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France et politique française - Page 4050

  • Guignol, le nouveau nom de l’anti-France, par Aristide Leucate

    Plus rien à voir avec le Guignol (affublé de son compère, Gnafron et de son acariâtre épouse, Madelon) de notre tendre enfance. Ce guignol-là s’écrit en minuscule, quand ses méfaits s’inscrivent en caractères de plomb sur le marbre fissuré de notre civilisation chancelante.

     

    Tristement comique ou comiquement triste, voici comment l’on pourrait qualifier cette brillante BD, Le Guignol de l’Elysée, dessinée par RI7 et scénarisée par Pierre Cassen, deux figures connues du site Riposte Laïque. On rit de bon cœur à l’évocation de certains épisodes comme celui du Sofitel où un présidentiable putatif dans le plus simple appareil glisse malencontreusement sur un savon et s’écrase sur le postérieur d’une femme de chambre. On rit encore lorsqu’un autre présidentiable par défaut – et qui sera finalement élu –, arborant une tête de ravi de la crèche, s’évertue à perdre du poids en regardant s’éloigner les généreuses pâtisseries qu’il affectionne tant. « Guignol » est bien senti. On aurait pu tout aussi dire bouffon, pitre, (tchao) pantin, (juste un) rigolo, les qualificatifs ne manquant pas pour décrire un ectoplasme qui non seulement attire la pluie sur lui, mais aussi les pires quolibets sur la France et ses dirigeants.

    Mais au-delà de ce clown froid, c’est toute une machinerie (machination ?) infernale que nos talentueux auteurs mettent en exergue, avec d’autant plus d’efficacité, qu’elle utilise l’image pour ce faire. Ainsi, voit-on dès la première page, « une réunion discrète de la finance mondiale » à New-York, métonymie de l’idéologie mondialiste en action, cooptant, à rebours de tout processus d’appel au peuple, le suppôt des intérêts apatrides de la gouvernance mondiale. On referme le livre sur une scène identique où l’un des protagonistes s’exclame : « si on perd le contrôle de la France, tout notre plan s’effondre ! ». Telle est la clé de compréhension d’un scénario où la réalité est, hélas, conforme à la caricature. Si le contempteur des « sans-dents » est littéralement ridiculisé (notamment lorsqu’il se fait botter le train par Poutine et souffleter par Merkel ou quand il tente, en mules et pyjamas à pois, d’échapper aux foudres hystériques de Trierweiler), on ne peut s’empêcher, par un effet de répulsion teintée de fascination, d’adorer détester ce que la gauche post-soixantuitarde a engendré de pire. Une saine catharsis qu’Aristote, dans sa célèbre Poétique, définissait sobrement d’une phrase : « et, en représentant la pitié et la frayeur, elle [la représentation] réalise une épuration [catharsis] de ce genre d’émotions ».

    Une Vallaud-Belkacem, sinistre d’Etat franco-marocaine du genre et de l’Eradication nationale, une Taubira acharnée à détruire les fondements civilisationnels d’une France qu’elle abomine, un Peillon, franc-maçon, cathophobe viscéral, mais chaud défenseur de l’allahïcité, sans oublier l’insipide Ayrault en dhimmi municipal et l’insupportable Valls en tyran islamophile atrabilaire : tous artisans méthodiques du « Grand Remplacement », abhorrant la France moisie et son peuple forcément raciste. Tous à la merci des communautarismes les plus extrémistes, relayés par une presse de « gôche » grassement subventionnée au prorata de l’évaporation de son lectorat, une magistrature SM (Syndicat de la magistrature) prenant aveuglément parti pour les assassins, leurs vraies victimes « socialement défavorisés ». Et pendant ce temps, notre pays, aux marches de ses riantes banlieues périurbaines, est livré à la barbarie haineuse de ces « chances pour la France », que quarante années de laxisme immigrationniste nous ont léguées. C’est ainsi, qu’impunément, une sous-culture lumpen-prolétarienne, « rap-tags-rage », peut exsuder sa haine anti-française.

    RI7 et Cassen nous livrent un délicat florilège de ces messages de « tolérance » et d’« amour de l’autre » : « je suis venu manger et chier là. Quand je vois la France les jambes écartées, je l’encule sans huile » (Lunatic) ; « j’baise votre nation » (Groupe 113, nominé aux 21e Victoire de la Musique) ; « la France est un pays de putes » (Smala), etc. Criant de vérité, notre Guignol de l’Elysée, plus vrai que nature, reflète, sous le trait délicieusement corrosif de RI7, une insondable médiocrité conjuguée à une terne impuissance que les dialogues incisifs de Pierre Cassen savent rendre à merveille. Que ce soit pour « faire aimer l’islam aux Français », « rompre le jeûne du Ramadan », « ouvrir des salles de shoot partout », « combattre au Mali les islamistes qu’on soutient en Syrie et en France », « augmenter l’immigration et accélérer les naturalisations », « augmenter les impôts de 30 milliards » ou embarquer notre peuple dans un funeste traité transatlantique, lui et sa cohorte de nuisibles arborent des faces de catastrophes. Par leurs actes, ils accomplissent les plus graves forfaitures appelant un exemplaire châtiment, à commencer par celui de leur déchéance d’une nationalité française qu’ils trahissent ignominieusement.

    Ces continuateurs de la Révolution française devraient, sans doute, pour certains, gravir les marches sanglantes de ces fameux « autels de la peur », ainsi dénommés par Anatole France pour désigner la peine suprême que leurs lointains inspirateurs réservaient aux « ennemis de la liberté ». Il n’est pas interdit de rêver en riant nonobstant de ces phylactères de cauchemars.

    Aristide Leucate

     

    Le Guignol de l’Elysée Editions Riposte Laïque, 19,50€ www.ripostelaique.com

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Guignol-le-nouveau-nom-de-l-anti

     

     

  • Recoupements : ne pas s’enfermer dans la grille de lecture droite - gauche ! Méthode pour agir et se former

     

    Le mouvement social initié par LMPT dépasse les « clivages ». Expérience vécue qui doit inspirer nos modes opératoires pour former et agir. Ichtus propose des formations inspirées des méthodes développées par Jean Ousset« Anthropologie et Politique »  à l’école de JP II avec Bruno de Saint Chamas, «  Faire aimer la Civilisation »  par l’Art avec Nicole Buron, «  Les ateliers de l’Histoire » avec Martin Dauch. Jean Ousset nous invite à pratiquer « la méthode des recoupements »[i] pour se former et agir à partir du réel observable et reconnu par des personnes dont les « référentiels de pensée » ne sont pas les mêmes. Suite de la publication.

    « Comment former et agir à partir de la méthode des recoupements : (Troisième partie)

    Pour que la dite « méthode des recoupements » soit sérieuse et digne d’intérêt il faut aller au fond des choses. … Méthode d’une apologétique particulièrement adaptée au pragmatisme foncier de la génération actuelle... puisqu’elle met en relief l’objectivité de l’ordre naturel et divin par le répertoire qu’elle établit des principaux carrefours de ce dernier.

    En clair, il faut désormais nous astreindre à savoir plaider, à savoir montrer, par ce que notre raisonnement aura de plus structuré, que ces vérités essentielles sont à ce point gravées dans le réel qu’elles parviennent à imposer leur reconnaissance à ceux-là même qui nient l’existence d’un ordre naturel ; à ceux-là même qui, par passion de leurs systèmes idéologiques,s’acharnent à le contester.

    Quand les chrétiens se décideront-ils à croire que toute vérité d’où quelle vienne, est de l’Esprit Saint ; par le seul fait qu’elle est vérité ?

    Dès lors, on le demande, est-il plus sûre méthode que celle de ces « recoupements », de ces « points de rencontre » pour prouver la « non-partisanerie », si l’on peut dire, de ce que nous proposons. La plus sûre méthode pour prouver à notre génération (et jusqu’aux catholiques eux-mêmes, qui ont bien besoin de s’en convaincre) que la doctrine chrétienne n’est pas une « idéologie » ; qu’elle n’est pas une « idéologie » supérieure aux autres parce que bricolée par de sérieux théologiens. Mais qu’elle est l’expression d’un réel que les non-chrétiens eux-mêmes ont été obligés de reconnaître en mille endroits. Car c’est cela que la « méthode de recoupements » a pour but d’illustrer.

    Lourd travail ? Certes ! …

    Il est, … question de montrer que même ce qui ne « converge » absolument pas se trouve, très souvent, obligé de « rencontrer », de reconnaître, de vérifier, de confirmer tels points particulièrement importants de ce que nous avons à dire. Sans que ces « recoupements » aient à être présentés comme un signe de « convergence » générale des systèmes envisagés.

    Soit l’exemple de trains allant en sens contraire ou dans des directions différentes. L’un filant de Paris vers Marseille, l’autre de Marseille vers Paris, l’autre de Toulouse vers Genève ou Strasbourg, un autre encore de Tours vers Grenoble, ou vice versa. Qui oserait dire que leurs orientations générales sont convergentes. Pourtant le fait est qu’elles s’entrecouperont à Lyon. Point, c’est tout. Le seul intérêt de leur commun passage en cet endroit est demontrer l’importance de ce noeud ferroviaire, authentique « point de passage obligé ». Et ainsi de beaucoup d’autres.

    Ce qui, au plan doctrinal qui est le nôtre, est retransposable en autant de jalons ; éléments fondamentaux d’une démonstration expérimentale du vrai, au sein même des contradictions humaines.

    La méthode des recoupements n’offre donc rien qui puisse servir à plaider la convergence (pratique ou mystique ?) de systèmes considérés dans leur ensemble. Bien au contraire ! Son intérêt n’est évident que lorsqu’il y a intersection entre des systèmes opposés, sinon irréductibles. Tel un « recoupement » entre... Pie XII et Mao. Qui oserait parler de la convergence générale de leur pensée ? L’intéressant est d’attirer l’attention sur leur seul « point de rencontre ». « Point de rencontre » très important sans doute puisque deux personnalités aussi opposées en disent même chose. Ce qui n’aurait pas lieu, certainement, si l’objet de ce recoupement ne se trouvait pas comme imposé par la structure d’un réel imposant les cheminements de son relief aux orientations les plus divergentes.

    Et c’est cela qui peut être très important à bien montrer pour essayer de briser le cloisonnement des « apriorismes » où nous enferment les partisaneries modernes.

    Vraies ou fausses, nous ne savons plus que réciter des formules apprises par coeur. Sans nous soucier beaucoup de leurs confirmations par le réel. Or, c’est là précisément que la méthode des recoupements peut exorciser nos routines, en nous contraignant à reprendre pied sur la cohérence d’une réalité qui, quoi qu’il en soit des perversions humaines, sait imposer aux plus têtus la reconnaissance de ses normes fondamentales.

    Pourquoi avoir tant insisté, se demandera-t-on, sur l’importance de cette « méthode des recoupements » ?

    Réponse : parce qu’elle nous paraît particulièrement susceptible de vaincre les difficultés qui nous empêchent de rayonner, de dépasser comme il le faudrait les limites de certains cercles ; de démystifier notre mortelle opposition en « droite » et « gauche » ; d’accentuer notre sens des variétés humaines ; de nous défendre contre les excès d’une systématisation purement idéelle de vérités pourtant incontestables.

    On l’a dit : la méthode des recoupements a pour effet de neutraliser le trop fréquent sectarisme des croyances, voire un certain sectarisme du vrai,  en ce sens qu’elle permet d’éviter à chacun de succomber aux tentations exclusivement idéelles de ses options. (Sectarisme du vrai qui ne fut pas le cas de l’Eglise à ses grandes époques. Eglise toujours ouverte à tout ce qui pouvait se découvrir de vrai, de bon et de beau dans les civilisations non chrétiennes. Tout le positif de la pensée et de la morale antique. Les plus beaux nus de la Grèce et de Rome. A un point tel que maints ennemis de l’Eglise l’accusent de n’avoir été qu’une entreprise de récupérationd’éléments étrangers au christianisme proprement dit.)

    D’où l’exemple des premiers apologistes chrétiens, qui, loin de s’enfermer dans la clôture privilégiée de la vérité qu’ils possédaient ne se lassèrent pas d’invoquer tout ce qu’ils pouvaient découvrir de vrai dans l’enseignement des auteurs païens ; non pour « converger » dans leur paganisme, mais pour les aider à passer de leurs vérités fragmentaires à la vérité tout court.

    « Méthode des recoupements » qui permet de sensibiliser l’interlocuteur en permettant de lui offrir, en forme de « points de rencontre », des références qui sont en quelque sorte les siennes. Ce qui montre qu’on le connaît, lui et ce qu’il aime ; qu’on vient à lui sans le prendre à zéro. Sans sectarisme. Méthode qui ne peut que favoriser un dialogue moins crispé. Méthode de Notre Seigneur Lui-même, en plusieurs circonstances. (Soit encore le début de l’Evangile de saint Jean. Récupération magistrale du « logos » grec (le « Verbe ») avec tout ce que saint Jean lui fait dire en plus auquel les Grecs n’avaient jamais pensé.)

    Méthode qui, avant d’infliger à l’interlocuteur ce que nous pensons,consiste à s’enquérir de ce qu’il est, de ce qu’il pense (au moins en gros). Ce qui n’est qu’élémentaire courtoisie, sinon prudence indispensable.

    Méthode qui impose de commencer non par une apposition d’étiquette, mais par un souci scrupuleux de savoir ce qui, dans le concret, dans le réel, peut être invoqué pour fournir un point d’entente préalable au développement de ce qu’on souhaite soutenir.

    Méthode particulièrement humaine puisqu’elle s’ordonne essentiellement à des êtres de chair et de sang et non à la réfutation de purs systèmes, au seul libellé de la vignette qu’on a pu coller sur le front de l’interlocuteur, à la seule idée qu’on se fait du système qu’il est supposé professer.

    Car tout être humain est un polyèdre aux facettes nombreuses. Et s’il est vrai que plusieurs de celles-ci peuvent être peintes aux couleurs d’une idéologie, il est très rare que la totalité des dites facettes en soit également peinturée. Hommes et femmes donc qui peuvent se réclamer de tel parti, exhiber tel insigne, mais qu’on mutile odieusement en les réduisant à l’évocation de ces seuls éléments. Car la réalité de ces hommes et de ces femmes est qu’ils sont aussi habitants d’une ville ou d’un village ; donnés à tel métier ; passionnés par tel art, tel loisir ; apparenté aux X ; voisins des Y. Toutes personnes qui peuvent être en désaccord sur tel ou tel point, mais qu’on peut aborder par tel ou tel autre. Cheminements par lesquels le croyant et l’incroyant, le progressiste et le « réac » se connaissent sous d’autres traits que ces seuls-là. Autrement dit, sans se trouver réduits au « champ clos » des irréductibles oppositions suggérées par l’étiquette qui les désigne.

    Méthode des recoupements qui, si elle était systématiquement pratiquée, parviendrait non seulement à montrer l’inanité de l’opposition « droite-gauche » mais à rendre psychologiquement impossible l’habitude d’une pareille dialectique ! Puisque par le jeu des « points de rencontre » il serait possible de découvrir des thèmes réputés de droite soutenus par des gens « réputés de gauche ». Et inversement ! Ce qui, bien sûr, ne saurait garantir une concordre générale, mais ce qui pourrait amorcer la pratique d’une autre façon de faire, de se comporter, d’argumenter au moins en matière sociale et politique. Puisqu’enfin c’est parce que des chrétiens n’ont pas craint de raisonner ainsi que l’univers païen de l’Occident a été conquis et qu’au sommet de la pyramide fondée par saint Justin et les apologistes, brille encore et brillera toujours le soleil de la synthèse thomiste. »

    A suivre …la semaine prochaine…


    [i] Permanences n° 174, novembre 1980, p. 36 à 41.

    Le Salon Beige

  • Les Familles Plumées à Bordeaux

    Partout en France et à l’appel du collectif "Les Familles Plumées" des français se sont rassemblés devant les préfectures. Notre section bordelaise était au rendez-vous.

    Une partie de la section de Bordeaux était présente hier à la manifestation des Familles Plumées pour protester contre la politique familiale du gouvernement et plus particulièrement en matière d’allocations familiales. La famille est la base de la nation, l’AF est en première ligne et ne lâchera rien !

    [Images France 3 Aquitaine]

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Les-Familles-Plumees-a-Bordeaux

  • Juppé/Bayrou : vous parlez d’une promesse d’avenir !

    La presse est en train de nous fabriquer le futur « leader incontournable » de 2017.

    Alain Juppé, « homme politique de l’année »: oui, vous avez bien lu ! La presse est en train de nous fabriquer le futur « leader incontournable » de 2017. La France aurait besoin d’autre chose, aujourd’hui, que de parler des élections futures, pourtant on ne parle que de cela.

    Pour faire mousser l’affaire, il fallait en fabriquer un, c’est fait, c’est Juppé qui l’emporte. Vous savez, l’homme providentiel qui ne propose rien, celui qui est d’accord sur tout ce qui se passe de peur de perdre une voix. Celui, enfin, qui offre aux Frères musulmans un terrain immense pour faire construire une des plus grandes mosquées de France à Bordeaux. En un mot, comme d’habitude en France, celui qui fait de la politique sans rien faire de concret est au sommet des sondages.

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  • Le coût de l'immigration en France (suite mais pas fin)

    Plusieurs chercheurs, dont Pierre Milloz, avaient tenté de mesurer le coût de l'immigration. Gourévitch a mené une analyse extrêmement serrée et rigoureuse, sans passion aucune. Sa conclusion ? Si l'on ajoute   le surcoût de l'immigration irrégulière, le déficit de la balance recettes/dépenses de l'immigration en France se monte à 8,9 milliards d'euros. Mais ce n'est pas tout. À ce déficit, il faut ajouter des dépenses d'investissement de 10,05 milliards d'euros, dont 6,908 milliards pour la politique d'intégration. Le déficit total se monte donc 18,9 milliards. Gourévitch note que, chaque année, l'immigration coûte à la France 0,96 point de PIB. Un constat effrayant...

    source Rivarol 

  • La complaisance politico-médiatique à l'égard des Femen

    Communiqué de Karim Ouchikh, président du SIEL :

    K"Une militante Femen s’est exhibée hier sur l'autel de la cathédrale de Strasbourg, seins nus, pour fustiger la visite du pape François prévue ce mardi auprès des institutions européennes. Multipliant les actes de sacrilège, en toute impunité judiciaire, ce mouvement féministe radical manifeste une fois de plus sa haine sélective à l’égard du christianisme. Comme il fallait s’y attendre, les pouvoirs publics n’ont que faiblement réagi à ces nouvelles exactions : la condamnation officielle du ministre Bernard Cazeneuve est à la fois tardive et insuffisante.

    Pourtant prompte à dénoncer dans son ensemble les atteintes aux édifices appartenant aux autres confessions religieuses, la classe politique française n’a guère désapprouvé cette odieuse profanation d'un lieu de culte catholique, comme si le christianisme n’avait pas le droit en France à un égal respect.

    Cette intolérable complaisance politico-médiatique relève d’un phénomène détestable de christianophobie rampante qui doit être combattu avec la dernière force, pour au moins deux raisons.

    Le principe de laïcité garantit l’exercice paisible de tous les cultes en France et le christianisme ne saurait donc être considéré, au regard de ce régime de protection légale, comme une religion de second rang.

    Si l’égalité juridique des cultes est la règle en France, le catholicisme doit bénéficier cependant d’une prééminence culturelle devant la mémoire, pour des raisons historiques évidentes. C’est bien au nom du respect des racines chrétiennes de la France qu’il nous appartient ainsi d’honorer collectivement cet héritage spirituel considérable, sans la préservation duquel l’identité charnelle de notre pays s’exposerait à une mutilation sans rémission."

    Michel Janva

  • Explosion des impots fonciers La France assassinée

    Explosion des impôts fonciers … La France « assassinée »
    Enquête en Haute-Savoie d’Armel Joubert des Ouches

    Comment vont réagir les Français lorsque des dizaines de milliers d’entres eux vont recevoir à leur domicile une lettre des impôts leur réclamant 10.000, 20.000 ou 30.000 euros au titre de la nouvelle taxe sur les terrains à bâtir ?
    Afin de « forcer » la vente des terrains constructibles, la Loi de Finances 2013/2014 a prévu une majoration automatique de la taxe foncière. C’est la nouvelle trouvaille du gouvernement pour  » trouver de l’argent  » et imposer aux propriétaires terriens de vendre leurs parcelles pour faire construire des logements.

    Dans les territoires où la taxe sur les logements vacants est applicable, le Code des impôts prévoit donc ceci : « la valeur locative cadastrale des terrains constructibles est majorée d’une valeur forfaitaire fixée à 5 euros par mètres carrés pour les impositions dues au titre des années 2015 /2016, puis à 10 euros » l’année suivante. L’UNPI, l’Union Nationale de la Propriété Immobilière considère cette réforme particulièrement « attentatoire » au droit des propriétaires qui souhaitent conserver leur terrain.

    En Haute-Savoie, les élus, maires et députés se mobilisent pour contrer cette mesure.
    Reinformation.tv

    http://www.altermedia.info/france-belgique/

  • Femen à Strasbourg : quand l’État va-t-il enfin se décider à intervenir ?

    Après la profanation de l’Eglise de Strasbourg par les Femen, l’abbé Pierre-Hervé Grosjean réagit en exclusivité pour FigaroVox.

    Une militante Femen est montée en début d’après-midi sur l’autel de la cathédrale de Strasbourg, seins nus, pour dénoncer le caractère politique de la visite du pape François, prévue mardi dans les institutions européennes. Faut-il réagir à ce genre de provocation ?

    L’abbé Grosjean : La venue du Pape au parlement européen ne scandalise personne, au contraire !... Tant sa sagesse et sa bienveillance pour tous marquent les coeurs et les esprits... Sa parole est attendue, on le croit capable de redonner à cette Europe qui doute d’elle-même le sens de sa mission. Tout le monde se réjouit d’écouter cette voix de la sagesse... sauf Jean-Luc Mélenchon et les Femen ! C’est dire... Ces dernières le font savoir à leur façon : simulacre d’enlèvement d’un prêtre, action indigne dans la cathédrale de Strasbourg... Faut-il encore réagir à leurs provocations ? On est partagé. D’un côté la réticence à leur faire de la publicité. Elles n’attendent que ça, n’existent que pour ça. Le silence, l’indifférence et l’ignorance sont sans doute ce qu’elles redoutent le plus. On a même un peu de compassion pour elles, au fur et à mesure qu’elles s’enfoncent dans le pathétique. Même Caroline Fourest, autrefois fervente admiratrice, s’éloigne peu à peu d’elles... Et puis, il est bien plus utile de parler de ce que le Pape va dire. L’évènement, c’est lui. Pas elles.

    Alors pourquoi choisir de vous exprimer ...

    Mais de l’autre côté, reste l’intuition que la profanation d’un lieu de culte n’est jamais anodine. Qu’on ne peut ni ne doit s’y habituer. Qu’à l’heure où des familles vivent dans l’angoisse l’attente du retour d’un fils ou d’un père otage, on ne peut admettre que d’autres jouent sur ce registre, et fassent ainsi l’apologie de la violence. C’est odieux. Alors on se dit qu’une fois encore, il ne faut pas se taire. Nous avons le droit, nous aussi catholiques, tout comme nos frères d’autres religions, au respect de nos lieux de culte, de ce que nous sommes, de ce qui est sacré pour nous. La laïcité, ce n’est pas de nous faire taire, ou de faire taire le Pape. La laïcité, c’est d’abord le respect. Il est urgent que l’État prenne les moyens de garantir à tous ce respect là.

    Pierre-Hervé Grosjean est prêtre du Diocèse de Versailles, secrétaire Général de la Commission Ethique & Politique du Diocèse, et curé de Saint-Cyr l’Ecole.

     

    Vu sur Le Figarovox

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Femen-a-Strasbourg-quand-l-Etat-va

  • L'avortement et la croissance de la culture de mort

    Un débat sur l'avortement a récemment été annulé à l'université d'Oxford parce qu'il s'agit d'un sujet dont on ne doit pas débattre. Tim Stanley, catholique, a donc diffusé l'intervention qu'il n'a pas pu prononcer. Extraits de la traduction de Jeanne Smits :

    A"[...] je suis ici pour débattre d’un point précis : oui ou non la culture de l’avortement fait-elle du mal à la Grande-Bretagne. Je définis la culture de l’avortement comme une culture où l’avortement est si fréquent qu’il commence à apparaître comme une forme habituelle de contraception, comme le suggèrent les statistiques ; où l’opinion est largement partagée selon laquelle il s’agit d’un droit, qu’il n’est associé à aucun risque, et que de fait il représente une sorte libération pour les femmes qui y ont accès. Dans une culture de l’avortement, le débat même sur l’avortement serait controversé, voire impossible. Les tentatives pour empêcher cette discussion raisonnable suggèrent qu’une telle culture existe bien.Mais je pense que la culture de l’avortement aggrave en réalité certaines injustices au sein de notre société. [...]

    Puisque nous parlons de la pression de la culture, parlons aussi de la « disponibilité ».L’avortement à la demande alimente l’idée selon laquelle nous avons tous droit à une entière autonomie et à être libérés de toute responsabilité à l’égard d’autrui.C’est une bonne nouvelle pour les forts, elle est mauvaise pour les vulnérables.

    Pensez maintenant à cette étrange hypocrisie. Nous vivons dans une société où les droits des personnes handicapées nous importent beaucoup – ainsi que le montre l’opposition aux réformes gouvernementales à propos des subventions en leur faveur – et nous nous disons toujours qu’ils ont droit à l’entière citoyenneté.Mais nous disons également aux femmes enceintes que si leurs enfants sont handicapés, elles ont alors un droit absolu à avorter.Les résultats sont assez inquiétants. Neuf bébés sur 10 porteurs d’un diagnostic de spina bifida sont avortés. La proportion est à peu près la même pour les enfants trisomiques.De fait une étude de 2009 a montré que chaque jour trois bébés sont avortés pour trisomie.

    Je le répète : je ne dis pas que les femmes ne doivent pas être libres prendre cette décision. Tout ce que je dis, c’est que dans une culture de l’avortement, il y a une pression favorable pour l’avortement, qui apparaît comme une option d’une facilité mythique. [...]

    Il est en outre parfaitement raisonnable qu’une culture qui considère la vie comme jetable a un bout du cycle de la vie puisse la considérer comme tout aussi jetable à d’autres moments de cycle. Ce point de vue a été exprimée avec brio dans un article du Journal of Medical Ethics par Alberto Giubilini et Francesca Minerva, qui soutenaient que les nouveau-nés ne sont pas de vraies personnes et n’ont pas un droit moral à la vie : après tout ils ne sont pas, tout comme l’embryon dans le sein maternel, entièrement autonomes par rapport à leurs parents. Ils ont soutenu que les enfants etles parents doivent être en mesure de faire tuer leur bébé s’il s’avère qu’il est handicapé à la naissance. Il est parfaitement naturel d’étendre cette logique qui à l’euthanasie[...].

    Je n’ai pas toujours été pro-vie. Je le suis devenu lorsque mes recherches historiques sur le mouvement conservateur américain m’ont contraint, à mon corps défendant, à lire des textes pro-vie.J’ai été horrifié de découvrir à quel point l’avortement est sordide. A quel point il peut être douloureux. Il y a des preuves montrant ses effets psychologiques à long terme. [...] Pourquoi ne le savais-je pas ? Parce que, tandis que l’avortement provoque des traumatismes dans notre société, nous réglons le problème en l’ignorant. Cela est tout à fait dans la logique qui fait que nous ignorons les taux de suicide épouvantablement élevés en prison ; que nous ignorons le niveau de soins déplorable dans les maisons pour personnes âgées ; que nous ignorons les abus et les viols d’enfant dans les services spécialisés pour l’enfance. Et voici ce qu’il y a de doublement pervers dans la culture de l’avortement : nous avons ont effectivement ouvert les vannes à quelque chose, et puis nous avons refusé de parler de sa réalité. L’avortement est au centre même de l’état thérapeutique : l’état qui anesthésie la douleur avec des solutions simplistes plutôt que de s’intéresser à leurs causes complexes."

    Michel Janva