Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 4948

  • En pleine affaire Cahuzac, la plainte contre Valérie Trierweiler refait surface

    L'article 432-16 du Code Pénal pourrait s'appliquer à la "Première Dame" : ''Lorsque la destruction, le détournement ou la soustraction par un tiers de biens résulte de la négligence d'une personne dépositaire de l'autorité publique, celle-ci est punie d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende''. (voir aussi l'article du 16/04/2013)
    Le 14 mars dernier, M. Xavier Kemlin a déposé plainte contre Valérie Trierweiler pour détournements de fonds publics. La veille, il s'était heurté à un mur, il faut dire que ce monsieur frise là le crime de lèse-majesté ! Après des péripéties dignes d'un road-movie à la Gérard Oury, " Trop compliqué " lui a-t-on répondu au commissariat de Saint Étienne avant de prévenir les renseignements généraux ainsi que le procureur de la République. D'après mon expérience, au lieu de faire barrage, celui-ci aurait dû peser de son autorité pour que la plainte soit dument enregistrée.¢
    Monsieur Kemlin est procédurier. Avec maître Buffard, son avocat stéphanois, il s'est lancé dans de multiples combats juridiques : actionnaire révolté contre la spoliation d'actionnaires minoritaires, justicier dans le procès Kerviel contre la clémence dont auraient bénéficié les anciens dirigeants d'EADS soupçonnés de "manquements d'initiés", bagarreur contre Carrefour qui selon lui l'a floué, redresseur contre les joueurs de l'Olympique Lyonnais qui avait entonné un chant injurieux envers le club des Verts...
    Les titres aperçus dans les médias sont révélateurs de leur légèreté. "Insolite, étrange, drôle de plainte..." c'est ainsi qu'ils présentent l'initiative de Xavier Kemlin avant de s'empresser d'évoquer avec le dégoût coutumier de la bien-pensance bobo qu'il est héritier des Guichard, fondateurs de l'enseigne Casino, et réside en Suisse, comme si cela devait suffire à minimiser sinon ridiculiser la démarche du sieur Kemlin pour la décrédibiliser... Incorrigibles journalistes gauchistes ! Cet homme honorable et courageux est citoyen français et paie des impôts en France. Quant à la maîtresse de François Hollande, les gros titres qui la citent sont au conditionnel ou avec point d'interrogation, insinuant une plaisanterie... Et pourtant, on est là très loin de la bonne blague.
    Dès la prise de pouvoir par François Hollande, de nombreuses voix se sont élevées contre la présence sous les ors de la République de sa maîtresse en titre. Avec d'autant plus de consternation que cette femme a su démontrer un mépris pour les premières dames de France qui l'avaient précédée (moquant en particulier Carla Bruni-Sarkozy et Bernadette Chirac), une arrogance sans précédent (faisant et défaisant à sa guise les courtisans tel Julien Dray expulsé sans ménagement du QG de campagne de François Hollande), des caprices de diva imposant sa censure, exigeant départs ou sanctions pour ceux qui lui déplaisent comme Éric Zemmour ou l'humoriste Laurent Gerra...
    Valérie Trierweiler est entretenue par la République depuis l'avènement de son amant à la présidence. Outre tous les avantages inimaginables pour le quidam qu'elle tire de sa situation, elle a recruté dès le 20 mai 2012, une équipe permanente de six "experts" gracieusement offerte et grassement payée par le contribuable. Ce personnel est chargé de sa "correspondance", des interviews... bref de sa communication. Cela n'a pas empêché ses bourdes et crises de jalousie vaudevillesques... Elle n'est pas belle la vie ?
    NOTRE CODE PÉNAL JUSTIFIE LA DÉMARCHE DE XAVIER KEMLIN
    Même dans l' "État PS", le Code Pénal fait encore loi et semble pointer l'irresponsabilité chronique du chef de l'État :
    Article 432-15 :"Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, un comptable public, un dépositaire public ou l'un de ses subordonnés, de détruire, détourner ou soustraire un acte ou un titre, ou des fonds publics ou privés, [...] est puni de dix ans d'emprisonnement et de 150.000 euros d'amende... La tentative de délit, prévu à l'alinéa qui précède, est punie des mêmes peines."
    Article 432-16 :"Lorsque la destruction, le détournement ou la soustraction par un tiers des biens visés à l'article 432-15 résulte de la négligence d'une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, d'un comptable public ou d'un dépositaire public, celle-ci est punie d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende."
    Contrairement aux apparences, Valérie Trierweiler n'est dépositaire d'aucune autorité publique. Elle n'est pas non plus chargée d'une mission de service public. De plus, elle a embauché Patrice Biancone, ami intime du couple. François Hollande aurait-il trempé dans la combine ? En tout état de cause, François "négligent" est au courant de l'usage de fonds publics dont profite le "tiers" Valérie...
    Un mariage tardif n'étant pas l'absolution, l'échappatoire existe : reconnaître le "concubinage notoire" ! Nous allons voir ensemble que notre petit couple infernal n'est pas sorti d'affaire pour autant.
    Quoiqu'il arrive, François et Valérie sont dans l'illégalité.
    En effet, selon une ancienne jurisprudence de la Cour de Cassation, la notion de "concubinage notoire" est définie par trois critères : "Pour qualifier de concubinage notoire des relations, il convient [...] de s'attacher à l'existence simultanée des critères de stabilité, de continuité et de notoriété de ces relations. [...] Le concubinage est considéré comme notoire lorsque deux personnes vivent publiquement comme mari et femme."
    Valérie Trierweiler et François Hollande sont donc bel et bien "concubins notoires".
    C'est là que l'affaire devient croustillante sur le plan fiscal.
    En effet, l'assimilation du concubinage à un foyer fiscal est l'une des caractéristiques marquantes de l'ISF. Dans la mesure où leur concubinage est notoire, Valérie et François doivent faire masse unique de leur patrimoine respectif ainsi que de ceux des enfants mineurs dont ils ont l'administration légale. On ne se préoccupe pas du fait qu'ils soient imposés séparément sur le revenu 
    Ils ont par conséquent l'obligation de faire une déclaration commune conformément au code des impôts qui stipule que les patrimoines nets des concubins doivent être additionnés pour déterminer l'assujettissement à l'ISF. Or, François Hollande a fait une déclaration séparée de son patrimoine et n'a pas déposé à notre connaissance de déclaration d'ISF !
    Venons-en justement au patrimoine du Président de la République.
    Comme chaque président au début de son mandat, François Hollande a remis au Conseil constitutionnel une déclaration de son patrimoine publiée vendredi 11 mai 2012 au Journal officiel.
    Il déclare 1170 000€ de patrimoine se répartissant ainsi : assurance-vie 3 550 €, 3 Comptes courants 8259,58 €, divers meubles 15 000 €, une villa de 130m² sur 1500m² à Mougins déclarée pour 800 000 €, des parts de 2 appartements à Cannes l'un de 54m² et l'autre de 80m² déclarées respectivement pour 230 000 € et 140 000 €... Une société civile peut être un excellent outil de stratégie patrimoniale, en particulier sur le plan fiscal. Hollande en sait quelque chose, utilement conseillé par ses experts payés par les contribuables qui eux peuvent toujours courir mais seront rattrapés par le matraquage fiscal organisé !
    De ce montant de 1 170 000€, il convient de retirer le montant du passif de Hollande qui s'élève à environ 255 300€. On peut se demander au passage à quoi servent ses prêts qui viennent en déduction du patrimoine ? Étaient-ils indispensables pour "ne rien acheter" quand on gagnait 19.500€ nets par mois en tant que député et président de conseil général de la Corrèze et qu'on est aujourd'hui totalement pris en charge par la République ? D'autre part, on peut espérer que l'appartement de Boulogne proche de Roland-Garros estimé aujourd'hui à 1,4 million d'euros est revenu à la mère de ses enfants...
    Côté rémunération, le président gagne 14 910,31 € bruts par mois dont 2 982,06 € d'indemnité de fonction non imposable et une indemnité de résidence 347,43 €. Mais pourquoi ce salaire mirobolant pour des bises aux derniers gogos du PS, quelques interventions télévisuelles insipides, des photos de vacances grassouillettes et un carnet de voyage « tintinesque » ?
    Rien que de l'argent de poche puisque toutes ses dépenses sont prises en charge par le contribuable : résidence principale, résidences secondaires multiples, eau, gaz, électricité, déplacements, voitures de fonction avec chauffeurs, une flotte d'avions dont un Airbus A330, frais de bouche et de réception, cave personnelle de vins fins, divertissements, loisirs, entretien physique, conseillers en ceci ou cela... tous les salaires de son cabinet, habillement avec garde-robe quasi-illimitée , télécommunications, sécurité, frais de réceptions et cadeaux, sans oublier l'entretien de sa maîtresse. C'est vrai que le pauvre homme qui "n'aime pas les riches" aide aussi son ex (Ségolène), mère de ses 4 enfants. Valérie n'est que "la favorite" actuelle. Donc, au moins deux de ses femmes pourraient bien vivre aux crochets des Français...
    Vous voyez où je veux en venir. Une bonne partie de cette rémunération est certainement épargnée (planquée ?) quelque part et devra en toute logique être réintégrée au patrimoine de notre "Président des bisous".
    N'allons pas jusqu'à dire que Valérie Trierweiler née Massonneau, issue d'une famille de banquiers est aussi pauvre que Madame Sinclair.
    Est-ce que le patrimoine de Trierweiler dépasse 385 300€ pour atteindre avec les 914 700€ déclarés par Hollande, de seuil de déclenchement de l'ISF soit 1 300 000€ ?
    Évaluer son patrimoine au minimum à 400 000 € n'aurait rien d'extravagant pour une journaliste de 48 ans en poste à Paris depuis 24 ans, divorcée deux fois avec 3 enfants et partageant la vie de François Hollande depuis 7 ans. Madame Trierweiler qui confiait en mai 2012 au magazine Elle "Mon indépendance financière est une priorité" reste journaliste à Paris Match. Il est difficile d'estimer les revenus d'une journaliste de Paris Match mais épouse (ou ex-épouse d'après Xavier Kemlin) de Denis Trierweiler, secrétaire de rédaction du journal... (entre 80 et 100 000€ ?)
    Une info "fantôme" révélatrice d'une opacité financière du duo élyséen : La "Une" réjouie du journal régional l'Écho du Val d'Oise le 17 mai 2012 annonçait que Valérie Trierweiler avait acheté une propriété dans la région. L'article élogieux envers la première concubine s'achevait ainsi : " Mais c'est finalement à Verville, dans le hameau de Nesles-la-Vallée, que la « First Lady » aurait trouvé son bonheur. Éloignée des turpitudes médiatico-politiciennes, Valérie Trierweiler sait pourtant que sa vie en Val d'Oise ne sera plus jamais la même".
    L'auteur de l'article Nicolas Briard, "Goncourt" du journalisme local, qui "jure avoir des sources solides" n'est pas un obscur scribouillard de blog. Le document a quasiment disparu de la toile, rapidement neutralisé par l'Élysée, effacé par l'équipe d'"experts en communication" de la concubine ?
    Rue89, notoirement de gauche, avait repris l'info pour la démentir dans un article intitulé : " Non, Hollande et Trierweiler n'ont pas triché pour éviter l'ISF". L'article ne donnait évidemment aucune information concernant le patrimoine de la concubine, se contentant d'indiquer "qu'ils n'ont pas menti"... puis signalant un démenti laconique de l'Élysée. "Aucun bien n'aurait été acheté par la première dame."

    Il est plus qu'urgent de clarifier les choses.

    De deux choses l'une :
    1.Soit les concubins Hollande/Trierweiler font une déclaration commune de patrimoine et, le cas échéant, paient l'ISF comme tous bobos concubins honnêtes et citoyens.
    À signaler pour ce Président qui "n'aime pas les riches", être obligé de payer l'ISF, lui l'expert en jongleries fiscales qui aura tout fait sans aucun complexe pour y échapper, voilà qui ne manque pas de piquant... Mais le pire pour ce Président "normal" est qu'en cas de fausse déclaration, la loi prévoit entre autre la privation des droits civiques ! Rassurez-vous, Christiane Taubira veillera à ce qu'il n'arrive rien de la sorte à ses tourtereaux élyséens.
    2.Soit Madame Trierweiler n'ayant définitivement aucun statut légitimant sa prise en charge par l'État, ils sont tous deux en infraction, passibles de sanctions fiscales et/ou de condamnation pour détournement et abus de fonds appartenant à l'État.
    Le 12 mars dernier, Guillaume Larrivé, député UMP, posait une question au Premier ministre publiée dans le Journal officiel concernant "le site internet officiel http://www.elysee.fr/valerie-trierweiler. Il lui demande de bien vouloir préciser en vertu de quel texte - constitutionnel, législatif ou réglementaire - la compagne du Président de la République bénéficie ainsi d'un site internet présentant une biographie et des portraits photographiques..."
    J'attends avec curiosité la réponse de Jean-Marc Ayrault si elle arrive un jour !
    Pour conclure, cette situation scabreuse persiste, ces deux-là voulant le beurre, l'argent du beurre et la bise des électeurs. Je me réjouis de voir Monsieur Kemlin que l'on décrit comme le "frondeur qui arrive toujours à ses fins" mettre ses moyens au service de la justice et de la morale en dénonçant enfin ce scandale qui n'a que trop duré.
    "Je ne lâcherai pas, même sous la pression" affirme Xavier Kemlin, je lui souhaite sincèrement bonne chance et bon courage!
  • La Gendarmerie, victime de la réforme de l’Etat et de l’air du temps ?

    La question de l’identité de la gendarmerie se pose. Par le colonel Fabrice Fanet
    Dans un contexte de crise budgétaire grave les gouvernements successifs sanctuarisent les dépenses sociales et celles des collectivités territoriales et amputent les moyens des secteurs régaliens. Héritière d’une longue tradition, placée à la charnière des armées et de la sécurité intérieure, la gendarmerie est l’objet de bouleversements successifs : pression poussant à la démilitarisation, rupture de son ancrage territorial, rapprochement et « mutualisation » avec la police nationale. La question de l’identité de la gendarmerie est posée. C’est en tout cas le point de vue exprimé ici par Fabrice Fanet, colonel (ER) de gendarmerie.
    Polémia.

    Le général d’armée Denis Favier vient d’être nommé directeur général de la Gendarmerie nationale. Ancien chef du GIGN à la tête duquel il a mené victorieusement l’assaut à l’aéroport de Marignane contre les islamistes en 1994, il devra maintenant affronter des situations beaucoup plus complexes s’il veut réussir dans sa nouvelle mission.
    En effet, la Gendarmerie est en passe de perdre son identité et donc sa raison d’être.
    Après plus de trois siècles d’existence où cette vénérable institution militaire a principalement rempli des missions de combat et de police militaire, des missions d’enquête, de renseignement et de maintien de l’ordre comparables à celles qu’elle assure de nos jours, force est de constater que l’organisation du service de la Gendarmerie s’est profondément transformée, notamment depuis son rattachement au ministère de l’Intérieur, ce qui a entraîné une modification profonde de la qualité des services rendus.

    Un système d’armes fragilisé et déterritorialisé
    A partir des années 1990, faute d’accorder une reconnaissance financière à la disponibilité exceptionnelle que les gendarmes assuraient, il a été décidé par le pouvoir politique d’instaurer, la nuit, une départementalisation de la surveillance et de l’intervention. La brigade perdait son autonomie d’action et son territoire pour laisser place à la patrouille de surveillance et d’intervention la plus proche, patrouille composée de gendarmes appartenant souvent à d’autres brigades et connaissant donc peu le terrain et la population. Ce système brisait l’identité originale de la gendarmerie, son « système d’armes », c’est-à-dire des gendarmes habitant leur territoire au milieu de leur population, Mao aurait dit : « comme un poisson dans l’eau » !
    L’efficacité de la Gendarmerie repose, en effet, sur une parfaite connaissance, par les gendarmes composant une brigade, de leur canton et de sa population, connaissance favorisée par le fait que les gendarmes et leurs familles habitent au milieu des citoyens qu’ils sont chargés de protéger.
    La prévention des atteintes aux biens et aux personnes est efficace surtout grâce aux renseignements favorisés par la confiance que le gendarme tisse patiemment avec sa population dont il se sent responsable. Si la prévention a échoué, la qualité du renseignement sera aussi essentielle dans le bon déroulement de l’enquête où la police technique et scientifique, n’en déplaise aux feuilletons américains, n’est qu’un moyen au service de l’enquêteur.
    Cette connaissance de son territoire et de sa population a été encore gravement fragilisée par la mise en place, il y a une dizaine d’années, des communautés de brigades, système d’organisation du service regroupant deux brigades afin d’assurer la surveillance et l’intervention sur un plus vaste territoire en employant moins de personnel.
    En fait, on a étendu à la journée le dispositif instauré pour la nuit. Ainsi le lien personnel entre le gendarme et sa population a été distendu et la confiance affaiblie. Cette nouvelle organisation a permis de diminuer considérablement le nombre d’heures de travail alors que les gendarmes ne demandaient qu’une reconnaissance financière de leur engagement et de leur exceptionnelle disponibilité : en cas d’urgence, le gendarme pouvait (et peut encore mais dans une moindre mesure) être immédiatement et facilement mobilisé.
    Ainsi, pour ne pas affronter de prévisibles revendications syndicales des policiers provoquées par l’instauration d’une prime accordée aux seuls gendarmes, les politiques ont décidé de dénaturer le mode de fonctionnement de la Gendarmerie en mettant en place au niveau départemental un système de mutualisation des effectifs et de centralisation de la gestion de l’alerte se rapprochant ainsi de l’organisation de la Police nationale, sans pour autant encore adopter le système des « 3 huit » des fonctionnaires de la Police.

    Gendarmerie secours ?
    La conséquence la plus immédiate a été de diminuer l’efficacité de la prévention et de glisser vers des interventions style « Police secours », une fois l’infraction commise. A noter que, compte tenu de la taille des circonscriptions d’actions, les délais d’intervention sont souvent trop longs.
    L’augmentation de la délinquance est ainsi due, en partie, à la moindre présence sur le terrain des gendarmes, à l’affaiblissement de la connaissance des populations et donc à la diminution de l’efficacité de la prévention. Et si l’on ajoute les insuffisantes réponses de la Justice face à la petite et moyenne délinquances, la peur du gendarme n’agit plus que sur la route et face aux automobilistes solvables et dociles !
    Dès lors que la Gendarmerie glissait vers un mode de fonctionnement policier, il était tentant pour un ministre de l’Intérieur ambitieux d’en prendre le contrôle sous prétexte d’harmoniser et de rationaliser son fonctionnement avec la Police.
    Or, qu’a-t-on constaté depuis que la Gendarmerie est au ministère de l’Intérieur ?

    Rapprochement police/gendarmerie : complications sans économies ?
    La Cour des comptes n’a enregistré aucune économie substantielle dans le domaine de la gestion des matériels. La concurrence entre les chefs de la Police et la Gendarmerie a été exacerbée puisque chacun essaye de se faire valoir auprès du chef commun (ministre ou préfet). Les comparaisons entre les statuts et avantages respectifs des gendarmes et policiers engendrent une surenchère nuisible aux finances de l’Etat et à l’efficacité du service – sans parler des frictions à l’occasion du redéploiement des zones attribuées à la Police et à la Gendarmerie, ainsi que la volonté des syndicats de la Police de retirer à la Gendarmerie ses missions judiciaires et de cantonner les gendarmes dans un rôle proche du garde-champêtre d’antan !
    Cette intention est pour le moins osée quand on sait la qualité des enquêtes menées par la Gendarmerie, que cela soit pour des infractions mineures ou contre le grand banditisme. Cette prétention est irresponsable quand on réalise que 40% de l’activité des gendarmes se déroule dans des zones périurbaines.
    Par ailleurs, le placement à l’Intérieur de la Gendarmerie avec la Police n’a pas amélioré la coordination de la lutte contre la délinquance. Cette dernière s’est normalement développée dans la ligne de ce qui se faisait auparavant, gendarmes et policiers ayant déjà l’habitude de partager leurs fichiers et de travailler en commun en respectant les dispositions incluses dans le Code de procédure pénale et les demandes des magistrats et des préfets.
    Mais alors, pourquoi nos politiques se sont-ils attaqués, consciemment ou inconsciemment, à l’essence de la Gendarmerie, outil si performant et fidèle ?

    C’est en tant qu’institution traditionnelle que la Gendarmerie a été ciblée
    Ce n’était pas tant pour faire plaisir à la Police, ni pour faire des économies. C’est parce que la Gendarmerie était une des dernières institutions françaises régaliennes à posséder une organisation traditionnelle : elle était protectrice pour ses membres et structurante à la fois pour les gendarmes et pour la population. Elle obéissait à des lois et à des principes et non à des ordres momentanés. Elle était suffisamment intégrée et forte pour se permettre d’être clémente. Bref, elle faisait obstacle à la généralisation d’une société éclatée dans laquelle l’homme nomade isolé (et nomade désolé !) est particulièrement vulnérable aux attaques du libéralisme moral, économique et social. Isolons le gendarme, comme on a isolé l’ouvrier, le policier, l’artisan et tant d’autres, et nous aurons le citoyen rêvé qui compense ses frustrations dans l’abrutissement de la consommation et la fraternisation du supermarché.

    L’identité contre l’ensauvagement
    Mais ce n’est pas en 25 ans que l’on détruit une institution plus que tricentenaire. Il est encore temps, non par esprit corporatiste, mais pour offrir aux citoyens le respect des valeurs qui ont construit la France et restaurer une sécurité de plus en plus menacée par l’ensauvagement de notre civilisation, il est encore possible de rétablir l’identité et l’efficacité de la Gendarmerie.
    Sa nature spécifique et originale est constituée par la disponibilité des gendarmes et sa proximité avec la population, l’engagement et l’esprit de responsabilité de chaque militaire, ainsi qu’une discipline et une rigueur intelligentes contrôlées par une hiérarchie débarrassée de toute démagogie.
    Sans quoi le statut militaire des gendarmes ne sera qu’un habillage illusoire permettant de sauvegarder les apparences d’une efficacité passée et de donner bonne conscience à des politiques qui auront renoncé à leur vocation pour se ménager tranquillité et prébendes, ignorant avec mépris, inconscience ou incompétence, l’avenir des Français.
     Fabrice Fanet
    Colonel (ER) de Gendarmerie. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris.
    Co-auteur aux éditions du Cherche-Midi de Des militaires qui ont changé la France.
    10/04/2013

    Les intertitres sont de la rédaction de Polémia http://www.polemia.com

  • Mort à crédit ; Vieillir, mais à quel prix ? (archive 1997)

    On ne cesse de se réjouir de l'allongement de la durée de la vie, mais se soucie-t-on de la qualité de cette vie ? Cet allongement, qui dans beaucoup de cas, n'est qu'un prolongement de la vieillesse, pose de nombreux problèmes dans la société actuelle, notamment de sécurité. Mais les personnes âgées sont-elles encore en sécurité quelque part ?
    On savait déjà qu'elles étaient en danger dans la rue, dans les transports en commun, dans les hôpitaux, et même chez elles ; qu'on se le dise, elles ne sont pas non plus en sécurité dans les maisons de retraite.
    Aux abords de cette maison, sur les bancs de l'abri bus, des clochards s'interpellent et boivent au goulot du gros rouge en bouteilles plastique. Cette maison, c'est un hôpital et un foyer de réinsertion pour jeunes et moins jeunes en extrême précarité. C'est aussi un hospice, appelé pudiquement maison de retraite. Franchir le seuil, c'est pénétrer dans un monde à part. Le corridor qui mène à la section gériatrie est équipé de caméras de vidéo-surveillance, afin de pouvoir intervenir en cas de problème dit-on, mais les visiteurs ne sont pas contrôlés. Plusieurs portes du long corridor donnent directement accès aux dortoirs. Les pensionnaires cohabitent à quatre par chambre, hommes et femmes séparés, à part les couples. Toutes les chambres ferment à clef, chaque pensionnaire possède son propre jeu.

    Mourir d'ennui
    Ces retraités risquent-ils une agression, ou un vol ? Non. A part un maniaque, personne ne peut s'intéresser à eux. Ils n'ont pas d'argent, sinon, comme ils disent d'un ton amer, « ils ne seraient pas là ». Qui, d'ailleurs, pourrait bien leur vouloir du mal ? ils sont seuls au monde. L'insécurité, pour eux, c'est la solitude. Mourir d'ennui, c'est cela. N'avoir personne à qui parler est pire encore lorsqu'on est au milieu du monde. Et quel monde ! Ceux qui sont conscients ne parlent pas à des compagnons d'infortune qui ne sont que des miroirs de leur propre déchéance. Ce qui frappe dans ces maisons de retraite, c'est le silence, même au moment des repas. C'est particulièrement choquant ici, parce que le réfectoire est comble. Mais personne ne parle, les gens attendent que le repas soit servi, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Rares sont les tables mixtes. La seule animation des repas ? Les pigeons qui picorent les aliments tombés au sol. Dans un établissement comme celui-ci, la notion d'hygiène est accessoire. Les pensionnaires ne sont pas très propres : ils n'ont droit qu'à une douche par semaine (obligatoire, même pour les récalcitrants), et le linge n'est changé qu'à la même fréquence. Avant les repas, les «malade» font sagement la queue pour recevoir leurs médicaments : il n'y a pas suffisamment de personnel pour les distribuer dans les chambres. Assis sur une vieille chaise : un monsieur qui a perdu ses dents et une partie de la raison parle tout seul de la guerre et de la grippe ; dans un éclair de lucidité, il dit : « il n'y a pas de médicament contre la misère ».
    Ces gens sont en danger, ils n'attendent personne et n'espèrent plus rien de la vie. Susanne n'attend que la mort. Son angoisse : ne pas pouvoir payer le marbrier afin de reposer dans le caveau familial que sa mère avait pris. Mais ce caveau existe-t-il toujours ? Personne n'a le temps de s'occuper des préoccupations des pensionnaires. Ces gens sont en danger, par faute de moyens suffisants ; les chambres ne sont pas équipées de sonnettes d'alarme, le personnel n'a pas le temps de tout surveiller. La pension « minimum vieillesse » du retraité, qui est versée directement à l'hospice ne suffit pas à couvrir tous les frais de santé qui augmentent avec l'âge. Ces gens sont aussi en danger pour cela, mais personne ne s'en soucie, et surtout pas eux.

    Luxe, calme et volupté
    Changement de décor : après avoir traversé le parc qui mène à la résidence de retraite, le visiteur pénètre dans le hall d'entrée ; la décoration est la même dans tout l'établissement : marbre au sol, tableaux et plantes tropicales. La réception est accueillante, digne d'un hôtel quatre étoiles... à la différence qu'il n'y a personne. L'accès à la bibliothèque est libre, les livres sont disponibles pour tous. Le visiteur peut s'installer dans les confortables fauteuils, lire, et selon l'heure, discuter avec les pensionnaires présents. Le visiteur peut ensuite suivre le couloir qui donne sur les chambres moquettées : 600 francs la journée, 950 francs pour un studio, et 1200 francs pour les doubles. Tout est calme et feutré. On peut rendre visite à un pensionnaire invalide ou pénétrer dans une chambre vide, personne ne dit rien. S'il était mal intentionné, ce visiteur aurait tout le loisir de commettre un forfait. A certaines heures, lorsqu'on effectue les soins, le chariot des médicaments, dans lequel chaque pensionnaire possède un casier à son nom, reste sans surveillance dans le si tranquille couloir... Le visiteur n'a bien sûr aucune mauvaise intention, il a salué la gentille aide-soignante qui n'oserait jamais lui demander ce qu'il fait là, s'il rend visite à un proche. Dans les résidences de retraite, le personnel n'ose pas demander la justification de la présence d'une personne inconnue, pourvu que celle-ci soit bien habillée et fasse illusion. Dans toutes les maisons de retraite haut de gamme, c'est le même scénario : portes ouvertes, personne à l'accueil, ou bien aucune demande de justification de la présence sur les lieux. Le personnel ne manque pas, mais il ne se sent pas chargé de surveiller les entrées. Quant aux sorties, il arrive parfois que certaines personnes âgées se sauvent, et qu'elles soient «ramassées» par la police. Dans cette résidence très sélect de l'ouest parisien, le visiteur a même eu accès au cahier de liaison des soignantes : il a ainsi pu apprendre que « madame A se sentait "bizarre", avait des, pertes d'équilibre et des vertiges », tandis que « madame B avait la diarrhée et a reçu une dose de Smecta ». Il a eu le loisir de consulter la liste des pensionnaires, de connaître leurs divers problèmes de santé, et les médicaments administrés ; Il a eu accès à la salle de garde du personnel, aux vestiaires, il a lu les revendications des employés CGT sur le tableau interne. Mais lorsque l'on demande par téléphone des renseignements sur l'hébergement, il est invariablement répondu que la maison est surveillée, et que bien sûr le personnel est très compétent. CQFD.
    Françoise VILAR National Hebdo du 13 au 19 novembre 1997

    Quelques chiffres

    • En 1996, la population des plus de 50 ans était de 29,7 %. En 2020, ce pourcentage est estimé à 39,7 %, et devrait atteindre 45,4 % en 2050.
    Les personnes âgées tardent de plus en plus à rentrer dans des institutions spécialisées ; l'âge moyen d'entrée est de 82 ans.
    Près de 45 % du revenu des ménages français avant impôt, soit 1 600 milliards de francs, sont versés,aux plus de 50 ans.
    12 % des plus de 50 ans sont dépressifs. Les deux tiers des femmes sont concernées ; elles vivent seules, dans des conditions modestes, et se sentent inutiles.
    Les « personnes âgées » représentent le groupe social le plus exposé au suicide. Les veufs de plus de 85 ans sont les plus touchés.

  • Génération identitaire Lyon perturbe un débat sur le vivre-ensemble

    Génération identitaire Lyon perturbe un débat sur le « vivre-ensemble » organisé par le PS.

  • Roger Holeindre et la moralisation de la vie publique

    Roger Holeindre, président du Cercle National des Combattants, adresse ce pertinent communiqué :

    « Les dirigeants et les adhérents du Cercle National des Combattants sont heureux d’entendre enfin notre Président de la République, François Hollande, déclarer haut et fort… qu’il va moraliser la vie politique française.

    Ils pensent que la première mesure qu’il prendra dans ce sens sera donc… de moraliser sa situation matrimoniale honteuse.
    La présence dans les murs de l’Élysée d’une concubine est déjà une tache sur l’honneur du président “Normal”. Le fait qu’elle dispose de locaux et de conseillers… payés par l’État, est une insulte envers les contribuables de plus en plus pressurés, et tous les chômeurs de France.
    La moralisation attendue doit donc commencer par là ! Dehors la concubine, que les Français n’ont pas à entretenir ! »

    Roger Holeindre sera présent au Congrès nationaliste, où il fera un discours et dédicacera ses livres, dont un nouveau à paraître.

    http://www.contre-info.com/

  • Manifestation tendue et violences policières ce vendredi soir suite au coup de force du gouvernement

    Entre 7 500 et 20 000 personnes se sont rassemblées vendredi soir à proximité du Sénat à l’appel (de dernière minute) du collectif « La Manif pour Tous », suite à la décision du Gouvernement d’accélérer le calendrier des « débats » au Parlement et de l’examen du texte du projet de loi Taubira qui dénature le mariage et instaure le droit à l’enfant. D’abord très bon enfant malgré des appels à la démission de François Hollande, l’ambiance s’est tendue lorsque des manifestants ont tenté d’approcher le Sénat puis, rive droite, l’Élysée.

    Source: NDF

    Tensions visibles sur cette video à partir de 5’50 :

    Images prises par I-télé :

    Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

    http://www.contre-info.com/

  • Europe : Le jour où la classe moyenne se soulèvera

    Nos dirigeants ne réalisent pas qu’ils sont assis sur un baril de poudre, prévient le philosophe polonais . Car la classe moyenne à qui l’on refuse toute perspective de promotion sociale, pourrait voir la révolution comme son dernier recours pour se faire entendre.

    Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les pauvres et les malheureux qui font les révolutions en Occident, mais bel et bien les classes moyennes. Ce fut le cas de toutes les révolutions, à commencer par la Révolution française, à l’exception près de la révolution d’Octobre, qui a été un coup d’État perpétré dans une situation de désordre politique extrême.

    Quand la classe moyenne décide-t-elle de déclencher la révolution ? Premièrement, il ne s’agit pas de la classe moyenne dans son ensemble, ni même d’un groupe organisé, encore moins d’une communauté mais plutôt de leaders de la classe moyenne, ceux qui aujourd’hui gagnent les élections en Europe et que l’on traite d’irresponsables (car n’appartenant pas à la gériatrique classe politique traditionnelle), mais qui tout à coup se révèlent non seulement très populaires, mais aussi étonnamment efficaces.

    Citoyens de deuxième catégorie

    Dans le cas classique de la Révolution française, le rôle d’avant-garde révolutionnaire a été joué par des avocats, des entrepreneurs, des employés de l’administration publique de l’époque et par une partie des officiers de l’armée. Le facteur économique était important, mais pas primordial.

    Les éléments déclencheurs du mouvement révolutionnaire sont avant tout l’absence d’ouverture dans la vie publique et l’impossibilité de la promotion sociale. Lorsque l’aristocratie a tenté de limiter à tout prix l’influence des avocats et des hommes d’affaires, elle a incité à la révolution. Dans toute l’Europe, à l’exception de la sage Angleterre, la nouvelle classe moyenne, avec ses citoyens de deuxième catégorie, n’était pas en mesure de décider de son propre sort.

    Qu’en est-il de la discrimination aujourd’hui ? Elle est différente et semblable à la fois. Certes, l’aristocratie ne monopolise plus la prise de décisions, mais les banquiers, les spéculateurs boursiers et les managers qui gagnent des centaines de millions d’euros, écartent habilement du processus décisionnel la classe moyenne, qui en subit de sévères conséquences. Chypre en est le dernier, et très significatif, exemple.

    Domination des vieillards

    Il en existe bien d’autres exemples. Prenons les universitaires, qui non seulement en Pologne mais dans toute l’Europe, tremblent pour leurs emplois, surtout s’ils ont le malheur d’enseigner des matières déclarées comme peu utiles par l’Union européenne, les États membres et les multinationales qui dictent le marché du travail.

    En Slovaquie, par exemple, les sciences humaines ont été quasiment anéanties, de sorte que les spécialistes de l’histoire, de la grammaire, de l’ethnographie, ou de la logique ont de sérieux soucis à se faire. D’ici peu de temps, d’autres catégories professionnelles vont suivre. Ainsi les fonctionnaires de l’administration publique, dont le nombre a littéralement explosé par le passé. Est-ce leur faute ? Bien sûr que non.

    Et que peut faire un fonctionnaire licencié avec 15 ans d’ancienneté, ayant toujours connu la sécurité de l’emploi ? Probablement pas grand chose. Il en va de même pour des jeunes diplômés laissés sur le bord de la route du marché de travail, ainsi que pour les artistes, les journalistes et autres métiers fragilisés par le secteur numérique.

    Les révolutions émergent dans les exclusions, professionnelle, décisionnelle, et dans le déficit démocratique. Elles se dressent aussi contre la barrière générationnelle, ou tout simplement, contre la domination des vieillards.

    Il n’est en effet pas fortuit que les dirigeants de la Révolution française avaient environ 30 ans, alors que l’âge moyen des décideurs présents au Congrès de Vienne (1815) qui a rétabli l’ordre conservateur en Europe, était de plus de 60 ans. Les dirigeants européens actuels ont majoritairement entre cinquante et soixante ans, mais compte tenu des avancés de la médecine, il y a fort à parier que dans 20 ans, Mme Merkel et MM. Cameron, Tusk et Hollande seront encore aux affaires. Sauf s’ils sont balayés à coup de révolution.

    Le cri de la révolution

    Toutes les voies d’avancement de l’actuelle classe moyenne, majoritairement jeune, sont bouchées soit par des milliardaires, soit par des vieux, ou par ceux qui paraissent tels à une personne de 25 ans. Cette situation est explosive. On a tort de croire que les jeunes remontés contre le système, mais dépourvus du langage habituel des partis politiques et des mouvements politiques structurés, n’aboutiront pas à une révolte organisée.

    Pourtant une révolution ne s’est jamais faite au nom d’une mesure particulière, par exemple, une supervision bancaire plus stricte, mais au nom du fait qu’il n’est plus possible de vivre ainsi. Une révolution, en opposition totale avec les méthodes des partis politiques, n’emploie pas de langage politique. La révolution crie, elle hurle, le son révolutionnaire est par nature désordonné, mais parfois très audible.

    Alors voulons-nous, ou non, une révolution ? Selon moi, probablement pas, car la révolution veut dire la destruction totale, avant la construction d’un ordre nouveau. Cela étant dit, nos responsables politiques ne réalisent toujours pas qu’ils sont assis sur un baril de poudre.

    Ils ne le comprennent pas, trop sonnés par la seule idée qui les obsède : revenir à l’état de stabilité d’il y a dix ou trente ans. Ils ne savent pas que dans l’Histoire, il n’y a pas de retours en arrière possibles et que leurs intentions ressemblent à la très juste expression de Karl Marx : “L’Histoire se répète, mais comme une farce”.

    Press Europ  http://fortune.fdesouche.com

  • Manif pour tous : Caroline Fourest bloquée dans son train à Nantes (MàJ Caroline sifflée pendant sa prise de parole)

    Plus tôt dans la journée …

    Devant l’entrée principale de la cité des Congrès de Nantes, où se tiennent ce samedi les journées du Nouvel Obs, en partenariat avec le journal Ouest-France, 450 personnes opposées au mariage pour tous, encadrées par de nombreux policiers, protestent contre la loi adoptée au Sénat hier. Un début de bousculade entre manifestants et forces de police a été rapidement maîtrisé. De jeunes militants ont tout de même réussi à entrer dans le bâtiment. Vers 16 h, alors que l’essayiste et journaliste Caroline Fourest prenait la parole dans le cadre d’un débat sur l’Islam, ils ont sifflé et lancé des boules puantes. Ils ont été sortis par le service de sécurité de la cité des Congrès.

    À la fin des débats, le public est sorti par les arrières du bâtiment, à travers une haie de CRS et sous les insultes des manifestants.

    vidéos sur Ouest France

    ____________________________________

    La crainte de devoir voyager avec ces sympathiques voyageurs ? Mettant le train en retard, la SNCF a attendu que la police fasse évacuer les manifestants à coups de gaz lacrymogène pour lui permettre de monter dans le train.

    La police fait usage de gaz lacrymogène. Des manifestants sont descendus sur les voies. Le train est bloqué en gare de Nantes. Environ 200 personnes sont sur place.

    Après avoir gazé les manifestants, la police réussi à faire monter Caroline Fourest dans le train, lequel est toujours bloqué.

    Laurent Joffrin est également dans le train.

    974006Capture.jpg
    via Salon Beige   http://www.fdesouche.com