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France et politique française - Page 3531

  • FNSEA : un 70e anniversaire au goût amer

    C’est dans la nuit du 13 au 14 mars 1946 que la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) organise son premier congrès à Paris. Elle élit son premier président, Eugène Forget, un agriculteur du Maine-et-Loire, arboriculteur de son état, et ancien syndic régional adjoint de la Corporation paysanne de son département. La veille 12 mars, le gouvernement de Félix Gouin a fait publier la loi sur le rétablissement de la liberté syndicale. Lors de ce premier congrès, Eugène Forget, alors âgé de 45 ans, fait voter le serment de l’unité paysanne afin que les plus de 2,5 millions d’agriculteurs encore en activité au sortir de la guerre puissent ne parler que d’une seule voix et peser sur les décisions gouvernementales. C’est ainsi que les Chambres d’agriculture s’engagent à ne pas donner d’avis aux pouvoirs publics sans avoir préalablement consulté les fédérations d’exploitants.

    En ce mois de mars 1946, la France a faim, le pays peine à se reconstruire, une partie des terres est inculte, la sécurité alimentaire en termes d’approvisionnement n’est pas assurée. Les tickets de rationnement (pour le sucre, l’essence et le café) ne disparaissent qu’en décembre 1949. Ceux concernant le pain, alimentation de base à l’époque, n’ont plus cours depuis le 1er février de la même année.

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  • De l’utilisation politique des subventions

    Le ministère de la Culture envisage de suspendre sa subvention aux Chorégies d’Orange. En cause, le « coup de force » de la municipalité de Jacques Bompard (Ligue du Sud) sur le festival. Une décision en forme de vengeance politique.

    Le ministère de la Culture a confirmé qu’il souhaite faire respecter « les règles de gouvernance » des Chorégies d’Orange et pourrait suspendre la subvention qui représente 6 à 7 % du budget du festival lyrique. « La ministre Audrey Azoulay constate qu’il y a une situation qu’elle considère comme anormale et, en accord avec Christian Estrosi (le président Les Républicains de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur), elle en tirera les conséquences en tout début de semaine », a déclaré à l’AFP un porte-parole du ministère. Audrey Azoulay et Christian Estrosi « ont échangé samedi sur le sujet et sur la conduite à tenir dans cette affaire »

    En cause, le présumé « coup de force » de la municipalité sur la direction du festival. L’affaire remonte à janvier, lorsque le député Thierry Mariani avait annoncé sa démission de la présidence du festival. Selon les statuts de l’association, il revient à Marie-Thérèse Galmard, adjointe à la vie sociale à la mairie, d’assurer l’intérim de la présidence, avant que le conseil d’administration élise un nouveau président. Mais Marie-Thérèse entend rester à la présidence jusqu’à la fin du mandat de Thierry Mariani en 2018, selon le directeur général du festival, Raymond Duffaut, qui a annoncé vendredi sa démission pour dénoncer « ce coup de force ».

    « On a une position simple : l’équipe dirigeante des Chorégies a été élue à l’unanimité. Le président démissionne et le texte dit que quand le président est empêché, c’est la vice-présidente qui préside », a pour sa part déclaré dimanche le maire d’Orange, Jacques Bompard. « Il y a un accord [avec le ministère] valable encore deux ans, donc (en menaçant de suspendre les subventions), la ministre affirme qu’elle méprise la loi », a-t-il ajouté. « Par ailleurs, est-ce que la ministre va rembourser toutes les subventions de la ville aux Chorégies depuis 20 ans ? » s’est-il interrogé.

    Un bel exemple de chantage politique aux subventions et de l’alignement de Christian Estrosi sur les positions du PS à qui il doit sa victoire aux régionales.

    http://fr.novopress.info/

  • Reprendre le pouvoir, de Gabriel Privat

    Dans la 65ème livraison du Lien légitimiste (sept-oct. 2015), Gabriel Privat avait déployé son talent pour nous transporter du royaume de l'impossible - celui d'une restauration monarchique ex machina - au royaume des bonnes volontés de progrès, vers la reconstruction d'un environnement favorable au retour du roi. En voici le texte, accompagné de quelques notes critiques du Piéton s'il y a lieu...

    Un constat de désastre
    Les défenseurs du roi ne manquent pas dans le pays de France. Deux sondages réalisés à vingt ans de distance, l'un en 1987 par IPSOS pour le journal Le Point et l'autre en 2007 par BVA, à la demande de l'Alliance royale pour le journal France-Dimanche, révélaient que 17 % des Français étaient soit très favorables, soit assez favorables à l'exercice du pouvoir suprême par un roi en France. Un sondage plus récent, de 2014, réalisé par Opinion Way et Sciences-Po révélait que 50 % des Français espéraient l'exercice du pouvoir par un homme fort n'ayant pas à se préoccuper des élections et du parlement, ce qui, cependant, n'est pas tout à fait la description du roi, mais d'un César, institution dictatoriale compatible avec une république. Cependant, 75 % des mêmes sondés n'accordaient plus leur confiance à l’État et à la République. Ce dernier sondage traduit-il un renversement de l'opinion en faveur de la royauté, alternative au régime républicain ? La faiblesse numérique extrême des mouvements royalistes montre le contraire.
    Ceux-ci, en nombre pléthorique, en offrent pour tous les goûts, entre différentes fidélités dynastiques, différentes approches politiques, tactiques ou stratégiques, et des sensibilités presque aussi variées qu'il y a de chapelles partisanes dans ces milieux d'autant plus éclatés qu'ils sont peu nombreux. Nous sommes loin du temps d'avant-guerre où Léon Daudet, ténor de l'Action française, réunissait 60 000 auditeurs au stade Charlety. Aujourd'hui, quand une réunion royaliste réunit plus de trente convives, ses organisateurs sont satisfaits. Lorsque la centaine est dépassée, les plus fous espoirs semblent permis…
    Ce que cela révèle, outre l'incapacité des mouvements royalistes, pour l'heure, à s'adresser au plus grand nombre, c'est surtout le fossé qui sépare le sentiment traduit par ces sondages et la réalité du choix politique. On peut espérer le retour d'un roi ou en caresser l'idée comme un doux rêve et se faire raison de la présence de la République. De la même manière, on peut soupirer devant un homme fort et retourner voter pour les mêmes aux élections suivantes. Le sentiment n'est pas une action, ni même un engagement, il engendre une sympathie. C'est un premier pas, mais c'est peu.
    Ce sentiment (ndlr: de sympathie monarchiste) est-il fiable lui-même ? Il est raisonnable de penser que oui. En effet, la question posée en 1987 et en 2007 repose sur un attachement de fond, tout à fait indépendant des querelles conjoncturelles ou politiques du moment. On peut, par conjoncture, haïr un gouvernement ou homme, même haïr un régime. Mais on ne fait pas le choix d'une institution aussi différente de celle actuellement en place, par conjoncture. Le sentiment royaliste est donc tout à fait structurel. En outre, la stabilité de la réponse à vingt ans d'écart, alors que les sondés ne sont certainement pas les mêmes et que la France, en vingt ans, a changé, permet d'accorder crédit à la solidité de ce sentiment. Sa répercussion étrange dans le sondage, lui très conjoncturel, mais à effet démultiplicateur, de 2014, confirmé par un sondage en ligne du Parisien, certes moins fiable puisque réalisé de manière spontanée et donc sans méthode statistique, mais toujours intéressant à prendre, qui en août 2014 révélait également que 52 % des sondés souhaitaient la présence d'une famille royale en France, sa répercussion donc, montre que ce sentiment est fiable et pourrait croître dans les années à venir si les cadres du régime en place venaient à continuer, comme on peut le craindre, leur politique désastreuse de gribouille.
    Les récentes déclarations d'Emmanuel Macron, ministre de l'économie, au journal L'1, en faveur d'un régime mixte mêlant démocratie et royauté, ainsi que les propos de salon que l'on entend ici ou là en faveur d'un roi, montrent la ténacité de cet attachement, comme un soupir nostalgique du temps heureux, non seulement dans les couches populaires mais aussi dans l'élite sociale.

    NDLR : Le Piéton du roi se fierait moins aux sondages que l'auteur qui ne se risque heureusement pas dans l'arithmétique des possibles. L'enquête d'opinions de SYLM de 2009 (clic) préparant aux Premières Assises Royalistes (manifestation avortée) indiquait d'une part que les monarchistes français venaient de tous les horizons politiques et classes sociales et d'autre part, qu'ils ne se maintenaient pas dans les chapelles royalistes dès qu'ils entraient dans la vie professionnelle, les devinant comme de simples "rétroviseurs". Sur la base du nombre de réponses et sur d'autres coups de sonde, on estimait le nombre de royalistes engagés (au moins une cotisation ou un abonnement) à quatre mille en France.
    Alors pourquoi ce sentiment ne se traduit-il pas en action ou en choix politique de la part des Français ? Penchons-nous sur la nature du pouvoir royal pour avoir un élément de réponse :
    Le roi est dynaste, c'est à dire qu'il exerce un pouvoir essentiellement familial. Il est l'héritier d'une famille et il transmettra à son tour la couronne à son héritier. Il n'est qu'un maillon de la chaîne, il ne s'appartient pas. Le souverain est un cas unique, il est le seul homme qui ne s'appartienne absolument pas. Un religieux prononçant des vœux perpétuels, ou un fiancé acceptant de recevoir sa fiancée pour épouse et étant reçu par elle, font le choix de ne plus s'appartenir dans l'avenir, mais c'est une décision libre, même si elle est sans retour. De la même manière, dans la plupart des cas, si une fois parent on l'est pour toujours sans retour possible, ce choix a été librement opéré au préalable avant de désirer avoir un enfant. Un homme qui engage sa parole d'honneur fait aussi un choix avant de s'abandonner. Un héritier peut toujours renoncer à son héritage. Un testateur pour toujours exclure une partie de sa succession de ses héritiers. Le roi est le seul personnage qui, à aucun moment de sa vie, n'a pu opérer le choix libre d'accéder à la couronne. Il est le seul véritable prisonnier de France, prisonnier du service de l’État, garant obligatoire de l'unité nationale, ainsi que toute sa famille. Il est la seule victime nécessaire au maintien de l'institution, c'est une sorte de sacrifié, à ceci près que le seul véritable sacrifié de l'histoire de l'humanité, Jésus Christ, a également librement consenti à la Croix, ce qui n'est pas le cas du roi, victime infiniment moins noble bien sûr, mais également infiniment moins libre.
    Dans une société où l'institution familiale est fortement installée, reconnue par tous comme utile, assise sur le mariage légitime et perpétuel, où les parents assument leurs devoirs sans sourciller et où les enfants respectent ces hiérarchies d'une institution d'amour, il est déjà difficile d'accepter une telle folie politique que cette royauté dynastique. On comprend bien que dans une société où la famille a éclaté, où plus de la moitié des enfants naissent hors mariage, où les solidarités inter-générationnelles sont amoindries, où un couple marié sur deux divorce, où en somme la famille devient à la fois une sorte d'Eden rêvé et une réalité contractuelle morne, le roi n'est plus du tout une réalité politique concevable.
    En plus d'être familiale, l'institution royale est fortement patrimoniale, mais d'un patrimoine spécial. Le roi est le maître légitime de son royaume, le maître légitime de la France, mais il n'en est que l'usufruitier. Sa possession morale du pays, qui n'est nullement matérielle, hormis sur ses biens propres, est partiellement impuissante, puisque le seul acte de volonté que puisse accomplir le souverain est de toujours chercher à préserver, voire accroître, ce bien, en vue de le léguer tel quel à son successeur. Cette patrimonialisation spécifique du territoire national est la garantie de son intégrité en royauté, contre les démantèlements, les guerres civiles, les sécessions. Mais c'est une notion toute familiale de la propriété, assez proche de celle pratiquée dans l'antiquité grecque archaïque, que l'on retrouve sous une forme très atténuée dans le régime de l'usufruit en indivision et dans les Sociétés civiles immobilières (SCI).

    NDLR : Sur la patrimonialité du roi, relire aussi Democracy : The God That Failed de Hans-Hermann Hoppe. A défaut de l'original, une présentation sur RA : De la supériorité économique de la monarchie

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  • Ras-le-bol du « pluri-quelque-chose », par Marc NOÉ

    J’aime beaucoup les reportages diffusés par différentes chaînes de télévision sur tous les pays, leur population, leurs villes, leurs mœurs et Traditions. Dans ma vie, j’ai eu la chance de pouvoir visiter quelques contrées étrangères mais en découvrir d’autres, ne serait-ce que par le petit écran, est toujours un réel plaisir.

    Qu’il s’agisse de Bombay, d’Hanoï, de Caracas, de Douala, d’Alger, de Paris, de Lisbonne… ou de n’importe quel pays ou ville, l’intérêt et la curiosité sont toujours les mêmes.

    Les commentaires de ces reportages sont également souvent très instructifs et on sent bien que les auteurs de ces productions sont eux-mêmes passionnés par leur sujet. Les particularités locales, traditions ethniques et culturelles sont présentées de manière attrayante et laudative. Ce qui me convient au plus haut point car j’ai toujours attribué beaucoup d’importance et de valeur aux mœurs et Traditions de quel qu’endroit que ce soit car « tout cela » est création des gens du cru.
    Mais alors, pourquoi, s’agissant de villes occidentales doit-on immanquablement subir les phrases de commentaires obligés du type « Paris ou Marseille ville multiculturelle ». Il faut obligatoirement que, chez nous, il y ait toujours du « pluri-quelque-chose ». Nous sommes là en plein « politiquement correct ».
    N’importe quelle contrée ou ville du monde a droit à sa propre spécificité, à sa particularité et à juste titre. Mais, dès lors que, s’agissant d’une ville ou d’un pays occidental, il nous faut avaler la couleuvre du « multi-quelque-chose ». Comme si les occidentaux de souche étaient trop limités pour avoir leurs créations propres !

    Le dernier exemple remonte à quelques instants, sur « la Une » : un reportage très intéressant sur Lisbonne avec de belles images et des commentaires appropriés. Malheureusement, tout à coup, le reportage est gâché par un commentaire stupide présentant Lisbonne comme étant une ville pluriculturelle. Tout cela, au motif que le cameraman vient de filmer quelques Africains en train de jouer du tam-tam dans une rue de la capitale. La bêtise à l’état pur.

    La connerie n’a pas de limite. Notre patience, si !...

    http://www.francepresseinfos.com/2016/03/ras-le-bol-du-pluri-quelque-chose-par.html#more

  • « Populisme sauvage » ou instinct de survie herr Schultz?

    La gauche a été très sèchement éliminée du premier tour des deux législatives partielles qui se déroulaient ce dimanche dans la 10e circonscription du Nord et  la 2e de l’Aisne. Dans le Nord, ce scrutin déclenché  par la démission de Gérald Darmanin a été marqué par une abstention très élevée (prés de huit électeurs sur dix ont boudé les urnes). Le notable républicain Vincent Ledoux, maire de Roncq et vice-président de la Métropole Européenne de Lille, a obtenu 46,84% des suffrages et se trouve en ballottage favorable face à la candidate frontiste Virginie Rosez (25,22%). Le candidat du PS Alain Mezrag, n’atteint même pas les 12% (11,24% des voix). Dans l’Aisne, où là aussi cette élection était la conséquence de la démission de Xavier Bertrand de son poste de député, l’abstention a été également  très importante (près de deux électeurs sur trois ont fait la grève du vote). Julien Dive (LR) a recueilli 36,28% des suffrages, devant la candidate FN Sylvie Saillard (28,79%) et la socialiste Anne Ferreira (15,69%). En 2012, au premier tour des législatives, le FN n’avait obtenu que 16,29% des suffrages. Enfin, dans une circonscription (la deuxième des Yvelines) totalement acquise à  la « droite« , le jeune candidat FN Vincent Collo (21 ans) est arrivé en quatrième position (plus de 9% des suffrages)  dans cette partielle rendue obligatoire par la démission de Valérie Pécresse,  juste derrière  Benjamin La Combe (9,56%) et sa liste «Yvelines pour tous», émanation de La Manif pour tous.

    Les déroutes électorales successives d’une gauche française boboïsée, draguant les clientèles et les minorités pour tenter de bricoler des majorités, traduisent son rejet  par le peuple français, notamment dans les catégories populaires qui ont été particulièrement cocufiées par elle. A l’instar des Etats-Unis où le démocrate Obama a trahi les couches populaires qui votaient souvent traditionnellement démocrate, en se vendant à Goldman Sachs, dont Hillary Clinton est soupçonnée désormais d’être  la candidate attitrée… chez les démocrates (il y en a d’autres dans le camp républicain).

    Aussi n’est il pas étonnant d’entendre le président socialiste allemand du Parlement européen, Martin Schulz, invité samedi d’ iTélé, nous dire que ni les États-Unis, ni l’Union européenne «(ne sont)  préparés » à une arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, car il « n’a aucune expérience internationale». Quand on voit vers quel précipice nous entraîne  la grande expérience internationale des Merkel, Hollande et autres grands pontes bruxellois, la réflexion pourrait être drôle si la situation n’était pas aussi dramatique. Et puis le comédien Ronald Reagan n’avait lui aussi aucune expérience de la politique internationale quand il a été élu la première fois;  cela ne l’a pas empêché d’être certainement un des meilleurs et des plus habiles présidents que les Etats-Unis ont connu.

    « Trump appartient à ces gens que nous connaissons ici aussi en Europe, qui ont pour n’importe quelle chose un bouc émissaire mais jamais une solution concrète », a encore déclaré M. Schultz, filant la comparaison,  fidèle à ses obsessions, avec la montée du  » populisme sauvage » (sic) dans l’Union européenne.

    Populisme sauvage du FN, déjà défini comme le « parti de la pensée sauvage » par le sociologue Jean Baudrillard, que le président du Parlement européen combat depuis longtemps. En 2007 nous l’avions rappelé, il avait exprimé le souhait de mettre en place un « cordon sanitaire » autour des élus  attachés au maintien des identités et des souverainetés nationales. Il  attaque depuis de manière récurrente  les défenseurs de l’Europe des patries et des nations libres.

    Samedi, le président du Parlement européen a donc de nouveau conspué le Front National qui n’aurait ni « solutions » ni « propositions concrètes »: « Le Front National, c’est un parti qui identifie des responsables, des boucs émissaires: les immigrés, le gouvernement, l’est de l’Europe, les Européens, les Allemands, n’importe qui » (sic).

    « Quand on pose la question concrètement de solutions, contre, par exemple, les délocalisations ou la concurrence déloyale : silence, rien ! », « Est-ce que vous connaissez des propositions concrètes du Front National pour ces problèmes ? Où sont les propositions concrètes de ce parti ? ». Si M. Schultz voulait faire l’effort de lire le programme frontiste et d’écouter ses dirigeants, bref de manifester une minimum d’honnêteté ou de curiosité intellectuelle, il aurait bien évidemment la réponse à ses questions.

    Martin Schultz a réservé aux auditeurs d’I télé le plus cocasse pour la fin, lors de son « analyse » des élections régionales françaises de décembre 2015. Le FN a-t-il dit, a « obtenu, dans le cadre d’une participation autour de 58%, au deuxième tour 37% ». « C’est en totalité 15-16% de la population française, donc ça veut dire (que) 84-85% des Français ont voté pour d’autres partis », a-t-il estimé. « C’est UN parti, pas LE parti des Français ».  Nicolas Bay, n’a pas manqué de lui rétorquer dans un communiqué qu’il devait « réviser d’urgence ses cours de maths de CE1 ! Le Front National ayant rassemblé 28 % des voix, il est certain que le résultat cumulé de ses adversaires n’est pas de 85 % ». L’expérience arithmétique de herr Schultz a elle aussi ses limites!

    Populisme sauvage, en fait sain instinct et réflexe de survie, que Martin Schultz a vu aussi à l’oeuvre ce dimanche dans son pays l’Allemagne, à l’occasion des élections régionales ou 13 millions d’Allemands étaient appelés aux urnes dans les Länder de Bade-Wurtemberg, de Rhénanie-Palatinat et de Saxe-Anhalt. Le parti « populiste » eurosceptique et anti immigration sauvage, Alternative pour l’Allemagne (AfD),  a réalisé une percée spectaculaire.

    Un revers cinglant, historique pour les deux principaux partis la CDU de Mme Merkel et les sociaux-démocrates (socialistes) du SPD. Le Monde s’en désole, « la CDU recule en particulier fortement dans le Bade-Wurtemberg où ils obtiendraient 27,5 % des voix. Elle est nettement devancée par les Verts (32,55 %), qui gouvernaient déjà le Land depuis quatre ans. En Rhénanie-Palatinat, elle se classe deuxième (33 %) derrière les sociaux-démocrates du SPD (37,5 %). En Saxe-Anhalt, la CDU s’en sort en tête (29 à 30 %). Mais avec de 21,5 % à 22,8 %, l’AfD obtient un score historique et se classe même deuxième force politique régionale devant la gauche radicaleDie Linke (16,5 à 17 %). »

    « Selon des résultats encore provisoires, l’AfD obtiendrait plus de 10 % des voix en Rhénanie-Palatinat, 14,5 % des voix dans le riche Bade-Wurtemberg et même 24 % des voix en Saxe-Anhalt où elle est clairement le deuxième parti, derrière la CDU. Incontestablement, les électeurs de l’AfD ont voulu sanctionner la politique d’Angela Merkel, mais selon les sondages sortis des urnes ils ont également voulu signifier leur opposition aux injustices sociales (…). L’AfD refusant de participer à quelque coalition que ce soit et les autres partis refusant également de discuter avec ce parti, la formation des coalitions pourrait être difficile. »

    En Allemagne aussi les lignes sont en train de bouger, sous la pression des événements, des menaces grandissantes sur le devenir de notre continent et de notre civilisation. Un sursaut du peuple allemand dont se félicite bien évidemment Bruno Gollnisch. Un réveil des Européens qui doit s’amplifier, tant il est vrai que c’est une véritable course contre la montre dans laquelle sont engagés les patriotes qui se battent pour la survie de leurs nations respectives.

    http://gollnisch.com/2016/03/14/populisme-sauvage-instinct-de-survie-herr-schultz/

  • Mardi 15 mars Journée de mobilisation contre la GPA

    La Manif pour Tous alerte sur l'urgence de se mobiliser contre la GPA :

    ALERTE : la Commission des Questions sociales du Conseil de l'Europe s'apprête à voter en faveur de la GPA !

    Participez aux actions près de chez vous :

    • à Paris, de 8h30 à 9h30, devant les bureaux du Conseil de l'Europe, 55 avenue Kléber, Paris 16e
    • à Strasbourg, de 8h à 9h, devant le Conseil de l'Europe
    • à Cognac, de 17h30 à 19h30, avenue d'Angoulême au rond-point entre l'hôpital de Cognac et le centre commercial Lidl
    • à Epinal, de 16h30 à 17h, place des Vosges, « opération caddies »
    • Opérations de collage et tractage à Clermont-Ferrand,Montpellier et dans de très nombreuses villes... (Contactez votre équipe locale)
    La GPA, une seule option : l'abolition !
    La GPA, c'est comme l'esclavage,
    on ne l'encadre pas, on l'interdit ! 

    Marie Bethanie

  • Pour la cumularde Emmanuelle Cosse, il n’y a pas cumul puisque ministre n’est pas un mandat

    Dans sa chronique sur RTL, Tanguy Pastureau revient sur Emmanuelle Cosse qui a vécu une semaine difficile. En effet, après avoir été radiée d’Europe Ecologie Les Verts, un journaliste l’a interrogée sur son cumul des mandats, provoquant sa fureur. Mais pour elle, il n’y a pas cumul, puisque ministre n’est pas un mandat…

    Emmanuelle Cosse va mal, elle est dans l’état psychologique de Kev Adams quand un enfant de 6 ans lui dit qu’il trouve l’âne Trotro plus drôle que lui. Cette semaine, elle a été exclue d’Europe Ecologie les Verts, le seul parti biodégradable.

    Bref, Cosse n’a plus d’amis et ses nouveaux collègues, Cazeneuve, Jean-Michel Baylet, Ségolène Royal, ont à eux trois autant d’humour qu’une planche à pain. Elle a mis ses convictions de côté, et depuis un mois avale plus de couleuvres qu’on n’en a vues en dix saisons de Koh Lanta. Exemple, avant, elle était contre le cumul des mandats, or là, elle est conseillère régionale d’Ile de France et ministre, mais elle sait qu’en mai 2017, après la fuite de Hollande en Arabie Saoudite chez son ami, le ministère c’est fini, donc elle reste conseillère.

  • La pénétration de l’islamisme n’épargne ni la police ni l’armée

    (NOVOpress via FigaroVox)
    Une note confidentielle de la préfecture de police a récemment révèlé une progression préoccupante du fondamentalisme religieux dans les commissariats tandis qu’un ancien militaire radicalisé a été arrêté au Maroc.

    Pour Thibault de Montbrial, avocat au barreau de Paris et spécialiste des questions de terrorisme, cette tendance est inquiétante.

    Concernant l’ancien militaire, Thibault de Montbrial est loin d’être étonné :

    le recrutement de l’armée est le reflet de la population française. La communauté musulmane y est très présente. La DPSD (Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense), dont la mission est d’anticiper les comportements à risque, est aux aguets.

    Va-t-on vers des cas de «Green on green» ?

    L’un des scénarii d’attentats que l’on a vu en Afghanistan est ce que les Américains appellent le «Green on green» (armée) ou le «Blue on blue» (police): des représentants des forces de l’ordre s’en prennent à leurs collègues. Quelqu’un qui porte l’uniforme s’en prend à quelqu’un d’autre, qui porte le même uniforme. Un tel scénario n’est pas impossible en France. Les forces de sécurité doivent avoir ce risque présent à l’esprit.

    http://fr.novopress.info/199344/penetration-lislamisme-nepargne-police-larmee/

  • Loi travail: François Hollande veut proposer un nouveau texte

    Face à la contestation, le président de la République a décidé de réécrire le texte intialement présenté par Myriam El Khomri...
    On efface tout et on recommence ? Selon les informations du Journal du dimanche, François Hollande déciderait ce dimanche des dernières mesures de la réforme du Travail, qu’il aurait réécrite.
    Un texte nouveau
    « Le texte va être présenté lundi pour la première fois, c’est un texte nouveau. C’est le seul texte qui comptera », confie même l’un des proches du chef de l’Etat, selon des propos révélés par le Journal du Dimanche. Des informations confirmées ce dimanche sur Europe 1 par Gérard Larcher, le patron des Républicains au Sénat. « Je crains que ce ne soit feue la loi Travail et que, cet après-midi, le président de la République et le Premier ministre en écrivent le faire-part » de décès, a-t-il notamment déclaré avant de préciser : « Si mes renseignements sont bons, on va terminer avec plus de taxes, de rigidité ».
    Le président de la République devrait voir ce dimanche son Premier ministre Manuel Valls pour discuter du contenu du texte avant sa présentation officielle lundi. En revanche, ni Myriam El Khomri, la ministre du Travail, dont la loi porte pourtant le nom, ni Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, ne semblent devoir participer à la réunion.
    Des changements significatifs

    « Hollande va essayer demain d’avoir un accord avec la CFDT. Il va falloir mettre du lourd, ils n’ont aucune raison de se faire tuer pour rien », prédit un cadre de la majorité dans le JDD.
    Il pourrait en effet y avoir quelques changements significatifs. Le gouvernement n’avait de toutes façons pas caché en fin de semaine sa volonté de faire des concessions sur ce projet de loi, qui a provoqué une forte contestation sur les réseaux sociaux et incité plusieurs centaines de milliers de personnes à battre le pavé le 9 mars.
    Toujours selon le JDD, le gouvernement pourrait par exemple renoncer au plafonnement des indemnités de licenciements, au profit d’un baromètre simplement indicatif. Autre changement majeur : l’élargissement de la durée de travail autorisée pour un apprenti à 10h par jour pourrait être abandonné. On est loin des menaces de 49-3 initialement brandies par la ministre du Travail, Myriam El Khomri.

    A.Le G. avec AFP 20 minutes :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuVZApAyZFXEhernWB.shtml