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Membre du Comité Central du Front National, Agnès Marion est conseillère municipale du 7e arrondissement de Lyon et conseillère régionale à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est la présidente du Cercle Fraternité dont le lancement a eu lieu le samedi 15 octobre à Paris. Le 16, elle est intervenue à La Manif Pour Tous. Concernant la politique familiale, elle fait cette déclaration intéressante au Rouge & Le Noir, montrant que la politique familiale ne peut pas être, telle une vertu devenue folle, décorrélée des problèmes migratoire et identitaire :
"A travers la défense de la famille, cellule de base de la société qui est par nature le lieu de la transmission, nous avons un moyen de lutter concrètement contre la mondialisation et le déracinement dont elle se nourrit. C’est en effet avec l’histoire de sa famille, de sa lignée, que chaque Français peut s’inscrire dans la grande histoire de France. La France comme une personnalité héritée des siècles, vivante, incarnée, loin d’une conception abstraite de la Nation. Prendre soin des familles françaises c’est donc renouer avec la longue durée dont parle Marine Le Pen, cette mémoire française venue du fond les âges dont nous sommes dépositaires et que nous devons défendre pour la transmettre à nos enfants ! Mais, concomitamment, nous ne pourrons faire l’économie d’une réflexion en profondeur sur notre démographie et les conditions d’acquisition de notre citoyenneté. L’enjeu terrible, dramatique, immédiat qui nous fait face est que la natalité française, qu’il faut défendre, est en même temps le révélateur de l’immigration et des partitions communautaires, prolongés, accentués par les naissances et l‘absurdité du droit du sol. Or, on n’appartient pas à la famille française du seul fait d’être né en France, il faut en partager les mœurs, l’histoire et l’amour du pays et de ses citoyens... Or nous contribuons à entretenir des familles qui ne se vivent pas comme françaises et qui, plus gravement encore, se construisent même contre la France : l’actualité des derniers mois nous l’a tragiquement rappelé à maintes reprises. On ne peut plus faire semblant de penser ou repenser une politique familiale sans poser le problème de l’immigration, du communautarisme et de la francophobie croissante. La question identitaire pèse aujourd’hui sur toutes les autres…"
Ainsi le CETA sera-t-il, un jour prochain, signé ! Peut-on vraiment s'en réjouir ? Mais il aura fallu la courte et efficace résistance de quelques Wallons, parlementaires régionaux, mais aussi des Bruxellois et des germanophones, pour que les Européens apprennent que, une fois de plus, l'Union européenne et ses commissaires, députés et financiers, s’apprêtaient à livrer un peu plus les Européens aux multinationales et, surtout, aux juges des fameux tribunaux arbitraux qui pourraient, en définitive, menacer les Etats et les parlements dans leur rôle de décideurs politiques.
Quelques remarques, néanmoins : tout d'abord, l'absence de la gauche radicale dite de gouvernement dans la contestation de ce traité de libre-échange, en particulier celle de M. Tsipras en Grèce, mais aussi celle qui dirige aujourd'hui le Portugal. Ainsi, tous les beaux discours de cette gauche antilibérale semblent destinés à finir au tombeau des grandes illusions quand l'heure (ou la simple possibilité) d'agir, concrètement, arrive : cela doit servir de leçon à ceux qui, « alibéraux et illibéraux » sincères, ont mis leurs espoirs dans ces partis qui, en définitive, préfèrent le Pouvoir à leurs convictions ou à leurs promesses. La même remarque vaut pour les populistes dits « eurosceptiques » qui n’en sont pas moins de bons libéraux dans la pratique (avec quelques nuances néanmoins)…
Ensuite, cet accord, pour l'heure « débloqué », montre toute l'hypocrisie des partis et des institutions de l'Union européenne qui, jadis, faisaient campagne pour que l'UE s'impose entre les géants, hier les Etats-Unis et le Japon, aujourd'hui les mêmes Etats-Unis et la Chine : qui ne se rappelle de cette affiche du Parti Socialiste (français) sur laquelle un sumo japonais et un superman états-unien, tous les deux imposants, semblaient être les deux principaux adversaires d'une Europe qui, donc, se devait d'être forte à son tour pour éviter l'écrasement de ses nations ? Or, en signant ce traité, comme d'autres d'ailleurs (moins médiatisés mais tout aussi dangereux, et pas forcément pour les seuls Européens...), l'Union européenne perd toute raison d'être économique, tout simplement, puisqu'elle entre dans le même espace économique, le même marché unique que ses « concurrents », avec les mêmes règles décidées parfois bien au-delà de l'Europe !
Dernière remarque (pour l'heure) qui n'est pas l'ultime, loin de là : l'Union européenne se signale de plus en plus comme une sorte « d'Europe légale » de plus en plus coupée de « l'Europe réelle », celle des nations, des régions de celles-ci, des peuples (au sens civique du terme), des personnes et de leurs modes de vie, de leurs diversités. Jean Monnet, « le pire fondateur de l'Europe » comme ironisent certains, avait voulu cette forme de démocratie représentative qui n'est rien d'autre, dans ce cas-là, que le gouvernement des experts et des groupes de pression qui les payent... Les réactions indignées des députés européens (mais qui connaît « ses » députés européens en France et ailleurs?) et des commissaires européens contre les 3 millions de Belges francophones qui ont osé, un temps, demander quelques éclaircissements (et le mot me semble particulièrement juste) sur ce traité et qui « décideraient » pour 500 millions d'Européens (bientôt 440 après le Brexit) me font sourire : ont-ils, ces messieurs les grands maîtres de l'UE, demandé leur avis aux citoyens, et, dans les campagnes électorales européennes de 2014, ont-ils évoqué ce même traité qui, pourtant, engage la vie et surtout le travail de leurs électeurs et peuples constitués ? Et, ces derniers jours, les pressions, pas forcément amicales, des dirigeants et des médias européens sur les Wallons donnent une drôle d'image de la « démocratie européenne »...
Néanmoins, malgré l'accord de dernière minute des Belges entre eux sur le CETA, il n'est pas certain que la messe soit dite : la résistance wallonne, même défaite, peut être vue comme un signe, voire un signal... La fin de la mondialisation, annoncée par François Lenglet il y a quelques années, pourrait bien être au bout de ce traité mal né et mal accepté : car jamais, au grand jamais, l'histoire n'est finie...
Fermer les yeux, refuser de voir, suffit-il à écarter le danger ?
Deux études récentes, commandées et organisées dans le seul but de rassurer les citoyens français, et de donner raison au slogan gouvernemental « Pas d’amalgame », viennent prouver, si cela était nécessaire, le danger présent, et futur, devant lequel se trouve la France.
Le premier sondage, publié le 18 septembre par l’Institut Montaigne et réalisé par l’IFOP, sous le titre « Un islam français est possible » nous démontre tout le contraire de ce qu’il souhaitait prouver.
1029 musulmans ont été intérrogés par l’ex conseiller, Hakim el Karoui, de l’ex premier ministre Jean-Pierre Raffarin. L’un des résultats nous apprend que 28% de l’ensemble, en majorité des jeunes, peu qualifiés, vivant dans des quartiers populaires périphériques des grandes agglomérations, voudraient imposer l’islam comme support de la société française. Vivre en marge des lois de la République et proclamer la « charia », la polygamie, le niqab et la burqa.
L’islam, disent-ils, est le support de leur révolte, et cette révolte va jusqu’à la rupture, la violence et l’antisémitisme.
Et 50%, de ces 28%, ont moins de 25 ans.
En résumé, un jeune français musulman sur 2 est un « radicalisé » en puissance, même s’il ne connaît pas sa religion et ne fréquente aucune mosquée.
Il souhaite une réislamisation de la famille musulmane qu’il fondera demain.
Le conseiller d’état Thierry Tuot, l’un des magistrats chargé de conclure dans l’affaire estivale du « burkini » affirme (et l’on s’est bien gardé d'en informer les Français) que « L’islamisme est la revendication publique de comportements sociaux présentés comme des exigences divines faisant irruption dans le champ public et politique ».
L’islamisme donc s’étendra inexorablement.
Le second sondage, réalisé au printemps 2016 par l’Institut Randstad et l’OFFRE (Observatoire du fait religieux dans les entreprises), révèle que 2 dirigeants sur 3 notent un durcissement du « comportement religieux » dans l’espace de travail, et que, dans 95% des cas, il est d’origine musulmane.
Les symboles religieux se multiplient et, également dans 95% des cas, ces symboles visibles sont islamiques.
Le premier fait religieux visible, dans les entreprises, est, bien entendu, le port du hijab au travail.
Les conflits ont quintuplé depuis 2013 et les poursuites engagées contre l’employeur sont toujours basées sur le « racisme » et la « discrimination ».
*Refus des hommes de travailler avec, ou sous les ordres, des femmes.
*Refus de livrer de l’alcool ou des produits d’origine porcine.
*Refus de travailler avec des non-musulmans.
Etc.
En conclusion, l’école publique est dans l’incapacité, aujourd’hui, de transmettre les valeurs républicaines, en particulier aux jeunes musulmans, pour les ¾ enfants d’ouvriers et d’employés résidants en zones pré-urbaines, qui sont les premières victimes de la désindustrialisation.
La France compte 66,6 millions d’habitants (sondage INSEE du 1er janvier 2016), mais il est impossible de connaître le pourcentage de musulmans, de noirs, de blancs, de juifs, de catholiques, d’arabes, etc. parmi ces 66 millions, et cela devient un handicap de sécurité nationale.
Quand un groupe religieux et ethnique s’attaque aux fondements même de notre société, il serait indispensable, afin que cette société puisse se défendre, qu’elle dispose de ces informations concernant son adversaire, pour ne pas dire son ennemi.
En 2016 on ignore officiellement le pourcentage de la population en provenance du Maghreb ou de l’Afrique subsaharienne par exemple.
L’Institut Montaigne l’estime à environ 5,6% (3 millions), alors qu’Azouz Begag, ancien ministre de l’égalité des chances (2007) l’estime à environ 15 millions (plus de 20%).
Dans le meilleur des cas (si l’on peut dire) 50% des 28% sur 3 millions font 420.000 « dangers potentiels » pour notre pays, et ce sera difficile de se protéger.
Dans le pire des cas (on peut le dire) 50% des 28% sur 15 millions font 2.250.000 « dangers potentiels) et dans ce dernier cas la France est perdue.
Il est raisonnable de supposer que ce dernier chiffre est plus proche de la réalité, et ce n’est pas fait pour nous rassurer, car, dans ce dernier cas, seule une guerre sainte pourrait, peut-être, nous sauver.
Il n’est pas besoin d’être armé pour « coloniser » un pays : l’argent suffit. Qui offre les 3 à 5000 euros nécessaire (alors qu’ils représentent plusieurs années de salaire) pour payer les « passeurs » des migrants ?
Nos gouvernants, d’où qu’ils viennent, occultent ce grave et mortel danger pour notre civilisation. Ils refusent d’admettre qu’il s’agit là d’un plan préparé de longue date pour « nous coloniser » insidieusement.
Le père d'une l'élève de l'école primaire de Garmisch-Partenkirchen a découvert que sa fille avait été forcée d'apprendre une prière islamique. Il a affirmé qu'elle avait été «forcée» par les enseignants à mémoriser des chants islamiques et a transmis le document à l'agence de presse autrichienne unsertirol24. Le texte est le suivant :
La directrice n'a pas confirmé l'incident mais a déclaré que l'école émettrait une déclaration écrite détaillant sa position au cours de la semaine à venir.
Il est parfois bon de parcourir les bibliothèques d’autrui. Ainsi, c’est en explorant une bibliothèque où le paganisme et les traditions d’Europe ont bonne place que je tombai par « hasard » sur une brochure du nom de Présence Païenne. Son auteur, Bruno Favrit, sans jouir (hélas) de la renommé d’un Jean Mabire ou d’un Christopher Gérard, n’est pas un inconnu et encore moins un débutant.
Collaborateur à la décapante revue non-conforme Réfléchir & Agir, Bruno Favrit compte une quinzaine d’ouvrages à son actif, principalement des essais sur le paganisme et des romans. En fin connaisseur de la Grèce antique – particulièrement de l’œuvre de Platon – et de la philosophie de Friedrich Nietzsche, l’auteur synthétisait dans la brochure susnommée une vision solaire du paganisme traversée par un vitalisme bienvenu en ces temps moroses d’apathie existentielle et de nihilisme. Quelle ne fut pas ma surprise et ma joie lorsque je découvris que Bruno Favrit avait précisément consacré un ouvrage à la question du vitalisme, et pas n’importe lequel: celui de la Grèce antique. Vitalisme et Vitalité, c’est donc son nom, est un essai dont la lecture devenait par conséquent indispensable…
« La Grèce comme creuset de la civilisation occidentale est un fait avéré […] Son vitalisme se tient là, dans le champs de tous les possible. C’est ce que nous proposons de méditer à une époque où la sclérose, la limitation, la législation n’ont jamais été aussi pesantes ». Redécouvrir des racines enfouies au plus profond de nous-mêmes à une heure où, justement, plus rien ne doit avoir de racines, ni de sens, où l’existence de chacun se résume à un parcours linéaire allant d’un point A à un point B. Nous autres Européens avons la chance de pouvoir puiser le vitalisme nécessaire quant à notre sauvegarde dans nos nombreuses traditions et cultures : c’est pourquoi nous incarnons la diversité dans l’unité. Néanmoins, la racine prépondérante de notre civilisation Européenne est incontestablement la Grèce antique (« Tout est parti de la Grèce ») qui fut un point de départ pour des domaines tels que l’Art, la Philosophie (qu'elle soit tournée vers la métaphysique ou le politique), la Religiosité et le Sacré, la Science, etc. C’est ce que propose d’étudier la première partie de cet essai.
Il y aurait énormément de chose à dire sur ce berceau civilisationnel que fut la Grèce antique. Nous l’avons dit plus haut : son influence est prépondérante. Or, il s’agit ici d’un essai et non d’une étude universitaire, l’excellente connaissance du sujet conjugué à un esprit de synthèse s’imposent donc. Heureusement, Bruno Favrit manie les deux parfaitement et la lecture de Vitalisme et Vitalité n'en est que plus agréable. Dans la sous-partie « La tradition et les idées » l’auteur développe les thèmes des dieux, des mythes et des différentes écoles de philosophie présocratique avec des figures telles Pythagore, Anaxagore, Parménide, Héraclite et post-Socratique en la figure de Platon. Bien que cité de nombreuses fois, on regrettera cependant l’absence d’une partie consacrée à Aristote, philosophe, au coté de son maître Platon, d’une importance et d’une influence pourtant capitale…
La mythologie et la religiosité des anciens grecs sont bien entendu à l’honneur. En bon nietzschéen, Bruno Favrit nous gratifie même d’une partie dédiée à Dionysos, expression d’une autre facette du vitalisme européen, celui là-même que le christianisme, poison de l’âme européenne, n’a cessé de diaboliser. D’autres grands thèmes sont pareillement étudiés lors de cette première partie (à savoir les mœurs et l’éducation à Sparte, l’expérience de la guerre et l’expérience métaphysique) dont nous pourrions en résumer la quintessence via la citation suivante : « L’union et la volonté comme moteur de l’action, c’est donc la leçon que nous donne la Grèce. Elle n’appelle pas seulement à ce que l’homme tende à s’identifier aux dieux, mais à ce que la société toute entière s’organise autour de cette idée, davantage du reste qu’une idée : une interprétation du monde. »
La deuxième partie de l’ouvrage, « De l’homme empêché à l’homme vitalisé », se veut être « le constat d’une déréliction, ses causes et ses effets, et une relecture du monde à travers le prisme vitaliste ». Sont désignés par l’essayiste comme ennemis de l’être et, en ce qui nous intéresse, de l’être européen: l’idéologie du progrès, les monothéismes, l’eudémonisme, le règne de l’Opinion, l’irénisme et l’égalitarisme. L'auteur revient également sur la notion capitale à ses yeux (et nous souscrivons entièrement à son point de vue): le Mythe. Mythos qu’il oppose au Logos. Les mythes, les légendes, et les contes font partie intégrale de notre identité d’Européens, un auteur comme Robert Dun s’attachait particulièrement à ces derniers. Nous avons ici matière à inspirer nos vies et la jeunesse. Plutôt Siegfried et Héraclès qu’Iron Man et Captain America !
Vitalisme et Vitalité de Bruno Favrit est un essai roboratif, loin de la lourdeur des écrits académiques et de celle du « dernier homme », emprunt de poésie parfois, chose normale pour ce lecteur de Nietzsche ! Ils sont d’ailleurs nombreux aujourd’hui à remettre au goût du jour cette philosophie vitaliste (voir Rémi Soulié et son Nietzsche ou la sagesse dionysiaque). Le renouveau vitaliste sera une étape majeure quant aux retrouvailles avec notre être européen, cette fameuse « âme européenne ». Notre imago mundi est certes politique mais elle est aussi métaphysique, et cette métaphysique se doit d'être vitaliste, c’est à dire « plus que vie ». L’essai de Bruno Favrit est un appel. Espérons qu’il sera entendu !
Avec ses « confidences » à deux journalistes du Monde, Davet et Lhomme, François Hollande n’a pas fait que montrer une fois de plus sa « stupidité » (le journal espagnol El Confidencial)…
Il ne s’est pas seulement « suicidé politiquement » comme le dit de manière quasiment unanime la presse européenne : « Le président de la République a entamé la dernière œuvre de sa vie politique : son autodestruction méthodique…
Un suicide politique en règle ! » ajoute Emmanuel Beretta dans Le Point du 13 octobre…
En réalité, il a poignardé toute la gauche politique française, puisqu’il a compris qu’il ne fera pas de second mandat et ne pourra donc pas terminer l’œuvre commencée par Mitterrand : rénover de fond en comble le très archaïque Parti socialiste actuel.
Pour le quotidien russe en ligne Vzgliad, le livre “présente au monde un tout autre visage du président de la France : non pas l’euro-socialiste progressiste et politiquement correct qui se bat pour la liberté des minorités opprimées, mais un petit bourgeois ordinaire bardé de la panoplie complète des stéréotypes xénophobes et racistes”. (en référence à la phrase de Hollande disant dans ses confidences qu’il y a trop de migrants en France).
Malek Boutih avait vu juste quand, en 2013, il avait déclaré « François Hollande, c’est un homme de droite. À la fin de son quinquennat, il finira haï par tous. Comme au PS « . Homme de droite, non, mais « homme de droite » entre guillemets, oui. A la manière Mitterrand, un autre « homme de droite », et même d’extrême droite, qui a su se servir de la stupidité congénitale du Parti Socialiste et de la naïveté d’une majorité de Français (qui ne connaissent pas plus la réalité criminelle historique du socialisme que celle de l’islam), pour arriver au pouvoir et s’y maintenir jusqu’aux dernières semaines de sa vie après avoir pendant plus de quarante ans fait l’éloge de « valeurs de la gauche » auxquelles il ne croyait pas un seul instant.
Manuel Valls, que l’on a vu dépité et meurtri pendant son séjour à Casablanca, dit maintenant de Hollande « Il va falloir s’en débarrasser « . Et Jean-Christophe Cambadélis passe ses journées à tenter de replâtrer un Parti Socialiste largué par l’Histoire que Hollande, dans le livre de Davet et Lhomme, appelle à détruire et à dépasser. Comme une majorité de Français aujourd’hui, Hollande a compris que le socialisme c’est fini en tant qu’idéologie politique, il ne restera que « le social », valeur universelle. Or, la droite sait aussi bien que la gauche être « sociale », comme le montrent les programmes de ses candidats, de Juppé à Marine Le Pen. Excepté que lorsque c’est la droite qui se montre proche du peuple et « sociale », la gauche (meurtrie que Sarkozy ait osé appeler son programme « La cause du peuple« ) appelle cela du « populisme ».
Hollande voudrait rebaptiser le PS « Parti du Progrès ». « On peut y mettre des écolos. C’est facile à comprendre : vous êtes pour le progrès ? Oui. Le progrès social, humain « , dit Hollande à Davet et Lhomme ahuris. Hormis le fait que les écolos ne sont en rien progressistes mais au contraire furieusement rétrogrades, il y a de quoi ! Ahuris comme Emmanuel Berretta du Point après que Hollande, au moment ou sortait le livre de ses confidences, ait déclaré à L’Obs « je suis prêt« . « Oui, il est prêt : il a mis son dernier masque, celui d’Hannibal Lecter, un serial killer dont la dernière victime n’est autre que lui-même. François Hollande tient des personnages de David Lynch : triple fond, mystérieux derrière sa bonhomie, tueur politique à sang froid, égotique dissimulé qui ravage tout sur son passage dans une certaine bonne humeur. « Mul-Hollande drive », quand, à la fin du film, les personnages sont tout petits, petits…«
Logiquement, la gauche ne sera plus à la présidentielle le problème de la France. La droite, toutes composantes réunies, y est largement majoritaire avec près de 70 % des Français qui sont aujourd’hui le peuple de France, comme il y eut pendant une très courte période de l’histoire un peuple de gauche. Ce peuple français mériterait un chef à sa hauteur. L’élection présidentielle peut-elle le lui apporter ? La prudence, pour ne pas dire la méfiance, s’impose.
D’abord parce que le grand corps agonisant de la gauche bouge encore. Elle a pour elle le plus grand nombre des médias à la tête desquels elle a placé ses hommes, qu’elle finance avec les impôts transformés en subventions, et auxquels le chef de l’Etat socialiste a consacré, dit-on, le tiers du temps de son mandat présidentiel autour d’assiettes de charcuterie et de bonnes bouteilles. Heureusement, les Français n’ont plus confiance dans la presse et lui préfèrent internet où tout est dit, le meilleur comme le pire, mais qui est devenu ce fait même le seul média démocratique, le seul (avec Valeurs Actuelles) où l’on puisse se forger une opinion qui ne doive rien au prêt-à-penser officiel des rues de Solferino et Saint-Honoré.
Ensuite, il reste quelques personnalités à peu près honnêtes et intelligentes à gauche, bien que des trois paramètres qui feraient le bon élu socialiste (intelligence, honnêteté et socialisme), il ne soit jamais possible d’en réunir plus de deux : socialiste et honnête, mais pas intelligent ; socialiste et intelligent mais pas honnête ; honnête et intelligent mais pas socialiste. Un homme comme Macron pourrait faire partie de la troisième catégorie, puisqu’il est intelligent et que jusqu’à preuve du contraire il n’est soupçonné par la justice d’aucune malhonnêteté. Il dit lui-même ne pas être socialiste et cependant de gauche, ce qui confirme le théorème initial. Bref, Macron pourrait faire gagner la gauche en faisant perdre le socialisme.
À droite, c’est plus compliqué. Il y a sept candidats au premier des quatre tours de la présidentielle, et un ou deux autres pourraient surgir quand le second tour aura sélectionné le candidat imposé aux Français, que ce soit Juppé ou Sarkozy. Le premier débat, qui fut en réalité une succession de monologues minutés entre les sept prétendants, n’a rien apporté. On en est ressorti sans bien comprendre qui voulait quoi et à quel degré, seulement qu’ils sont tous contre le chômage et pour le progrès, contre la gauche et pour la justice sociale, etc. Ce n’est pas cela que les Français attendaient et le candidat chouchou des sondages et de la gauche, Alain Juppé, ne s’en est pas mieux sorti que les autres. Sarkozy non plus d’ailleurs, piégé par la « softitude » de ce pseudo-débat strictement réglementé en monologues alternatifs, ce qui ne convient ni à son énergie ni à sa combativité.
Ce que les Français espéraient était que les candidats abordent le fond des sujets qui les inquiètent, discutent moins des moyens techniques de rétablir la sécurité et le plein emploi que de ceux permettant d’éradiquer les causes de l’insécurité et du chômage, la principale étant les deux cent mille musulmans chômeurs potentiels ou plus qui entrent chaque année plus ou moins illégalement en France. Ce débat là a été soigneusement évité.
Le plus « à droite » semble être Jean-Frédéric Poisson. Ce n’est pas le débat qui nous l’a appris mais ses déclarations précédentes. C’est notamment le seul décidé à supprimer la loi Taubira, le seul qui ne considère pas le FN comme infréquentable même s’il dit ne pas partager toutes ses idées. Les trois qui sont incontestablement gaucho-compatibles sont Juppé, Fillon et Nathalie Kosciusko-Morizet qui se prétendent de droite comme Macron se dit de gauche, mais on sent trop la posture et pas assez la conviction.
D’ailleurs, que certains candidats – supposés de droite – fassent appel aux électeurs de gauche pour battre le président de leur propre parti, élu démocratiquement par 2/3 des adhérents est tout de même un peu fort de café ! « Comme Juppé, Fillon invite les électeurs de gauche à voter à la primaire. François Fillon accueille à bras ouverts tous les électeurs (de gauche) qui souhaitent voter à la primaire de la droite » (Le Figaro).
Juppé, de plus, est islamophile, « Les Français sont hystériques avec l’islam« , dit-il. Juppé souhaite-t-il que Paris devienne comme Londres ?
L’avance qu’il a actuellement sur Sarkozy dans les sondages est largement due (84 % selon un sondage spécifique) à la frange des gens qui, déçus par Hollande et la gauche, se disent aujourd’hui de droite et voteront à droite, mais ont gardé le cœur à gauche et voient en Juppé une sorte de président d’attente en attendant une hypothétique reconstruction de la gauche.
Un récent article paru sur Boulevard Voltaire fait part d’une position originale. Elle semble se développer au sein du FN. Il faut, dit cet article, aller voter à la primaire de la droite pour faire passer Sarkozy comme candidat officiel de la droite à l’issue du second tour de la primaire.
En effet, si Juppé est choisi, il y aura à la présidentielle en 2017 un second tour Juppé contre Marine Le Pen où Juppé est certain de l’emporter grâce à l’appoint des voix de gauche qui lui sont d’ores et déjà acquises. Marine est mathématiquement battue d’avance.
En revanche, si c’est un duel Sarkozy contre Marine, la grande partie de la gauche et une partie de la droite viscéralement anti-Sarko pourraient très probablement rejoindre le camp de l’abstention. Dans ce cas, Marine aurait au moins une chance d’être élue à la présidence. Tout cela mérite réflexion.