France et politique française - Page 3533
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JT du Jeudi 21 Janvier 2016
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Forces de l’ordre, 90 agressions par jour
FRANCE (Présent 8528)Plus de 30 000 agressions par an contre les forces de l’ordre. Un chiffre jamais atteint qui évoque en effet celui d’un pays en guerre. 32 964 faits de « violences à dépositaires de l’autorité » ont été signalés en 2015 d’après les chiffres (officiels) du ministère de l’Intérieur. Soit 90 agressions par jour contre les gendarmes et les policiers. Une violence en hausse par rapport à 2014 et multipliée par trois depuis 2012.
Le secrétaire général de Synergie Officiers Patrice Ribeiro l’avait déclaré à Présent la veille de la manifestation des policiers sous les fenêtres de Taubira : « Les policiers sont à bout et ne sont plus en mesure d’assurer au quotidien leurs missions. Là-dessus sont venues s’ajouter des charges particulièrement lourdes comme les attentats et les migrants avec tout ce que cela implique. »Tout ce que cela implique de rixes, de fusillades, de lynchages, de voitures qui foncent sur les flics, d’attentats à coups de hachoir aux cris d’« Allah Akbar »… Le quotidien des policiers dans la France de 2016, c’est celui-là. Avec des effectifs tellement réduits face à une situation qui s’aggrave chaque jour et des sollicitations en hausse constante que cela pose un problème majeur : « Quand les gens appellent la police, elle ne vient plus » (Présent du 14 octobre).
« Le problème de fond est celui de l’autorité de l’État, car celle-ci n’est pas affirmée par une réponse pénale adaptée », déclare Patrice Ribeiro.
Les syndicalistes policiers dénoncent tous cette absence de réponse pénale et l’impunité généralisée qu’elle entraîne. Lors de la grande manif des policiers pour réclamer la démission de Taubira, la patronne du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), Céline Berthon, avait décrit « les couacs procéduraux et les libérations intempestives s’enchaînant avec une déconcertante régularité alors qu’augmente chaque jour dans nos rangs le nombre des blessés ».L’autre problème de fond dont ne vous parleront jamais les syndicats de police, c’est celui de l’origine des agresseurs. Soigneusement dissimulée. Éternellement. Pire qu’en Allemagne. Aussi instructive et dévastatrice si on la révélait, que celle des agresseurs de Cologne.
Caroline Parmentier
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Attentats : Marion Maréchal-Le Pen demande des précisions à Bernard Cazeneuve
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Vers le coup d'état... d'urgence permanent ?
La réponse aux attentats du 13 novembre n’explique pas complètement cette inquiétante fébrilité de mesures sécuritaires.
130 morts, 350 blessés, les attentats les plus meurtriers de notre histoire méritent une réponse à la mesure du défi lancé par Daesh le 13 novembre. Rassurante en apparence, la fébrilité sécuritaire du pouvoir cible pourtant moins les terroristes que... le peuple.
L'état d'urgence décrété par le président Hollande au lendemain des attentats se justifiait : il fallait tout mettre en œuvre pour retrouver les terroristes, identifier les commanditaires. La police en a profité pour faire le ménage dans les banlieues, lors de quelques 3000 perquisitions administratives : saisies de drogue, d'armes (près de 400 dont 10 % d'armes de guerre), mais il a fallu attendre un mois d'état d'urgence pour que soit prononcée la première mise en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste »...
Et il eut été logique que cette situation exceptionnelle demeurât..: exceptionnelle. Couvre-feu, assignations à résidence, droits de réunion restreints, perquisitions administratives... l'arsenal de l'état d'urgence est lourd. L'enquête dégrossie, la logique démocratique aurait voulu que l'on revînt à l'état de droit. C'est exactement l'inverse qui s'est produit. Aussitôt promulgué, Valls annonçait sa volonté de prolonger l'état d'urgence. Chose faite, avec en prime des assignations à résidence élargies et des facilités dans la dissolution des associations ou groupements « [...] portant une atteinte grave à l'ordre public », une notion floue à souhait.
Le grand bal sécuritaire
Hollande de son côté veut inscrire l'état d'urgence dans la constitution. Le projet prévoit des cas de recours très larges, mais surtout il indique que la loi qui le proroge peut modifier et augmenter les mesures de police portant atteinte aux libertés, lesquelles seront forcément constitutionnelles. De l'arbitraire à l'état pur, d'autant que le gouvernement ne fixe dans son projet aucune limite de durée à l'état d'urgence. De l'exceptionnel qui peut durer... indéfiniment, une sorte de Patriot Act à la Française, clament ses défenseurs... mal à propos. Sur 11 129 demandes de perquisition dans le cadre du Patriot Act en 2013, seuls 51 avaient trait au terrorisme. Il a surtout entériné d'importantes restrictions des libertés publiques et la surveillance électronique de masse de la population... ce qu'a fourni au pouvoir la loi Renseignement votée en juin, qui vient après la loi antiterrorisme du 13 novembre 2014... et 19 autres sur le même thème depuis 1986.
Et c'est loin d'être fini. Surfant sur la peur des Français, le pouvoir est en pleine frénésie législative. On évoque ainsi l'installation systématique de GPS sur les voitures de location, la montée en puissance de la vidéosurveillance, une vigilance accrue sur internet.
Le Grand flicage de la population
Cerise sur le gâteau : l'interconnexion globale de tous les fichiers (fiscaux, sociaux, etc.) qui permettra aux forces de l'ordre de tout savoir sur vous ou presque... sans même parler des mesures discutées à l'échelon européen.
Au final, et au-delà d'inévitables et anecdotiques dérapages, si toutes ces mesures vont un peu entraver la liberté de mouvement des terroristes, c'est surtout à une surveillance de plus en plus fine et complète de la population que cet arsenal impressionnant aboutit. L'ultra-gauche qui a manifesté contre la COP21 en a fait les frais, mais demain, à qui le tour ? C'est peut-être François Hollande qui dévoile par inadvertance le pot aux roses. Dans son allocution de remise de Légion d'Honneur aux lauréats du prix Nobel de la paix, il parle de l'objectif des terroristes qui est de « créer un sentiment d'insécurité tel que les ferments de la guerre civile pourraient à ce moment là se trouver réunis ».
Serait-ce là la crainte secrète de Hollande et de son équipe ? Le peuple, cette vilaine bête qui leur échappe et qu'ils maltraitent depuis si longtemps doit être tenue d'une laisse bien courte, car sous une surface assez calme, la situation en France est des plus explosives.
Richard Dalleau monde&vie 13 janvier 2016
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La grossesse n'est pas une maladie et l'avortement ne guérit de rien
Suite à la propagande continue du gouvernement en faveur de l'avortement, le député Jean-Frédéric Poisson déclare dans Atlantico :
"D'abord, la notion de soin appliqué à une femme enceinte à propos de de l'avortement est extrêmement contestable. Une femme enceinte n'est pas malade, la grossesse n'est pas une maladie et l'avortement ne guérit de rien.
Il y a là un détournement de langage permanent qui verrouille le débat. En fait, nous sommes dans une logique du tout avortement, que je dénonce depuis longtemps. En effet, le fait que les femmes ne soient remboursées qu'à 70% pour les deux premières échographies montre une volonté de promouvoir davantage l'avortement que la maternité.
C'est d'abord extrêmement regrettable en principe. Parce qu'au moment où la France résiste à un certain nombre de crises grâce à la natalité, tout devrait être fait pour aider les mamans de garder leur bébé. La politique de Madame Touraine ne va pas dans ce sens, parce que ce gouvernement ne veut pas apparaître comme "nataliste". C'est une idiotie.
A supposer que l'on juge acceptable de supprimer une vie humaine, ce à quoi je suis formellement opposé, il faut regarder à quoi se résume le parcours de soin aujourd'hui. Est-ce qu'il signifie qu'on va dire la vérité aux mamans dans l'entretien préalable ? Que l'on va éclairer les femmes enceintes sur les conséquences psychologiques extrêmement douloureuses de l'avortement ? Que l’on est prêt à leur dire cette vérité-là ? Que l'on va leur proposer une autre solution, une solution de vie ? Je n'en suis pas certain. Et à mes yeux, ce "parcours de soin" relève de la désinformation plus que du soin vrai et juste.
Quel message idéologique cette injustice économique envoie à la société française ?
D'abord celui d'un droit de l’adulte à disposer de la vie des plus petits, qui fragilise la valeur de la vie humaine. Celui ensuite d'une forme d'équivalence sociale entre l'accroissement du droit à l'avortement d'une part, et d'autre part l'accueil de la vie. Celui enfin d’un discours tronqué qui présente implicitement l’avortement comme un acte tout à fait banal, alors qu'il n'en est rien.
Comment réussir à accompagner de la façon la plus neutre possible une femme souhaitant avorter ?
Il n’y a pas de manière neutre d’accompagner une femme souhaitant avorter. Encore une fois, c’est un acte grave. Ce que je veux, c'est au moins sortir du "tout avortement". C'est faire en sorte que les femmes se voient proposer une vraie alternative, de vraies solutions, de vraies aides pour permettre un choix libre.
Il faut en fait que - même si je reste fermement opposé au principe même de la suppression de la vie des enfants - la loi soit respectée, et que l'on s'assure du consentement éclairé des femmes. On leur doit la vérité sur les conséquences de l’acte d’avorter, pour elles comme pour leur entourage, poure leur esprit comme pour leur corps.
Il faut donc que toutes les solutions soient mises en œuvre pour que les femmes qui souhaitent garder leur bébé et qui sont dans l’incapaciteé psychologique, sociale ou économique de le faire, puisse se voir proposer des solutions concrètes, pratiques et efficaces. Certaines associations proposent par exemple des maisons d’accueil pour les jeunes mamans.
Le signal envoyé par la société doit être celui qui rappelle l’importance de la vie humaine et d’une naissance. Il me paraît essentiel."
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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La grossesse n'est pas une maladie et l'avortement ne guérit de rien
Suite à la propagande continue du gouvernement en faveur de l'avortement, le député Jean-Frédéric Poisson déclare dans Atlantico :
"D'abord, la notion de soin appliqué à une femme enceinte à propos de de l'avortement est extrêmement contestable. Une femme enceinte n'est pas malade, la grossesse n'est pas une maladie et l'avortement ne guérit de rien.
Il y a là un détournement de langage permanent qui verrouille le débat. En fait, nous sommes dans une logique du tout avortement, que je dénonce depuis longtemps. En effet, le fait que les femmes ne soient remboursées qu'à 70% pour les deux premières échographies montre une volonté de promouvoir davantage l'avortement que la maternité.
C'est d'abord extrêmement regrettable en principe. Parce qu'au moment où la France résiste à un certain nombre de crises grâce à la natalité, tout devrait être fait pour aider les mamans de garder leur bébé. La politique de Madame Touraine ne va pas dans ce sens, parce que ce gouvernement ne veut pas apparaître comme "nataliste". C'est une idiotie.
A supposer que l'on juge acceptable de supprimer une vie humaine, ce à quoi je suis formellement opposé, il faut regarder à quoi se résume le parcours de soin aujourd'hui. Est-ce qu'il signifie qu'on va dire la vérité aux mamans dans l'entretien préalable ? Que l'on va éclairer les femmes enceintes sur les conséquences psychologiques extrêmement douloureuses de l'avortement ? Que l’on est prêt à leur dire cette vérité-là ? Que l'on va leur proposer une autre solution, une solution de vie ? Je n'en suis pas certain. Et à mes yeux, ce "parcours de soin" relève de la désinformation plus que du soin vrai et juste.
Quel message idéologique cette injustice économique envoie à la société française ?
D'abord celui d'un droit de l’adulte à disposer de la vie des plus petits, qui fragilise la valeur de la vie humaine. Celui ensuite d'une forme d'équivalence sociale entre l'accroissement du droit à l'avortement d'une part, et d'autre part l'accueil de la vie. Celui enfin d’un discours tronqué qui présente implicitement l’avortement comme un acte tout à fait banal, alors qu'il n'en est rien.
Comment réussir à accompagner de la façon la plus neutre possible une femme souhaitant avorter ?
Il n’y a pas de manière neutre d’accompagner une femme souhaitant avorter. Encore une fois, c’est un acte grave. Ce que je veux, c'est au moins sortir du "tout avortement". C'est faire en sorte que les femmes se voient proposer une vraie alternative, de vraies solutions, de vraies aides pour permettre un choix libre.
Il faut en fait que - même si je reste fermement opposé au principe même de la suppression de la vie des enfants - la loi soit respectée, et que l'on s'assure du consentement éclairé des femmes. On leur doit la vérité sur les conséquences de l’acte d’avorter, pour elles comme pour leur entourage, poure leur esprit comme pour leur corps.
Il faut donc que toutes les solutions soient mises en œuvre pour que les femmes qui souhaitent garder leur bébé et qui sont dans l’incapaciteé psychologique, sociale ou économique de le faire, puisse se voir proposer des solutions concrètes, pratiques et efficaces. Certaines associations proposent par exemple des maisons d’accueil pour les jeunes mamans.
Le signal envoyé par la société doit être celui qui rappelle l’importance de la vie humaine et d’une naissance. Il me paraît essentiel."
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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Conférence Dextra 22 janvier "L'énigme Corse" par monsieur K
Chers camarades et amis,
Dextra a la joie et l'honneur de recevoir ce vendredi 22 janvier, Monsieur K, animateur de la radio Fréquence Orages d'acier, qui intervient aussi sur Méridien Zéro, qui interviendra sur "L'énigme corse".
Nous vous attendons nombreux pour cette nouvelle conférence, à partir de 19h au 19 rue Pascal, Paris Ve.
Nous relançons les adhésions, veuillez ainsi prévoir de la monnaie pour celles et ceux concernés.
A vendredi !
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"Ils rient et ils meurent"
Julien Rochedy, pas très Charlie...
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Une autre vidéo, beaucoup plus policée, à l'occasion du colloque de l'Action Française, dans laquelle il parle plus longuement de la défense de l'identité des peuples européens. -
En 2017, il y aura d'un côté les europhiles mondialistes et de l'autre les patriotes charnels
Philippe de Villiers a répondu aux questions du Parisien :
Croyez-vous à une recomposition politique d'ici à 2017 ?
Le vrai clivage de la présidentielle, ce ne sera plus la droite contre la gauche. Ce sera 'en finir avec la France' ou 'recommencer avec elle'. Il y aura d'un côté les europhiles mondialistes, de l'autre les patriotes charnels, autrement dit les franchouillards, comme les élites nous appellent.
Comment expliquer les scores du FN ?
La droite et la gauche sont atlantistes, européistes, migrationistes et islamophiles. Les Français, eux, ressentent l'immigration comme un phénomène insupportable, ils reprochent à ceux qui les gouvernent d'avoir organisé les délocalisations et se sentent déclassés. Marine Le Pen a su capter ce malaise identitaire aux élections régionales.
Un rassemblement plus large est-il possible ?
Je pense que l'année 2016 va réserver beaucoup de surprises. Contre ceux que j'appelle les naufrageurs en cravate, ceux qui coulent le pays depuis quarante ans et osent se représenter sans vergogne, oui, il peut y avoir une offre politique nouvelle.
Vous avez récemment dit tout le bien que vous pensiez de Marion Maréchal-Le Pen...
Oui. Il faut repartir avec une jeunesse toute fraîche qui ose afficher ses convictions, sans marketing. Marion Maréchal-Le Pen pourrait un jour fédérer des gens très différents venant aussi bien du FN que de la droite classique.
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Le FN prêt à revoir son programme économique
Un séminaire en guise de réflexion sur le programme économique du parti. Début février, à l'initiative de Louis Aliot, le FN réunira les membres de son bureau politique, ses parlementaires, ses maires et quelques invités extérieurs pour tirer les leçons des régionales. À seize mois de la présidentielle. L'impossibilité de décrocher une région a suscité déceptions et amertume. Malgré des scores élevés, prouvant la résistance d'une dynamique électorale, les langues se délient et posent le discours économique du Front au centre des critiques parce que ses propositions en la matière sont jugées inaudibles par une partie de l'électorat de droite.
«Ce qui reste à prendre, c'est à droite», estime Franck Allisio, récent rallié venu des Républicains, engagé dans la campagne de Paca avec Marion Maréchal-Le Pen. «Si l'on veut passer de 45% à 51%, faire élire une trentaine de députés aux législatives, il faut arriver à convaincre de nouveaux électeurs de la classe moyenne, des professions libérales et des retraités», ajoute le coordinateur des jeunes entrepreneurs dans le Sud, en évoquant aussi la nécessité de préparer un terrain plus favorable aux alliances. Antoine Melliès, le président du collectif Audace (jeunes actifs patriotes), a constaté, lui aussi, qu'au-delà des chefs d'entreprise, nombre d'indépendants, petits commerçants et artisans «ne comprennent pas» le programme économique du FN. «Pour deux raisons, explique-t-il. Notre proposition sur l'euro leur fait peur et nous n'articulons pas suffisamment les questions micro et macroéconomiques.» Pour lui, il faut se pencher de manière plus visible sur le statut des indépendants, les charges sociales, la paperasserie administrative et la complexité comptable.
Dans le Pas-de-Calais, l'ex-PS Daniel Gest avait fui un parti sans «politique sociale» pour rejoindre le FN. Aujourd'hui, il attend de voir ce que le Front «va faire pour les smicards», mais, à ses yeux, la lutte contre «l'assistanat», les «fonctionnaires trop nombreux» et la «baisse des charges sociales» pour les petites entreprises devraient être une priorité.
Au Cap éco, le comité d'action programmatique chargé de la doctrine économique du FN, les experts s'agacent face aux critiques sur le caractère jugé trop «anxiogène» et «catastrophiste» de leurs prévisions. Des spécialistes maison comme Bernard Monot, Jean-Paul Tisserand ou Pierre Cros admettent la complexité d'un sujet comme la sortie de l'euro, mais, selon eux, le débat finira par s'imposer comme le discours sur l'immigration. «Le Front est très audible, mais la communication ne colle pas. Ceux qui s'expriment sur le sujet n'ont pas été capables de donner des marqueurs politiques», réagit Monot, pour qui la ligne sur l'euro peut être défendue en vantant le modèle britannique de souveraineté bancaire, monétaire et budgétaire. D'autres pensent que Marine Le Pen ne doit plus poser la sortie de l'euro comme une condition absolue. «Mais elle peut en faire un moyen de pression, comme Cameron avec le Brexit», avancent-ils.
Robert Ménard, maire de Béziers, proche du FN, est formel. «Tout est remis sur la table» et la présidente du FN «a besoin d'entendre des voix différentes». Après le séminaire du FN en février, auquel il participera, Ménard organisera un «rassemblement des droites» dans sa ville, du 27 au 29 mai. Des frontistes y seront invités pour échanger avec des gens comme Philippe de Villiers et Charles Beigbeder.
Pour Marine Le Pen, l'aggiornamento économique du Front national marquerait un changement de ligne majeur. Elle avait posé la sortie de l'euro comme préalable incontournable de son action politique. Elle avait même dit qu'elle renoncerait à la fonction présidentielle sans l'accord des Français sur cette question. En écoutant ceux qui la pressent de rééquilibrer son discours en faveur de l'économie réelle, elle sait qu'il lui faudra trouver les moyens d'articuler une nouvelle stratégie après avoir séduit un électorat populaire sensible à ses discours protectionnistes sur l'État. Ce sera l'enjeu de cette année 2016 sans élection dont les frontistes veulent tirer profit pour mieux parler aux entreprises.
Emmanuel Galiero Le Figaro :: lien
