraver mon cas en rappelant ici le nom du vieux soldat qui constatait combien les Français avaient la mémoire courte.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    [1]  cf. cf. Charles Hægen in L'Ami Hebdo de Strasbourg le 19.9. L'aveu de la difficulté devant le 'tragique' se trouve dans le livre d'Antonin André et Karim Rissouli Conversations privées avec le président (ed. Albin Michel) basé sur pas moins de 32 rencontres avec Hollande

    http://www.insolent.fr/

  • Alexandre Gabriac annonce qu’il rejoint Civitas et appelle à « rejoindre un mouvement où Dieu est premier servi »

    Communiqué de presse d’Alexandre GABRIAC :

    Engagement au sein de CIVITAS

    Je milite au sein de la mouvance nationale depuis maintenant près de quinze ans ; plus jeune conseiller régional de France, j’ai eu de multiples responsabilités au sein du Front National, jusqu’en 2011. La même année, je fondais les Jeunesses Nationalistes, mouvement de jeunesse qui connut une importante expansion jusqu’à sa dissolution en « conseil des sinistres » par Hollande en août 2013.

    Fort de cette expérience, j’ai décidé aujourd’hui de prendre des responsabilités dans le mouvement CIVITAS.

    En effet, au vu de la situation toujours plus désastreuse de notre patrie, il est plus qu’urgent d’instaurer une véritable convergence des forces vives de la nation, et de donner une nouvelle dimension au combat pour la France aux Français. J’appelle donc tous les militants de la cause nationale à rejoindre Civitas, structure qui nous rassemblera tous dans une action sans concession, tant sur le plan politique que spirituel. Je profite de cet appel pour pousser à la réflexion nos camarades freinés à l’idée de rejoindre un mouvement où Dieu est premier servi  : préférez-vous conserver leur république maçonnique, ou vivre demain dans une France catholique ?

    Le consumérisme poussé à son comble, l’éclatement des familles, la légalisation des unions sodomites, les lois liberticides, les banksters, les politiciens corrompus, la déchristianisation, le règne de l’argent, la presse gauchiste et maçonnique, les associations érigées en police de la pensée, le racket fiscal des travailleurs, le chômage de masse, l’éducation anti-nationale, la baisse de la qualité des soins, l’explosion des prix du logement, sans oublier l’immigration massive qui nous conduit de jour en jour au grand remplacement…

    La longue liste des maux dont souffre notre pays découle de diverses causes, toutes liées à la volonté d’une petite minorité qui oeuvre dans les coulisses à Bruxelles, Washington et Tel-Aviv pour établir un nouvel ordre mondial.

    Dernier exemple il y a deux jours avec la remise du prix du « meilleur chef d’ État mondial 2016 », des mains du rabbin Arthur Schneier à… François Hollande. Rappelons que même les sondages « officiels » indiquent qu’il est le dirigeant européen le plus impopulaire dans son propre pays.

    Face à ces périls, notre premier devoir est de réveiller les consciences nationales, endormies par des années de propagande démocratique, républicaine et mondialiste.

    Nous voulons mobiliser tous ces Français qui en ont assez d’être considérés comme des étrangers sur leur propre sol, qui en ont assez de voir leur religion souillée sans aucune réaction, et qui veulent retrouver la France catholique d’antan, n’en déplaise aux élites autoproclamées.

    Civitas n’a pas vocation à diviser ou à concurrencer les groupes existants, mais simplement à faire converger les français non-reniés dans des formations, manifestations et actions communes, inscrites dans un cadre doctrinal clair et sans compromission.

    C’est pourquoi j’ai choisi de m’engager auprès d’Alain Escada et de Civitas,  pour défendre la foi avec force et virilité, rétablir la France charnelle et pouvoir enfin offrir à nos enfants un avenir français !

    Alexandre GABRIAC, 25 ans, marié, un enfant.

    Fondateur des Jeunesses Nationalistes.

    Ancien conseiller régional Rhône-Alpes.

    Contact Presse : agabriac@gmail.com – 06.77.20.26.05

    Page facebook : Alexandre Gabriac – Twitter : @Gabriac

    http://www.medias-presse.info/alexandre-gabriac-annonce-quil-rejoint-civitas-et-appelle-a-rejoindre-un-mouvement-ou-dieu-est-premier-servi/61382

  • Michel Onfray leur dit leur fait : « Les médias de masse ont intérêt à cultiver l'imbécillité »

    Michel Onfray dresse ici un réquisitoire sans concession contre des médias devenus symboles de la défaite de la pensée [Figarovox - 19.09].Il lance sa propre Web TV* en lien avec l'Université populaire de Caen. Il l'ignore sans-doute : sa critique de l'asservissement des journalistes et des auteurs à l'Argent rejoint celle - ancienne et pertinente - de Charles Maurras. Et ses coups de griffe au Système, voire à la modernité, nous sont sympathiques. Faute d'une pensée politique réellement construite, il fait oeuvre utile pour démystifier la pensée dominante et le Système qu'elle sous-tend.  LFAR 

    Vous venez de lancer votre web TV. Pourquoi avoir créé ce nouveau média ? À qui s'adresse-t-il ?

    Pour disposer de temps afin de développer des argumentations et des démonstrations, ce qui est impossible dans un média dans lequel le temps c'est de l'argent. Et souvent : beaucoup d'argent… Dès lors, dans un média classique, ce qui est visé est moins l'information, vraie ou fausse d'ailleurs, que le spectacle susceptible de créer le buzz. Autrement dit, il faut obtenir le maximum de consommateurs devant leur écran à l'heure où le clystère publicitaire se trouve infligé. Or on n'obtient pas un public massif avec de l'argumentation ou de la démonstration, mais avec de la grossièreté ou du dérapage, de l'insulte ou de la haine, du mépris ou de la boxe. Quand jadis Paul Amar apportait sur un plateau une paire de gants de boxe, il montrait ce qu'étaient vraiment les choses. On l'a d'ailleurs congédié pour avoir dénudé le roi. Il faut désormais cogner, en dessous de la ceinture si l'on veut, pour obtenir le vacillement ou le k.-o. de l'adversaire. Ce média que j'initie avec mes amis s'adresse à tous ceux qui veulent prendre le temps d'entendre des arguments sur les questions d'actualité afin de se faire un avis par eux-mêmes, mais aussi sur mille autres sujets qui constituent les séminaires de l'UP.

    Quels seront les principaux programmes ? L'esprit de cette télé sera-t-ilproche de celui de l'université populaire de Caen ?

    C'est d'abord le média de l'université populaire. J'ai souhaité reporter le lancement de ce média de juin à septembre parce que les interventions de mes amis de l'UP n'étaient pas prêtes à être mises en ligne. J'ai préféré commencer plus tard, avec ma trentaine d'amis, plutôt que très vite, avec moi seul. Je souhaite par la suite créer des rubriques autonomes pour mes amis qui souhaiteraient s'exprimer aussi. Nous commençons de façon expérimentale. Il n'existe aucune WebTV de ce type à cette heure me dit-on.

    Ce projet s'inscrit-il en réaction au système médiatique actuel ? Celui-ci est-il trop uniforme ?

    Oui, bien sûr. Le système médiatique est aujourd'hui digne des systèmes les plus idéologiquement intolérants. Tout le monde peut-être invité (encore que : Patrick Cohen a franchement parlé un jour d'une liste noire de gens à ne pas inviter sur le service public…), mais il y aura au moins deux traitements : le premier qui est celui du tapis rouge réservé aux tenants de l'idéologie dominante (en un mot, les partisans du libéralisme d'État et de l'Europe transnationale) le second est celui du punching-ball réservé à ceux qui ne communient pas dans cette religion étatique et dont le temps de parole sera entièrement consacré à se justifier de ne pas faire le jeu du FN, de ne pas rouler pour Marine Le Pen, de ne pas penser comme Éric Zemmour ou Robert Ménard, de ne pas être antisémite ou islamophobe… Ainsi, on a annoncé sur France Culture que « Michel Onfray lançait son web média… comme Soral et Dieudonné ». Ce qui renseigne sur le degré de perfidie … du service public !

    Vous avez déclaré souhaiter « reprendre en main de façon libertaire et non libérale l'information ». Qu'entendez-vous par là ? Les médias véhiculent-ils une idéologie dominante ?

    Oui, bien sûr. Du moins les médias de masse et la totalité du service public qui est franchement à la botte du pouvoir d'État. Depuis que Mitterrand a abandonné le socialisme au profit du libéralisme en 1983 puis le pacifisme au profit du bellicisme en 1991, l'idéologie dominante ne sépare plus la droite de la gauche, mais les libéraux d'État de droite et de gauche (Sarkozy, Juppé, Le Maire, NKM et Hollande, Valls, Macron) et les antilibéraux de droite et de gauche (Le Pen, Guaino, Dupont-Aignan et Mélenchon, Besancenot, Arthaud). Les médias dominants roulent pour le libéralisme d'État de droite et de gauche, et je risque peu à prophétiser que le prochain chef de l'État sera issu de ce bloc-là. On changera de figure, mais pas de politique.

    Aucun espace médiatique ne trouve grâce à vos yeux ?

    Si, tel ou tel support, le vôtre par exemple, dans lequel je sais que, si l'on n'est pas d'accord avec moi, on ne me salira pas personnellement et qu'on n'utilisera pas d'attaques ad hominem, de sous-entendus tordus…

    Vous voulez échapper « au culte de la petite phrase, du sniper prêt à tout pour créer le buzz ». Lorsque vous participez à une émission comme « On n'est pas couché » ou plus récemment « C l'hebdo » avec Aymeric Caron, n'avez-vous pas tendance à y céder parfois vous aussi ?

    La production m'avait assuré que l'émission serait courtoise. J'ai eu la faiblesse de le croire quand j'ai accepté de m'y rendre. Quant aux petites phrases, si elles existent, elles ne sont pas de mon fait : je ne suis pas comme ces politiques ou ces journalistes incapables d'improviser et qui ne travaillent qu'avec des communicants qui leur écrivent les phrases qui feront les fameuses petites phrases. Nombre de journalistes lisent leurs textes et les blagues de tel ou tel sont écrites et défilent sur les prompteurs. La petite phrase est la production idéologique destinée à créer le buzz qui induit les parts de marché qui décident de la reconduction des émissions, de la place dans les grilles de diffusion et, bien sûr, des émoluments des animateurs. On comprend qu'avec pareils enjeux, les médias de masse aient intérêt à cultiver le superficiel, l'anecdotique, le bref, le ricanant, sinon l'imbécile.

    Alain Finkielkraut explique qu'il lui semble nécessaire d'aller dans la gueule du loup dire son fait à la bien-pensance et au « politiquement ricanant ». Partagez-vous son point de vue ?

    Il a absolument raison. Sauf qu'il y a des lieux où on ne peut pas faire passer son message, il s'agit de savoir lesquels. Comme ça n'est pas une science exacte, on peut se tromper. On ne le sait qu'après… Il arrive qu'on perde son temps dans une émission littéraire où les écrivains n'écrivent pas leurs livres alors qu'on le gagnera en allant sur un plateau a priori moins intellectuel mais sur lequel on aura pu dire deux ou trois choses.

    Est-il possible de réagir à l'actualité chaude en conservant le recul de la philosophie ?

    Oui, absolument. Pourquoi le philosophe n'aurait-il pas les qualités de l'urgentiste, du chirurgien de guerre, du secouriste sur les lieux d'un accident ? Et puis il est drôle qu'on se demande si un philosophe peut penser à chaud quand le moindre quidam commente la moindre actualité en ne s'autorisant que de lui ! Ou qu'on permet au journaliste de réagir à chaud. Si le philosophe a derrière lui un travail de réflexion sur les sujets sur lesquels il s'exprime, il est habilité à parler.

    La rentrée télé est dominée par le face-à-face entre Yann Barthès et Cyril Hanouna. Que cela vous inspire-t-il ?

    Les médias parlent des médias, c'est leur affaire. Il y a plus important à penser, me semble-t-il.

    Dans les colonnes du Figaro, vous déclariez : « Vouloir ressembler à Serge Reggiani ou à Yves Montand, c'est tout de même moins déshonorant que vouloir ressembler à Cyril Hanouna ! Il est donc logique que de nos jours, la kalachnikov devienne le rêve ultime …»

    Cette phrase se trouvait dans un contexte qui me faisait dire une chose, puis donner un exemple pour l'illustrer. On a préféré s'exciter sur l'exemple plutôt que de disserter sur la thèse qui était : dans un pays où l'idéal est perdu, il n'est pas étonnant que des jeunes optent pour une idéologie clé en main - l'islam intégriste en l'occurrence. Vous connaissez ce proverbe chinois : « Quand le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt ». Sur les réseaux sociaux, on regarde beaucoup le doigt… Et les journalistes qui pensent désormais dans les formats épidermiques imposés par les réseaux sociaux emboîtent le pas. Ils disposent ainsi du buzz, premier bénéfice, puis, second bénéfice, le plus important, ils évitent le débat sur la thèse. De sorte qu'il était plus facile de faire de moi une personne qui salissait Hanouna que de s'interroger sur Hanouna comme symptôme. C'est la maladie qui est le problème, pas le symptôme. Hanouna a saisi l'occasion pour montrer du doigt le doigt qui montrait tout en ignorant même s'il y avait aussi la lune. Je lui ai fait un texto explicatif, il ne m'a pas répondu, tout à l'admiration de son doigt.

    Vous avez déclaré « le Burkini est une petite chose » et fustigé une nouvelle fois notre politique étrangère. On peut dénoncer fortement l'ingérence occidentale au Moyen-Orient tout en s'inquiétant de la désintégration culturelle d'une partie de la population française…

    Oui, en effet, mais là encore, regarder le burkini, c'est regarder le doigt… Pendant ce temps-là, on ne s'interroge pas sur les seules questions qui importent : la généalogie. D'où cela vient-il ? Que des hommes puissent croire qu'en écrasant des enfants et leurs parents avec un camion, qu'en égorgeant un prêtre qui dit la messe, qu'en massacrant des gens qui boivent un verre à une terrasse de café ou que des femmes puissent imaginer que Dieu a le souci de leur maillot de bain sur la plage ou de ce qui se trouve dans le verre qu'elles sirotent, cela renseigne sur l'état de la raison et des Lumières, de l'intelligence et de la réflexion en France. Car cette génération de personnes chez qui la défaite de la pensée est à ce point majeure est le produit de politiques « éducatives » françaises menées depuis pas mal d'années.

    Pour les gens qui vivent dans ou à proximité de quartiers salafisés, le « Burkini » mais aussi la Burqa, le voile ou la pression des barbus, ne sont pas de « petites choses », mais l'affirmation d'une identité, voire d'une idéologie conquérante… Comprenez-vous qu'une partie de la population s'inquiète sincèrement de la progression et de la banalisation des codes islamistes dans certains territoires ?

    Bien sûr que je le comprends. Mais si l'intelligence a disparu là où l'on se prosterne désormais devant des articles de foi, il faut ajouter que la disparition du débat sur ce sujet à cause de médias qui se battent à coup d'imprécations sur le principe du « pour ou contre le burkini » a laissé désormais la place au viscéral, à l'instinctif, au tripal. Les médias s'honoreraient à faire sur ces sujets de véritables émissions dans lesquelles on ne visera pas le sensationnel mais l'éducation populaire. Que certains quartiers soient perdus pour la république est une chose qui se dit depuis longtemps: qu'ont fait la droite et la gauche qui se remplacent au pouvoir depuis un demi-siècle ? Rien.

    Revenons à la désintégration culturelle. L'été 2016 a été celui du massacre islamiste de la promenade des Anglais et des « grands adultes en trottinette » chassant les Pokémon….

    Là aussi, là encore, la trottinette est le doigt… J'ai donné cet exemple pour une thèse qu'on a soigneusement évité de discuter : notre société ne se féminise pas, contrairement à ce que dit Éric Zemmour, elle s'infantilise. J'ai pris l'exemple de la trottinette, du tatouage, du baladeur, j'aurais pu ajouter, pour les adultes, car c'est d'eux dont je parlais, le vapotage qui est le suçotage des grands, le bermuda qui est la culotte courte des adultes, les baskets qui sont les chaussures des adolescents, le Pokémon bien sûr qui est le cache-cache des quadras, mais ça n'est pas le sujet, la question ou le problème. La vraie question est : quand on refuse tant de devenir ou d'être un adulte, pourquoi penserait-on autrement que comme un enfant ? Mais je subodore que le buzz va se faire plus sur « Onfray dézingue le vapotage » que sur cette thèse que nous vivons dans une société infantile où tout est fait pour infantiliser. C'est tellement plus facile de séduire l'électeur quand il est un enfant !   

    * Web TV 

    Alexandre Devecchio     

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Nos oligarques terrorisés par internet et le réveil des peuples

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    De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

    "Les oligarques sont manifestement terrorisés, non pas par les terroristes, mais par le réveil des peuples qui menace leur pouvoir et leurs prébendes. En particulier, ils s’inquiètent beaucoup du développement d’internet et du fait que de moins en moins de personnes écoutent avec le sérieux et la soumission requis les « grands » médias. Ils ont bien essayé de limiter l’hémorragie.

    D’abord, en disant que, sur internet, on trouvait « de tout » et qu’il fallait donc s’en méfier et ne s’y aventurer qu’avec un tuteur, dûment mandaté par l’oligarchie. C’est, notamment, à cela que servaient les innombrables admonestations nous enjoignant de nous garder du « conspirationnisme », version contemporaine du péché mortel. Ensuite, en multipliant les lois liberticides pour restreindre la liberté d’expression. Enfin, en autorisant l’administration à interdire un site internet sans même passer par le juge. Las, rien de tout cela ne suffit à endiguer le flot.

    Bien sûr, les condamnations judiciaires se multiplient. Les procédures administratives contre les sites dissidents également. Mais rien n’y fait : plus personne ne croit sérieusement que les dirigeants disent la vérité. Tout le monde sait bien que M. Cahuzac, pris en flagrant délit de mensonge « les yeux dans les yeux », n’est qu’un excellent représentant de la caste dirigeante. Et, par conséquent, pour le meilleur et pour le pire, la plupart d’entre nous allons chercher d’autres sources d’information sur internet.

    Les oligarques n’ont pas absolument tort : on y trouve effectivement de tout et bien crédule serait celui qui croirait un fait simplement parce qu’il l’a lu sur internet. Mais ne faut-il pas être aussi crédule pour croire ce qui est « vu à la télé » ? Même les fameux « décryptages » proposés par les « grands » médias pour nous garder de croire à ce qu’on lit sur internet ne sont pas exempts d’erreurs ou d’approximations. La vérité, c’est que ce que la plupart d’entre nous cherchons sur internet, c’est bien plus la diversité d’informations qu’une vérité révélée. Bref, internet ne cesse de gagner du terrain.

    [...] La nomenklatura peut certes freiner le développement de l’information alternative, mais je crois qu’il n’est déjà plus en son pouvoir de l’empêcher, fût-ce en utilisant les méthodes du gouvernement chinois: nous sommes trop nombreux, les sources alternatives sont trop nombreuses pour que les cerbères de l’ordre établi ne soient pas dépassés…"

    Michel Janva