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« À la démocratie, Marianne reconnaissante ». Mercredi soir, plusieurs centaines de jeunes ont assisté à l’enterrement de la démocratie pour protester contre l’interdiction par la Préfecture de police de Paris de défiler sur les Champs-Élysées contre la dénaturation du mariage ce dimanche.
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Insurrection "Alza la espada" (Lève l'épée)
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Même le FMI le dit…
Des déclarations du FMI qui heurtent les dirigeants européens
En octobre 2012, le FMI a fourni une clé d’explication de l’approfondissement de la crise en Europe. Son service d’étude a affirmé que chaque euro de réduction de dépenses publiques entraînait une réduction du Produit intérieur brut (PIB) comprise entre 0,9 et 1,7 euro. Wolfgang Münchau, éditorialiste au Financial Times, en déduit qu’en ces temps de crise, un ajustement budgétaire de 3% (c’est-à-dire une réduction de dépenses publiques de 3%) produit une réduction du PIB de 4,5% |1|. Dès lors, la politique suivie par les gouvernements européens conduit à une baisse de l’activité économique et empêche de réduire le poids de la dette publique. Comme le dit Wolfgang Münchau, il ne faut pas se méprendre sur la motivation du FMI :« Le FMI ne dit pas que l’austérité est trop forte, injuste, provoque trop de souffrance à court terme ou que les pauvres sont plus touchés que les riches. Il dit simplement que l’austérité risque de ne pas permettre d’atteindre l’objectif de réduction de la dette dans un délai raisonnable |2|. »
De son côté, si Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a laissé entendre qu’on devrait répartir sur une plus longue période le démarrage de certains efforts d’austérité et qu’on pourrait augmenter certaines dépenses publiques afin de stimuler l’économie, c’est qu’elle est mise sous pression par les pays émergents membres du FMI (notamment les Brics, avec en tête la Chine et le Brésil) qui craignent l’effet boomerang de la baisse des importations européennes et critiquent l’importance de l’engagement financier du FMI en Europe. La directrice du FMI a exprimé ce point de vue à Tokyo, lors de l’assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale en octobre 2012. Le document du FMI et les recommandations de Christine Lagarde ont soulevé des réactions de mécontentement de la part des dirigeants européens. Par exemple, à Tokyo, Wolfgang Schaüble, ministre des Finances du gouvernement Merkel, a publiquement critiqué Christine Lagarde pour son intervention intempestive |3|.
Wolfgang Münchau considère que les réserves exprimées par le FMI sur la profondeur des mesures d’austérité ne modifieront en rien l’attitude des dirigeants européens qui campent sur une ligne dure : « Les gouvernants européens sont paranoïaques quand leur crédibilité est en jeu, et je prévois qu’ils vont maintenir le cap sur l’austérité jusque sa conclusion amère, quand cette politique implosera |4|. »
Les tensions entre le FMI et la Commission européenne se sont de nouveau exprimées publiquement le 14 novembre 2012. Christine Lagarde a contredit l’optimisme affiché par le Luxembourgeois Jean-Claude Junker, président de l’Eurogroupe, concernant les perspectives de la Grèce. Il semble que le FMI veuille mettre la pression sur la Commission afin de peser davantage dans l’orientation à prendre en Europe. Les pays émergents et les États-Unis interviennent à l’intérieur de FMI afin que leur opinion soit retenue dans la solution de la crise européenne, d’autant qu’on leur demande de mettre la main au portefeuille .
Le FMI revient sur les échecs historiques des politiques brutales d’austérité
Une autre étude du FMI a fait couler beaucoup d’encre, il s’agit d’un chapitre des Perspectives de l’économie mondiale publiées juste avant son assemblée annuelle d’octobre 2012. Dans ce chapitre, le FMI étudie 26 épisodes de crise de la dette publique depuis 1875 en prenant comme critère les cas où la dette publique a dépassé 100 % du PIB. Il passe en revue les politiques de sortie de crise qui ont été appliquées. Un des épisodes analysés est celui qui s’est déroulé au Royaume-Uni après la première guerre mondiale |5|. La dette publique britannique atteignait 140% du PIB. Le gouvernement britannique a appliqué une politique radicale d’austérité budgétaire et une politique monétaire très stricte. Le gouvernement dégagea un excédent budgétaire primaire (avant paiement des intérêts) d’environ 7% du PIB pendant toute la décennie 1920 afin de réduire la dette en la remboursant à marche forcée. Mais la dette publique ne diminua pas : en 1930, elle s’élevait à 170 % du PIB et, trois ans plus tard en 1933, elle équivalait à 190 % du PIB.
Martin Wolf, commentateur au Financial Times, affirme que l’objectif réel de la politique du gouvernement britannique « était de briser le mouvement syndical. Ces politiques aboutirent à la grève générale de 1926. Elles suscitèrent une amertume qui perdura pendant plusieurs décennies après la seconde guerre mondiale |6|. » Cela rappelle tout à fait ce qui est mis en œuvre aujourd’hui en Europe |7|. Wolf explique que les dirigeants européens et le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy veulent faire baisser fortement les salaires en utilisant l’arme du chômage. Il affirme : « Dans le même temps, le PIB réel de l’Espagne se contracte. Les efforts pour resserrer la politique budgétaire auront pour effet de le réduire encore. ». Il poursuit en disant que cette politique inspire aussi le gouvernement italien. Il conclut son éditorial par une affirmation qui peut paraître inhabituelle sous la plume d’une icône d’un des principaux quotidiens financiers de la planète : « L’austérité budgétaire et les efforts pour diminuer les salaires dans les pays subissant un étranglement monétaire pourraient briser les sociétés, les gouvernements, voire les Etats. ». En fait, depuis des mois, Martin Wolf enfonce le clou : l’austérité mène les pays droit dans le mur. Il en prend pour preuve le cuisant échec électoral de Mario Monti en mars 2013 en Italie.
Comme l’écrit Wolfgang Münchau déjà cité, les dirigeants européens vont prolonger et approfondir cette politique.
Pourquoi les dirigeants européens radicalisent-ils les politiques d’austérité ?
Ce serait une erreur de considérer que les dirigeants européens sont devenus aveugles. Leur motivation n’est ni le retour à la croissance économique, ni la réduction des asymétries au sein de la zone euro et de l’UE afin d’en faire un ensemble plus cohérent où serait de retour la prospérité. Le patronat qui guide les actes des gouvernements veut avancer dans la plus grande offensive à l’échelle européenne contre les droits économiques et sociaux conquis après la seconde guerre mondiale. De ce point de vue, les politiques menées ces dernières années sont des réussites. Avec les politiques d’austérité qui augmentent le chômage, ils réussissent à accroître toujours plus la précarisation des travailleurs, à diminuer radicalement leur capacité de résistance et de lutte, à réduire les salaires et les différentes indemnités sociales tout en maintenant les énormes disparités entre les travailleurs dans l’UE afin d’augmenter la compétition entre eux. Un des objectifs poursuivis par les dirigeants européens est d’améliorer la capacité des entreprises européennes à conquérir des parts de marché face à leurs concurrents ailleurs dans le monde. Pour ce faire, il faut réduire radicalement le coût du travail, pour reprendre leur expression. Cela implique d’infliger une défaite majeure aux travailleurs d’Europe. D’autres objectifs sont poursuivis : pousser plus loin l’offensive contre les services publics, éviter autant que faire se peut de nouveaux krach bancaires, renforcer le pouvoir des exécutifs (Commission européenne, gouvernements nationaux) face aux pouvoirs législatifs, renforcer les contraintes imposées par les traités de manière à couler dans le bronze les politiques favorables au Capital…
Le coût politico-électoral peut être élevé, mais globalement les grandes familles politiques traditionnelles qui dominent la scène européenne font le pari que si elles perdent les élections, elles reviendront au pouvoir aux élections suivantes. De toute façon, passer dans l’opposition n’implique pas de perdre toute une série de positions acquises dans l’appareil d’Etat central, dans les institutions européennes, sans oublier les pouvoirs locaux (grandes villes, gouvernement des régions).
Ce qui complique un peu le projet des dirigeants européens, c’est la décision de l’administration Obama d’approfondir radicalement les politiques d’austérité qu’elle avait menées dans la foulée de l’administration Bush. Les coupes budgétaires dans les dépenses publiques et sociales en particulier vont s’accroître aux États-Unis. Cela n’aidera pas les entreprises européennes à gagner des parts de marché. Seul le Japon semble vouloir adopter une timide politique de relance, ce qui reste à confirmer.
Conclusion : À l’aune des objectifs décrits plus haut, la convergence est totale entre le FMI et les dirigeants européens. D’ailleurs, depuis décembre 2012, moment où l’administration Obama a annoncé qu’elle allait radicaliser les politiques d’austérité aux États-Unis, on n’a plus entendu de déclarations critiques de la part de Christine Lagarde ou d’autres dirigeants du FMI à l’égard de la politique menée en Europe.
Il ne faut donc pas se méprendre sur le sens des déclarations du FMI : s’il a pris un peu de distance par rapport aux dirigeants européens, ce n’est pas pour les convaincre d’abandonner les politiques structurelles favorables aux privatisations et à l’approfondissement de l’offensive contre les conquêtes sociales de l’après seconde guerre mondiale. Il souhaite gagner du poids dans les décisions et il donne de la voix. On verra dans les mois qui viennent s’il continuera à affirmer qu’il convient de ralentir un peu le rythme auquel les dirigeants européens veulent se rapprocher de l’équilibre budgétaire. Si les travaux de certains services de recherche du FMI contiennent des arguments qui vont plus ou moins clairement à l’encontre des politiques dominantes, l’action globale du FMI n’a pas changé d’un iota. C’est cette action qu’il faut combattre de toutes nos forces.
Eric Toussaint http://www.legrandsoir.info
http://cadtm.org/Meme-le-FMI-le-dit
|1| Wolfgang Münchau, “Heed the siren voices to end fixation with austerity”, Financial Times, 15 octobre 2012.
http://www.ft.com/cms/s/0/07f74932-13bb-11e2-9ac6-00144feabd...|2| “The IMF does not say that austerity is too hard, too unfair, causes too much pain in the short term or hits the poor more than the rich. It says simply that austerity may not achieve its goal of reducing debt within a reasonable amount of time.”
|3| Financial Times, « German minister rebukes IMF head. Schaüble criticises Lagarde call to ease up on austerity », 12 octobre 2012.
|4| Article déjà cité de Wolfgang Münchau, “Heed the siren voices to end fixation with austerity”, Financial Times, 15 octobre 2012. “European policy makers are paranoid about their credibility, and I expect them to hold on to austerity until the bitter end, when the policy implodes”.
|5| Martin Wolf, « Ce que nous enseigne l’histoire de la dette publique », Le Monde, 15.10.2012, http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/10/15/ce-que-nou...
|6| Martin Wolf, « Ce que nous enseigne l’histoire de la dette publique », Le Monde, 15.10.2012, http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/10/15/ce-que-nou...
|7| Voir Éric Toussaint, « La plus grande offensive contre les droits sociaux menée depuis la seconde guerre mondiale à l’échelle européenne », 3e partie de la série « Banques – Peuples : les dessous d’un match truqué ! », publié le 23 décembre 2012, http://cadtm.org/La-plus-grande-offensive-contre--
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Cercle d'études : les dangers de la république
Les débats sur le projet de loi Taubira (le mariage homosexuel) permettent de toucher du doigt (et non pas de façon théorique) les dangers et les contradictions du régime républicain.
Ce contexte était bien utile pour servir au dernier cercle d'études de la section marseillaise de l'AF-Provence. La formation est un élément indispensable des activités militantes. Bien connaître les idées maurrassiennes permet d'éviter l'aventurisme, l'activisme ou le folklore préjudiciables à un mouvement politique.
Avec ou sans utilisation de la vidéo, la présence d'un animateur est indispensable car il est possible de discuter, permettre à chacun de s'exprimer s'il le veut. L'exposé et le débat peuvent s'adapter souplement aux présents, ce qu'une séquence pré-enregistrée ne permet pas toujours. Le cercle d'études favorise la formation d'une équipe homogène. Il est aussi l'occasion de donner des informations sur les actions prochaines.

Le dernier cercle a insisté sur le fait que les Français ne sont pas vraiment représentés par un Président élu sans que l'on ait lu vraiment ses 60 propositions (notamment la 31ème sur le mariage homosexuel). Il en est de même pour les députés, surtout quand ils sont élus dans la foulée de l'élection présidentielle.
De son côté, le peuple n'est pas écouté, sauf quand il verse dans la violence.
Le gouvernement est soumis à des groupes de pression (lobby homosexuel, financé par le richissime Pierre Bergé) .
Le président de la Cinquième République a des pouvoirs importants sur les parlementaires. Il peut utiliser le réféfendum à son gré.
Mais toutes les républiques ont eu d'aussi grands défauts: l'opposition entre séparation des pouvoirs et souveraineté du peuple, une guerre civile larvée, l'étatisme, la ploutocratie, l'absence de continuité...
La société française est maintenant empoisonnée par la violence et éclatée en communautés. Elle n'a rien de l'idéal officiel de liberté, égalité et fraternité.
Nous devons agir sans tarder pour la France, donc pour la Monarchie. Comme l'a déclaré le duc de Vendôme:
"La République n'est pas concrète, le Royaume l'est. Marianne est une allégorie, le Prince est humain, il a un corps, une voix et un visage. Je dirais même qu'il a les pieds sur terre. La monarchie, c'est un surcroît d'humanité (et d'amour) dans un monde qui en a éperdument besoin".
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Le prochain cercle marseillais sera consacré à "La France et l'Europe".
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La Turquie: plaque tournante des trafics de chair humaine
Les réseaux criminels de la mafia turque et les “Kacakci”
La Bulgarie et la Roumanie, qui sont les deux pays qui ont adhéré le plus récemment à l’UE, insistent depuis un an, avec force véhémence, pour être inclus dans l’ “espace Schengen”, demande qui a été refusée jusqu’ici grâce au veto qu’opposent les Pays-Bas. L’Autriche, comme un brave petit chien, ne s’y est pas opposée. L’adhésion de ces deux pays à l’espace Schengen, où les frontières sont abolies, pourrait augmenter considérablement le nombre de migrants illégaux en Europe. Déjà actuellement de plus en plus de personnes, venues de Turquie, entrent dans l’UE via le territoire bulgare, considéré comme le pays de transit idéal. Dès que ces migrants arrivent en Bulgarie, ils empruntent une route qui les mène en Macédoine puis en Serbie; depuis le territoire serbe, ils débarquent en Hongrie et se retrouvent dans l’espace Schengen. Une autre route les amène de Serbie au Monténégro et, de là, via la Bosnie en Croatie puis en Slovénie, donc dans l’espace Schengen.
Les autorités bulgares ont constaté un doublement du nombre des migrants ayant franchi la frontière en octobre et en novembre 2012, mais elles ne peuvent rien entreprendre contre les bandes de passeurs, apparemment bien organisées. Tout cela se passe alors que dans les cercles bien pensants de l’eurocratie on répète à satiété que la Bulgarie est presque prête à faire partie de l’espace Schengen. Vu les chiffres et les faits, cette adhésion ne devrait même pas être envisagée. Reste à espérer que la Bulgarie et la Roumanie, derniers pays arrivés au sein de l’UE, ne seront reçus que le plus tard possible dans l’espace sans frontières et que les passeurs devront abandonner leurs routes balkaniques, circonstancielles et difficiles, vu les nombreuses frontières à franchir, et seront dès lors plus facilement démasqués.
La politique la plus efficace et la plus intelligente à mener serait évidemment de combattre les passeurs et de les neutraliser dès leur point de départ. Les autorités turques pourraient, à ce niveau, avoir un champ d’action idéal pour prouver qu’elles sont mûres pour entrer dans l’UE et qu’elles utilisent de manière appropriée les milliards d’euro qu’elles perçoivent grâce à la générosité de l’UE, qui vise encore et toujours une politique d’intégration de la Turquie dans l’orbite européenne. Mais au lieu d’agir, les autorités turques pratiquent la politique de l’autruche, plongent la tête dans le sable et observent la contrebande de chair humaine sans lever le petit doigt.
Les passeurs, installés dans la métropole turque du Bosphore, sont désignés par les candidats à l’immigration dans l’UE sous le nom de “kacakci”. Chaque groupe ethnique parmi les migrants a ses propres réseaux de “kacakci”. Les plus puissants d’entre eux disposent de cellules à l’intérieur de l’UE. Dans la plupart des cas, ils sont éparpillés en plusieurs domaines d’activités, constate un diplomate de l’UE: ils ne confondent pas narco-trafic et trafic d’êtres humains.
Il semble qu’il n’existe pas d’organisation générale chapeautant le travail des passeurs, impliqués dans la contrebande d’êtres humains au départ de la Turquie et à destination de l’UE, c’est-à-dire une organisation qui règlerait l’ensemble du voyage des candidats à l’immigration, par exemple depuis l’Afghanistan jusqu’à l’Autriche. Mais il existe assurément en Turquie un solide réseau mafieux coordonnant les activités des passeurs. Ces réseaux ne sont pas directement impliqués mais fournissent aux passeurs des contacts, des informations sur les données locales et sur les infrastructures, de même que tout autre renseignement utile. Pour les “kacakci”, ces réseaux sont bien entendu indispensables pour corrompre les fonctionnaires turcs.
Chaque démarche entreprise par les passeurs est bien organisée et planifiée. Ils savent toujours parfaitement qui sont les migrants qui arrivent et surtout combien d’argent ils ont sur eux. Sur base de ce savoir relatif aux personnes candidates à l’immigration dans l’UE, les “kacakci” programment individuellement l’entrée des migrants en Europe. Les “kacakci” sont répartis en différentes cellules qui, chacune pour elle-même, encadrent une portion du voyage. Les candidats à l’immigration doivent au départ de chaque portion de route payer immédiatement 50% des frais de transit aux passeurs, le reste étant payé à l’issue de la partie effectuée du voyage.
Pour un Afghan, le passage d’Istanbul en Grèce coûtait environ 1500 euro en novembre 2012. L’ensemble du trajet de Kaboul à Athènes coûte actuellement entre 5000 et 8500 euro, selon la qualité des services offerts par les passeurs et selon les difficultés qui se présentent. Nous examinerons les politiques envisagées par l’UE dans un prochain article.
Dietmar HOLZFEIND.
(article paru dans “zur Zeit”, Vienne, n°11/2013; http://www.zurzeit.at/ ).
Merci R.Steuckers -
Les Identitaires prennent la parole sur les Champs-Elysées.
24/03/2013 - 19h00
PARIS (NOVOpress) - Plusieurs manifestants ont accédé aux Champs-Elysées et ne comptent pas en partir. Au premier rang desquels on trouve des militants identitaires, qui se trouvent désormais en bas de l’avenue des Champs-Elysées. Et sur l’avenue de la Grande-Armée, on peut voir l’installation de tentes. -
Manif pour tous : 1,4 million de manifestants selon les organisateurs, 300.000 pour la police

- la manif pour tous vue par le site Cultural Gang Bang
- Harlem Désir, patron du PS, a affirmé que des « groupes extrémistes » avaient cherché les « affrontements » lors de la manifestation dimanche contre le mariage homosexuel et a appelé « à ne pas chauffer les esprits » . Le JDD
- Manif pour tous : le mépris affiché du journal le Monde (Lire Boulevard Voltaire)
- 17h50. La préfecture de police annonce une première estimation : 300 000 manifestants selon le décompte officiel. Le Parisien
- 17h40. Christine Boutin gazée par la police ? Une photo la montrant au sol.
- 16h55. Chiffre La Manif’ pour Tous : 1,4 million de personnes présentes.
- 16h25. Laurent Wauquiez : «Les forces de l’ordre ont tiré sur des enfants». Au micro de BFM TV, le député UMP de Haute-Loire demande des sanctions contre la préfecture de police après l’usage de gaz lacrymogènes car «c’est inacceptable. Le gouvernement ajoute la violence au mépris avec lequel il traite ces gens». Aucun blessé n’a pour l’instant été signalé. Le Parisien
- 16h. Des gaz lacrymogènes auraient été lancés sur des manifestants.
- 15h15. Des manifestants tenteraient de rejoindre les Champs-Elysées. Selon notre reporter sur place, plusieurs personnes ont forcé les barrières de sécurité pour accéder à l’avenue bloquée par les CRS. Le gros des troupes est bloqué par un barrage des forces de l’ordre. Il y a des risques d’affrontements. Le Parisien
- 14h40. Avenue de la Grande Armée

- 13h45. Aperçu des cars venus de la province au bois de Boulogne.
- 13h20. Nouvelle méthode de comptage avec une application. Le collectif La Manif pour tous a crée un compte sur l’application de géolocalisation Zoom Zoom Zen afin d’établir un décompte plus précis des manifestants rassemblées sur l’avenue. La guerre des chiffres 2.0. Le Parisien
- L’avenue de la Grande Armée un peu après 13h.
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Le populisme, condition du réveil des peuples
Les dirigeants occidentaux se méfient du peuple. Le plus souvent, ils refusent de prendre en compte l'expression de ses choix. Ou bien encore ils tentent de biaiser les modes de son expression publique. Les modifications de lois électorales y contribuent à l'occasion, instaurant un seuil de voix pour avoir des élus, envisageant telle mesure pour empêcher quadrangulaires ou triangulaires. D'une façon ou d'une autre, et ne serait-ce que par l'abstention, le peuple manifeste qu'il n'adhère pas à ces caricatures de démocratie. Il ne veut pas n'avoir le choix qu'entre des partis, UMP ou PS ou prétendus écologistes, qui sont d'accord sur des points aussi essentiels que la construction d'une Europe libérale, et plus précisément libre-échangiste, et sur une idéologie qui désarme les peuples d'Europe, l'idéologie dite « des droits de l'homme ».
ENTRE L'ISLAMISATION ET L'AMÉRICANISATION DES MŒURS
L'électeur ne veut pas cautionner des "libéraux", souvent libéraux-libertaires qui, par un paradoxe apparent, sont d'accord pour instaurer une société de plus en plus policière, sécuritaire sans sécurité réelle, inégalitaire et communautarisée.
Dans ces conditions, qu'est-ce que le populisme ? Que peut être le populisme ? Que doit être le populisme ? Le populisme est la réaction hors système des peuples dont une fraction de moins en moins négligeable dit non à la pensée imposée sur les vertus du Nouvel Ordre mondial. Réaction face à la pensée unique, réaction face au Politiquement Correct, réaction face à la super-classe mondiale et mondialiste.
Le populisme peut ainsi être non pas toute la solution pour redonner ses libertés au peuple mais un préalable à la solution. À quelles conditions ? Commençons par ce que le populisme ne doit pas être. Il ne peut se borner à mettre en cause les ruptures du lien social liées à l'immigration. La mondialisation, l'américanisation et l'uniformisation des peuples amènent à une perte des repères et à une difficulté d'en fonder de nouveaux. L'immigration de masse que connaît l'Europe et particulièrement la France est une conséquence majeure, et parfaitement négative, de ce processus. Mais elle ne peut être combattue sans comprendre et sans combattre l'ensemble du processus. De même, l'islamisation, ravageuse mais au demeurant moins massive que l'américanisation des mœurs, est à la fois une conséquence de l'immigration et une réaction identitaire de certains immigrés.
UNE POLITIQUE POUR LE PEUPLE ET PAR LE PEUPLE
Surmonter la perte de sens qui envahit notre peuple, surmonter la défiance du politique, c'est cela qui constitue la vocation du populisme. Celui-ci a une définition : faire une politique pour le peuple et par le peuple. Une politique pour le peuple, c'est une politique qui ne dissocie pas la souveraineté nationale de la souveraineté populaire. C'est une politique pour le peuple et la nation. Les questions d'indépendance nationale, ou encore les transferts de souveraineté à une Europe politique - contrairement aux souverainetés actuellement évanouies dans une Europe libre-échangiste - sont des questions qui relèvent de la souveraineté populaire, et non de traités opaques. C'est le peuple qui doit décider sur les questions essentielles qui concernent son destin : immigration, protectionnisme, préférence nationale, service public, gratuité de l'école, agriculture et ruralité, grands principes de la fiscalité, retraites... C'est pourquoi le populisme nécessaire ne peut que se distinguer absolument de l'esprit "réactionnaire", antidémocrate, et des nostalgies monarchiques. Depuis Rome, le populisme, c'est la République. Le populisme nécessaire est nécessairement républicain. Et c'est justement pour cela qu'il veut une autre République que celle que nous connaissons.
POUR LE RÉFÉRENDUM D'INITIATIVE POPULAIRE...
Le populisme, c'est la démocratie poussée jusqu'au bout. C'est-à-dire le contraire de la démocratie muselée actuelle. Ce qui a de la valeur, c'est ce qui a été sanctionné par la volonté populaire. Le peuple doit décider et il doit intervenir. Le populisme nécessaire, c'est le référendum d'initiative populaire. Ce sont des modes de scrutins clairs et lisibles. C'est le choix des élus par le peuple, notamment par la proportionnelle avec vote préférentiel. Mais c'est aussi la gouvernabilité, qui implique une prime majoritaire. La démocratie poussée jusqu'au bout, c'est la gouvernance au plus près des besoins des gens à chaque fois que c'est possible, et c'est donc le respect de l'échelon communal mais avec des communes fédérées dans les communautés de pays et communautés urbaines. C'est un nombre important d'élus locaux, et c'est pour eux les moyens de travailler avec un statut d'élus locaux, et avec une rémunération dès l'échelon du conseiller municipal. La démocratie poussée jusqu'au bout, c'est la liberté d'expression restaurée, pleine et entière et sans tabous, et donc sans lois perverses et inquisitoriales. C'est le droit de polémique et la fin des sujets interdits.
Le populisme nécessaire, c'est aussi une politique exigeante d'assimilation. Qui veut être citoyen français et est régulièrement en France depuis longtemps doit pouvoir l'être, mais à l'exclusion de toute autre citoyenneté, et s'il adhère à la conception française, laïque mais non pas antireligieuse de la société, et ce quelle que soit sa nationalité d'origine. Être citoyen, c'est choisir, ce n'est pas consommer des droits. Cela ne peut être banalisé. Qui veut rester étranger le peut mais n'aura ni tous les devoirs du Français ni ses droits. La notion de séjour transitoire en France, hors regroupement familial, dans le cadre d'une coopération avec le pays d'origine, doit être réhabilitée.
... ET LA PROGRESSIVITÉ DE L'IMPÔT
Le populisme nécessaire, c'est aussi le retour à l'impôt progressif, par opposition à l'impôt proportionnel. Qu'il n'existe plus que cinq tranches d'impôts sur le revenu est une injustice majeure alors que les inégalités sociales explosent, et que les très riches sont de plus en plus riches. Que CSG et CRDS soient des impôts proportionnels est aussi totalement injuste. La progressivité de l'impôt est un principe intrinsèquement républicain. Il n'y a pas de République sans impôt progressif. Le bouclier fiscal créé par Chirac et Villepin, et amplifié par Sarkozy au profit des très riches, est une injustice quand l'argent des très riches n'est pas le fruit de leur travail mais provient de la financiarisation parasitaire ou encore de la dépravation du goût (les salaires des footballeurs ou des chanteurs par exemple). Le populisme nécessaire, dans le domaine fiscal comme dans les autres domaines, c'est le pouvoir donné au peuple travailleur d'ajuster les inégalités de revenus aux différences de compétences, d'engagement, d'énergie et de responsabilité dans le service rendu à la société. Le critère, c'est le service social. Personne ne conteste, dans le peuple travailleur, qu'il soit nécessaire et normal qu'un chirurgien soit mieux payé qu'un gardien de square. Mais même le second a droit de pouvoir vivre décemment de son travail.
Le populisme nécessaire, c'est garantir que chacun donne à la société en fonction de ses capacités et que personne ne connaisse la misère. Ce n'est pas l'égalitarisme c'est l'égalité des droits, c'est l'égalité des chances, c'est l'égalité d'accès à l'éducation et à la culture. Ce n'est jamais la discrimination positive - qui rompt le pacte républicain - mais c'est l'accès à des internats gratuits pour les enfants travailleurs et doués issus de milieux pauvres. Le populisme, c'est la méritocratie républicaine.
NI CULTE DE LA CROISSANCE NI INTÉGRISME ÉCOLOGISTE
Le populisme, c'est aussi l'ambition d'ouvrir un nouvel « espace utopique ». Une utopie réaliste et concrète. Pas le meilleur des mondes mais un monde où le meilleur soit possible. Le populisme pour l'Europe, c'est la civilisation de la mesure. C'est la fin de la recherche de la croissance pour la croissance. Ce sont des objectifs « à taille d'homme », « à l'échelle humaine » disait Léon Blum, qui n'avait pas si tort, face aux démesures staliniennes et aux ivresses bolcheviques - et à leur prix de sang. Le populisme, c'est refuser le culte de la croissance dans lequel communient droite et gauche institutionnelles, sans pour autant tomber dans l'intégrisme écologiste qui, paradoxalement, renoue avec une vision prométhéenne de l'homme en lui donnant pour mission de « sauver la planète », de « rétablir les équilibres », en niant la légitimité et la fragilité inhérente à l'agir terrestre de l'homme. Le principe de précaution absolutisé, c'est encore une croyance qu'avec la science l'homme évitera toutes les erreurs.
Le populisme nécessaire, c'est en finir avec le productivisme sans se référer à la décroissance, terme ambigu qui peut laisser croire que « toujours moins » serait « toujours mieux ». Le populisme, c'est viser réellement le développement durable qui, au-delà des récupérations qui peuvent affecter tout concept, correspond à l'équilibre à trouver en Europe entre ambition collective - il n'y a pas de peuple sans ambition collective, sans visée créative pour les temps futurs - et refus de l’hybris, c'est-à-dire refus de la course en avant sans but, refus de la démesure, qu'il s'agisse par exemple du refus de l'architecture fanfaronne ou du refus d'une ville totalement aseptisée, muséifiée et sans liberté des usages et des inventions.
Le populisme nécessaire, c'est retrouver la fierté de la présence du peuple français dans les centres-villes, c'est imposer la décence commune dans les espaces publics, et pousser au retour à l'usage de la langue française dans ces espaces, c'est reconquérir ces espaces publics contre la privatisation de la politique et la privatisation de la société. Contre les communautarismes, c'est affirmer la communauté du peuple. Le populisme nécessaire, c'est, au nom de la pensée des droits de l'homme, qui vaut bien plus et mieux que son idéologie, dénoncer la segmentation de ces droits humains par la discrimination positive et notamment par la Halde.
Le populisme nécessaire, c'est relocaliser l'économie. C'est, dans toute la mesure du possible, aller vers l'objectif de produire localement, pour les marchés locaux, avec des travailleurs locaux, de produire national pour le marché national, avec des travailleurs nationaux, de produire européen avec des Européens et d'abord pour le marché intérieur européen.
NE PAS CONFONDRE PEUPLE ET POPULATION
Le populisme nécessaire, c'est le refus des leçons données par le pouvoir "d'en-haut" ou par quelque "avant-garde" que ce soit. C'est, contre tous les communautarismes, réaffirmer la centralité du Peuple Constituant, constituant de la République et constituant de la Nation. En 1989, les Allemands de la RDA communiste clamaient : « Nous sommes le peuple » (Wirsind das Volk). C'était renouer avec l'esprit européen de 1848, la Nation se voulant le Peuple Constituant. Cela a été reproché aux Allemands. Déjà, en 1935, Bertolt Brecht avait défendu, de son point de vue, les vertus de la notion de population contre la notion de peuple. De fait, quand on parle de la population, on désigne simplement « les gens qui sont là », aujourd'hui, sur ce sol, comme la population d'un grand magasin, tel jour à telle heure. On conçoit que les "peuplophobes", nombreux et puissants, préfèrent parler de population plutôt que de peuple. La notion de population, avait remarqué Michel Foucault, s'oppose à celle de dépopulation. Le peuple, c'est autre chose. Ce n'est pas la populace, ce n'est pas simplement « le nombre », ce sont les travailleurs qui se reconnaissent dans ce pays, ce sont ceux qui partagent depuis longtemps les épreuves et les peines et les joies des enfants de France. « Il y a une bourgeoisie de gauche et une bourgeoisie de droite. Il n'y a pas de peuple de gauche ou dépeuple de droite, il n'y a qu'un peuple » disait Bernanos.
Pierre Le Vigan Écrits de Paris octobre 2010 -
Manif pour tous : les Identitaires en première ligne
PARIS (NOVOpress) - Parmi les très nombreux participants au rassemblement organisé aujourd’hui par la Manif de Tous, les Identitaires étaient présents (notamment Fabrice Robert et Philippe Vardon). Ils se sont regroupés derrière la banderole : “La famille c’est notre identité !” Les Identitaires sont en première ligne en ce moment sur les Champs-Elysées
Crédit photos : Rebeyne!
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Une foule énorme à Paris contre le mariage gay ! Quelques heurts avec la police
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