À Valbonne, les partisans de la famille et du mariage, les défenseurs des enfants contre le projet de loi mortifère.
Nous ne lâcherons rien !

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À Valbonne, les partisans de la famille et du mariage, les défenseurs des enfants contre le projet de loi mortifère.
Nous ne lâcherons rien !

Jacques Bompard proteste contre les arrestations de manifestants opposés à la dénaturation du mariage :
" Les rafles systématiques et massives de manifestants pacifiques que l'on voit se multiplier depuis plusieurs jours sur ordre du gouvernement sont extrêmement inquiétantes. Elle le sont au regard du droit des personnes et du respect de la liberté de réunion et donc de la démocratie.
Elles le sont également d'un point de vue politique. En effet, il est du devoir d'un gouvernement d'apaiser les esprits et non de les provoquer et de les exciter. Or, c'est ce que le gouvernement socialiste fait depuis des mois, avec une accélération brutale depuis une semaine. D'abord par un vote sénatorial de république bananière. Ensuite, en avançant d'un mois le vote de la loi Taubira à l'Assemblée nationale. Enfin, en arrêtant des centaines de manifestants, dont de nombreuses mères de familles, pour le seul crime d'être entré dans le jardin du Luxembourg ou d'avoir voulu camper aux abords de l'Assemblée, ce qui est accepté venant de la part d'autres manifestants.
Tout dans les actes de ce gouvernement traduit l'affolement, l'amateurisme et le mépris des Français. Il est vrai que, pour la première fois dans notre république, nous avons à l'Elysée un président élu par une minorité d'électeurs, et qui bat en moins d'un an tous les records d'impopularité. François Hollande ne dispose plus aujourd'hui d'aucune légitimité démocratique. Contesté largement à gauche, ayant trahi les ouvriers de l'aciérie comme ceux de l'automobile, il lui reste pourtant – en théorie - plus de quatre années de mandat à accomplir. Sa responsabilité dans les évènements actuels comme dans ceux qui ne manqueront pas de venir est donc totale, entière, définitive. Il lui appartient d'en prendre conscience, de cesser de prendre en otage les forces de l'ordre face aux manifestations pacifiques, et de retirer le projet de loi Taubira. Echouant sur tous les fronts économiques et sociaux, que, du moins, il apporte l'apaisement dont le pays a besoin."
[Tribune libre d'un lecteur, initialement parue dans Rivarol, à propos des « forces de l'ordre ». Les commentaires sont ouverts.]
« La manifestation de dimanche dernier fut une incontestable réussite. Réunir plus d’un million de personnes dans les rues de Paris, une deuxième fois, alors que le système médiatique avait organisé un silence quasi total sur cette manifestation relève du véritable exploit. Et cette réussite est bien moins due à l’insupportable Barjot et ses sbires UMP qu’au Peuple de France qui, ce dimanche 24 mars 2013, s’est levé contre un système voulant lui imposer par la force une nouvelle loi inique.
Quelle était belle cette journée ! Les drapeaux de nos provinces flottaient au vent et cette immense foule venue de la France entière prenait possession du pavé parisien. Il y avait quelque chose de magique : déambuler dans les rues de Paris avec autour de soi des visages souriants, amicaux, joyeux… des visages qui nous ressemblent. Des femmes, des enfants, des adolescents, des anciens, des hommes d’âge mûr… un concentré magnifique de notre Peuple. Pour nous, Français de ce début de XXIème siècle qui sommes noyés quotidiennement dans le cosmopolitisme le plus noir, il était exaltant et fascinant de marcher au milieu d’un bon million de vrais Français, blancs et catholiques en plein Paris ! Ce jour-là, on pouvait sentir, on pouvait palper l’âme de la France éternelle !
Voilà pour le côté positif de cette journée, explorons maintenant le côté sombre, la haine et la bêtise qui ont fait face au doux Peuple de France. Je sais que les lignes qui vont suivre choqueront certains mais elle doivent être dites. Il n’y a pas de mots assez forts pour condamner l’attitude violente et disproportionnée des forces de l’ordre républicain ce jour-là. Les policiers et les gendarmes, qui ont gazé des poussettes et des vieillards, matraqué à coups de tonfa des femmes et des enfants, sont des porcs ! Ces actes odieux appellent vengeance sur ceux qui les ont commis.
Mais ce qui rend leur crime encore plus insupportable au nationaliste que je suis, c’est que je sais que la plus grande majorité de ces porcs appartiennent à ce que l’on appelle la « droite nationale ».
Il fallait les voir, ces crétins au crâne rasé et au menton mussolinien, contents d’avoir tabassé de jeunes Français qui pourraient être leurs frères ou leurs cousins. Il fallait les voir, ces robocops hautains, expliquer à une vieille dame qu’ils avaient des ordres et que c’est pour cela qu’ils avaient gazé son pauvre mari. Il fallait les voir, ces jeunes gendarmes mobiles avec leurs gueules de fafounets, fiers de défendre la république maçonnique et sodomite… La Gueuse ne recrute pas ses gardes du corps chez Mélenchon ou à la LCR. Ainsi, ce sont de « bons fafs » et autres électeurs du Front National qui font le sale boulot du socialiste franc-maçon Valls !
C’est pourquoi il est scandaleux et politiquement criminel que chaque année de jeunes militants nationalistes s’engagent dans la gendarmerie ou la police. Ce n’est pas leur place. Ce n’est pas à nous, nationalistes, de servir de bras armé à un régime que l’on combat. Les arguments alimentaires du style – il faut bien avoir un job – ou sécuritaires du style – il faut bien des policiers pour nous protéger – sont complètement ineptes. On n’accepte pas n’importe quel boulot sous prétexte de gagner sa croûte. Sinon, cela s’appelle de la prostitution. Et croire ou faire croire que la police protège la population française relève de la débilité la plus profonde. La police comme la gendarmerie ont comme mission première de sauvegarder cette odieuse république, pas de protéger les citoyens français. Ne parlons pas de l’argument de certains jeunes niais qui osent affirmer qu’en s’engageant ils changeront la police de l’intérieur (sic). Il est grand temps de dénoncer ce scandale permanent dans nos milieux. Il est grand temps de prendre conscience de l’importance politique de nos choix professionnels. L’intérêt personnel n’a pas le droit de primer sur l’intérêt de notre combat politique et de la France. Pas un natio dans la flicaille républicaine !
Quand on discute avec des policiers ou des gendarmes dans nos milieux (et ils sont nombreux), ils vous jurent tous la main sur le cœur que le jour où ils auront des ordres qui iront vraiment contre leurs idées, ils démissionneront… Je sais que certains membres des forces de l’ordre présents ce dimanche liront ces quelques lignes. Alors toi que j’ai vu, avenue de la Grande Armée, que vas-tu faire ? Vas-tu démissionner et te retrouver au chômage comme des millions de nos compatriotes mais en préservant ton honneur ou vas-tu rester pour la gamelle comme une vulgaire petite tapette ?
Peut-être que gazer des enfants et des vieillards n’est pas suffisamment grave pour toi ? Attends-tu que le gouvernement t’ordonne d’ouvrir le feu sur tes frères, comme en 1962 rue d’Isly, pour ouvrir les yeux ?
Choisis ton camp camarade ! »
Paul THORE http://www.contre-info.com
Ce sont plus de 70 voitures et 200 personnes qui se sont rassemblées à Vannes lundi soir pour effectuer un tour de la ville de 21h00 à 22h00. Klaxons, sifflets, corne de brume, drapeaux étaient au rendez-vous. Le convoi a traversé la ville en passant devant la mairie, le conseil général et la préfecture où des policiers étaient présents. Ces derniers, avertis à la dernière minute, ont assurer en toute discrétion la sécurité de l'évènement.
Le maire de Vannes, David Robo, a quitté un dîner officiel pour rejoindre les manifestants sur le parking à l'arrivée se faisant prendre en photo entouré de jeunes et de plusieurs drapeaux de la Manif pour Tous. La presse locale en parle déjà.
On ne lâche rien à Vannes ! Rendez-vous mercredi 17 avril à 18h00 sur le port.
Pour Philippe Tesson, “la France désespère et le monde rigole“. L’incurie de la majorité accentue le malaise de nos concitoyens. Attention, (grand) danger !
Par Philippe Tesson
C’est lui, François Hollande, qui, lorsque éclata le scandale Cahuzac, en relativisa la portée en le réduisant à une affaire individuelle, et c’est lui, le même François Hollande, qui aujourd’hui provoque une affaire d’État en décidant d’un train de mesures propres à “moraliser la vie publique“ qui jette le trouble dans le pays.
Ainsi fait le pompier incendiaire.
La publication dès ce soir du patrimoine des ministres et de celui des élus dans la foulée est une initiative irresponsable. Elle va largement au-delà du symbole. Son caractère précipité est un aveu d’opportunisme démagogique. Elle est décriée par les amis politiques du président eux-mêmes (Bartolone), ridiculisée par certains d’entre eux (Montebourg). Nombreux parmi les élus y voient une humiliation, voire une insulte.
Son efficacité est à juste titre réputée douteuse. Elle rejoint et justifie les discours populistes des extrémistes de droite comme de gauche. Elle flatte les instincts populaires les moins nobles. Elle introduit dans les esprits le soupçon d’une présomption de culpabilité. Elle participe d’un procédé de délation. Elle est un instrument de haine sous couvert d’une intention de vertu. Elle tire encore un peu plus la France vers le bas.
Qu’il s’occupe donc de l’essentiel !
Selon une étude Viavoice, citée samedi par Le Figaro, 50 % des jeunes Français de 18 à 24 ans souhaiteraient vivre dans un autre pays que le leur. 36 % d’entre eux seulement croient dans l’avenir de leur pays, alors que 75 % croient dans l’avenir de l’Allemagne et 67 % dans celui des États-Unis.
Ces chiffres sont les plus affligeants jamais publiés sur l’état moral de notre pays. À ce tableau dramatique, qu’opposent Hollande et les siens ?
Quelles raisons d’espérer offrent-ils à cette jeunesse-là dont il avait pourtant fait sa priorité ? Quel exemple lui donne-t-il ? Quelle décision audacieuse et positive ? Réponse : l’obligation faite aux élus d’afficher leur patrimoine ! Une compétition misérable : le concours du plus pauvre ! À quel prix ? Une semaine perdue pour concevoir cette facétie.
Combien de chômeurs de plus pendant ce temps, combien de dixièmes de point de déficit, combien de parts de marché en moins ?
Qu’il s’occupe donc de l’essentiel ! Quel aveu d’impuissance dans cette malfaisance ! La France désespère et le monde rigole. Qui donc est cet homme-là ? Quelle ligne politique est donc la sienne, quelle cohérence ?
Finalement toutes les gauches se réunissent et se résument en lui, depuis la Révolution jusqu’à nos jours, il les touille dans une grande marmite où chacun des siens retrouve un jour un résidu de son courant pour le perdre de vue le lendemain. Il est l’homme de la synthèse, le dénominateur commun, c’est-à-dire la marmelade. Il l’était déjà “en tant que premier secrétaire du Parti socialiste”. Visiblement il l’est resté en tant que “moi, président de la République”.
Or l’heure n’est plus à la synthèse. Elle est au choix. Il se dit social-démocrate. Alors qu’au moins il assume la social-démocratie ! Il n’a vraiment jamais assumé qu’en matière fiscale, et avec le talent que l’on sait ! Pour le reste, ce ne fut et ce n’est que bidon, défausse, frime, zigzag et compagnie.
Le peuple en a marre de ces simagrées, de ce bricolage, de ces feintes perpétuelles ; il va se fâcher.
Il y a quelques mois, le Comité directeur du Carrefour des Acteurs Sociaux (C.A.S.) animé par Joël Broquet, en particulier son pôle « Territoires », proposait à un questionnaire d’enquête consacré à la question territoriale dans l’Hexagone. Georges Feltin-Tracol, rédacteur en chef d’Europe Maxima, a bien voulu y participer. Les réponses mises en ligne ci-dessous ont été largement développées par rapport à la version initiale envoyée au C.A.S.
Cet entretien paraît approprié au lendemain du « non » alsacien qui ne résout rien et qui aggrave au contraire les problèmes territoriaux issus d’une décentralisation trop technocratique dès le départ. L’échec du référendum régional alsacien témoigne aussi de la nécessité pour les prochaines consultations locales d’affronter frontalement notables et élus locaux.
Carrefour des Acteurs Sociaux : Selon vous, quelle organisation territoriale serait à préconiser pour optimiser les actions publiques ?
Georges Feltin-Tracol : À mes yeux, le territoire administratif le plus optimal en matière d’actions publiques demeure la région. Toutefois, il est primordial de réviser en profondeur et d’une manière complète la carte administrative territoriale en s’appuyant sur des régions rectifiées (fusion des deux demi-régions normandes, rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, création d’une région « Pays-Bas français » sur les régions Picardie et Nord – Pas-de-Calais, fusion de départements en Alsace, en Corse, en Savoie) et réduites en nombre (22, c’est trop).
C.A.S. : Quel échelon actuel est-il, selon vous, pertinent aujourd’hui ?
G.F.-T. : Outre la région, l’autre échelon pertinent me paraît être l’arrondissement rectifié. Mais attention ! La notion d’arrondissement est à modifier complètement. En effet, l’essor des modes de transport (voiture, train), l’implantation des centres commerciaux en périphérie des villes et l’étalement urbain sur les zones rurales proches (ce qui est un grave problème en soi) entraînent une véritable révolution territoriale administrative silencieuse. Face à l’effacement de la distinction rural / urbain, la région et l’arrondissement rectifié afin qu’il corresponde à un bassin de vie autour d’une ville-centre paraissent des échelons pertinents.
C.A.S. : « L’abrogation » de la démarche Pays vous semble-t-elle justifiée ?
G.F.-T. : Oui, dans le cadre actuel. En revanche, dans le cadre de l’arrondissement – bassin de vie, le « pays » pourrait renaître à la fois en tant que successeur de l’arrondissement actuel et qu’en espace optimal de proximité à la condition que ce nouvel arrondissement ou pays fusionne avec le canton, l’intercommunalité et l’actuel « pays ».
C.A.S. : Comment la gouvernance territoriale devrait-elle être organisée ?
G.F.-T. : D’abord, il faut sortir de la novlangue officielle en place. « Gouvernance » relève du jargon bureaucratique d’essence libérale-mondialiste. Le gouvernement idoine des territoires serait un recours massif et permanent à la démocratie directe.
Il est important d’abandonner le régime d’assemblée en vigueur dans les collectivités municipales, départementales et régionales et l’omnipotence de l’exécutif territorial en appliquant une large démocratie directe. Outre le contrôle civique des élus par les droits populaires de surveillance, de veto et de proposition, les responsables territoriaux devraient être tirés au sort, ne cumuler aucun mandat, être révocables et détenir un mandat impératif. Une autre réforme de taille serait d’instaurer la responsabilité sur leurs biens propres de la gestion de la collectivité. En corollaire, le droit de vote serait obligatoire sous peine de lourdes sanctions. L’idéal serait aussi une réelle impartialité, c’est-à-dire une absence de partis politiques…
C.A.S. : Les solidarités urbain/rural ont-elles un sens aujourd’hui ? Si oui, lesquelles ?
G.F.-T. : Il est clair, aujourd’hui, que les solidarités urbain / rural se distendent du fait de la disparition voulue de la paysannerie, de l’étalement urbain anarchique et de l’alignement des campagnes sur le mode de vie, les codes culturels et les goûts des citadins. La France est en train de se scinder en trois ensembles disparates : les métropoles, créatrices de richesses, leurs banlieues sur-subventionnées et les territoires péri-urbains (ou ruraux profonds) délaissés (fermeture au nom de la R.G.P.P. – réduction générale des politiques publiques – du bureau de poste, de l’école primaire, de la gare, non-desserte des transports en commun, etc.). Fuyant des zones urbaines en chaos ethnique et les fortes hausses d’impôts, les catégories populaires et intermédiaires qui s’installent « à la campagne » se sentent pénaliser : elles n’ont droit à rien et doivent payer pour des services inexistants.
C.A.S. : Quel constat de la décentralisation faites-vous ?
G.F.-T. : D’un point de vue fédéraliste, identitaire et régionaliste français et européen, la décentralisation est un fiasco total du fait de l’incompétence de son personnel politicien. L’État central a eu tort de faire confiance à la partitocratie, d’où l’explosion des effectifs de la fonction publique territoriale, du clientélisme et de la corruption, de conserver ses attributions ou de les déléguer sans accompagnement financier réel et d’empêcher l’autonomie réelle des collectivités en leur assurant une fiscalité propre.
Plutôt que de relancer la décentralisation, l’heure est venue pour la régionalisation et la réduction draconienne des strates administratives et du nombre d’élus.
C.A.S. : Selon vous, quelles orientations devraient prendre la politique européenne de cohésion territoriale (organisation spatiale du territoire européen) ?
G.F.-T. : L’idéal serait un État fédéral européen dégagé de l’O.T.A.N. et de l’O.M.C. à vocation impériale grande-continentale. Plus concrètement, une vaste politique coordonnée de relance et de relocalisation de l’industrie, de l’agriculture (dans un sens bio et non productiviste) et des transports collectifs (avec le retour de l’aéro-train) donnerait enfin une véritable cohérence territoriale au continent sans omettre bien sûr une ambitieuse politique culturelle et scolaire authentiquement européenne et identitaire.
C.A.S. : Quelle devrait être la place de « Paris » dans l’architecture urbaine mondiale et européenne ?
G.F.-T. : L’anti-Parisien que je suis estime que ce n’est qu’une agglomération française parmi d’autres. Malheureusement, soyons réalistes. Paris et ses environs demeurent la première région de France en population et en production économique. La déconcentration de la Capitale prendra beaucoup de temps. En attendant, il importe de valoriser les autres villes et agglomérations afin de contrebalancer l’influence de plus en plus délétère de Paris.
C.A.S. : Quel périmètre devrait avoir « Paris », en tant que ville et en tant qu’agglomération ?
G.F.-T. : Dans l’idéal toujours, il serait bien d’arrêter la croissance parisienne et de favoriser l’attrait de la « Province ». En pratique et dans la perspective voulue d’en faire une métropole mondiale, Paris doit franchir le Périphérique et étendre sa superficie à la « Petite Couronne ». En clair, il est nécessaire d’abolir le 75 et les départements périphériques et de tirer un trait définitif sur les conséquences de la Commune de 1871.
C.A.S. : La structure de l’agglomération parisienne serait selon vous ?
G.F.-T. : Une collectivité territoriale intégrant les compétences communales, départementales et régionales.
C.A.S. : Selon votre réponse, quel devrait en être le périmètre ?
G.F.-T. : Si Paris devient une collectivité territoriale, sa superficie devrait correspondre, nonobstant l’obstacle des départements à faire disparaître, à son aire urbaine, soit les « Petite » et « Grande Couronne » réunies. Un autre facteur entre en ligne de compte : les migrations tant internes qu’externes. Il faut arrêter les flux migratoires vers l’Île-de-France qui est devenue l’«Île-du-Monde ».
C.A.S. : Quelles devraient être les compétences pour la structure de l’agglomération parisienne serait selon vous ?
G.F.-T. : Le « Grand Paris » devrait détenir toutes les compétences ! À savoir la planification territoriale et l’urbanisme, l’emploi et la formation professionnelle, le développement économique, les transports, la préservation du patrimoine et l’essor culturel enraciné, l’écologie véritable et non le fumeux développement durable, ou les services sociaux à la population.
C.A.S. : Quelle appellation souhaiteriez-vous pour l’entité de la structure de l’agglomération parisienne ?
G.F.-T. : Cette collectivité territoriale avec une population moindre du fait d’un retour (imposé ? forcé ?) dans les provinces de nombreux résidents pourrait très bien s’appeler « Paris – Île-de-France ». Et puis, imaginons un changement de capitale en promouvant Lyon ou Clermont-Ferrand, voire en créant ex-nihilo une nouvelle sur les exemples de Brasilia ou d’Astana.
• Propos recueillis par le pôle « Territoires » du C.A.S.
ˇˇSoixante-dix opposants au mariage pour tous en garde à vue
Ils ont été interpellés dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu’ils tentaient d’installer des tentes devant l’Assemblée nationale.ˇˇ
Par AFP
Soixante-dix opposants au mariage homosexuel se trouvaient lundi matin en garde à vue après avoir été interpellés vers 1 heure devant l’Assemblée nationale à Paris (VIIe) où ils s’apprêtaient à installer une dizaine de tentes, selon une source policière.
Ces manifestants se réclamant de l’organisation « Camping pour tous », proche de la Manif pour tous qui multiplie les actions coups de poing contre le projet de loi, ont été maintenus en garde à vue pour « non dispersion après sommation », un délit passible d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.
Les protestataires entendaient s’insurger contre l’agression crapuleuse samedi à Paris d’un jeune militant UMP connu pour son engagement contre le mariage homosexuel. De nombreux militants, partageant les positions de la victime, ont laissé entendre que cette agression ne devait rien au hasard. Deux rassemblements de soutien à Paris ont réuni plusieurs centaines de personnes ce week-end à Paris.
A quelques jours de l’examen en seconde lecture du texte de loi sur le mariage homosexuel, les opposants au projet ont multiplié les opérations spectaculaires : ministres chahutés, « réveil » d’un député, TGV bloqué, confrontation avec les forces de l’ordre vendredi soir près du Sénat à Paris...
Les 67 militants ont enfin été libérés en fin d’après-midi. Plus de renseignement sur le Salon belge ici et là
L'ancien sénateur Bernard Seillier fustige le simulacre de vote au Sénat :
"Le vote solennel du Sénat sur l’ensemble du texte modifiant le droit du mariage est intervenu vendredi matin 12 avril 2013 à main levée, c’est-à-dire selon un décompte visuel des mains levées des sénateurs et sénatrices présents en séance, constaté par les secrétaires et proclamé par le président du Sénat, conformément à son règlement. Cette procédure, courante pour les amendements et les articles d’un texte au fil de son examen, n’est généralement pas appliquée pour le vote final sur l’ensemble du texte, qu’on adopte par un scrutin public, c’est-à-dire nominatif pour l’ensemble des parlementaires (présents ou absents ayant laissé leurs consignes de vote).
C’est un des piliers de la démocratie représentative, puisqu’il permet de connaître nominativement le vote de chaque parlementaire, contrairement au vote à main levée, qui reste clandestin. Un scrutin public est obligatoirement prévu pour certains textes en raison de leur importance. Il en est ainsi lors des votes sur l’ensemble des lois de finances, des lois organiques (à valeur quasi-constitutionnelle) et des projets ou propositions de révision de la Constitution. La loi modifiant le mariage dans le Code civil appelait à l’évidence un vote par scrutin public, compte tenu de son importance. La garde des Sceaux n’avait-elle pas dit que le texte modifiait notre civilisation ? Chaque parlementaire peut et doit ainsi assumer devant l’histoire la responsabilité de son vote.
Soumettre l’ensemble du projet de loi à un scrutin public pouvait être facilement décidé. Il suffisait que le gouvernement le demande par la voix de Mme Taubira, présente, ou que le président du Sénat, Jean-Pierre Bel le fasse, ou encore un président de groupe réunissant au moins trente membres, ou la commission saisie au fond, ou trente sénateurs dont la présence doit être constatée par appel nominal (article 60 du règlement). Or le 12 avril, aucun de ceux-là qui avaient la capacité effective de soumettre le texte à un vote par scrutin public ne l’a demandé, alors que tout le monde en France l’attendait pour savoir comment chacun avait voté. C’est en entendant le président soumettre le vote du texte selon la procédure simplifiée et dissimulée de la main levée que cette dérobade historique est apparue. Aucun de ceux qui en avaient le pouvoir n’a demandé un scrutin public. Il est évident qu’une entente préalable entre toutes ces personnes était intervenue pour qu’il n’y ait pas de scrutin public susceptible de révéler le véritable vote de chacun et vraisemblablement l’absence de majorité pour adopter le texte.
C’est une véritable ignominie, qui assujettit toujours plus nos institutions à la politique de la dissimulation, du mensonge et de la magouille. C’est l’insoutenable hypocrisie des détenteurs du pouvoir politique qui est flagrante. Quelle peur a saisi le gouvernement, le président du Sénat, tous les présidents de groupe (socialiste, UMP, Union des démocrates et indépendants-UC, communiste, républicain et citoyen ; rassemblement démocratique et social européen, écologiste) pour empêcher chacun d’entre eux de demander un scrutin public sur le texte. La demande d’un seul aurait suffi pour entraîner automatiquement le scrutin public. La procédure est simple : il suffit de lever la main, à l’instant même où le président de séance annonce « je vais soumettre le texte au vote », et de dire « je demande au nom du gouvernement, ou de mon groupe, qu’il soit procédé à un scrutin public» pour que la chose soit acquise. Personne n’a bougé ! Quelle belle connivence ! Ont-ils eu peur d’être désavoués par les sénateurs et les sénatrices, plus attentifs à la colère qui monte dans la conscience des citoyens ? Cette insoutenable hypocrisie du gouvernement et du Sénat s’est doublée, aussitôt acquis le vote clandestin à main levée, d’une incroyable surenchère dans la mystification. Le président d’un groupe sénatorial a aussitôt demandé que, compte tenu de l’opacité du vote à main levée, soit annexée au compte rendu du scrutin, pour publication au JO, la liste détaillée des votants et de leur vote tel qu’elle aurait figuré à la suite d’un scrutin public s’il avait eu lieu ! Tous les autres présidents de groupe ont aussitôt exprimé la même demande. Le président du Sénat a immédiatement répondu que l’intervention orale ainsi formulée entraînait automatiquement la publication de la liste théorique fournie séparément et après coup. C’est une grande première historique dans toute la vie parlementaire : « le scrutin public virtuel » publié au Journal officiel ! C’est un sommet de la politique du mensonge, de la dissimulation et de l’hypocrisie. La décadence de la vie parlementaire accélère celle de nos institutions. Peut-il y avoir encore demain un fondement à l’autorité politique ? Comment justifier encore l’obéissance des citoyens ?"
En se livrant, dans leur nouvel ouvrage, à une exploration cartographique du « mystère français », l’historien Emmanuel Todd (à gauche sur la photo) et le démographe Hervé Le Bras (à droite), tout deux hommes de gauche, viennent au secours de… la droite. Décryptage des ressorts électoraux de la France profonde.
La démographie est une des rares sciences sociales dont les prédictions se réalisent. Elève d’Emmanuel Leroy-Ladurie, Emmanuel Todd est un digne héritier d’Alfred Sauvy et de Pierre Chaunu. Si cet ancien membre du PC annonce, dès 1979, la chute à venir de l’URSS, il faut attendre 1995 pour qu’Emmanuel Todd éclate politiquement au grand jour en théorisant la fameuse « fracture sociale » qui permet à Jacques Chirac de l’emporter lors de l’élection présidentielle en éliminant Lionel Jospin et Edouard Balladur. En 1998, le succès de L’Illusion économique confirme une notoriété qu’il a conservée jusqu’à aujourd’hui.
Son nouveau livre, écrit avec son vieux complice, le démographe Hervé Le Bras, et édité par Pierre Rosanvallon, est un commentaire de 120 cartes de France, propres à nous aider à mieux cerner le « mystère français », c’est-à-dire le fait que, malgré toutes les transformations profondes subies par notre pays durant le dernier demi-siècle, de l’exode rural à l’immigration de masse, la carte électorale reflète pourtant des comportements ancestraux qui guident le choix des électeurs. Pour Emmanuel Todd, c’est la méconnaissance des tréfonds anthropologiques et religieux français qui est l’une des causes de l’échec des gouvernements successifs, de droite ou de gauche, à mettre en place des politiques adaptées à notre pays. Les trente glorieuses et les trente piteuses ne sont pas parvenues à effacer des siècles de réflexes simplement humains.
Coupure anthropologique
Pour résumer ces travaux, on peut dire que deux types de structures familiales coexistent en France.
D’un côté, la famille souche, très communautaire, présente en périphérie, dans des régions marquées par le catholicisme et l’habitat dispersé, comme la Bretagne, les Pyrénées (excepté le Roussillon) ou l’Alsace-Moselle; ou par le communisme et l’athéisme, comme le Limousin et le Bourbonnais (le conseil général de l’Allier est ainsi toujours détenu par le PC). De l’autre côté, voilà la famille nucléaire, celle du bassin parisien, d’habitat groupé, qui prospère dans des zones précocement et fortement déchristianisées.
La France qui vote François Hollande est celle du christianisme et des zones holistes (communautaires): seule l’Alsace échappe à cette lecture imparable des cartes. La France qui vote Nicolas Sarkozy est celle de l’individualisme et de la sécularisation. En gros, la France révolutionnaire de 1789 est passée à droite, et la France contre-révolutionnaire vote socialiste (sauf la Vendée et l’Alsace). Les régions historiquement catholiques sont pro-européennes, les régions déchristianisées plus souverainistes, comme le montrent les résultats du référendum de 2005. Et Marine Le Pen dans tout cela? Pour Emmanuel Todd et Hervé Le Bras, « le Front national se dirige vers le vieil espace central déchristianisé de l’Hexagone, tout en se détachant de ses “bases antimaghrébines” originelles situées plus à l’Est. »
Cela expliquerait ses scores importants dans la Marne, l’Yonne ou l’est du département de l’Eure, par exemple. Ou son reflux perceptible dans la région lyonnaise. A la lecture des cartes, pour les deux historiens, « l’hypothèse d’un glissement du communisme à l’extrême droite, fausse vers 1985, ne le serait plus tout à fait vers 2020. » Pour cela, il faudra que le FN se réconcilie avec l’habitat dispersé, le bocage, où il échouait souvent jusqu’à maintenant, car il a historiquement émergé en 1984 à cause « de la rupture du tissu social en région d’habitat groupé ». Historiquement, le vote FN exprime, en effet, « l’angoisse des pays de population groupée ». Angoisse face à l’immigration dans un premier temps, angoisse face à la crise économique aujourd’hui.
Reconquérir la périphérie
Pour les auteurs de ce livre, la France périphérique « a pris le contrôle du système national, non pas à la suite d’un complot, mais par l’effet inconscient, temporaire sans doute, d’un plus grand dynamisme culturel ». C’est à la périphérie que l’on observe depuis 40 ans les meilleurs résultats scolaires par exemple, que ce soit dans le midi socialiste ou dans les régions catholiques. Plutôt que de s’affronter, voire de se neutraliser, sur les territoires oubliés du Grand Bassin parisien, qui leur sont désormais idéologiquement acquis, l’UMP et le FN feraient mieux de s’employer à reconquérir les territoires dynamiques abandonnés à la gauche. Car les départements ruraux où la droite et le FN font des scores écrasants envoient évidemment peu de députés à l’Assemblée nationale…
Une des solutions pour reconquérir les centres-villes, les diplômés et les classes moyennes? Renoncer à la génuflexion gaulliste ou mariniste permanente devant l’Etat-providence. Car, sur ce sujet, pour citer encore une fois les auteurs du Mystère français, « une comparaison avec les conservateurs britanniques ou les républicains américains ferait apparaître l’UMP, y compris la droite “forte”, comme un parti de centre gauche. »
Les classes moyennes commencent à saturer des impositions nouvelles et de la situation catastrophique de leurs caisses de retraites. La droite doit user de ce levier pour revenir au pouvoir, si du moins on lit la conclusion de ce livre entre les lignes. Comme quoi, des historiens de gauche peuvent être involontairement d’excellent conseil pour la droite française…
Jacques Cognerais
- Hervé Le Bras, Emmanuel Todd, Le mystère français, ed. du Seuil, 322 p., 17,90 euros.
Article de l’hebdomadaire “Minute” du 10 avril 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.
Crédit photos : DR.