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Les infos dont on parle peu n°109 (12 décembre 2015)
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Etats-Unis: passe d’armes avec la presse russe au point presse du département d’Etat
Les tensions entre Washington et Moscou sur les conflits en Syrie et en Irak ont donné lieu jeudi à une brutale passe d’armes lors du très policé point presse du département d’Etat entre son porte-parole et une journaliste de la télévision Russia Today.
Le porte-parole John Kirby s’en est pris à la correspondante à Washington de la chaîne publique russe, Gayané Chichakyan, l’accusant de poser des questions « complètement ridicules » alors qu’elle l’interrogeait avec insistance sur la position américaine face au déploiement militaire de la Turquie en Irak.
La diplomatie américaine tient tous les jours un long briefing, diffusé en direct à la télévision et sur internet, qui offre un tour d’horizon complet des crises mondiales sur lesquelles Washington a son mot à dire: des dizaines de journalistes accrédités — américains, européens, asiatiques ou arabes — dialoguent avec le porte-parole dans une ambiance le plus souvent cordiale.
Après avoir attendu son tour, la journaliste de Russia Today, régulièrement présente au point presse, est revenue plusieurs fois à la charge pour savoir si Washington « approuvait » ou non la présence militaire turque dans le nord de l’Irak, sans la permission de Bagdad, qui provoque des tensions entre l’Irak et la Turquie.
Le département d’Etat a affirmé cette semaine que ces deux pays alliés des Etats-Unis devaient régler ce différend directement et a refusé de prendre position pour l’un ou pour l’autre.
« C’est tellement loufoque », s’est soudainement emporté M. Kirby.
« Cela ne vous gêne pas de poser ces questions? Vous devriez regarder ces questions et presque rire de vous-même, non? C’est absolument dingue! », a tonné le porte-parole, très en colère.
Alors que Gayané Chichakyan insistait sur le fait que les Etats-Unis semblaient indifférents face au déploiement de troupes turques en Irak — qui entraînent selon Ankara des Irakiens contre l’Etat islamique –, John Kirby a vraiment haussé le ton.
« Je note que (votre) équipe pose très rarement des questions difficiles à (votre) propre gouvernement », a-t-il dit, en allusion à Russia Today en partie financée par le Kremlin et qui défend une voix médiatique « alternative » sur les dossiers internationaux.
« Ici, au département d’Etat, vous pouvez venir et demander ce que vous voulez. Et vous pouvez être aussi accusatoire dans vos questions, certaines d’entre elles aujourd’hui complètement ridicules », a tempêté M. Kirby.
« Quelle question était ridicule, Monsieur ? (…) Pour laquelle devrais-je me sentir gênée? » a rétorqué calmement la journaliste avant que le porte-parole ne mette fin à son briefing.
Source: Boulevard Voltaire
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Les craintes de Samuel Huntington
Il y a environ deux ans, dans le cadre de son émission “Répliques” diffusée chaque samedi matin sur France-Culture, Alain Finkielkraut affirma très justement que Samuel P. Huntington est un auteur dont tout le monde parle en France, mais que personne n'a vraiment lu. Il dénonçait ainsi une maladie endémique des milieux intellectuels français, leur incorrigible frivolité.
Bien que Huntington, aujourd'hui âgé de 78 ans, ancien conseiller de Jimmy Carter et depuis longtemps professeur émérite de relations internationales à Harvard, ait publié son premier livre à la fin des années 1950 (en 1970, il codirigera un ouvrage collectif sur les régimes à parti unique, The Authoritarian Politics in Modern Society. The Dynamics of Established One-Party System), ce n'est que 40 ans plus tard qu'il sortit des sphères universitaires pour accéder à la notoriété internationale, avec un gros ouvrage très vite traduit dans de nombreuses langues, Le Choc des civilisations (1).
Il n'est pas indifférent de rappeler que la première mouture de ce livre fut « un cycle de conférences qui [se tint] à l'American Enterprise Institute de Washington, en octobre 1992 » [p. 10-11], soit dans les locaux du plus important think tank (boîte à idées) néo-conservateur, « dont est issue une bonne partie de l'administration Bush » (2). En effet, après des débuts comme libéral et démocrate typique de la côte Est, Huntington s'est peu à peu “droitisé” pour finir, non par rejoindre en réalité les néoconservateurs, mais par se faire le défenseur d'un “néonationalisme” américain. En France, Le choc des civilisations eut droit à un succès d'estime, et il faut croire que ses ventes furent satisfaisantes puisqu'il fut bientôt réédité dans une collection de poche.
Pour autant, ce livre a-t-il été lu chez nous comme il le mérite, c'est-à-dire ligne à ligne et crayon en main (3) ? À considérer les jugements hâtifs dont il fit l'objet, et ce dans les milieux les plus opposés, il est permis d'en douter.Huntington, il est vrai, ne fait aucune concession à la facilité, entrecoupant volontiers ses analyses de graphiques, statistiques et pourcentages rébarbatifs. Son allure même est à contre-courant : le vieux professeur est un WASP (White Anglo-Saxon Protestant) plus vrai que nature, un Bostonien aux yeux bleus, vifs et pénétrants, dont la calvitie laisse encore voir des cheveux blonds et qui ne porte que des blazers et des cravates rayées d'un classicisme indémodable.
Puisqu'un second livre de Huntington, consacré à la crise de l'identité nationale américaine, est paru en traduction française il y a quelques mois, il semble utile de mettre en relief les raisons de lire ou de relire le politologue américain. On va voir qu'elles sont excellentes et concernent des enjeux essentiels. Il sera bon, pour commencer, de procéder par le rappel de quelques-uns des reproches faits à Huntington et de montrer, citations à l'appui, l'inanité de ces reproches.
Huntington a d'abord été accusé de laisser entendre avec présomption qu'il avait découvert, quelques années après la fin de l'empire soviétique et le dépérissement des idéologies, la clé du dynamisme historique, donc accusé de retomber, même à son corps défendant, dans une approche idéologique. En fait, s'il a bien énoncé sa thèse centrale comme une règle (« Dans le monde nouveau qui est désormais le nôtre, la politique locale est ethnique et la politique globale est civilisationnelle » [p. 21]), Huntington s'est bien gardé de conférer à cette règle une validité permanente. Son regard est toujours strictement politique et historique : « L'approche civilisationnelle, écrit-il, peut aider à comprendre la politique globale à la fin du XXe siècle et au début du XXIe. Pour autant, cela ne veut pas dire que cette grille de lecture est pertinente pour le milieu du XXe ni qu'elle le sera pou le milieu du XXIe » [p. 10]. Ce grand défenseur de la culture anglo-protestante s'est également vu reprocher de n'avoir pas encore vraiment compris que le temps de la domination blanche est définitivement révolu. Or, non seulement Huntigton refuse toute supériorité intrinsèque à l'Occident, mais il ne croit pas que le modèle occidental soit réellement universalisable : « L'Occident, affirme-t-il, a vaincu le monde non parce que ses idées, ses valeurs, sa religion étaient supérieures […], mais plutôt par sa supériorité à utiliser la violence organisée. Les Occidentaux l'oublient souvent, les non-Occidentaux jamais. […] Seule l'arrogance incite les Occidentaux à considérer que les non-Occidentaux “s'occidentaliseront” en consommant plus de produits occidentaux. Le fait que les Occidentaux identifient leur culture à des liquides vaisselle, des pantalons décolorés et des aliments trop riches, voilà qui est révélateur de ce qu'est l'Occident » [p. 61 et p. 72-73].
La seconde partie de la citation renvoie à ce que l'on peut considérer comme l'apport le plus novateur et le plus original du Choc des civilisations à savoir la distinction capitale entre modernisation et occidentalisation. Là encore, c'est l'immense mérite de Huntington que de ne pas confondre l'ethnologie ou l'anthropologie culturelle avec l'histoire. Jusqu'à la parution de son livre ou presque, modernisation et occidentalisation étaient entendues comme des quasi-synonymes : soit pour s'en féliciter, au nom de la démocratie et de l'idéologie des droits de l'homme, réputées universalisables ; soit pour condamner le phénomène, au nom du relativisme des valeurs et de la défense du droit à la différence.
Sous l'effet d'un paradoxe qui n'est qu'apparent, l'analyse bien plus fine de Huntington nous permet de saisir que, dans notre déploration sur la perte de substance des cultures “traditionnelles” et notre croyance à leur incapacité à résister au choc de l'influence occidentale, il entre précisément beaucoup de condescendance “occidentalo-centrée”. C'est un regard de touristes cultivés, penchés avec mauvaise conscience sur l'Autre, mais qui n'imaginent même pas que cet Autre puisse opérer un tri sélectif parmi tout ce qui vient de chez nous. Huntington, lui, restitue à ces processus leurs cassures, étapes et rythmes : « Lorsque la modernisation s'accroît, cependant, le taux d'occidentalisation décline et la culture indigène regagne en vigueur […] À l'échelon sociétal, la modernisation renforce le pouvoir économique, militaire et politique de la société dans son ensemble et encourage la population à avoir confiance dans sa culture et à s'affirmer dans son identité culturelle » [p. 98-99]. Pour Huntington, c'est plutôt à l'échelon individuel que la modernisation « engendre des sentiments d'aliénation et d'anomie […], des crises d'identité auxquelles la religion apporte une réponse » [p. 99].
L'exemple de l'Inde hindouiste, où le mouvement de renouveau national sous la conduite du BJP repose avant tout sur la classe moyenne supérieure — avec des hommes et des femmes maîtrisant parfaitement les technologies de pointe d'origine occidentale, mais faisant chaque matin leurs dévotions à Ganesha ou à Shiva — semble bien confirmer la pertinence de la conclusion de Huntington : « Fondamentalement, le monde est en train de devenir plus moderne et moins occidental » [p. 103].
Mais l'universitaire américain ne se contente pas de prendre le contre-pied de nombreuses idées reçues. Il lui arrive parfois d'être politiquement très incorrect. Dans Le choc des civilisations, renvoyant explicitement au Camp des saints de Jean Raspail, il écrit : « L'Afrique, quant à elle, non seulement n'a rien à offrir pour contribuer à la reconstruction de l'Europe, mais elle déverse des hordes d'immigrants résolus à se partager les restes » [p. 477]. Au sujet de l'islam, Huntington déchire les rideaux de fumée sémantiques et affirme nettement : « Le problème central pour l'Occident n'est pas le fondamentalisme islamique. C'est l'islam, civilisation différente dont les représentants sont convaincus de la supériorité de leur culture et obsédés par l'infériorité de leur puissance » [p. 320]. Sans doute le lecteur comprend-il mieux maintenant pourquoi Huntington, malgré une impeccable carte de visite universitaire, fait grincer des dents chez les bien-pensants et autres chantres progressistes de la douce tolérance musulmane.
Il semble que ce soit le lot de Huntington, auteur complexe et subtil, d'être de toute façon mal interprété. Quand sa pensée n'est pas présentée de manière déformée pour cause d'anti-américanisme rabique, elle est par trop simplifiée. C'est ainsi que son dernier livre, qui fait grand bruit outre-Atlantique, a pu être lu (…) comme celui d'un “suprémaciste blanc”. Pourtant, dès la préface, l'auteur précise que son ouvrage « vise à défendre l'importance de la culture anglo-protestante, et non celle des Anglo-Protestants » (4).
Il est clair pour Huntington que l'identité nationale américaine repose sur deux piliers, la culture et la religion, non sur la race. Toute singularité de cette identité lui paraît résider en ceci que la culture anglo-protestante a perduré pendant trois siècles, alors même que le nombre de descendants d'immigrants d'origine anglo-protestante diminuait par rapport à la population globale.
Ce qui s'est délité depuis 1965 avec l'apparition du mouvement dit de la “déconstruction” et la montée des identités communautaires infranationales, c'est le ciment qui tenait ensemble tant d'éléments disparates : le “credo américain”, qui signifie prédominance publique et rendue obligatoire de la langue anglaise, attachement aux principes de l'État de droit, responsabilité des dirigeants, défense farouche des droits individuels et, plus généralement, des valeurs issues du “protestantisme dissident”.
Alors que les États-Unis avaient absorbé sans difficultés majeures, entre 1820 et 1924, 34 millions d'immigrants européens, l'intégration étant chose faite à la troisième génération, ils sont aujourd'hui confrontés « à un afflux, contigu, dont la population équivaut à plus d'un tiers de celles des États-Unis et est séparée d'eux par une frontière de 3.500 kilomètres matérialisée par une simple ligne tracée sur le sol et un fleuve peu profond. Cette situation est unique pour les États-Unis et unique au monde » (5). À la différence des vagues migratoires antérieures, la vague mexicaine n'est pas dispersée sur le territoire mais regroupée dans les États du Sud-Ouest (certains auteurs parlent déjà de “Mexamérique” ou d’“Amexique”) et en Californie (rebaptisée “Mexifornie”), et ne veut absolument pas abandonner la pratique de l'espagnol mais imposer au contraire un bilinguisme officiel. Elle entend bien, enfin, dans le cadre d'une double allégeance, maintenir des liens permanents avec son pays d'origine. Là comme ailleurs, les binationaux veulent et ont, comme le dit dans détour Huntington, le beurre et l'argent du beurre.
Le cauchemar americano de Huntington serait que les États du Sud-Ouest subissent un sort analogue à la “cubanisation” de Miami, devenue la vraie “capitale de l'Amérique latine” ; Miami qui, entre 1983 et 1993, a été désertée par 140.000 de ses habitants d'origine anglo-saxonne. D'autres chiffres fournis par Huntington donnent véritablement le tournis (en 2000, Los Angeles comptait 46,50 % d'habitants d'origine hispanique contre 29,70 % de “Blancs”) et justifient la formule qu'il emploie : il s'agit d'une “reconquista démographique” de territoires enlevés par la force dans les années 1830 et 1840.
Huntington sait qu'à l'horizon 2040 les Blancs d'origine européenne pourraient n'être, aux États-Unis qu'une minorité parmi d'autres, réduite à s'organiser en lobby pour se faire entendre. Chez le vieux Bostonien lucide et courageux, on perçoit même souvent des accents spengleriens, comme s'il ne s'agissait désormais que de différer le moment de la disparition. Cependant, ce réaliste qui n'a pas seulement fréquenté les bibliothèques, mais aussi les sphères du pouvoir et de la décision, cet homme qui rejette tout irénisme et qui ne perd jamais de vue les rapports de force, refuse absolument de battre sa coulpe, de s'excuser d'être né WAPS et de vouloir le rester. Observateur désenchanté du phénomène de “dénationalisation des élites”, qu'il dénonce, ce produit type de l'élite à choisi franchement la cause du peuple et de la nation.
► Philippe Baillet, Nouvelle Revue d'Histoire n°17, 2005.
Notes :
1. Odile Jacob, 1997. Éd. de poche chez le même éditeur, 2000. Les citations sont tirées de cette dernière édition.
2. Pierre Hassner et Justin Vaïsse, Washington et le monde : Dilemmes d'une superpuissance, CERI/Autrement, 2003. p. 166.
3. Le choc des civilisations a fait l'objet de plusieurs réflexions dans La Nouvelle Revue d'Histoire, et not. dans notre n°7, p. 27 et dans notre n°13, p. 5.
4. S. P. Huntington, Qui sommes-nous ? Identité nationale et choc des cultures, Odile Jacob, 2004, p. 11.
5. Ibid., p. 220. -
Seul le déploiement du nucléaire peut résoudre le problème climatique
D'Aymeric Chauprade, député français au Parlement européen :
"La COP 21 se termine et a été l’occasion d’un immense lavage de cerveau médiatique qui visait à promouvoir le solaire, l’éolien, l’usage de la biomasse et l’efficacité énergétique. On nous a asséné des reportages sur le Costa-Rica ou El Hierro, des exemples en aucun cas transposables aux besoins des pays industriels et des pays émergents. On a oublié de nous révéler la réalité du contre-exemple énergétique allemand : l’Allemagne, même en décroissance démographique, n’arrivera pas à sortir du nucléaire et du charbon pour sa production électrique laquelle devra reposer sur des importations ; elle n’arrivera donc pas à décarboner les secteurs non électrifiés de son économie. Sa production électrique perturbe déjà les réseaux électriques de tous ses voisins.
La vérité est qu’il est impossible de subvenir aux besoins du monde en s’appuyant sur les seules sources définies politiquement comme renouvelables. Paradoxalement, la COP se sera déroulée dans un pays qui a démontré premièrement que le nucléaire pouvait faire diminuer durablement et massivement les émissions de CO2, deuxièmement que le nucléaire est renouvelable lorsque le réacteur Phénix recycle quatre fois son combustible.
Malheureusement, le nucléaire continue de faire l’objet d’une désinformation de la part de nombreux médias en Europe. L’exemple de Fukushima est éclairant : l’accident a été associé aux 20 000 victimes d’un tsunami, alors même que les populations n’ont pas reçu de doses significatives de radiations, seulement quelques millisieverts, c’est à dire bien en-deça du seuil de risque. Les rejets de la centrale japonaise ne perturbent pas la radioactivité naturelle de l’océan, mais ceci n’a pas été audible car la radioactivité naturelle reste un tabou dans nos établissements scolaires. Enfin la surface de la zone évacuée au Japon devrait être comparée à la surface rendue inconstructible par les éoliennes et les mines de lignites. La superficialité du traitement médiatique est trahie aussi par l’amalgame fait entre la centrale de Fukushima et nos réacteurs français. Le simple examen du système physique montre pourtant trois différences importantes : l’écoulement du réfrigérant, la neutralisation de l’hydrogène en l’absence d’électricité, et la filtration des rejets.
La conclusion objective est que nos réacteurs, dont la sécurité a de surcroît évolué depuis leur construction, n’auraient pu provoquer un accident similaire. Si donc des réacteurs datant des années 60 ne provoquent pas de victimes des radiations, on peut être confiant dans les nôtres.
Toute argumentation non antinucléaire reste cependant interdite en France : le remarquable film La promesse de Pandore qui décrit le parcours d’écologistes américains convertis au nucléaire n’a ainsi trouvé aucun distributeur en France.
Quatre grands climatologues sont venus nous rappeler que seul le déploiement du nucléaire peut résoudre le problème climatique. Pratiquement, il s’agirait de construire dans le monde 2000 réacteurs REP et CANDU en 20 ans, puis 12 000 surgénérateurs entre 2040 et 2100. A côté d’un déploiement raisonnable de l’éolien et du solaire, le réchauffement serait ainsi limité à la fourchette 2,4 à 2,8°C. Pour descendre encore plus bas, entre 2,0 et 2,4 °C, il faut des émissions négatives, c’est à dire stocker massivement du CO2 issu de la combustion de la biomasse, approximativement la masse que l’on extrait du combustible fossile aujourd’hui. Et c’est une autre affaire compte-tenu de la croissance de la population mondiale !"
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Les élections régionales montrent que la gauche a perdu le peuple
Une enquête IFOP sur le profil des électeurs aux régionales, publiée le 6 décembre, confirme que la gauche a perdu le peuple des peu ou pas diplômés, des ouvriers et des jeunes.
Plus le niveau de diplôme est faible, plus le score de la gauche est… faible
Si les listes de droite dite « parlementaire » et de la droite de conviction ont rassemblé en moyenne 62 % des électeurs, cette proportion monte à 69 % pour les Français diplômés de CAP/BEP ou sans diplômes, dont 40 % pour le FN.
A contrario, plus le niveau de diplôme s’accroît, moins les électeurs votent pour le FN.
En conséquence, les ouvriers votent à 68 % pour les droites, et 51 % FN.Les médias de l’oligarchie n’ont pas hésité à faire « l’amalgame » entre vote FN et moins diplômés…
… donc, les moins instruits, c’est-à-dire dans leur esprit, les « beaufs » ou les « ignorants ». D’où le développement de cette caricature du peuple, à travers le « beauf » ouvrier, pas assez moderniste, ni « ouvert ». Ce qu’on pourrait appeler du « racisme social ».La gauche semble leur préférer les immigrés et les minorités…
Il est loin le temps où le PCF défendait le peuple contre l’exploitation ou l’immigration de masse. En 1981, Georges Marchais, secrétaire général, disait encore vouloir « stopper l’immigration officielle et clandestine ». Y compris en rasant au bulldozer des foyers d’immigrés.
Le discours du PC a bien changé… ses électeurs aussi. Pour ceux qui lui restent. Les ouvriers ont rappelé à la gauche qu’ils ne votent pas pour elle pour le mariage homo.La gauche a aussi perdu les chômeurs et la jeunesse…
Les moins de 35 ans ont voté à 30 % à droite et 33 % au FN.
Quand aux chômeurs, 38 % ont choisi pour le FN, seulement 37 % pour la gauche.
En clair, c’est toute la France populaire, la France qui souffre de l’immigration et de la mondialisation que la gauche a abandonnée, qui vote aujourd’hui à droite et surtout pour le FN. Avant, la gauche glorifiait la jeunesse et la classe ouvrière, mais maintenant ces derniers ne votent plus pour elle, elle les méprise. -
L'entretien de trop : Manuel Valls bousculé dans ses derniers retranchements par Léa Salamé
Le dernier regard de Manuel Valls en dit long sur le mauvais quart d'heure qu'il a passé : ses fadaises, ses attaques d'un autre temps, son décalage avec le pays réel, tout est là en moins de 10 minutes.
Manuel Valls répond aux questions de Léa Salamé par franceinter -
Nicolas Sarkozy juge qu’il n’est pas « immoral » de voter pour le Front national
Nicolas Sarkozy a déclenché un nouveau hourvari, en déclarant mardi à Rochefort, en Charente-Maritime, lors d’une réunion de soutien aux candidats Républicains, qu’il n’était pas « immoral » de voter pour le Front national.
« Le vote FN n’est pas immoral. » « Le vote FN n’est pas un vote contre la République. » Ces propos de l’ancien président de la République, qui paraissent pourtant relever du bon sens, n’ont paru plaire à personne.
Ni à la gauche, qui y voit une compromission.
Ni aux candidats de droite, qui craignent une assimilation.
Ni à Marine Le Pen, qui l’a accusé de dire tout et l’inverse de tout.
IL N’EST PAS « IMMORAL » DE VOTER POUR LE FRONT NATIONAL
En fait, ces propos d’un homme qui ne croit en rien sinon en lui-même n’ont plu à aucune de ces catégories de gens qui croient, eux, aux idées de gauche.
De fait, entre déclarations et précisions, Nicolas Sarkozy a retrouvé les accents droitiers qui lui avaient donné, contrairement à ce qu’on peut lire ici ou là, ses plus beaux résultats. Ceux qui prétendent aujourd’hui l’inverse feraient mieux d’aller vendre des cacahuètes, car ils ne comprennent même pas ce qui est en train de se passer ; ils ne savent même pas lire les résultats électoraux.
Relevons, un peu au hasard, parmi ses divers propos :
« Un pays qui se tait est un pays qui meurt. (…) La France n’en peut plus de colère, d’exaspération, d’angoisse. (…) Le peuple de France se demande si la France de toujours restera la France. »
« J’ai été le premier à parler des racines chrétiennes de la France. »
« Voulez-vous me dire le nombre de fois où Monsieur Hollande, président de la République socialiste, a reçu Madame Le Pen ? Si c’était immoral, pourquoi l’aurait-il reçue ? »
« Dire que le vote pour le FN est anti-républicain, cela n’a aucun sens. »
« Je fais une différence entre le vote et la personne, la nièce, la tante, le grand-père. Mais quand dans le Var, le FN fait 44 %, pensez-vous que la moitié de la population est immorale ? »
Etc. On pourrait en reprendre plusieurs autres qui, depuis vingt-quatre, fleurissent dans la bouche de Nicolas Sarkozy, et ne sont pas sans rappeler le candidat de 2006-2007.
NICOLAS SARKOZY À L’HORIZON 2017
Et tout le monde réagi en s’offusquant de sa dérive droitière. Parce que, en réalité, ce n’est pas le Front national qui est le mal, c’est la (vraie) droite. On n’accepte aujourd’hui les candidats et les élus qui se disent de droite qu’à la condition qu’ils reprennent, comme ils le font quasiment tous chaque jours, les idées de gauche. Reprenez la plupart de leurs discours, c’est tout simplement hallucinant !
Le problème, le seul en définitive, c’est que le peuple, lui, n’a jamais été à gauche. D’où les déclarations ces derniers jours de Manuel Valls ou de Jacques Attali. Car, quand le peuple vote à gauche, c’est par réaction ou parce qu’il se laisse embobiner par de grandes idées – qui sont rarement de bonnes idées.
On a sans doute, pour l’avoir essayé, beaucoup de mal à croire en Nicolas Sarkozy, qui est effectivement capable de dire une chose et son contraire. Mais, contrairement à ceux qui crient « Au loup ! », c’est un habile homme, et un connaisseur de la chose politique. Et il est évident que, ayant entendu les Français, il réagit en se positionnant pour 2017…
FRANÇOIS LE LUC POUR RITV
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CHEYENNE-MARIE CARRON: Cinéaste de l’insoumission
La bataille des régionales aura pour enjeu important la question des subventions attribuées au secteur culturel, là où la droite, suivie de la gauche, sont intervenues pour largement subventionner nombre d’associations dont la vocation consiste à détruire les structures traditionnelles, culturelles et artistiques de notre pays au détriment de créateurs, artistes, écrivains, cinéastes, revues, groupements de préservation de nos racines et traditions qui constituent les fondements même de notre avenir. Cheyenne-Marie Carron est, parmi de nombreux autres, l’exemple vivant de cette injustice et de ces dysfonctionnements. Cheyenne-Marie Carron est devenue cinéaste par insomnie, comme beaucoup d’entre nous sont devenus cinéphiles : en regardant les films diffusés dans le cadre de l’émission télévisée Le cinéma de minuit, émission créée par Claude-Jean Philippe et Patrick Brion le 28 mars 1976, quelques semaines avant que Cheyenne vienne au monde.Cheyenne, curieux prénom qu’elle s’est choisie elle-même, fille adoptive, lorsqu’elle arriva à l’âge de majorité. Prénom emprunté à une tribu amérindienne, qui véhicule dans les tréfonds de nos âmes, les valeurs de fierté, d’insoumission, d’enracinement, de combat identitaire contre l’envahisseur. Ne sommes-nous pas devenus, nous, Européens, des « Indiens » traqués sur leur propre sol, chassés de nos terres et, si l’on y pense bien, par substitution, au bout du compte, par le même envahisseur qui sait si bien organiser son expansion mondiale ?Curieux parcours d’une femme au tempérament gai, passionné, mais affirmé, d’une franchise et d’un naturel qui ont désarçonné plus d’un critique cinématographique, l’intellectuel parisien habitué aux palabres feutrées mais néanmoins féroces, de celles qui poignardent dans le dos. Et qui, pour le coup, se sont intéressés de plus près à cet O.C.N.I., objet cinématographique non identifié. Signalons un entretien télévisé mené par une journaliste intelligente de KTOTV, dans son émission Visages inattendus de personnalités, que vous retrouverez sur youtube, et les interviews accordés à Radio Courtoisie.Tout le caractère de Cheyenne est contenu dans son prénom.Mais comment, éduquée par une famille catholique « de gauche », en vient-on à devenir une réalisatrice de la mouvance identitaire, catholique et monarchiste, ayant à son actif déjà une demi-douzaine de longs-métrages ? C’est la première question que nous lui avons posée.Je ne souhaite pas appartenir à une mouvance quelconque. Je traite de sujets qui me tiennent à cœur, et j’espère que des gens de tout horizons les apprécient. Je suis catholique, car Dieu m’a sauvé, et monarchiste, car une nation a besoin d’un père.Et si la mouvance identitaire apprécie peut-être mes films, c’est peut-être que peu d’artistes sont sensibles à cette question. Moi, je suis une enfant de la DDASS et manquer de repères et d’identité, je sais quelle souffrance cela représente. Alors il est possible que bien des jeunes se retrouvent dans mes films, car ils ont peut-être l’impression d’être traités comme des enfants abandonnés, c’est à dire sans racines…La plupart de vos films mettent en scène le multiculturalisme qui est le problème principal auquel est confronté notre pays ; c’est parce que le sujet vous touche, ou parce que vous voulez apporter une réponse à un questionnement qui serait le vôtre, ou bien les deux ?Pour ma part, bien que mes géniteurs étaient Kabyles, je n’ai qu’une seule patrie, celle où je suis née, où j’ai été pupille de l’Etat, et où j’ai été élevée. Il s’agit de la France.Mais mon éducation m’a conduite à avoir regard ouvert sur le monde, ayant été d’une famille qui a adopté des enfants. Et je crois en l’importance de protéger et défendre les cultures et les traditions de tous les peuples, c’est ce que j’ai essayé de proposer dans mon dernier film Patries.La presse, dans son ensemble, a fait un bon accueil à vos films, même si on peut considérer qu’ils ne sont pas politiquement corrects ; vous avez une explication à cet engouement ?Peut-être parce que mes films sont bons !Je n’ai pas l’impression de traiter de sujets « politiquement incorrects », mais de traiter de sujets de mon temps. Et je veille à le faire avec humanité, vérité et justesse.Quels sont les éléments que vous aimeriez apporter, après une certaine expérience, à votre façon de travailler et de concevoir les films, pour progresser dans votre métier ?J’aimerais parvenir à faire des films avec un peu plus de budget, car faire un long-métrage avec 50 000 euros, ça rend les choses très, très compliquées. Je pense avoir gagné mes galons, mais les subventions d’État me sont toujours refusées.Vous avez eu beaucoup de mal à trouver des producteurs, ce qui vous a amené à financer vous-même vos films; comment faites-vous ?C’est une galère sans nom, mais ça, c’est ma cuisine interne, je ne suis pas sûre qu’il soit utile que je pleurniche publiquement en vous expliquant mes galères. Le spectateur paye sa place au cinéma pour voir mes films, au même prix qu’une superproduction américaine, et il s’en fiche de savoir si j’ai fait mon film avec un millième du budget de la superproduction, et il a raison de s’en ficher. C’est à moi à parvenir à faire du bon travail avec très peu ; c’est peut-être ça qu’on appelle la magie du cinéma.Vous tournez actuellement ?Non, je ne suis pas en tournage actuellement.Parmi vos projets, vous avez mis en chantier un film qui reprend l’une de vos préoccupations majeures, c’est la confrontation des religions ; dans L’Apôtre, cette confrontation concernait deux religions monothéistes, l’islam et le christianisme, mais vous voulez élargir le débat, si l’on peut dire, avec La morsure des dieux ?Effectivement, je prépare deux films. L’un qui s’intitulera La Chute des Hommes, et racontera l’histoire d’une chrétienne prise en otage par des djihadistes. Et l’autre, s’intitulera La Morsure des Dieux, qui racontera l’histoire d’un agriculteur français qui se bat pour sauver son exploitation, ce film sera une déclaration d’amour pour la cause pagano-chrétienne.Je suis catholique pratiquante, et j’ai découvert le paganisme il y a peu de temps. Ce nouveau monde, nouveau pour moi, me fascine, car j’y vois non seulement beaucoup de beauté, mais aussi une nouvelle force d’enracinement antérieure à ma religion, et pour cette raison, le paganisme est un trésor à préserver. -
Le retour des nations ?
Dans son essai intitulé Le Mur de l’Ouest n’est pas tombé, Hervé Juvin analyse l’impérialisme américain et tente de rétablir l’idée de nation comme seule unité politique stable.
La crise financière de 2008 n’a rien changé. L’argent roi n’a pas été déchu de son trône. Hervé Juvin montre comment l’économie et la finance dictent les mouvements de nos sociétés aujourd’hui. L’impératif de croissance entraîne la destruction des fonds marins, l’explosion des ressources alimentaires et le mal-être social en Europe.
Il pointe un paradoxe : alors que nous vivons dans des pays développés parmi les premières richesses mondiales, où la production de biens est abondante, les individus vont bientôt être obligés de travailler jusqu’à 70 ans et disposent de moins en moins de libertés.
De quelle liberté d’expression un salarié dispose-t-il face aux riches actionnaires d’une entreprise, quand il a contracté un crédit sur trente ans et une famille à nourrir ? Aucune.
L’économie contrôle les cerveaux et les estomacs
La financiarisation de l’économie, l’augmentation des revenus du capital face à ceux du travail (les dividendes augmentent nettement plus vite que les salaires depuis trente ans) ont eu raison de la libertés des citoyens.
Pour Hervé Juvin, l’économie et le capital décident de tout et ont même jeté leur dévolu sur le vivant. Des milliards de dollars sont investis dans les matières premières alimentaires, font grimper les prix et peuvent provoquer des famines dans les pays pauvres qui ne peuvent pas suivre cette inflation.
Plus dangereux pour l’avenir de nos sociétés, les intérêts financiers contrôlent les savoirs. La connaissance est devenue une marchandise. Le web, créé pour offrir un accès universel au savoir, est en train de se privatiser, de se monétiser, comme Google qui vend le référencement des mots comme des espaces publicitaires aux entreprises, dégradant ainsi la diversité du langage. Seuls les plus riches peuvent accéder aux savoirs les plus évolués et se payer des inscriptions dans les grandes écoles (100 000 dollars l’année pour Harvard, 60 000 dollars l’année dans les meilleures écoles primaires chinoises.)
La libido sciendi (le plaisir désintéressé du savoir), qui a rendu possible les grandes inventions du XIXe siècle, a laissé la place à une recherche et une innovation totalement soumises aux intérêts financiers et industriels.
La libido sciendi (le plaisir désintéressé du savoir), qui a rendu possible les grandes inventions du XIXe siècle, a laissé la place à une recherche et une innovation totalement soumises aux intérêts financiers et industriels.
Les chercheurs, s’ils ne veulent se faire éjecter du milieu scientifique, n’ont pas intérêt approfondir leur travail sur les dangers des OGM pour la santé. Ces recherches seraient un frein à la croissance.
Les droits de l’individu, couverture du marché
Pour Hervé Juvin, ce modèle de société où l’argent et le marché sont rois a été imposé par les Etats-Unis et sont une forme de leur impérialisme. Le pays de la conquête de l’Ouest (rendue possible avec le génocide des Indiens, précise l’auteur) promeut des valeurs universelles de libertés individuelles et des droits de l’homme, pour inonder le marché mondial de ses produits et tenter de continuer à dominer le monde, via ses grandes entreprises multinationales.
C’est notamment l’objectif du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le pays de l’Oncle Sam, actuellement en cours de négociation, qui vise à créer un grand marché transatlantique. Hervé Juvin explique que sous un voile de liberté et d’ouverture, se joue une grande guerre économique. Les Etats-Unis défendent avant tout l’intérêt de leur nation et n’hésitent pas à faire payer de lourdes amendes aux entreprises étrangères sur leur sol comme la banque française BNP Paribas, condamnée à payer 9 milliards d’euros, pour avoir violé certains embargos américains.
L’impérialisme américain se réalise aussi dans le domaine culturel en inondant les marchés des produits US et en faisant barrage à certains produits étrangers, comme les fromages français, lors de confilts commerciaux ou diplomatiques.
On peut répondre à Hervé Juvin que les Etats-Unis ne sont pas le seul pays à exercer ce type de pression pour préserver ses intérêts et que la Russie de Vladimir Poutine use aussi de l’embargo sur les produits alimentaires pour asseoir ses positions dans le conflit ukrainien et favoriser sa production agricole nationale dans les supermarchés russes.
La nation, seule unité politique ?
Impérialisme rimerait aussi avec protectionnisme. Hervé Juvin prend même la Russie comme exemple d’une nation qui défend ses intérêts économiques en protégeant ce qui est aujourd’hui le nerf de la guerre économique : sa dette souveraine. Il explique qu’à son arrivée au Kremlin, Vladimir Poutine a nationalisé la dette russe, pour la retirer des marchés financiers, ce qui expliquerait son taux actuel très bas : 17% du PIB.
Pour faire tomber le “mur de l’Ouest” et sortir de la crise de l’économie mondialisée, Hervé Juvin propose le retour des nations sur l’échiquier, et notamment en Europe.
Selon lui, une nation plus unie mettrait fin à la crise des identités qu’entraîne le multiculturalisme occidental. Il prône avec enthousiasme le modèle du royaume du Bhoutan, classé comme l’un des pays les plus heureux au monde. Son bonheur, il le doit à son unité culturelle et religieuse et à sa fermeture à l’intégration de toute diversité dans sa culture. L’unité d’une nation offre au monde une diversité de cultures stables, plus riches que la culture mondiale uniforme que les Etats-Unis diffusent depuis le siècle dernier. Mais on peut se demander pourquoi la seule diversité à protéger serait celle des différentes nations dans le monde, et non pas une diversité de cultures, de religions et d’individus à l’intérieur de la nation.
Sur le plan économique, Hervé Juvin montre que l’Etat nation permettrait de soumettre l’économie à un projet de société. Le marché devrait obéir à des règles basées sur des valeurs sociales, environnementales et culturelles de l’Etat qui contrôle ce marché. Elle rendrait possible le passage de l’économie de marché à l’économie politique, au service des intérêts de la société. Mais il étonnant d’observer qu’Hervé Juvin imagine dans son livre une économie politique de l’Union européenne (qui pourrait réguler le marché sur le plan environnemental) et non de la France. Un Etat transnational pourrait donc être bénéfique aux peuples sans être impérialiste ?
Les Etats-Unis, épouvantail et modèle
Une contradiction essentielle réside dans le Mur de l’Ouest n’est pas tombé. Il pointe du doigt avec pertinence l’impérialisme américain dans l’économie de marché mondialisée. Mais dans le retour des nations qu’il imagine en Europe pour se protéger de tout impérialisme, il s’appuie sur le sentiment national très fort aux Etats-Unis. Si l’aigle américain sort souvent vainqueur d’une bataille économique, c’est parce qu’il sait mettre l’ouverture au marché au service de l’intérêt national. Les Etats-Unis ne défendent pas la liberté pour la liberté mais pour garder leur position dominante dans le village mondial.
Pour Hervé Juvin, l’Europe et la France devraient donc s’inspirer de ce sentiment national américain pour s’imposer davantage sur la scène économique.
Même si l’essayiste affirme que la nation est gage de stabilité face aux ambitions impérialistes, il montre implicitement que le sentiment national n’est pas dénué d’ambition colonisatrice pour se conserver. Et que le marché est un moyen de renforcer la nation.
- Le Mur de l’Ouest n’est pas tombé, Hervé Juvin, éditions PGDR, 271 pages, mai 2015
http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2015/12/11/herve-juvin-le-retour-des-nations.html
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Manuel Valls et la guerre civile : le coup de gueule de Périco Légasse
« Le FN peut conduire à la guerre civile » a déclaré Manuel Valls sur France Inter. Pour Périco Légasse, le Premier ministre n’est pas habilité à donner des « leçons de morale ».
Manuel Valls a parlé ce matin de guerre civile ?
Un peu facile de crier au loup pour sauver les meubles et de prédire le pire pour remonter dans les sondages. Faire peur, en appeler à la panique nationale, quitte à mentir un peu et à trahir beaucoup, pour détourner la colère populaire, c’est la base même du fascisme. Quelle est la politique qui peut aujourd’hui conduire à la guerre civile ? Qui est au pouvoir depuis 40 ans en général et 4 ans en particulier et nous a conduit à la situation actuelle ? Qui s’est essuyé les pieds sur le référendum de 2005 quand 55% des Français avaient voté non à un traité constitutionnel mettant l’Europe sous l’emprise de Goldman Sachs et des marchés financiers dirigés depuis Wall Street ? Qui a réduit l’école de la République à une machine à fabriquer des analphabètes ? Qui a maintenu la suppression du service national pour que l’on ne mesure pas concrètement le niveau d’ignorance de la jeunesse ? Qui a éradiqué la classe paysanne en laissant un syndicat agricole transformer nos campagnes en usines ? Qui a installé sur tout le territoire des cités ghettos où l’en entasse l’immigré pour qu’il ne s’émancipe pas et devienne de la main d’oeuvre bon marché pour le patronat ? Qui a autorisé les grandes surfaces à coloniser les grandes agglomérations et à s’emparer de 90% du marché de la consommation en étranglant les petits producteurs et les artisans créateurs d’emploi ? Qui a autorisé la grande distribution à s’installer dans les centre ville, avec la bénédiction de M. Macron, pour éradiquer les derniers commerces de proximité ?
On ne peut pas imputer tous ces échecs au seul premier ministre !
Qui avait dans ses rangs Jérôme Cahuzac au Ministère du budget ? Qui appelle à voter pour les amis de Patrick Balkany et consorts au prix de la démission de ses militants ? Qui fut si proche de Dominique Strauss Kahn en fermant, des années durant, les yeux et les oreilles sur des comportements indignes ? Qui a supprimé les 60.000 places de prison qui devaient permettre à une population carcérale d’avoir des conditions moins inhumaines de détention pour ne pas transformer les cellules en école du crime ? Qui a applaudi l’intervention en Libye avec les intellectuels de gauche pour faire de ce pays le futur Etat Islamique de l’Afrique du Nord ? Qui au lendemain du 7 janvier a refusé de parler d’islamisme pour ne pas stigmatiser une religion ? Qui après le 7 janvier a refusé de rétablir les contrôles aux frontières et dans les aéroports pour ne pas créer un climat d’insécurité ? Qui au lendemain du 7 janvier a refusé d’intervenir dans les mosquées où des imams intégristes prêchent quotidiennement leur haine de la France ? [....]
La suite sur Figaro.vox
http://www.actionfrancaise.net/craf/?Manuel-Valls-et-la-guerre-civile