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Climat : Un marché à 100 milliards de dollars pour la finance

Financer des transports urbains propres, des centrales photovoltaïques, des fermes éoliennes, des programmes de reforestation, des réseaux d’assainissement… Les enjeux climatiques qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre deviennent prioritaires dans les projets de développement économique et social. À neuf mois de la conférence de l’ONU sur le climat, les banques privées et publiques sont conviées à Bercy.

Ils prennent encore plus d’importance dans la perspective de la conférence climat, la COP21 – 21e conférence des Nations unies sur le changement climatique -, qui se tiendra en décembre, à Paris. Les acteurs publics se mobilisent à l’instar de l’International développement finance club (IDFC) – instance réunissant 22 institutions publiques du Nord et du Sud, nationales et régionales, dont l’Agence française de développement – qui organise ce mardi, au ministère des Finances un forum sur la «Finance climat».

Sur 370 milliards d’euros de financement en 2013, l’IDFC a engagé 80 milliards sur des projets «verts». «L’objectif est d’adopter un langage commun sur ce qu’est un projet climat, d’adopter les bonnes pratiques et d’associer le secteur privé, banques, assurances ou fonds de pension, explique la directrice générale de l’AFD, Anne Paugam. Nous sommes pionniers dans ce volontarisme, en terme d’objectifs et de méthodes!»

Depuis 2005, l’AFD a financé 18 milliards d’euros sur des projets ayant un bénéfice sur le climat, dont 2,9 milliards en 2014.
Verdir l’image

L’agence a mis en place une grille d’évaluation pour mesurer l’empreinte carbone des projets, une méthode qu’elle veut mettre en avant lors du forum. La difficulté est de mesurer l’impact réel sur le réchauffement de la planète, qu’il ne s’agisse pas seulement un effet d’annonce pour verdir l’image d’une entreprise.

Un levier de financement qui mobilise le secteur privé est l’émission d’obligations dites «vertes». Le Crédit agricole est l’une des premières banques privées à s’être lancée sur ce créneau, dès 2010.

«La demande pour ce type de produits s’est beaucoup développée depuis deux ans. Côté émetteurs, cela a commencé avec les banques de développement puis les collectivités publiques et maintenant avec des entreprises privées ; côté investisseurs, les plus intéressés sont les grands investisseurs institutionnels», explique Stanislas Pottier, directeur du développement durable de Crédit agricole SA.

D’ici à fin 2015, les obligations «vertes» devraient représenter à l’échelle mondiale 100 milliards de dollars. Le groupe Crédit agricole, qui détient 14 % de part de marché, s’est fixé un objectif de 20 milliards d’euros.

Au-delà des questions d’éthique émerge la notion de risque. Ainsi, Amundi, la société de gestion d’actifs du Crédit agricole, propose des fonds de placement «bas carbone», c’est-à-dire sur des valeurs émettant moins de carbone. «Les investisseurs prennent conscience que cela va devenir de plus en plus risqué d’être exposé au carbone, avec peut-être la fixation d’un prix du carbone ou des réglementations plus strictes», commente Stanislas Potier. C’est l’idée que ces entreprises plus polluantes seront moins performantes.

Source

http://fortune.fdesouche.com/383037-climat-un-marche-100-milliards-de-dollars-pour-la-finance#more-383037

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