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France et politique française - Page 4048

  • Sarkozy, candidat en France ou en Israël ? La sécurité d’Israël est le combat de sa vie, déclare-t-il…

    Nicolas Sarkozy brigue la présidence de l’UMP. Avant de récupérer celle de la république française ? C’est, du moins, son ambition. Pourtant, à lire l’une de ses dernières déclarations, on peut légitimement s’interroger : ne vaudrait-il pas mieux que Nicolas Sarkozy soit candidat aux élections en Israël ? 

    Mardi soir, Nicolas Sarkozy a appelé les parlementaires de l’UMP à voter contre la proposition de résolution socialiste sur la reconnaissance d’un Etat palestinien. Cette proposition de résolution socialiste sera débattue à l’Assemblée nationale le 28 novembre, suivie d’un vote le 2 décembre. Le Sénat examinera cette résolution le 11 décembre.

    « Je demande à mes amis de voter contre ».

    « Je me battrai pour que les Palestiniens aient leur État. Mais une reconnaissance unilatérale quelques jours après un attentat meurtrier et alors qu’il n’y a aucun processus de paix, non ! ».

    Jusque là, c’est une opinion politique comme une autre. Mais c’est la suite qui surprend :

    « Je n’accepterai jamais que l’on remette en cause la sécurité d’Israël. C’est le combat de ma vie ».

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  • La théorie du genre : le livre que doit lire Najat Vallaud-Belkacem

    La ministre de l’Education, qui avait affirmé que « la théorie du genre n’existait pas », vient d’annoncer son plan d’action pour l’égalité entre filles et garçons. Eugénie Bastié lui conseille de lire La théorie du genre, de Bérénice Levet,qui a enquêté sur cette thèse controversée.

    « La « théorie du genre », ça n’existe pas ! C’est comme le monstre du Loch Ness, tout le monde en parle, mais personne ne l’a vu ! », déclarait Najat Vallaud Belkacem dans une interview au Point en juin 2013.

    Circulez y a rien à voir ! Quiconque relaye cette « rumeur » ou cette « prétendue théorie du genre » (comme l’écrit l’AFP) est taxé immédiatement d’obscurantiste, d’ufologue ou pire, de crypto-soralien. Les « experts » de la question, renvoient les « braves gens » à leurs hallucinations, se croyant suprêmement malins de faire la distinction entre d’une part les « gender studies », champ universitaire absolument objectif décrivant la part de constructions sociales dans l’altérité homme-femme, et d’autre part une « théorie du genre » fantasmée par les catholiques intégristes.

    Bérenice Levet ne tombe pas dans le panneau et assume le vocable tabou. Son livre La théorie du genre ou le monde rêvé des anges est un véritable ABCD du genre, et probablement ce qu’on a écrit de plus complet sur la question. Dans cet essai de 200 pages, cette docteur en philosophie remonte patiemment, avec érudition et pédagogie, le fil de cette idéologie, du fameux « On ne nait pas femme, on le devient » de Simone de Beauvoir, aux écrits de Judith Butler, papesse américaine du gender, en passant par les expériences du docteur John Money.

    John Money, vous connaissez ? Les partisans du genre n’aiment pas trop qu’on évoque ce cas douloureux. C’est pourtant par lui que tout commence. En 1955, il invente la notion de gender. Il travaille alors sur les enfants hermaphrodites, auxquels il attribue arbitrairement un sexe, d’abord « culturellement », puis chirurgicalement. Le pauvre Bruce en fit les frais : le pénis mutilé par une circoncision raté, Dr Money ordonne à ses parents qu’on l’éduque dès lors comme une fillette, rebaptisé Brenda. Mais à la puberté, quand vient le temps de l’opération chirurgicale censée donner à l’enfant le vagin conforme à sa nouvelle identité, Brenda se rebiffe, et reprend le nom de Bruce, en même temps qu’il (elle ?) tente de retrouver son identité masculine. « Troublé » dans son genre (comme aime à dire Judith Butler, pour qui c’est le summum de la liberté), Bruce finira par se suicider en 2002. Triste épilogue d’une réactualisation du mythe de Prométhée [...]

    La suite sur Le Figarovox

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?La-theorie-du-genre-le-livre-que

  • Le Sénat vote la fin du CDI et tout le monde s’en fout !

    L’échine courbée jusqu'à la brisure de vertèbres devant l'ultra-libéralisme. Un grand jour pour le MEDEF.

     

    14 mai 2013, la loi sur « la sécurisation de l’emploi » a été votée au Sénat, par 169 voix contre 33. La fin du CDI et tout le monde s’en moque… Pas une manifestation dans la rue, nada ! Pas le moindre sénateur pendu non plus… Les moutons ne voient pas l’abattoir que l’on construit devant la bergerie.

    

Le CDI vous préservait des licenciements sauf en cas de « cause sérieuse et réelle ». En clair, à moins d’une faute grave ou d’une inaptitude au travail, la seule chose que pouvait tenter votre patron était de vous pousser au suicide comme chez France Télécom…


    Aujourd’hui, le boss pourra vous virer pour avoir refusé de changer de poste, pour avoir refusé de changer de lieu de travail, y compris de l’autre coté de l’Hexagone… Ou simplement s’il vous juge « incompétent » !

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  • Mediapart(ial) non, vox populi, liberté d’esprit oui !

     Une fois n’est pas coutume, le très anti frontiste site Médiapart d’Edwy Plenel, mettait en ligne hier un article du dénommé Phlebas, intitulé «Le FN n’est pas antisémite». Une évidence limpide à la simple lecture du programme frontiste et à l’écoute (sans exégèse tortueuse ou maligne) des propos de ses dirigeants. Evoquant la très tendancieuse étude (l’antisémitisme dans L’opinion publique française) commanditée par Fondapol de Dominique Reynié  -que nous relations il y a peu-, l’auteur de l’article fait justice des résultats de celle-ci.  Réalisée sur la base d’un sondage par téléphone, à l’aide  de questions équivoques, il réfute les  conclusions de cette étude affirmant qu’il existerait «un niveau plus élevé d’antisémitisme dans l’électorat FN»,  chez «les électeurs du Front de Gauche, de Jean-Luc Mélenchon » et même était-il indiqué chez les musulmans. Or, «il est quasiment impossible dans ce type d’enquête téléphonique de pouvoir donner une opinion circonstanciée». «Un indicateur très intéressant: le niveau d’antisémitisme diminuerait avec le nombre d’années d’études. C’est bien évident, car on apprend à répondre politiquement correct avec les années d’étude. Le régime nazi nous a bien montré qu’il n’y avait en fait aucune corrélation réelle entre le niveau d’étude et l’antisémitisme (voir le comportement d’Heidegger et des universitaires allemands à l’époque nazi)». Et l’auteur de cet article d’affirmer que « ce que montre simplement cette étude, c’est qu’avec des questions biaisées on peut faire répondre plus facilement ce que l’on veut démontrer, à ceux qui n’ont pas bien intégré la manière de répondre politiquement correct. Et c’est pourquoi la part du vote populaire étant plus important au FN, et, dans une moindre mesure au Front de Gauche, on y trouverait un  antisémitisme plus élevé que dans les autres partis ».

    Nous prenons bonne note de ce petit mea culpa de Mediapart , ou a tout le moins de la possibilité de faire entendre sur ce site un avis qui diffère des opinions excessives et extrémistes qui y sont proférées habituellement. Cela ne remet certes pas en cause le refus par le FN de l’accès de son congrès de Lyon cette fin de semaine aux journalistes de Mediapart –ainsi qu’à ceux du Petit journal de Canal plus.

    François Bonnet, l’un des cofondateurs du site,  croit voir dans cette décision de la direction du FN la conséquence des enquêtes menées «tant sur les liens de Marine Le Pen avec les ultras de l’extrême droite qu’avec nos révélations sur le financement du FN par une banque russe, on vient gêner la grande entreprise de communication de Marine Le Pen ». «Marine Le Pen n’a toujours pas compris qu’en démocratie une presse est libre et doit être autorisée à couvrir les partis avec les choix éditoriaux des médias et non les siens».

    M. Bonnet lui n’a pas compris ( ?) que les arguments qu’il avance ne trompent plus grand monde, tant il est vrai, que TOUS les médias ou presque ont un jour ou l’autre, souvent de manière récurrente, pondu des enquêtes, des  reportages, des articles crapoteux, mensongers, partisans sur le FN, y compris depuis l’accession de Marine à la présidence du FN.

    Plutôt que d’en appeler, toute honte bue, aux principes démocratiques, il s’agirait pour Mediapart d’assumer plus honnêtement son statut, invoqué clairement par ses responsables, de media militant anti FN. Ce que ses confrères avancent en général avec moins de clarté ou d’outrecuidance c’est selon, en laissant (parfois) la parole à la défense (frontiste).

    Marine le rappelait il ya quelques mois suite à l’interdiction faite à un journaliste de ce site de suivre l’université d’été du FNJ à Fréjus: «Mediapart a organisé toute une série de débats pendant la présidentielle (de 2012). Ils ont dit clairement dans un texte : Nous inviterons tous les candidats à la présidentielle sauf Marine Le Pen. S’ils invitent tout le monde sauf moi, moi j’invite tous les journalistes sauf Mediapart (…). En faisant ça, Mediapart rompt avec la déontologie journalistique ».

    Bref, quand est adulte et responsable, on est comptable de ses prises de position, de ses déclarations de guerre et on les assume. Il est tout de même assez consternant de devoir rappeler cette évidence, notamment à un ancien militant de la Ligue communiste révolutionnaire, même embourgeoisé, comme M. Plenel …

    «J’appelle bourgeois tout ce qui pense bassement »  disait Flaubert et à l’aune de cette définition, l’électorat frontiste lui,  n’entend pas s’embourgeoiser ! Dans son édito paru dans le dernier numéro  de  l’AF,  François Marcilhac  notait que selon le récent sondage IFOP-Atlantico, « 68% de nos compatriotes seraient désormais favorables à la dénaturation du mariage et 53% à « l’adoption d’enfants par des couples de même sexe », le taux progressant fortement dans l’électorat UMP. Pour Jérôme Fourquet, de l’IFOP, « une fois que c’est voté et que la bataille est finie,  (l’)électorat flottant se rallie à la majorité et à la légalité (…)», F. Marcilhac  y voyant le fruit du  «régime d’opinion».

    «Observons toutefois ajoute-t-il, que cette propension de l’opinion à se conformer au discours dominant doit être nuancée. Le même sondage indique qu’il n’y a que chez les sympathisants du Front National que l’adhésion baisse : 44% pour le mariage homo contre 54% au début de 2013 et 28% pour l’adoption contre 38%. Ainsi, ceux qui font la démarche de promouvoir un bouleversement — réel ou supposé : peu importe en l’occurrence — de la donne politique française sont également ceux qui conservent le plus de liberté d’esprit et chez lesquels on observe même un retournement de tendance ! ».

    « Il est donc clair que les Français qui se tournent vers le FN n’attendent pas de celui-ci qu’il confonde dédiabolisation et normalisation et se soumette au politiquement correct, mais qu’il demeure, au contraire, une force politique à l’identité forte. Du reste, le parti de Marine Le Pen aurait tort de ne pas profiter du discrédit de plus en plus manifeste de Sarkozy au sein même de l’électorat le plus droitier de l’UMP. C’est donc en demeurant aux yeux des Français comme un parti qui ne lâche rien sur l’essentiel que le FN joue son avenir politique ».

    Plus largement encore ajouterons-nous,  cette capacité de résistance des Français les plus lucides à l’idéologie dominante doit être étendue également à tous les aspects du programme frontiste dont les sentencieux spécialistes tournant en boucle sur les plateaux ne  cessent de dire qu’il n’est pas « crédible ».

    Dans «Le dandy de grand chemin » Jean-Edern Hallier confiait que «le vrai n’est  jamais crédible. Le crédible est le vrai de l’opinion majoritaire. Le vrai relève de l’Aleiteia –vérité dans la philosophie grecque- et non de la doxa, c’est-à-dire de l’opinion prétendue publique. Ce n’est pas parce qu’on est minoritaire dans une société, contre la doxa, qu’on cesse d’être dans le vrai. L’opinion de la soi-disant majorité, c’est paradoxalement le contraire de la vox populi que cette majorité ne cesse de détourner (…). Une société mue et dirigée par les sondages d’opinion est une société complètement pervertie par la démagogie ».

    Ce n’est certes pas par hasard constate Bruno Gollnisch, que figure en bonne place dans le programme du FN la volonté de redonner directement  la parole au peuple par le recours à la démocratie directe. Et que cette volonté de restaurer  la vox populi fasse frissonner d’horreur et de frayeur les élites du Système et autres manipulateurs d’opinion(s).

    http://gollnisch.com/2014/11/27/mediapartial-non-vox-populi-liberte-desprit-oui/

     

  • Le chômage de longue durée a explosé depuis l'élection de François Hollande

    Les chiffres du chômage d'octobre seront publiés ce jeudi à 18h. Depuis la dernière élection présidentielle, la France compte plus d'un demi million de chômeurs de plus.

    C'est ce soir à 18 h que seront connus les chiffres du chômage pour le mois d'octobre. Si rien ne permet d'en présager les résultats, on sait déjà que la situation de l'emploi est désastreuse en France. «Soyons honnêtes: nous sommes en échec», a d'ailleurs reconnu le ministre du Travail, François Rebsamen, dans Le Parisien le 24 octobre. Fin septembre, suite à une enième hausse, la France comptait 3,4 millions de chômeurs inscrits en catégorie A à Pôle Emploi (sans aucune activité), selon le ministère du travail. Soit 508.000 de plus que lors de l'élection de François Hollande. C'est peu de dire que le chef de l'État a manqué son pari d'inverser la courbe. Depuis son arrivée à l'Élysée, le nombre d'inscrits en catégorie A n'a reculé qu'à deux reprises (hors bug SFR), en octobre 2013 et en août 2014.
    Le tableau est tout aussi sombre en prenant en comptant les personnes cherchant un poste mais ayant effectué des petits boulots (catégorie B et C de Pôle Emploi). Septembre s'est soldé par 50.200 inscrits supplémentaires dans les catégories A, B et C réunies. A la fin du troisième trimestre, plus de 5,1 millions de Français étaient soit dépourvus de toute activité, soit en sous-emploi.

    Erreur

    Plus inquiétant encore, le nombre de chômeurs de longue durée a augmenté de…. 30% depuis l'élection présidentielle: 2,2 millions de personnes sont désormais inscrites à Pôle Emploi depuis plus d'un an (en A, B, C). Les seniors ont été particulièrement touchés par ce phénomène (44% de hausse du chômage de longue durée). En outre, malgré le recours aux contrats aidés (en l'occurrence les emplois d'avenir), le nombre de chômeurs de moins de 25 ans a grimpé de 9,5% entre mai 2012 et septembre 2014. Or le gouvernement avait fait de la lutte contre le chômage des jeunes sa priorité…
    Hausse du chômage jusqu'à fin 2015

    Cette hausse du chômage est dûe à l'atonie de la croissance économique. Faute d'activité, les entreprises suppriment des postes: 34.100 emplois ont été détruits dans le secteur privé au troisième trimestre, selon l'Insee. Les économistes estiment qu'il faut que la hausse du PIB atteigne 1,5% pour que le chômage recule en France. Un rythme qui semble inaccessible à court terme. C'est pourquoi l'OCDE estime que le taux de chômage continuera à augmenter jusqu'à la fin de l'année 2015, pour atteindre 10,1% des actifs en métropole, contre 9,7% au deuxième trimestre 2014 (et 9,3% deux ans plus tôt). L'Unedic, le gestionnaire de l'assurance-chômage, voit, elle aussi, le taux de chômage à 10,1% fin 2015. Sombres perspectives que les baisses de prélèvements du pacte de responsabilité ne suffisent pas à inverser.

    Cécile Crouzel

    Le Figaro :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuEZplpEVZpTDwjsTt.shtml

  • Christiane Taubira, le tweet de trop

    Madame Taubira fait honte à la France. Lorsque la France sera une démocratie, des gens comme madame Taubira n’auront plus leur place au gouvernement.

    Christiane Taubira est décidément incontrôlable : garde des Sceaux, ministre de la Justice, chargée d’un ministère régalien parmi tous, l’ancienne indépendantiste guyanaise vient encore de ridiculiser la France à l’étranger en tenant sur Twitter des propos qui lui ont valu un sérieux recadrage du porte-parole du gouvernement, à propos de l’affaire américaine de Ferguson.

    Commentant la décision de justice prise aux États-Unis dans l’affaire Michael Brown, madame Taubira s’est livrée à des commentaires en anglais, en oubliant au passage qu’un ministre français est prié d’utiliser la langue nationale sans céder à cette anglomanie qui sévit partout. Mais peut-on demander à quelqu’un qui, toute sa vie, a lutté contre la France, de respecter son bien le plus précieux ?

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  • Répudiée, Valérie Trierweiler assure la promotion de la femme jetable

    Claire Bouglé-Le Roux, maître de conférences à l'Université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines, écrit dans Le Figarovox :

    T"[...] Vous avez défendu l'idée d'un mariage pour tous, et vous rappelez dans votre livre le rôle éminent que vous avez joué auprès de François Hollande dans ce dossier. Ce mariage, fondé sur l'amour, dont vous nous démontrez aujourd'hui, au travers de vos aventures publiques, l'éminente fragilité.

    Vous avez souhaité, avec d'autres, dont quelques femmes acharnées, déconstruire le modèle patriarcal, inscrire l'égalité dans les unions, et faire de piètres sentiments et de promesses en l'air le socle nouveau des familles. Quelle erreur! Aujourd'hui, incrédules, tant la charge est brutale, nous assistons au spectacle indécent provoqué par votre légèreté. Vous montrez comme il est dangereux pour une génération de croire impunément pouvoir bouleverser des mécanismes juridiques mûris par le temps et pensés pour traverser les siècles. Chacune d'entre nous peut bien mesurer la violence de ce que vous avez récemment subi, mais aussi la relativité des sentiments que vous avez un temps éprouvés, et considérer que c'est avec sagesse que jamais nos grands juristes français n'ont fondé sur les sentiments le mariage destiné à consolider la cellule familiale.

    Vous avez récusé l'indissolubilité imaginée par les pontifes romains pour garantir une sécurité aux femmes, et particulièrement à celles, qui, à l'instar d'Ingeburge, épouse de Philippe-Auguste, pouvaient souffrir d'un abus marital, d'autant plus cruel qu'il était le fait du prince. Vous avez renoncé même à la sacralité du mariage civil, prudemment conservée par les rédacteurs du Code, conscients de la nécessité de conforter les unions, après la tragique expérience révolutionnaire du mariage-contrat laissé à la merci des humeurs de l'une des parties. Et ce rappel de la dimension publique du mariage, «réunion d'un homme et d'une femme, association de toute la vie, mise en commun du droit divin et du droit humain», selon la belle formule du jurisconsulte romain Modestin, souligne qu'au-delà des individus, il préside au bien commun et mérite mieux que l'inconstance humaine et le caprice, fût-il royal! [...]

    L'exemple que vous vous plaisez à donner, sourire satisfait aux lèvres, et qui semble triompher au sommet de l'Etat, est le spectacle dégradant de la femme réduite à rien, précédant de peu la déliquescence de ce mariage pour tous qui ne sera plus demain une protection pour personne. Avec d'autres, vous donnez l'exemple du degré zéro du féminisme, et de votre totale incapacité à vous situer sur un autre plan que celui de votre propre personne. Aujourd'hui, Madame, à travers votre répudiation, c'est la femme jetable dont vous assurez la promotion, alors que beaucoup n'ont, ni le soutien d'un éditeur attentionné, ni même les moyens de leur solitude. De tout ceci, nous ne vous disons pas merci!"

    Michel Janva

  • Comme pour tout le reste, l’IVG devait rester une exception à la règle d’ordre public…

    Il y a 40 ans, l’avortement était dépénalisé, c’est-à-dire « toléré » en cas de détresse… Le gouvernement se bat aujourd’hui pour qu’il devienne un « droit fondamental »Une résolution sur l’avortement va effectivement être débattue aujourd’hui à l’Assemblée, jour « anniversaire » des 40 ans de la dépénalisation de l’IVG. Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, signe une tribune dans Le Figarovox pour expliquer en quoi cette résolution n’est pas conforme au droit et supplier la France de ne pas « sacraliser la désacralisation » de la vie…

    Il met en lumière le processus trompeur et destructeur systématiquement utilisé par la culture de mort pour triompher sur la vie… Petit à petit, habituer les consciences à l’abominable, changer les mots pour tromper les intelligences, asservir les volontés pour qu’elles en demandent toujours plus…

    Voici le texte.

    Les premiers mots du projet de résolution affirment que « le droit à l’avortement, souvent contesté, reste fragile ».Or, le fait de parler de l’avortement comme d’un droit montre au contraire une évolution, jamais démentie, dans le sens d’un renforcement. En 1974, il n’a jamais été question de donner un droit à l’avortement, ni de le banaliser. Il s’agissait de dépénaliser l’acte, dans certains cas, pour la femme et pour le médecin. La loi Veil de 1974 reposait sur la détresse et l’exception. Considéré comme la réponse à une situation de détresse, l’avortement ne devait être permis qu’exceptionnellement et dans des délais contraints. C’est pourquoi la loi commence par rappeler le principe garantissant « le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie », avant d’accepter la dérogation de l’avortement sur le fondement d’une détresse dont la femme n’avait d’ailleurs pas à apporter la preuve.Il s’agissait donc d’une exception à une règle d’ordre public.

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    http://www.contre-info.com/