La dette de la France s’élève à 1500 milliards d’euros.
Il s'agit d'une escroquerie.
Pour bien s'en rendre compte, il faut comprendre ce qu'est un prêt bancaire.
Pour ceci, il est utile de visionner l'excellent documentaire de Paul Grignon.
Pour résumer, disons qu'aujourd'hui, la création de l'argent, sa mise en circulation, n'est qu'un simple jeu d'écriture. Quand une banque prète de l'argent, elle ne donne pas un sac de piéces en argent ou en or, elle se contente d'écrire un chiffre sur un compte et c'est cette simple écriture informatique qui crée l'argent virtuel, sorti de nul part puisqu'une banque a le droit de préter plus qu'elle ne possède réellement dans ses coffres.
Jusqu'en 1973, pour mettre de l'argent en circulation, pour créer de l'argent, l’État "empruntait" sans intérets auprès de sa banque nationale, la banque de France, cet emprunt n'étant en fait qu'un jeu d'écritures.
Mais le 3 janvier 1973, Pompidou, ancien directeur de la banque Rothschild, a introduit une réforme qui impose que « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. »
Résultat, l'état ne peut plus créer son propre argent, il doit emprunter aux banques privées, c'est à dire que le simple jeu d'écriture est aujourd'hui confié à des banques privées qui en profitent pour appliquer des intérêts exhorbitants.
Le graphique ci-dessius représente :
- en rouge, la dette actuelle avec la loi obligeant à passer par les banques privées,
- en bleu, ce que devrait être la véritable dette, c'est à dire sans intérets, si l'état avait continué à emprunter comme il se doit à la banque de France.
On s'aperçoit avec la courbe bleue que cette dette ne devrait pas exister, que c'est une escroquerie, qui concrètement, croque TOUS nos impôts sur le revenu !!!
Voila comment Hitler a pu relever son pays en 3 ans : il est passé de la courbe rouge à la courbe bleue en court-circuitant le racket des banques juives.
Articles source :
Pourquoi et comment la France est asservie par les banques
A qui profite l'argent de la dette ?
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PARIS : Rencontre militante le 12/01 Jeunesses Nationalistes
(à coupler avec la manif du lendemain !)
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La démocratie totalitaire.
Etes-vous réellement démocrate ?
Non pas simplement démocrate, mais très profondément démocrate, au point d’être illuminé par la révélation, comme Moïse sur le Mont Sinaï lorsque Dieu lui dit : « Tu seras démocrate et tu enseignerasles nations ».
Nous devons prendre conscience en effet que nous vivons des temps extraordinaires où culmine une lueur fondamentale : le voile nocturne dont l’humanité souffrait depuis des siècles s’est brusquement déchiré, tel le voile du Temple, pour que les rayons de la Vérité puissent caresser à nouveau nos esprits endormis.
Pourtant, la sagesse populaire semble bien éclairée quand elle affirme : « qui trop embrasse, mal étreint », car le trop-plein de conviction démocratique fait douter, à terme, de la sincérité des chantres, dont le but n’est pas nécessairement la qualité du principe, mais très probablement l’efficacité idéologique, la manipulation des valeurs permettant d’occulter la réalité d’un régime et de tromper in fine l’électeur.
De réalité vécue, le principe démocratique s’est progressivement transformé en un épouvantail dérisoire pour protéger le pré carré du Système contre les contradicteurs dont la pertinence des critiques et la justesse des vues ne cessent d’inquiéter.
Il y aurait ainsi les bons et les mauvais ; le bien total et le mal absolu, ainsi que des échelons intermédiaires étant mesurés à l’aune d’un bonus malus politicien déterminant le degré de religiosité démocratique des différents protagonistes.
Ainsi, dans un Etat phagocyté par des clans, se développe l’idée saugrenue selon laquelle des partis - en place depuis trop longtemps - représenteraient seuls et jalousement l’Idéal tant convoité, alors que d’autres le mettraient en péril, ces autres qui ne doivent surtout pas accéder au pouvoir, car l’observatoire qui veille au bon fonctionnement de cet état de choses, et qui n’est pas nécessairement composé d’élus du peuple, en a décidé ainsi. Mais la réalité démocratique est toute autre. La démocratie est un système où le peuple exerce une souveraineté qui s’établit entre autres par le passage aux urnes.
Une démocratieforte et fondée par la conviction, la diversité et la volonté d’un peuple, et la santé de ce type de régime, se mesure à l’ouverture du débat et à la liberté de contradiction.
L’absence de volonté populaire, l’indifférence et la cécité souhaitées de l’électeur, induisent a contrario l’inévitable dérive vers la partitocratie, les querelles de palais et son corollaire dramatique, la corruption.
Pensée Unique, langage stéréotypé, conformisme dans l’attitude concourent à faire glisser dangereusement notre système dans la réalité d’un totalitarisme mou gardant une forme rassurante et acceptable : l’emballagedémocratique.
Le Peuple ne doit pas se faire d’illusions : son absence et son silence continueront à consolider cette dérive, et la volonté populaire exprimée aux élections sera manipulée à nouveau -comme elle l’a déjà été lors des scrutins passés- si les voix se dirigent encore et toujours vers les partis adoubés par le régime.
Dans cet esprit, l’émergence de partis neufs, neutres, blancs ou « indignés » pouvait sembler encourageante car elle affaiblissait inévitablement cet édifice, mais le vide de l’imagination politique en l’alignement sur les grands principes éculés de la vitrine politique, les a conduit au néant.
Si vide il y a, il sera vite comblé, soit par le pouvoir ce qui est mauvais, soit par de nouvelles forces ce qui est bon ; car on ne peut fonder une politique sur l’unique thème des dysfonctionnements, des disparitions ou viols d’enfants, des conséquences du mondialisme ou des crises financières et économiques, aussi dramatiques fussent-ils.
Les voies sont tracées, le peuple doit en prendre conscience car il devra choisir demain démocratiquement ceux qu’il chargera d’assumer son destin.
Pour nous nationalistes, nos choix sont faits et nous serons à l’écoute de toutes celles et de tous ceux qui s’inquiètent et s’interrogent.
Pieter KERSTENS. http://www.la-plume-et-le-glaive.fr/
Source: club-acacia.
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« 1812 : La paix et la guerre » de Jean-Joël Brégeon
L’année 2012 n’est pas encore tout à fait achevée. Il est donc encore temps d’évoquer le bicentenaire de 1812 : une année clé dans l’histoire de l’Europe. Voici comment la résume l’historien Jean-Joël Brégeon dans 1812, la paix et la guerre : « L’année 1812 s’inscrit au nombre de ces moments décisifs qui changent le cours de l’histoire. Commencée dans la paix, elle va se terminer dans la guerre. Pour l’Empire français, ce fut le commencement de la fin. En janvier au sommet de sa puissance, Napoléon régente le continent. En mai à Dresde, presque toute l’Europe lui fait la cour. En décembre tout est joué : il vient de perdre la plus grande armée jamais réunie et doit regagner Paris pour faire face à un nouvel assaut. » JYLG
1812/2012 : les leçons de l’histoire
L’ouvrage est brillant ; il comporte douze chapitres, centrés sur le conflit entre l’Empereur des Français et le tsar avec les… Prussiens en embuscade. Le livre présente aussi douze « gros plans » sur des géants contemporains comme Kleist, Beethoven, Goethe, Clausewitz et Jomini, le tout illustré de treize œuvres d’art commentées : une manière de rappeler que Géricault, Turner, Canova et Goya sont… contemporains les uns des autres.
1812, la paix et la guerre : une lecture agréable, une narration parfaite, mais aussi une occasion de méditer sur l’histoire :
- – l’histoire d’un héros – l’Empereur – « l’âme du monde » (Hegel) à qui Ney déclare : « Sire, vous n’avez plus d’armée » ;
- – l’histoire des peuples qui se réveillent : Tyroliens, Espagnols, Prussiens, Polonais, Russes. Sur les ruines à venir de la « Grande Nation » c’est l’éveil du mouvement des nationalités qui va traverser tout le XIXe siècle et au-delà ;
- – l’histoire des guerres : étrange année 1812 qui voit le succès de « la petite guerre à la russe », héritière des Guerres de Vendée et des révoltes espagnole et tyrolienne et anticipatrice des guérillas du XXe et XXIe siècle. Etrange année 1812 qui voit apparaître les grandes batailles destructrices : à la bataille de la Moskova (ou de Borodino) l’artillerie domine et sert la défense. Déjà « le feu tue » : ce que la Guerre de sécession montrera, ce que les généraux de 1914 oublieront. Et pourtant la tuerie industrielle est née dès 1812.
L’année 2012 aura-t-elle la même importance que 1812 ? On peut en douter. Mais c’est incontestablement une étape de plus dans la fragmentation du monde : fragmentation des Etats-nations, certes artificiels en Afrique, mais aussi au Moyen-Orient (Syrie) et en Europe (Catalogne, Ecosse, Flandre), voire aux Etats-Unis où la tentation confédérale du Vieux Sud reprend de la vigueur.
Plus grave encore, comme le rappelle Michel Geoffroy (*), dans les post-démocraties ce sont les allogènes qui emportent les décisions : Obama n’est pas l’élu des Américains qui ont fait l’Amérique ; Hollande n’est pas davantage l’élu des Français de souche. Ce sont désormais les minorités qui font la loi. Jusqu’à quand ?
Jean-Yves Le Gallou
Polémia
21/12/2012Jean-Joël Brégeon, 1812, la paix et la guerre, Librairie académique Perrin, mars 2012, 426 pages, 24,50 €
(*) Voir : Bilan 2012 : ethnicisation des clivages politiques et post-démocratie
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Traumatisme collectif dans la société grecque
Un traumatologue allemand habitué aux scènes de drame s’est rendu en Grèce. Ce qu’il a vu dans cette société au bord de l’explosion a dépassé ses pires craintes. Extraits.La spécialité de Georg Pieper, c’est le traumatisme. Chaque fois qu’une catastrophe s’est abattue sur l’Allemagne, le traumatologue s’est rendu sur place. Après les attentats d’Oslo et d’Utøya, Georg Pieper est allé en Norvège où il a encadré ses confrères. Il s’y connaît pour observer une situation à la loupe et juger de l’ampleur d’une catastrophe. En octobre, Georg Pieper a passé quelques jours à Athènes, où il a donné des cours de traumatologie à des psychologues, des psychiatres et des médecins. Il s’attendait à trouver une situation difficile, mais la réalité était au-delà de ses pires appréhensions.Pour l’Allemand consommateur d’information, la crise est de l’histoire ancienne. Elle s’est avant tout révélée à nous par l’intermédiaire d’expressions comme "fonds de sauvetage" ou "trou de plusieurs milliards". Au lieu d’analyser le contexte global, nous voyons Angela Merkel à Berlin, à Bruxelles ou quelque part ailleurs, descendre d’une limousine noire, l’air grave.Mais cela ne nous apprend pas la vérité, la vérité sur la Grèce, sur l’Allemagne, sur l’Europe. Georg Pieper parle de "refoulement massif" pour qualifier ce qui se déroule juste sous nos yeux. Les mécanismes de défense des responsables politiques, en particulier, fonctionnent à merveille.Traumatisme collectif
En octobre 2012, voilà la Grèce qui se présentait à lui : des femmes enceintes jusqu’aux dents courent les hôpitaux en suppliant qu’on les y admette, mais parce qu’elles n’ont ni assurance-maladie, ni suffisamment d’argent, personne ne veut les aider à mettre leur enfant au monde. Des gens qui, il y a peu, faisaient encore partie de la classe moyenne, glanent les restes de fruits et de légumes dans la rue, dans une banlieue d’Athènes.Un vieil homme explique qu’il ne peut plus payer ses médicaments pour ses problèmes cardiaques. Sa retraite a été sabrée de moitié. Ayant travaillé pendant plus de 40 ans, il pensait avoir fait tout ce qu’il fallait, et aujourd’hui il ne comprend plus le monde. Les gens qui vont à l’hôpital sont tenus d’apporter leurs draps et leur nourriture. Depuis le congédiement des équipes d’entretien, ce sont les médecins, les infirmières et les aides-soignants, privés de salaires depuis des mois, qui se chargent du ménage. L’hôpital manque de gants jetables et de cathéters. L’Union européenne met en garde le pays contre la propagation des maladies infectieuses.Par manque de moyens financiers, des pâtés de maisons entiers ne sont plus approvisionnés en fioul à l’heure qu’il est. Au printemps, un homme de 77 ans s’est suicidé avec une arme devant le Parlement d’Athènes. Juste avant de passer à l’acte, il aurait crié : "Comme cela, je ne laisse aucune dette à mes enfants !" Le taux de suicide a doublé au cours des trois dernières années.Un traumatisme est un événement qui ébranle la perception du monde de l’individu jusque dans ses fondements. L’expérience est si violente qu’elle plonge le sujet dans un tourbillon de détresse absolue. Seuls les esprits cyniques parlent encore de régression sociale au sujet de la Grèce. Ce que nous observons actuellement est un traumatisme collectif.L'homme se transforme en fauve
"La crise touche particulièrement les hommes", constate Georg Pieper. Comme chacun sait, les hommes fondent leur identité, bien davantage que les femmes, sur le travail, et donc sur leur valeur marchande. Or, la valeur marchande du plus grand nombre fond sans discontinuer. La crise porte également atteinte à leur virilité. Actuellement, les troubles psychiques comme les dépressions se propagent en Grèce comme le ferait une épidémie. Personne ne s’étonne d’apprendre que les trois-quarts des suicides sont commis par des hommes.Nul besoin d’être un Cassandre ou un expert pour imaginer l’incidence que cela peut avoir sur les relations sociales entre les individus et sur le ciment de la société grecque. Le ressentiment à l’égard d’un système corrompu, perverti, et à l’égard de la politique internationale, dont les tranches d’aide tombent dans l’escarcelle des banques au lieu de servir à sauver des gens, est immense, et va croissant. Les hommes ramènent cette haine dans leur famille, et leurs fils la traduisent en actes dans la rue. On observe une multiplication des groupes violents qui s’en prennent aux minorités.Au mois de novembre, les États-Unis ont émis un avertissement à l’adresse des voyageurs désirant se rendre en Grèce – les gens de couleur, en particulier, y seraient menacés. Pour un pays comme la Grèce, qui a d’elle-même l’image d’une terre hospitalière, cela choque, confie Georg Pieper.En temps normal, même le plus terrible des coups du sort ne met pas l’individu à genoux, explique Georg Pieper, car chacun d’entre nous est doté d’un instinct de survie extrêmement développé. Voilà pour la bonne nouvelle. La mauvaise est que cet instinct de survie n’est effectif que dans une société en état de fonctionnement, capable d’amortir le choc. La tragédie d’Utøya a montré la force qu’une telle société était capable de déployer. Toute la Norvège a apporté son soutien aux victimes après le massacre, comme si quelqu’un avait coiffé le pays d’une cloche de solidarité.En Grèce, les fondements de la société ont été sapés jusqu’à ce que celle-ci finisse par s’effondrer. La crise a anéanti l’Etat-Providence. "L’homme, analyse Georg Pieper, se transforme en fauve dans ce type de situations dramatiques". La nécessité le pousse à la déraison. L’égoïsme supplante la solidarité.Melanie Mühl est une journaliste allemande née en 1976. Elle est rédactrice des pages Culture de la Frankfurter Allgemeine Zeitung depuis 2006. - Traduction : Jean-Baptiste Bor - PresseuropSource minuit moins une
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Comment l'Action Française imposa le cortège de Jeanne d'Arc
Le cortège traditionnel d'hommage à Jeanne d'are se déroulera le 13 mai 2012. Une tradition conquise et conservée de haute lutte par les camelots du roi.
L'année 1909 a été marquée par la béatification de Jeanne d'Arc, le 18 avril, à Saint-Pierre de Rome ; mais pas seulement. C'est aussi le 16 mai 1909 qu'à Paris se déroula « la première fête de Jeanne d'Arc », écrit Maurice Pujo, cofondateur avec Henri Vaugeois de l'Action française, dans son livre Les Camelots du roi (1).
À l'époque, rappelle Pujo, « Cette fête n'est encore que religieuse et la République maçonnique qui la voit d'un mauvais œil veut du moins la confiner dans les églises. Cependant un caractère populaire lui a été donné spontanément par les Parisiens qui ont pavoisé leurs fenêtres ; ces Parisiens catholiques et patriotes vont individuellement porter des fleurs aux statues de l'héroïne nationale et, dans l'après-midi, ils affluent autour de Notre-Dame où sera prononcé le panégyrique de la Bienheureuse. »
Or, le même jour, plus d'un millier de royalistes d'Action française se sont réunis pour le banquet annuel de la Saint-Philippe et, après les discours, la plupart des convives se disposent à se rendre à Notre-Dame. Les camelots du roi, fer de lance militant de la jeune Action française, prennent eux aussi la direction de la cathédrale derrière quatre drapeaux français et la bannière de Jeanne d'Arc portée par Lucien Lacour (qui giflera l'année suivante le président du Conseil, Aristide Briand).
« Tout à coup, poursuit Pujo, sans provocation, sans avertissement, sur le signe d'un monsieur dont le paletot s'est ouvert, une soixantaine d'agents en uniforme et en bourgeois se précipitent sur les drapeaux. Tout le monde se porte à leur défense. »
S'ensuit, entre camelots et sergots, une violente bagarre. Restés finalement maîtres du terrain, les royalistes reprennent leur marche vers Notre-Dame, « arborant toujours la bannière de Jeanne d'Arc et leurs drapeaux déchirés. » Mais, alors qu'elle arrive sur le parvis de la cathédrale, la colonne est de nouveau chargée par la police et une nouvelle bataille s'engage, au terme de laquelle, écrit encore Pujo, drapeaux et bannière restent aux mains des camelots du roi. Quarante et un de ces derniers, arrêtés au cours de la journée, rejoignent au quartier politique de la Santé les royalistes déjà incarcérés lors de l'affaire Thalamas (2), à la suite de laquelle Maurice Pujo lui-même avait été condamné à plusieurs mois d'emprisonnement.
Deux autres cortèges de Jeanne d'Arc sont organisés en 1910 et 1911, dans des conditions non moins mouvementées. La manifestation annuelle est finalement autorisée en 1912, et la fête de Jeanne d'Arc devient fête nationale et légale en 1921. Pour parvenir à ce résultat, les camelots du roi avaient cumulé quelque 10000 jours de prison.
En 1991 comme en 1909
Cependant, la lutte pour le maintien du cortège traditionnel devait reprendre quelques années après la Première Guerre mondiale: en 1925, Abraham Shrameck, ministre de l'Intérieur du Cartel des gauches, tente de nouveau de l'interdire, sans succès. En 1926, Jean Durand, successeur de Shrameck, met ses policiers sur le pied de guerre : cette fois, « ils » ne passeront pas ! De nouveau, des bagarres s'engagent, les royalistes forcent les barrages et une fois encore, la police renonce. Mais le bilan n'est pas léger : 150 camelots blessés, dont plusieurs grièvement, 118 agents également blessés, 221 manifestants arrêtés...
Nouvel épisode, quelque... soixante-cinq années plus tard! En 1990, Pierre Joxe, ministre de l'Intérieur de François Mitterrand, prend prétexte de l'émotion suscitée dans l'opinion par la profanation de tombes juives à Carpentras pour interdire le cortège traditionnel d'hommage à sainte Jeanne d'Arc, sous prétexte de possibles troubles à l'ordre public. Cette année-là, les militants d'Action française se contentent de déployer une banderole sur l'une des tours de Notre-Dame de Paris, en signe de protestation.
Croyant la partie définitivement gagnée, le ministre réitère l'interdiction en 1991... et s'en trouve mal. Comme par le passé, camelots et étudiants d'AF se heurtent durement aux forces de police et chargent les barrages de CRS, en dépit desquels, place des Pyramides, une gerbe est jetée - plutôt que déposée - devant la statue de la sainte, tandis que pleuvent les coups de matraque, un royaliste, le comédien Jacques Fontan, parvient aussi à poser des fleurs aux pieds de Jeanne, au nez et à la barbe des argousins. Plus de cinquante militants royalistes sont interpellés au cours de cette chaude matinée ; les autres partent s'enfermer dans le Panthéon, Temple de la République, d'où les gardes-mobiles ne parviennent à les déloger qu'au bout de plusieurs heures : une centaine de camelot rejoignent ainsi au « violon » leurs camarades arrêtés dans la matinée. Mais pour le ministre, l'opération se solde par un échec : les médias commentent les événements dans un sens favorable aux jeunes royalistes. Et l'année suivante, le cortège est de nouveau autorisé.
La tradition se maintient, chaque année : en 2012, le cortège traditionnel partira de la place de l'Opéra, le 13 mai à 10 heures, pour aller fleurir la statue de la place des Pyramides. De quoi s'aérer l'esprit après cette triste présidentielle et parler enfin d'autre chose.
Hervé Bizien monde & vie 5 mai 2012
Maurice Pujo, Les Camelots du roi, Paris, Ernest Flammarion, 1933 ; réédité par Les Éditions du Manant, 1989.
Professeur au lycée Charlemagne. Thalamas avait tenu à ses élèves des propos sur Jeanne d'Arc qui lui avaient valu un blâme du ministre de l'instruction publique. En 1909, il fut autorisé à donner un cours en Sorbonne, sans posséder les titres universitaires suffisants. Après onze semaines de protestations, de perturbations et de bagarres, les camelots du roi le fessèrent sur la chaire indûment occupée. -
CO₂ : ENNEMI PUBLIC NUMERO UN (arch 2010)
RÉSUMÉ
La réunion de Cancun est l'occasion de comprendre comment le CO₂ est devenu l'ennemi public numéro un grâce à la nouvelle et fausse religion écologique dont les grands prêtres font la fête à au Mexique, après Kyoto et Copenhague. Certes ces grands prêtres se chagrinent de voir la Chine, les Usa, le Japon et la Russie trainer les pieds ; mais la probabilité d'un échec relatif ne ne doit pas nous rassurer car la violence des fausses chimères est celle d'un vrai torrent. Le plus incroyable est que ce CO₂ est effectivement un malheur mais pas pour les raisons affichées par les fidèles ou les idiots utiles et pour bien d'autres raisons.
LA PYRAMIDE DES CHIMÈRES
Voici sauf erreur ou omission, l'énoncé de l'empilage des chimères sur laquelle repose l'escroquerie en cours.
Il y aurait un réchauffement, le soleil n'y serait pour rien, l'homme seul en serait responsable, il y aurait des gaz à effet de serre, parmi eux le CO₂ serait le principal, ce serait donc l'ennemi public numéro un, les privés seraient incapables de s'occuper du problème, les politiques seuls responsables de l'intérêt général devraient donc augmenter leurs pouvoirs pour organiser la lutte, les statisticiens devraient imaginer des mesures impossibles, la secte des écolos serait seule à défendre l'environnement, les hommes ayant perdu l'usage de la raison ne sauraient pas gérer les évènements climatiques comme ils l'ont fait depuis des millénaires.
LES COUPS DE POUCE
L'une des tactiques employées par les fidèles, comme dans toute désinformation, est de donner sans cesse des coups de pouce dans le « bon » sens. Les exemples au niveau du Giec sont nombreux. Comme la terreur n'est jamais suffisante, il vient d'être publié que toutes les prévisions de relèvement du niveau de la mer sont insuffisantes et bien plus proches que prévu : des cartes épouvantables sont publiées avec des villes disparaissant sous la mer. Le sang devant couler à la une, les médias en rajoutent facilement . De coup de pouce en coup de pouce, les chimères deviennent du béton.
Les gamineries ne sont pas absentes. Gaz de France vient d'écrire que 950 000 clients ont souscrit à la facture électronique ce qui économise le papier ! Il existe certaines sortes de papier utilisés pour un usage disons poliment plutôt médiocre : faudra-t-il aussi les économiser pour sauver la planète ?
Il nous est demandé maintenant d'être « eco-responsable » au bureau : cela veut dire par exemple qu’il faut réduire le nombre de pages d'un rapport en écrivant recto-verso !
Quant aux autres diverses phases du parcours chimérique il est facile de donner sans cesse des coups de pouce. Pour être bien vu des écolos, le gouvernement donnera des bonus-malus aux automobiles ; cela ne l'empêchera pas de rectifier le tir en catastrophe comme il l'a fait en septembre : les prévisions étant fausses il s'était trompé dans les calculs !
ET VOICI LES INTÉRÊTS
Parallèlement aux coups de pouce, des intérêts se révèlent successivement, s'organisant, se regroupant et s'épaulant.
Les avantages des savants qui s'engouffrent dans la chimère sont connus ; dans beaucoup de disciplines il serait impossible de publier des travaux ou d'enseigner sans faire allégeance à la nouvelle religion. Les intérêts des politiciens sont immenses. Malgré la pénitence provisoire infligée à Borloo, la France « bénéficie », si l'on peut dire, d'une Madame Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement. La truffe est si bonne que la plupart des autres pays ont à supporter aussi un tel ministère. Derrière la figure de proue, une multitude d'élus et de fonctionnaires se nourrissent sur la truffe d'autant plus que les ramifications s'étendent au mille échelons des collectivités : leur nombre est impossible à connaître. Les statisticiens officiels s'en donnent à cour joie en jouant sur des moyennes de moyennes.
Du coté des privés, ce n'est pas mieux. Les grandes sociétés ont vite saisi la violence du courant et nombre d'entre elles ont un directeur du développement durable. Ce dernier dirige les investissements de la firme vers des produits supposés en phase avec la nouvelle religion. La publicité fait le tam-tam et nous vante une voiture « écologique ». Les particuliers sont invités à investir dans les éoliennes ou les panneaux photovoltaïques ; leur risque est immense car il n'agissent pas sur un marché libre mais vendent leur électricité à l'Edf, organisme public. Celle-ci ne se gêne pas pour minorer les prix au gré de son bon plaisir et de même le gouvernement suspend ses aides quand cela lui plaît !
Toute fausse religion a besoin d'une bible de remplacement ; le « grenelle de l'environnement » réalise ce rêve avec l'appui bruyant d'associations riches des subventions publiques.
Personne dans tous ces milieux n'a intérêt à dire la vérité ni même à afficher le moindre doute, chacun apportant ainsi sa pierre à l'édifice en carton.
LA ROUTE DU MALHEUR
Quand il y a des chimères, la première conséquence est l'effet de ruine.
En l'espèce, il commence par le coût exorbitant de toutes les actions publiques ou privées conduisant soit à une déferlante d'impôts soit à un renchérissement des prix des produits frappés. Il s'ajoute les fausses orientations industrielles ou commerciales ; bonus-malus avec allers et retours et voici l'industrie automobile chahutée dans tous les sens. Personne évidemment ne peut calculer l'intensité de la ruine.
Les États, même s'ils ne s'engagent que modérément dans les chimères, en profitent pour resserrer leur emprise sur la vie économique et la vie tout court. Les conséquences dévastateurs de toute action publique s'enchaînent en conséquence. La chimère du réchauffement est l'occasion rêvée d'attaquer l'économie libre seul moyen pourtant de créer la richesse nous permettant de nous adapter au climat quel qu'il soit. Cela s'étend même hors frontière : avec une grande cruauté les chefs d'État occidentaux ont essayé d'interdire aux pays émergents de parcourir le chemin que nous occidentaux avons franchi dans la durée pour échapper à la faim ou à la misère.
Il conduit les manipulateurs du réchauffement à penser que les hommes sont de trop dans la nature ; leurs prétentieux calculs aboutissent carrément à chiffrer le CO₂ dont les nourrissons seraient responsables (sic) ; ils appellent la Chine et l'Inde à limiter leurs populations au besoin en détruisant leurs petits à naître. Il y a conjonction avec la culture de mort. Des investissements deviendront inadéquats : des banques, apparemment sérieuses et non portées sur les gamineries, prêchent à leurs clients de diminuer « l'empreinte carbone » de leur épargne !
Le résultat final, si le scandale ne s'arrête pas, sera que les gens seront privés de leur faculté d'adaptation aux évènements climatiques qu'ils ont depuis toujours observés et gérés.
C'est de cette façon que le CO₂ est nuisible et pas du tout par de supposés dégâts causés par le niveau des mers.
ET DEMAIN ?
Les Européens n'offrent qu'une résistance molle aux « verts » et cela n'arrange rien alors que d'autres phénomènes minent irrésistiblement les industries européennes. En France, il est question couramment de « verdir » les logements ce qui veut dire de renchérir leur prix et d'appauvrir les occupants. Le ministère du logement veut exiger que dans les petites annonces la qualité énergétique du logement soit spécifiée (sic) : c'est une sorte de nationalisation rampante des petites annonces qui jusqu'ici représentaient un espace tranquille de liberté. La ministre de l'écologie est sur le pied de guerre pour punir de toutes les façons possibles les Français assez intelligents pour s'affranchir des chimères.
Plus que jamais il faut changer de personnel politique, les politiciens actuellement visibles étant tous prisonniers de la même idéologie et de leurs propres intérêts.
Michel de Poncins http://www.libeco.net/
micheldeponcins@orange.frLien permanent Catégories : actualité, écologie et environnement, international, lobby 0 commentaire -
Carnet de route de Christian Vanneste
« Vendredi 7, au soir, je donnais une conférence au Grand Hotel de Tours, à l’invitation du Cercle Jean Royer. Le thème central en était la liberté d’expression. J’avais d’ailleurs été précédé par Robert Ménard. La rencontre du nom de Jean Royer et du thème me motivaient fortement.

J’ai toujours ressenti beaucoup d’admiration pour cet homme, solide, indépendant, courageux et volontaire. Gaulliste par les idées et non par les calculs, il avait été délégué du RPF en Indre-et-loire, et Ministre de Georges Pompidou, sous les gouvernements Mesmer. Il n’avait pas, après le RPF, appartenu aux partis qui se réclamaient du gaullisme mais avait soutenu en 1999 et en 2002 Philippe de Villiers et Jean-Pierre Chevènement : un gaulliste de conviction, défenseur d’une Nation souveraine, plutôt qu’un utilisateur cynique de la Croix de Lorraine, prêt à faire le contraire de ce que ce symbole exige à l’évidence. J’avais eu l’occasion de travailler à ses côtés durant mon premier mandat parlementaire. Il présidait un groupe consacré à la défense du commerce indépendant, lequel avait joué un rôle déterminant dans l’élaboration de la loi Raffarin pour accroître les contraintes, notamment urbanistiques, liées à l’ouverture des grandes surfaces, dans la ligne de la loi Royer de 1973. Certaines biographies soulignent son profil conservateur, voire réactionnaire : un homme bien, en somme, et aujourd’hui, un visionnaire. Je me souviens de sa difficile campagne de 1974, alors qu’il défendait l’idée d’un redressement moral, dans le climat délétère d’après 1968, et qu’il dénonçait les dérives d’une pornographie envahissante. C’était l’époque où un certain nombre d’hommes politiques, et de têtes vides du show-bizz revendiquaient la prétendue libération à outrance, et, par exemple celle de la pédophilie. Stigmatisé comme partisan de l’Ordre Moral, ses réunions étaient violemment chahutées par les troupes de choc du désordre immoral. Il y a toujours des imbéciles, qui, de peur de rater une mode, vont trouver que c’est mieux. Il avait donc droit aux « femen » de ce temps. L’intolérance des prétendus tolérants est une malheureuse et pesante tradition française.
C’était le fil conducteur de mon intervention. Je rappelais en introduction la grande illusion des Français sur eux-mêmes. Ils se croient le pays fondateur des Droits de l’Homme, celui de la liberté de pensée, le pays voltairien par excellence. Les Droits de l’Homme sont essentiellement d’origine anglo-saxonne, et la déclaration de 1789 reprend les idées inscrites auparavant dans les constitutions des Etats Américains qui se sont libérés grâce à l’intervention de la Monarchie française. Elle a simplement le mérite de les systématiser et de leur donner un caractère universel. Trois remarques s’imposent toutefois. D’abord, en matière de liberté d’expression, le premier amendement à la Constitution Fédérale des Etats-Unis instaure une liberté d’expression absolue quand la française évoque les abus qui peuvent être réprimés, ouvrant la boîte de Pandore des restrictions. En second lieu, Burke, dans ses réflexions sur la Révolution a, dés le début de celle-ci, mis en garde contre ses dérapages. La violence, les massacres, la terreur ont, certes connu leur apogée en 1792-1794, mais étaient présents dès l’origine avec les meurtres de Juillet et d’Octobre 1789. Enfin, la fameuse formule de Saint-Just, selon laquelle, « il n’y a pas de liberté pour les ennemis de la liberté » annonce la dérive totalitaire de la Révolution qui servira de modèle aux marxistes, et qui consiste à penser et à accomplir le schéma suivant lequel la démocratie n’est pas l’alternance d’une diversité politique reconnue, mais la marche à gauche, le sinistrisme inéluctable, non par la victoire intellectuelle des idées, mais par l’élimination des adversaires.
Cette dérive typiquement française est toujours à l’oeuvre dans un pays marqué par la présence d’une droite de plus en plus décérébrée, et d’une gauche ancrée dans une idéologie marxisante dans la forme sinon dans le contenu. C’est ainsi que malgré l’apparente alternance se sont développées des législations restrictives de la liberté d’opinion. Avec le soutien d’une presse qui vote au moins à 80% à gauche, et qui trahit à l’évidence sa mission, une pensée unique a déterminé un politiquement correct, qui permet de disqualifier et d’exclure ceux qui ne s’y soumettent pas ou de les faire taire sous la pression du terrorisme intellectuel. On ne discute pas les idées, on « flingue » les hommes qui les portent. Les moyens employés sont ceux du totalitarisme : on oblige à parler une certaine langue pour contraindre à penser d’une certaine manière. Orwell et Klemperer ont analysé tous deux ce procédé. On passe de la langue novatrice qui est le privilège de l’humanité à une utilisation réflexe du langage suscitant réactions et amalgames. Le « crime-pensée » d’Orwell, c’est-à-dire l’hérésie de l’Inquisition ou le déviationnisme des tribunaux politiques,sont devenus aujourd’hui successivement le fascisme, englobant toute la vraie droite, puis le racisme ou xénophobie, stigmatisant le moindre patriote, et maintenant l’homophobie désignant à la vindicte publique celui qui ose défendre une idée conservatrice de la famille. Les tribunaux chargés de la répression ne sont pas exceptionnels, ce sont ceux de la République. Leurs armes sont les lois liberticides qui ont instauré une lecture unique de l’histoire sous peine de poursuites et une discrimination positive en faveur de de certaines « communautés », de leurs membres et des lobbys activistes qui prétendent défendre leurs intérêts : lois mémorielles donc et lois créant paradoxalement une inégalité entre les Français au nom de leur dignité qu’on croyait par définition égale entre tous les hommes et tous les citoyens. Certes, ces lois sont apparemment différentes : la loi Gayssot réprime la contestation d’une décision judiciaire quand la loi Taubira demande qu’on enseigne une vision pour le moins parcellaire et univoque de l’histoire avec le risque de se retrouver devant les tribunaux, si on la conteste. La protection du handicap, de l’appartenance religieuse ou de l’orientation sexuelle se présente comme une intention unique : elle ne l’est pas dans la mesure même où un état objectif, un comportement intime et une pensée qui, éventuellement condamne sévèrement ce dernier, ne peuvent être envisagés de la même manière. J’observe que ma Proposition de Loi sur la reconnaissance de l’Holodomor, le génocide par la faim que Staline a fait subir aux Ukrainiens n’a pas reçu le soutien de l’Assemblée, ni même celui du groupe UMP. C’est normal, les victimes de la gauche, comme les Vendéens, par exemple, sont réputés de droite et sont donc, de fait, dans le camp des coupables. La logique est totalement absente dans cette course folle en sens unique vers un mur, celui de la prison où l’on veut enfermer la réflexion, le bon sens, le goût de la vérité et ce pilier central de la dignité humaine qui est la liberté de penser et d’exprimer son opinion. Il est inutile de préciser que la presse locale n’a pas jugé bon de couvrir ma conférence et qu’une poignée d’opposants manifestait pour contester le droit à la parole du « facho », double preuve involontaire de la justesse de mes propos. »
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Un nouveau bobard du Figaro : pas de plan russo-américain sur la Syrie

- Publié le : samedi 29 décembre 2012
- Source : infosyrie.fr
. « Il n’y a pas eu et il n’y a pas de tel plan, et il ne fait pas l’objet de discussions » a déclaréLa Russie a donc démenti tout accord secret avec les États-Unis sur un plan de transition politique en Syrie, prévoyant le départ de Bachar al-Assad en 2014 jeudi 27 décembre le porte parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Loukachevitch.
S’il le dit, c’est sans doute vrai, le « plan » en question représentant plutôt un rapprochement des Américains de la position russe sur la Syrie. Et d’ailleurs l’émissaire de l’ONU Lakhdar Brahimi, censé avoir présenté le dit plan à Bachar al-Assad, a à son tour nié son existence. Alors, le Figaro, et singulièrement son « expert » Georges Malbrunot, nous aurait menti ? Il est vrai que ce ne serait pas la première fois, M. Malbrunot étant autant un relai du Quai d’Orsay qu’un reporter et un journaliste.
Le Figaro jappe, la caravane russe avance à son rythme
Mais pourquoi alors ce – gros – mensonge ? On ne peut l’expliquer que par le souci – toujours vif en milieu atlantiste – de faire accroire que la position de l’administration Poutine vis-à-vis de la Syrie et de son gouvernement peut toujours « évoluer », trouver un accord « raisonnable » avec le camp américain, avec toujours le même but ultime, le départ de Bachar al-Assad.
Car ce départ, on va se répéter mais tant pis, serait évidemment la fin de la Syrie souveraine, et l’effondrement de son État. Et pour atteindre cet objectif fondamental, et faire « évoluer » Moscou, le camp atlantiste aurait mis un peu d’eau dans son vin, consentant donc à laisser le président – sans pouvoir – à la direction symbolique du pays jusqu’en 2014.
Mais le Figaro et d’autres croyaient-ils infléchir ou amadouer Poutine avec cet effet d’annonce ? Évidemment, Russes et Américains restent en contact sur la Syrie, et ce sont ces discussion discrètes qui permettent à tous les Malbrunot toutes les extrapolations, diversions, manipulations. Mais pour quel résultat final ? Peut-être juste entretenir quelques jours de plus le doute, la « rumeur » de l’isolement syrien et de l’incertitude russe : ces messieurs de l’Occident atlantiste en sont là…
Certes Moscou continue de faire pression sur Damas pour que la situation politique se débloque. Sergueï Lavrov a, ce vendredi, incité le gouvernement syrien à faire son « maximum » pour « concrétiser ses intentions de dialoguer avec l’opposition ». Et un peu avant, Lavrov avait exprimé ses doutes quant aux chances de l’ouverture d’un pareil dialogue, et sa crainte d’une spirale chaotique en Syrie.
Mais dialoguer avec quelle opposition ? Des possibilités réelles existent avec le CCCND de Haytham Manaa, en contact permanent avec les Russes. Mais quid de l’opposition radicale à sponsor qatari, la « Coalition nationale » ? Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, vient de lancer une invitation à son président, le cheikh islamiste Moaz al-Khatib, à participer enfin à des négociations visant à « faire cesser le bain de sang« , précisant que ces négociations pourraient se tenir soit à Moscou, soit à Genève, soit au Caire.
Et il a aussi indiqué qu’une réunion entre Russes et Américains, avec la participation de Lakhdar Brahimi, se tiendrait le mois prochain. Jeudi, Lavrov recevait le n°2 de la diplomatie syrien Fayçal Moqdad. Aujourd’hui il rencontre son homologue égyptien Mohammed Amr. Et samedi Lavrov accueillera Lakhdar Brahimi, de retour d’une nouvelle mission infructueuse en Syrie, et qui ne peut qu’appeler, une nouvelle fois, à un règlement politique urgent.
Brahimi admet la légitimité de Bachar et de la ligne diplomatique russe
Que retenir ou comprendre de cet intense ballet diplomatique russo-centré ? D’abord que décidément, le centre de gravité diplomatique s’est déplacé de Washington à Moscou. Ce qui veut dire qu’après 22 mois de conflit, ce sont les thèses russes sur la Syrie qui s’imposent, et non celles du Golfe et d’Hillary Clinton, et que donc la pression diplomatique ne doit pas s’exercer que sur le seul gouvernement syrien, mais aussi sur son opposition politique et militaire.
En témoigne encore la déclaration de Brahimi niant l’existence de tout plan américain : « Placer le départ d’un président élu en pierre angulaire de tout dialogue est une violation de tous les accords obtenus à Genève » a bien pris soin de dire l’émissaire international. Brahimi donc s’aligne totalement sur la position de Moscou, qui a obtenu à Genève, le 30 juin dernier, que le départ de Bachar ne soit plus la condition sine qua non à l’ouverture d’un dialogue politique en Syrie. « Accessoirement », l’envoyé des Nations-Unies en Syie reconnait la légitimité politique de Bachar al-Assad, On peut dire qu’à travers lui, l’ONU a fait du chemin !
Il est non moins évident que l’administration russe aimerait arriver à un apaisement aussi rapide et significatif que possible en Syrie. S’il y a malgré tout rapprochement entre Moscou et Washington – où John Kerry a remplacé la détestable Hillary C. – c’est sur la nécessité de marginaliser au maximum les bandes djihadistes. Et sur ce point, la pression diplomatique doit, à l’évidence d’abord, s’exercer sur Cheikh al-Khatib et sa coalition d’exilés Frères musulmans et pro-occidentaux, qui jusqu’à présent refusent de désavouer le Front al-Nosra et autres héritiers de Ben Laden en Syrie.
La contradiction – majeure – est donc dans le camp d’en face, et l’on peut penser que Moscou cherche à obtenir des Américains un geste fort anti-terroriste, ou au moins une déclaration ferme. Nous ne sommes pas dans le secret des demi-dieux diplomatiques, mais si jamais une solution politique, un dialogue ont la moindre chance de voir le jour en Syrie, cela passe par la mise au ban, en attendant leur destruction, des factions combattantes salafistes. Et on a de bonnes raisons de penser que tout le monde, « de l’Atlantique à l’Oural », est d’accord sur ce point là.
Pour le reste, les Russes peuvent bien faire pression médiatiquement sur le gouvernement syrien pour qu’il lâche on ne sait quel lest, ils ne peuvent obtenir de lui qu’il baisse la garde face à ceux qui répètent tous les jours qu’ils veulent le détruire. Et les Russes ne peuvent se permettre que ce gouvernement soit renversé. Alors beaucoup de bruits et de mouvements pour rien à Moscou ? Pas tout à fait, dans la mesure où les Russes veulent conserver la direction des opérations diplomatiques sur ce dossier – c’est déjà une victoire pour Poutine/Lavrov d’en avoir dépossédé les Occidentaux – et où leur but est certainement la marginalisation des opposants extrémistes, militaires ou politiques.
Moscou joue serré, mais joue plutôt bien depuis des mois. Pendant ce temps, la Syrie combat, et réduit chaque jour les capacités de nuisance des anarcho-islamistes. Sa résistance a décrédibilisé dans une large mesure l’opposition radicale, dans le même temps où elle démontrait que l’insurrection était incapable de gagner sur le terrain. Et nous pensons que Poutine et Lavrov ont bien intégré ces données fondamentales.
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La « Femen », gueuse du 21ème siècle
La rue appartient (toujours) à ceux qui y descendent
Alors que les mauvaises nouvelles pleuvent sur nos portefeuilles comme les sauterelles sur l’Egypte antique, on pourra tout de même se réjouir de la mobilisation du pays légal contre le projet de déstructuration de la société, perfidement appelé « mariage pour tous ».
Deux manifestations récentes destinées à protester contre la dénaturation d’un des fondements de notre civilisation, nous donnent quelque raison d’espérer. Tout n’est peut-être pas tout à fait fichu en notre « doulce France » et le pays réel sait encore, parfois, penser droit. Nous verrons bientôt si ce gouvernement d’invertis et de prévaricateurs continuera à promouvoir les idées malsaines qu’une minorité agissante tente d’imposer.
Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort…
Le culbuto louvoyant qui fait office de président, a « normalement » cédé au diktat d’associations militantes gays, celles-ci n’ayant pas supporté l’option « clause de conscience » accordée aux maires de France (pauv’ ‘tites choupettes, elles en étaient toutes retournées…). Nous voilà obligé de battre le pavé parisien en janvier prochain (à défaut de battre autre chose…). Cela confirme que nous avons bien un président normal, tout ce qu’il y a de plus normal dans la normalitude la plus aboutie en social-démocratie : normalement couard.
De bon matin, écoutant la revue de presse d’une radio périphérique, je retenais cette remarque liée à la forte mobilisation des familles les 17 & 18 novembre derniers : le journaliste pressentait à demi-mot, des lendemains compliqués pour le pouvoir en place. Il mettait en parallèle les manifestations de novembre et celles qui eurent lieu lors du projet de Pacs en 1999. Il relativisait ainsi certains commentaires sur la prétendue faible mobilisation contre ce projet de mariage pour tous. Certains comparaient en effet les 100 000 manifestants de samedi aux 100 000 manifestants de la grande manif de 1999. Sauf que, les 100 000 courageux de 1999 arpentaient en fait pour la seconde fois le pavé parisien ! Nuance. Le premier défilé du 07 novembre 1998 n’avait rassemblé lui, que 10 000 courageux piétons. Il faut donc comparer ce qui est comparable…
Politique fiction : si nous appliquons le même coefficient multiplicateur à la prochaine manifestation, nous serons près d’un million dans la rue le 13 janvier prochain ! Chiche ? Cela pourrait raviver les souvenirs d’un certain 24 juin 1984, quand le pays réel a mis en échec le projet Savary et fait tomber le gouvernement du gros rougeaud de Lille (Note pour mon biographe attitré : la manifestation de Versailles fut mon premier acte de militantisme à l’AF !). Vivement le 13 janvier !
Comment dit-on « gueuse » en ukrainien ?
Quant aux « incidents » et autres « incivilités » dont auraient été victime les pseudos femelles, mais vraies activistes ukrainiennes stipendiées de Femen, les images diffusées par les médias parlent d’elles-mêmes : un groupuscule de harpies provocatrices suintant la haine, la haine du mâle, la haine de la famille, la haine des chrétiens, le tout avec la triste exhibition de ces corps de pauvres goules frustrées.Ces « choses » suaient la haine. La haine des autres certes, mais aussi dans un certain sens, la haine d’elles-mêmes, hystériquement jalouses des visages radieux de ces familles portant leurs enfants sur les épaules ou poussant leurs bébés dans les landaus. Soyons charitables et plaignons ces pauvres hères qui ne seront jamais tout à fait heureuses de leur condition. Donnez-leur tout ce qu’elles réclament : Pacs, mariage, enfants adoptés ou PMA, que sais-je encore, elles trouveront toujours de quoi revendiquer pour compenser leur état de larve hédoniste et égoïste.
Peut-on raisonnablement considérer ces harpies comme des symboles de la féminité et de la défense du sexe faible ? Cela serait faire offense à nos chères jouvencelles et petits trottins. N’avions-nous pas là plutôt, la représentation en chair et en os de notre bonne vieille gueuse, celle qu’à l’AF nous souhaitons pendre au premier lampadaire venu ? D’ailleurs, au lieu de s’affubler d’un voile de religieuse, elles auraient pu porter le bonnet phrygien pour être plus conforme à leur genre. Le portrait eut alors été complet : la république enfin matérialisée ! La gueuse en chair et en os, personnalisée par des grognasses ivres de fureur et de fanatisme.
Les tricoteuses jacobines de 1793 qui accompagnaient vers l’échafaud, insultaient et crachaient sur les innocentes victimes de la Terreur, devaient bien ressembler à ces gorgones frustrées.
Leur courage n’étant pas celui des Amazones de la mythologie grecque, les vipères de la bande à Fourest ne sont que des minables rebelles en peau de gougnotte.
Leurs seins à l’air ? Whaou, quelle audace !
Franchement, des poitrines nues, même les enfants de chœur de Saint Nicolas du Chardonnet et l’ensemble de nos chers bambins en reluquent à foison : que ce soit près du club Mickey sur les plages de la Baule, dans les publicités pour des bains douches, les parfums ou les gels intimes ! Pourquoi ne pas plutôt sortir dans le plus simple appareil, hein, histoire de faire dans la vraie provoc’ bien graveleuse ? En s’affichant nues comme l’Eve du premier jour, elles auraient offert à nos chérubins un cours de SVT plus instructif que la dissection d’une innocente grenouille par un prof acariâtre (SVT, pour Science et Vie de la Terre ; le cours de science nat’ pour les anciens ! Mais ne nous méprenons pas quand même, je n’ai pas dit qu’il fallait disséquer les « Femen », non plus. Pas d’amalgame, ni de raccourcis trop rapides). Raté donc pour cette fois, elles ont de ces pudeurs les cocottes, finalement…
Allez les moukères, on s’revoit le 13 janvier ?
Mobilisez-vous !
Cet épiphénomène poitrinaire étant évacué, il reste que la rue ne s’est visiblement pas assez mobilisée, car le pouvoir semble rester sourd face à la montée de la protestation. Protestation qui s’étend bien au-delà de la sphère catho-loden-mantille en dentelle, soit dit en passant : outre les représentants de l’Eglise de France, des Rabbins, des recteurs musulmans, des pédiatres, une bonne partie du milieu associatif de l’enfance et de l’adoption, des psychologues et même des intellos de gôche comme Sylviane Agacinski, évoquent de très probables perturbations pour des enfants privés de parents de sexe différent. Ça commence à chiffrer.
Alors devant les menées de ces organophosphorés* qui attaquent notre civilisation, une seule option : tous à la manif le 13 janvier prochain !
Addendum : Le « tous » en question dans « mariage pour tous » n’ayant pas été vraiment explicité, cela laisse de la marge dans l’interprétation : mariage à 3 (le Brésil et les Pays-Bas ont déjà légalisé une union de ce type) ? À 4 ? Plus si entente ? Avec ses propres enfants, son frère et/ou sa sœur, son père, sa mère (« …ho ho, ce serait le bonheur… ») ? Avec une personne déjà mariée ? Entre votre voisine Alyson et son bichon maltais, Karim et son Pit Bull ? Entre humains et vénusiens (Raël, si tu me lis…)?
Tout cela donne le tournis et laisse augurer de croustillantes épousailles dans les années à venir. On ne remerciera jamais assez les socialistes, écolos et autres progressistes de tout poil, pour promouvoir de telles avancées sociologiques.
Le seul truc qui me chiffonne un tantinet, c’est que je ne vois pas bien quelles nouvelles bonnes idées nos esprits éclairés vont pouvoir sortir de leur chapeau recyclé et écolo-responsable. Le cannibalisme pour tous (ben quoi, c’est bio, non ?) ? La coprophilie expliquée aux enfants ? Les sacrifices humains pour calmer les esprits de la Terre ?
(*) Organophosphorés : substances hautement toxiques qui attaquent le système neurologique

