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31/07/2017

Une praxis révolutionnaire et conservatrice est-elle encore possible...?

Ex: http://www.polemia.com

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Jure Vujic, cueilli sur Polémia et dans lequel il s'interroge sur les conditions de l'efficacité d'une action conservatrice-révolutionnaire visant à abattre le système dominant. Il rappelle notamment la nécessité de penser politiquement le « système des objets » qui enserre nos vies et conditionne nos façons de penser...

Une praxis révolutionnaire et conservatrice est-elle encore possible ?...

Trop souvent on oublie que la reconduction au pouvoir du Système dominant et de la classe gouvernementale tient plus à l’internalisation et la reproduction des modes de pensée dominants au niveau social, culturel, sur le plan individuel comme sur le plan collectif.

On se souvient que la praxis, notion philosophique théorisée par Aristote dans l’Ethique à Nicomaque et qui initialement renvoyait à l’idée d’une pratique ou une action qui, transformant le sujet, a été plus tard reprise par les marxistes, par Antonio Gramsci et les situationnistes pour lesquels la philosophie de la praxisdésignait la pratique qui se reconnaît elle-même par la théorie qui découle de son action, mais qui, de par sa fonction révolutionnaire, devait transformer les esprits.

Force est de constater que depuis Mai 68, le discours libertaro-marxiste a fait bon ménage avec le capitalisme libéral qui se traduit aujourd’hui par une praxissociétale parfois schizophrène d’hyper-individualisme festif et de domination capitaliste marchande que l’on accepte comme une fatalité irréversible. Promouvoir une politique de gauche et des valeurs de droite, employer un discours à la fois révolutionnaire et conservateur impliquerait au préalable de reconnaître, en dépit des avancées les plus fines sur le plan social et politique, l’absence d’une praxis adéquate, susceptible de transformer les rapports sociaux, les façons de sentir, de penser. En effet, face à la praxis bien rodée du marché déstructurant du social, il faudra jeter les bases d’une praxis de restructuration des valeurs. D’autre part, on oublie souvent que la technique, les gadgets omniprésents dans notre société hightech constituent de puissants vecteurs d’individuation et de socialisation et trop souvent d’aliénation plus que les principes de l’éducation familiale et scolaire. Il s’agit ici de ce que Jean Francois Dufour appelle les percipiens (le principe de sentir), l’idée de forces mécaniques pesant sur notre pensée et notre entendement et qui préexistent et façonnent notre comportement, notre agir, notre praxis. Jean Baudrillard parle de « système des objets » pour rendre compte de cette mutation dans nos sociétés postmodernes du sens et du rȏle des objets de l’utilité vers la matérialité autonome (qui annule le symbolique), indéfiniment modulables et constituant un ensemble systémique cohérent de signes.

Notre rapport au monde se réduit le plus souvent au rapport aux objets quotidiens avec lesquels nous nouons une complicité profonde entre les investissements psychologiques, souvent induits et extorqués, et les impératifs sociaux de prestige, entre les mécanismes projectifs et le jeu complexe des modèles et des séries. Pier Paolo Pasolini parlait du vrai visage du fascisme qu’il voyait dans la société de consommation, mais non plus celle d’une mécanique d’exploitation extérieure à nous-mêmes, mais d’un système de pensée et de comportement internalisé par nos sens et notre mental.

Introduire une nouvelle praxis réellement révolutionnaire et non purement expérimentale sur le plan social et culturel suppose alors de dégager un nouveau sens du social, de produire de nouvelles formes de vivre-ensemble qui remettraient en cause de façon profonde la praxis dominante de la « valeur marché », le « fonctionnement » dont parle Gilbert Simondon, qui réside, non plus dans l’usage, mais « dans sa dimension anthropologique », dans le marché en tant que valeur et mode de reproduction des rapports sociaux.

Même si les résultats des dernières élections parlementaires et présidentielles dans de nombreux pays européens confirment la poussée de mouvements anti-Système populistes de gauche comme de droite, on est loin d’une remise en cause générale et massive du Système libéral marchand dominant, susceptible de menacer l’ordre établi. Le conditionnement médiatique, la manipulation mentale et politique des masses semblent encore marcher à merveille en tant que mécanique à discréditer et à démoniser les alternatives politiques potentielles. La victoire de Macron en France, qui l’opposait au second tour de la présidentielle à Marine Le Pen, en est une parfaite illustration. L’abrutissement politico-médiatique et la production de la peur sociale principalement dans les classes moyennes déclassées permet encore de reproduire les schémas de domination et de gouvernance oligarchique. On se rappellera à ce titre du Prince de Machiavel qui renvoie à l’emploi de la ruse, de la fraude et de la corruption, les armes de la ruse du «renard », afin d’empêcher la violence de masse et les soulèvements révolutionnaires, un softpower qui constitue le moyen de domination principal de la classe gouvernante.

Pourtant ce constat d’échec nous permet de nous interroger sur l’avenir du discours anti-Système qui articule à raison le fossé grandissant qui se creuse entre l’oligarchie et le peuple, et plus précisément sur la question de l’existence et l’efficacité d’une praxis réellement révolutionnaire et son adéquation avec ce que l’on peut appeler les valeurs, le discours, le narratif conservateur. Car si une infime minorité se reconnaît dans le discours et les valeurs anti-Système, lesquelles circulent par les réseaux d’informations alternatifs, on est encore loin de l’assentiment de larges masses de citoyens qui baignent dans le breuvage quotidien des médias officiels et se contentent très bien de ce déni de vérité. « L’esprit » d’une époque dépend de l’ensemble de ses faits sociaux, y compris le développement technique. Dans ce sens, les objets techniques qui s’autonomisent de plus en plus portent avec eux un impact considérable sur la manière dont nous nous représentons le monde, même des notions très abstraites comme le temps ou l’espace. Bien sûr, le rȏle des idées et le combat des idées tiennent encore une place importante dans la transformation des esprits, mais le changement de paradigme dans la praxis sociale comme cela été le cas pour le rȏle de la technique dans les révolutions scientifiques étudiées par T. Kuhn (dans La Structure des révolutions scientifiques) sera déterminant.

Le mérite de Kuhn a été celui de développer la thèse selon laquelle une science progresse de manière fondamentalement discontinue, c’est-à-dire non par accumulation mais par ruptures. Ces ruptures, appelées révolutions scientifiques, sont selon Kuhn analogues à un renversement des représentations (ce que les psychologues de la perception appellent un gestalt switch). Appliqué à la sphère sociale et politique, ce renversement des valeurs, qui correspondrait à une rupture épistémologique de paradigmes, aboutirait donc à l’issue de cette crise de légitimation à l’avènement d’un nouveau paradigme de système de valeurs. Pourtant, nul ne sait à quel moment, dans quelle situation de crise survient ce facteur d’anomalie perturbateur qui préside à la naissance d’un nouveau paradigme révolutionnaire, processus cyclique de gestation qui peut très bien perpétuer une longue agonie avant sa pleine reconnaissance et son adoption sociale.

Alors que les grands systèmes d’idées ne mobilisent plus, il faudra s’interroger sur quelles bases praxistes et idéologiques reconstruire. Alors que l’on dit volontiers que la révolution est une nostalgie de la gauche, force est de constater que la contre-révolution, voire les nombreux mythes de la « renaissance » de la « restauration », de l’ordre, constituent aussi une certaine forme de mélancolie de la droite, dont il est difficile de faire le deuil. A ces mythes sotériologiques et holistes se sont substitués, de façon indolore, des mythes technicistes consuméristes : le mythe de l’ouverture, le mythe de la communication, le présentisme, comme celui d’une mythologie du portable beaucoup plus attrayant pour les jeunes générations que celui des grandes luttes politiques et sociales ou du mythe Sorelien de la grève générale.

Cette praxis du marché est celle de l’ostensible, du conditionnement opérant que génèrent les concepteurs de produits par la dissémination de besoins artificiels vérifiables dans le domaine numérique de la communication. Un conditionnement   basé sur une stratégie de dépendance qu’on dissimule derrière le leurre d’une utilisation agréable et supposée enrichissante, pouvant préparer le terrain de l’addiction. Le facteur du libre choix et de la personnalité diminue considérablement, alors que l’emprise manipulatrice et l’autorégulation des comportements sociaux neutralisent la capacité réactive de résistance au stress social à mesure que s’amoindrissent les facultés de concentration et de l’intelligence émotionnelle. Il s’agit bien d’une praxis de la narcomanie sociétale   qui fonctionne sur un mode de dépendance-approvisionnement marché/dealeur et junkies/consommateur, une oniomanie organisée et généralisée, qui se traduit par de nombreuses pathologies sociales. Cette consommation compulsive est surtout visible sur le marché du smartphone par une hausse constante de la dépendance ou l’addiction au smartphone, une cyberaddiction (dépendance à Internet), pathologie s’exprimant par un curieux mélange d’anxiété phobique, d’euphorie hystérique et de dépression.

A l’administration des choses il faudra pourtant, tout comme le soutient Bruno Latour, re-politiser le « système des objets » et substituer le gouvernement des hommes, dire que tous les objets, la technique, ne sont pas neutres et même nocifs. En effet, alors que l’on a dépolitisé les questions de nature, il conviendra de re-politiser la question de l’impact sociétal des objets Il faudra se réapproprier l’utilité et la finalité des choses et dénoncer les stratégies de l’ostensible du marché. L’homme occidental n’est plus « mobilisable » au sens de l’ « Homme-masse », il est un agent-réseau autoconstitué connectable à l’infini, volontairement soumis à une discipline de dé-virilisation, du féminisable et de l’infantilisation à outrance. En un mot, c’est un objecteur de dé-conscience né, récalcitrant à toute forme d’engagement, de conscientisation, à la fois un nomade-déserteur. Lorsque Salvador Dali parlait de la télévision comme « instrument de crétinisation universelle », il annonçait déjà l’ouverture vers une humanité « homononcule » en voie de trollisation.

Jure Georges Vujic (Polémia, 7 juillet 2017)

Notes

–     Jean Baudrillard, Le Système des objets, Gallimard, 1968 [1978].
     Gilbert SimondonDu mode d’existence des objets techniques, Aubier, Paris 1958 ; dernière réédition corrigée et augmentée, Flammarion, Paris 2012.
–     Thomas Kuhn, La Structure des révolutions scientifiques, Coll. « Champs/791 », Flammarion, Paris 2008.
–     Bruno Latour, Enquête sur les modes d’existence : Une anthropologie des modernes, La Découverte, Paris 2012.

http://euro-synergies.hautetfort.com/

SORTIE AUJOURD'HUI DU N°46 (ÉTÉ 2017) DE LA REVUE SYNTHÈSE NATIONALE

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Au sommaire :

ÉDITORIAL  Roland Hélie

LE MOMENT MACRON Patrick Parment

MERCI MACRON Pierre Vial

LES CAPRICES DE MACRON  Jean-Claude Rolinat

LA CHRONIQUE Philippe Randa

DU CHANGEMENT AU FN ? Marc Rousset

QUI PAYERA LA CASSE ? Pieter Kerstens

DE L’INCOMPÉTENCE DE LA FONCTION PUBLIQUE Bernard Plouvier

ASSEZ DE REPENTANCE Nicolas Gauthier

IL Y A 60 ANS : L’INDÉPENDANCE AFRICAINE Pieter Kerstens

LE CLIMAT, LES MOUCHES ET LES ABEILLES Aristide Leucate

LE BASTION SOCIAL Arnaud Menu

LES PAGES DU MARQUIS Jean-Paul Chayrigues de Olmetta

HOMMAGE À ROLAND GAUCHER Jean-François Touzé 

PIERRE LAVAL LE MAUDIT Bernard Plouvier

LES LIVRES AU CRIBLE Georges Feltin-Tracol

LES BIOGRAPHIES LITTÉRAIRES Daniel Cologne

LES ENFANTS DE MAASTRICHT Un entretien avec Charles-Henri d’Elloy

LES VALEURS DE LA RÉPUBLIQUE La chronique de Charles-Henri d’Elloy

LES BOUQUINS DE SYNTHÈSE NATIONALE

LA VIE DE L’ASSOCIATION SYNTHÈSE NATIONALE

Le commander en ligne cliquez ici

Bulletin de commande cliquez là

Foi, Résistance & Espérance !

Harlem Désir recasé à plus de 10.000 euros mensuels exemptés d’impôts pour nous baratiner sur la liberté des médias

Défaite électorale ou pas, les socialistes ont un grand talent pour se recaser. Ainsi, Harlem Désir, ex-président de SOS Racisme et ancien premier secrétaire du Parti socialiste, a été nommé au poste de représentant pour la liberté des médias au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.

Représentant « pour la liberté des médias  » ? On croit rêver ! Rappelons que cet énergumène est un professionnel de longue date de la police de la pensée, grand adepte de l’utilisation des lois liberticides de type Pleven-Gayssot.

Mais revenons aux avantages financiers qui accompagnent cette nouvelle fonction offerte à Harlem Désir.  L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a un système de rémunération basé sur celui de l’Organisation des Nations unies « pour les membres de ses équipes », ce qui signifie que les trois dirigeants à la tête des trois institutions que compte l’OSCE (responsable du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme, représentant pour la liberté des médias et haut commissaire pour les minorités nationales) ont… le rang de sous-secrétaire général de l’ONU.

Pratiquement, cela signifie qu’Harlem Désir va empocher 122.195 euros annuels, soit plus de 10.180 euros par mois, et exemptés d’impôts !

Ah, la dure vie de socialiste…

http://www.medias-presse.info/harlem-desir-recase-a-plus-...

Unifions la droite : analyse du dernier Sècession HS#12

14:27 Écrit par pat dans actualité, élections, entretiens | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Le nouveau numéro (n°167) de la revue Éléments

Elements-167.jpgLes mœurs sont la source du lien social. Il y a des mœurs collectives parce que l’homme est fondamentalement fait pour vivre en société, et que ces mœurs consolident le rapport social et permettent de définir le bien commun. Il ne peut y avoir de vie commune que là où il existe des valeurs et des pratiques partagées, valeurs et pratiques qui sont autant de normes constitutives de l’identité collective.

Le peuple ne peut pas être souverain s’il ne forme pas une entité où les gens se connaissent et se reconnaissent, ont confiance les uns dans les autres et tiennent leurs engagements réciproques.

C’est la raison pour laquelle il est illusoire de parler de « vivre ensemble » là où l’on a par avance détruit les conditions de la dépendance mutuelle et du commun. Et c’est aussi pourquoi l’immigration massive à laquelle on assiste dans les pays occidentaux suscite de telles difficultés. Que les membres d’une même société soient d’origine variée n’est pas en soi un problème. Le problème commence dès que les valeurs et les pratiques partagées se heurtent à d’autres valeurs et à d’autres pratiques, qui tentent de s’acclimater sous la forme d’une contre-société étrangère à la culture d’accueil. Le problème de l’immigration n’est en définitive ni un problème de race ni un problème d’origine. C’est un problème de mœurs qui, lorsqu’elles se révèlent inconciliables, créent de ce fait des situations potentiellement polémogènes, car intrinsèquement destructrices du commun.

Au sommaire du N°167 d’Éléments

• FigaroVox, Causeur, Le Postillon… Le renouveau de la presse d’opinion.
Entretien avec Alexandre Devecchio, Sébastien Le Fol et Daoud Boughezala

Dossier :

La réponse polythéiste face aux fondamentalismes
• Le débat Michel Onfray – Alain de Benoist
• Ces écrivains catholiques convertis au paganisme
• Pour un réenchantement païen du monde
• Claude Seignolle, le réenchanteur

Et aussi…

• De quoi le terrorisme est-il le nom ?
• L’Europe est-elle condamnée à subir le terrorisme ?
• À l’école du lynchage médiatique
• Quel sens donner à la guerre ?
• Les migrations pour les nuls
• Face au second choc migratoire, par Jean-Paul Gourévitch
• La bombe démographique africaine, par Bernard Lugan
• La décroissance : entretien avec Serge Latouche
• Chávez, une révolution inachevée
• Le centenaire de Léon Bloy
• Éric Rohmer, un héritier du Grand Siècle

6,90 €, chez votre marchand de journaux

http://eurolibertes.com/culture/nouveau-numero-n167-de-re...

Banalisation de la violence en France

Voici ce que vivent tous les jours nos policiers.. Rétablissons l'ordre, mettons ces racailles et migrants à genoux!

Lahire

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

Les Brigandes - Au parlement

12:14 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Loi de moralinisation

Si quelqu’un veut instaurer une dictature en France, qu’il s’y prenne entre le 20 juillet et le 15 août, il a toutes les chances d’y parvenir. Personne ne troublera ses vacances pour si peu. À l’exception d’un édito par-ci et d’une tribune par-là, nul ne s’est ému de la disposition scélérate adoptée par l’Assemblée dans la nuit de vendredi à samedi, avec le reste de la stupide loi « confiance ».

Que dire, en effet, d’un texte par lequel les députés acceptent de se placer sous une tutelle infantilisante parce que le moloch de l’opinion exige de voir leurs notes de frais et que puisque je suis obligé de le faire pourquoi pas eux gnagnagna, et qui leur interdit de surcroît de travailler avec les personnes en lesquelles ils ont le plus confiance, parce que le Canard et Mediapart sont aux aguets ? Cette loi manifeste en vérité un consternant asservissement à l’air du temps et aux vaches sacrées d’une époque qui ne tolère plus que l’on ait quelque chose à cacher. On dira que, si les députés veulent se mettre à poil, c’est leur problème. Pardon, mais vu qu’ils me représentent, moi le peuple souverain, c’est un peu le mien.

Feu sur la liberté d’expression!

Toutefois, le plus scandaleux n’est pas cette nouvelle et grotesque avancée de la transparence, mais le forfait contre la liberté d’expression, donc, contre la démocratie, contenu dans l’article 1, de la loi, modifié au cours des débats par les amendements 572 et 621, dont Alain Jakubowicz, le patron de la Licra, tient absolument à faire savoir urbi et orbi qu’ils ont été inspirés par son association. Il s’agit en réalité d’un sucre lâché aux ultras, tous ceux qui entendent laver plus blanc que blanc (surtout le linge des autres), pour leur faire avaler l’abandon de l’exigence de casier judiciaire vierge pour tous les candidats, idée qui, en plus de son robespierrisme outrancier, montre la confiance que nous avons dans la capacité de rédemption de notre Justice, mais qui, semble-t-il n’était pas constitutionnelle, quel dommage.

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« Jeanne d’Arc enflamme les cœurs »

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Un monumental Dictionnaire encyclopédique de Jeanne d’Arc vient de paraître : travail de fourmi, enquête passionnée, il livre aux curieux une masse impressionnante de documents qui sans cela auraient risqué de tomber dans l’oubli. Entretien avec Pascal-Raphaël Ambrogi.

Propos recueillis par Philippe Mesnard

Votre ouvrage est à la fois une œuvre scientifique et un « dictionnaire amoureux de Jeanne d’Arc ».

Il offre au lecteur ce que l’on sait de Jeanne, ce que l’on a dit d’elle et ce qu’elle a inspiré et inspire encore. Mis à la portée du plus grand nombre ces documents, ces analyses, ces synthèses, ces catalogues, cette anthologie, ce livre qui est tout à la fois, organisé en dictionnaire, sert à chacun ce qu’il savait sans doute déjà et tout ce qu’il n’avait jamais imaginé trouver. Jeanne d’Arc ! Plus on l’étudie, plus l’émerveillement croît.

Quelle a été votre plus belle découverte en vous lançant dans cette entreprise ?

Jeanne est une découverte perpétuelle tout comme une source d’inspiration inépuisable. Un personnage historique parmi les plus documentés de l’Histoire, un enjeu, un symbole, un héros. Je n’imaginais pas un tel potentiel d’admiration, de foi et d’énergie créatrice. L’actualité permanente de la « libératrice de la France » ne se traduit pas uniquement par la parution d’ouvrages littéraires ou historiques. C’est dans pratiquement tous les domaines d’expression qu’elle est présente et qu’elle bat aussi souvent des records. Il faut évoquer ici quatorze mille livres, de vint à trente millestatues rien qu’en France, quatre cents pièces de théâtre déjà répertoriées en 1922, cen trente-neuf films ! Des mangas, des morceaux de rock et de hard metal… Ces derniers dans le monde entier au cours des années récentes. Une pièce de théâtre est annoncée pour 2017, une autre pour 2018. Un film sortira à l’automne, consacré à l’enfance de Jeanne. Une statue sculptée par le russe Boris Lejeune pour la ville de Saint-Pétersbourg sera bientôt élevée. Une sienne statue a déjà été placée, en 2013, à Bermont, près du village natal de Jeanne. Une Pietà de Jeanne d’Arc a été placée, en 2006, à l’entrée d’une caserne près de New York : Jeanne porte un soldat mort sur ses genoux. Ce qui est poignant et unique.

Cet intérêt pour Jeanne n’est pas nouveau. Il remonte en réalité aux heures mêmes de son épopée. C’est là ma plus grande découverte. Nous avons évoqué les nombreux documents contemporains, significatifs à cet égard. Et s’il faut attendre le XIXe siècle pour assister à ce que l’on pourrait qualifier de « frénésie johannique » ou d’« engouement johannique » – entre 1870 et 1900, par exemple, paraissent cent une biographies consacrées à Jeanne d’Arc, destinées au grand public et à la jeunesse – il n’en reste pas moins que le « messie de la France » (a dit Henri Martin) est loin d’être absent de la scène. Il suffit de consulter les articles « Musique », « Poésie » ou « Théâtre » du Dictionnaire encyclopédique de Jeanne d’Arc pour s’en rendre compte. La Ballade contre les Anglais, de 1428, y fait déjà allusion. Évoquons la Ballade des dames du temps jadis, de François Villon. L’article « Musique » mentionne une œuvre pour les XVe et XVIe siècles, trois pour le XVIIe siècle et douze au XVIIIe siècle. L’article « Poésie » recense huit œuvres au XVe siècle, treize au XVIe siècle, vingt au XVIIe siècle, quatorze au XVIIIe siècle. Quant à l’article « Théâtre », il répertorie une pièce du XVe siècle, le Mystère du siège d’Orléans, daté de 1439, deux pour le XVIe siècle, une bonne douzaine pour le XVIIe siècle, et dix-sept pour le XVIIIe siècle. Cette production est donc loin d’être négligeable.

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10:17 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |

Un entretien avec Jean-Claude Rolinat publié par EuroLibertés

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Source cliquez ici

Vous venez de publier un ouvrage consacré à la Hongrie… Pourquoi qualifiez-vous ce pays de « sentinelle de l’Europe » ?

J’avais déjà publié aux éditions Dualpha un livre intitulé Frères d’Europe qui passait en revue toutes les curiosités politiques de notre continent si divers, avec l’esquisse d’une perspective politique pragmatique, réaliste, des institutions communautaires. C’est dire l’intérêt que je porte à l’avenir de nos patries : ni fédéralisme castrateur, ni souverainisme béat. Et la Hongrie est l’une de celles-ci, un pays à la longue mémoire, injustement traité par l’histoire, une terre matrice d’un peuple courageux : on l’a vu dans ses révoltes contre l’Autriche avant qu’il ne devienne un sage partenaire de l’Empire, face à la mainmise du bolchevique Bela Kun, dans son engagement – risqué – sur le front de l’Est contre les Soviétiques, et par son héroïque résistance à l’occupation russe. Justement, l’année dernière, nous célébrions le 60e anniversaire de la révolte de Budapest qui, en 1956, fit l’admiration du monde libre.

Votre livre ne parle que de politique ?

Non, bien sûr. Si j’évoque évidemment sa longue histoire, l’évolution de son statut politique, l’Empire Austro-Hongrois, le « règne » du Régent, l’amiral Horthy, les Croix fléchées, Viktor Orban et son parti, la curieuse doctrine « pantouranienne » du Jobbik, la sanglante répression de l’héroïque soulèvement de 1956, l’aventure maléfique de Bela Kun, les problèmes des minorités magyares hors frontières – héritage du Traité de Trianon –, je n’en oublie pas moins que c’est un agréable pays à visiter, avec de magnifiques monuments, un folklore sympathique et coloré – ses « csikos », les cow-boys de la plaine –, de bonnes tables, des bières et du vin bien frais ! Budapest, comme le lac Balaton, est des cartes postales séduisantes, à visiter sans modération… À noter que notre éminent confrère Georges Feltin-Tracol a bien voulu m’honorer d’un chapitre justement consacré à la question un peu mythique du « pantouranisme » du Jobbik, sujet brièvement évoqué ci-dessus.

Cette collection « notre belle identité européenne », est-elle appelée à s’enrichir ?

Je l’espère. Il y a dans les terres de nos pères tant et tant de merveilles artistiques, touristiques, tant et tant de légendes et d’actes héroïques à vulgariser du Cap Nord à Gibraltar, de Brest à l’Oural, qu’une vie n’y suffirait pas. La France mise à part, je pense à des États comme la Grèce, le Portugal, l’Espagne ou l’Italie qui constituent le cœur de notre civilisation occidentale au sens noble du terme, sans oublier l’Allemagne ou le Royaume-Uni bien sûr. Des amis spécialistes de ces questions pourraient contribuer à les faire mieux connaître pour, au fil des ans, construire une collection qui serait une sorte « d’arsenal historico-politico-touristique », si vous me passez cette expression un peu « barbare », destiné à lutter contre la désinformation qui gangrène nos chères petites têtes, de moins en moins blondes d’ailleurs, et pas seulement elles…

La Hongrie sentinelle de l’Europe, 190 pages, 20 euros, Les bouquins de Synthèse nationale. Pour commander ce livre, cliquez ici 

*Chaque jeudi matin à 8 h 30 sur la web Radio Libertés, Jean-Claude Rolinat répond aux questions d’Arnaud Menu dans le cadre de son émission « Et pourtant elle tourne. »

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Constance : il mitraille dans une discothèque. Encore un musulman demandeur d’asile !

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La population allemande est frappée quotidiennement par des attaques physiques ou sexuelles commises par des migrants musulmans.

Depuis l’ouverture des frontières par la chancelière démocrate-chrétienne Angela Merkel durant l’été 2015, la population allemande est frappée quotidiennement par des attaques physiques ou sexuelles commises par des migrants musulmans. Ce dimanche 30 juillet 2017, la ville de Constance, située au bord du lac du même nom dans le sud du Bade-Wurtemberg, près de la frontière suisse, fait la une de l’actualité. Un demandeur d’asile irakien de 34 ans y a ouvert le feu dans une discothèque. Deux personnes, dont l’auteur des faits abattu par la police, sont décédées et plusieurs sont blessées, dont trois lourdement.

Le tueur était connu de la police pour divers délits et vivait depuis longtemps à Constance. Il a pénétré dans la discothèque et, quelques minutes plus tard, vers 4 h 30, a ouvert le feu avec une arme à canon long. Lorsqu’il a quitté la discothèque, un échange de coups de feu a eu lieu avec la police et l’individu a été blessé mortellement. Il est décédé de ses blessures à l’hôpital. Un policier a été également blessé lors de l’échange de coups de feu, mais n’est pas en danger de mort.

Un témoin raconte à l’agence de presse DPA (Deutsche Presse-Agentur) que l’auteur a tiré avec une mitraillette au hasard, dans la discothèque Grey, sur les personnes présentes dans ce lieu qui était bondé. Des centaines de personnes y dansaient. Lors des faits, la panique s’est emparée des noctambules qui se sont enfuis et se sont cachés. La police a déployé des forces spéciales et a demandé un hélicoptère de la police pour d’éventuelles recherches.

L’Allemagne était autrefois un pays au sein duquel une femme pouvait sans problème se promener seule dans la rue la nuit, même dans une grande ville. L’afflux de migrants a changé complètement la donne. Faire ses courses, se rendre dans une discothèque, se promener dans la rue n’est plus désormais un acte anodin, mais peut conduire aux pires conséquences. Les Allemandes et Allemands ne sont plus en sécurité à leur domicile. Des migrants pénètrent chez les habitants du cru et les tuent pour les voler ou violent les femmes. À Auerbach dans le sud de la Bavière, un Roumain a été arrêté ce 28 juillet après avoir violé une Allemande à son domicile. 

Face à toutes ces atrocités, la justice ne daigne pas condamner lourdement les auteurs des faits, leur trouvant des circonstances atténuantes au vu de leurs origines. Cinq jeunes individus dénommés Murat C., Hasrit S., Madonna R., Meto K. et Amir R., qui avaient tué un pensionné de 81 ans à son domicile à Tönisvorst en Rhénanie-du-Nord-Westphalie en le battant à mort lors d’un vol organisé, écopent, alors qu’ils étaient déjà connus des forces de l’ordre pour d’autres faits, de peines allant de 6 ans et 7 mois à 7 ans et 9 mois de prison.

À Hanovre, en Basse-Saxe, le Marocain Nori Najia été condamné à seulement 7 ans et 3 mois de prison pour avoir violé durant deux heures et agressé violemment une Allemande de 27 ans enceinte de sept mois de jumeaux à son domicile alors qu’elle rentrait chez elle.

 Écrivain et journaliste belge francophone Son blog

Tu es blanc et tu détestes l'Occident ? Ben, t'es un con. - Daniel Conversano

Des chrétiens emprisonnés dans des containeurs en Erythrée

Il n'y a pas que l'islamisme qui vise les chrétiens. Il y a même un simple régime sunnite d'un pays qui compte 50% de chrétiens et 50% de musulmans : 

"Ils sont nombreux à croupir en prison où ils subissent des actes de torture. Les chrétiens d’Erythrée sont considérés comme une menace pour l’Etat. Ils sont traqués par les services de sécurité qui n’hésitent pas à abattre ceux qui tentent de s’enfuir. Quinze ans de répression impitoyable que raconte à Géopolis Clémence Martin, chargée de communication à l’ONG Portes Ouvertes.

L’ONG Portes Ouvertes ne dispose pas de chiffres précis. Ils sont très difficile à obtenir en Erythrée. Mais selon différentes sources, plusieurs milliers de chrétiens croupiraient aujourd’hui dans les maisons d’arrêt du pays où ils subissent des traitements inhumains. Objectif, leur faire renier leur foi chrétienne. Les personnes suspectées d’être des «chrétiens souterrains» sont épiées sur leur lieu de travail. Leurs mouvements et activités sont passés au crible, rapporte Portes Ouvertes (...)

Elle raconte à Géopolis le calvaire vécu par Helen Berhane, une chanteuse de Gospel érythréenne qui a passé 30 mois avec 17 autres prisonniers dans un conteneur maritime métallique. Un espace infesté de poux et de puces. Elle a résisté à ses bourreaux en improvisant des chants, malgré la torture. Elle a survécu miraculeusement à sa détention dont elle a tiré son livre-témoignage Le chant du rossignol.
 
«Tel un rossignol, on ne pouvait pas l’arrêter de chanter dans son conteneur, glacial la nuit, et bouillant le jour. Elle était menottée, battue par ses bourreaux. Parce qu’elle refusait de renier sa foi», précise Clémence Martin (...)

Faute de pouvoir se rassembler dans leurs églises, les chrétiens d’Erythrée tiennent des réunions clandestines pour contourner le manque de liberté religieuse. Avec le risque d’être arrêtés ou de devoir fuir le pays. «Il n’y a pas le moindre signe qui attesterait que la persécution s’arrêterait en Erythrée», constate Clémence Martin. Elle redoute la poursuite des flux migratoires de ceux qui arrivent à tromper la vigilance de leurs bourreaux.
 
Portes Ouvertes appelle à la mobilisation internationale en faveur des chrétiens persécutés d’Erythrée. L’ONG appelle à des sanctions concrètes contre le régime d’Asmara pour qu’il accorde enfin la liberté de religion à tous ses citoyens".

Lahire

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La Lignée des Mérovingiens : La 13ème Lignée - (6/6)

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30/07/2017

Daniel Halévy, grand intellectuel juif ami de Maurras, évoqué par Jean Guitton

Gérard Leclerc évoquait ici le mois dernier, à propos de l'accélération de l'Histoire, la figure de Daniel Halévy, grand intellectuel juif, plus Français que beaucoup d'autres. Historien, essayiste, directeur de collection chez Grasset, il était le fils de Ludovic Halévy, académicien français, le frère d'Elie Halévy, philosophe; il devint le beau-père de Louis Joxe, le ministre du général De Gaulle, le grand-père de Pierre Joxe. Le rôle qu'il joua au siècle dernier dans le monde des lettres et des idées, Jean Guitton l'évoque ici. Daniel Halévy - Guitton le dit - fut aussi l'indéfectible ami et admirateur de Charles Maurras. Qu'Halévy fût Juif et Maurras se voulût antisémite ne fut jamais un obstacle à leur amitié.  LFAR     

1545829037.jpg« De tous les êtres que j'ai connus, il est le seul qui m'ait donné l'impression de vraiment écouter l'autre. Il écoutait les princes comme les enfants, avec une préférence pour les simples, et même (chose singulière, et que je n'ai vue qu'à lui) pour les bavards, les fâcheux, les « raseurs », qu'il trouvait très instructifs. Il les écoutait avec un air de grand seigneur distrait. 

Je savais qu'il avait été le compagnon de Péguy, l'exégète de Proudhon, le condisciple de Proust à Condorcet, l'ami des deux frères Tharaud, le correspondant de Croce et de Malaparte - et le découvreur d'un officier inconnu appelé Charles de Gaulle, qui dans son salon lui avait retracé les vues prophétiques du colonel Émile Mayer sur le rôle des chars dans une prochaine guerre.

Halévy avait le don du prophète. C'est lui qui, dans la collection créée par Grasset, « Les Cahiers verts », avait lancé dans l'espace, comme une constellation : Montherlant, Mauriac, Maurois, Malraux, Guéhenno, Louis Hémon (l'auteur de Maria Chapdelaine).

En France, il avait été l'un des premiers à croire en Nietzsche, sur lequel il avait écrit un si beau livre.

Son génie était celui de Samuel, lorsque Samuel mit la main sur Saül ; celui de Lamartine, lorsqu'il sacra Mistral. Sans profession, sans métier, sans titre, placé au centre des idées et des êtres, il avait reçu la mission, comme Socrate, non pas de créer (ce qui est assez facile) mais de recréer : en révélant les autres à eux-mêmes.

Le sang de la France, disait-il, l'avait fixé, lui juif, venant d'un canton suisse et d'un ghetto allemand, entre le Pont-Neuf et l'Institut. Par sa mère, il se rattachait aux Bréguet, famille protestante de Neuchâtel, qui était venue en France autour de 1760 pour fabriquer des montres, puis des moteurs d'avion.

Juif de race, protestant de formation, catholique de tendance, il résumait en lui la substance de ces trois religions, avec une préférence pour le catholicisme. Et c'est sans doute pour cela qu'il avait aimé sans me connaître mon livre surMonsieur  Pouget. « Votre Pouget, me disait-il, ce que j'aime en lui, c'est qu'il appartient à l'ordre des Pauvres. »

Un soir d'été, ce prince de l'esprit, revêtu du manteau d'un berger, vint nous voir dans notre chaumière, au centre de la France. Il m'avait demandé de réunir sous un tilleul les paysans de mon village. Passa le facteur, Maufut, qui était communiste et braconnier. Il l'interrogea sur la chasse, la pêche, le braconnage. Je n'ai jamais rencontré d'esprit plus ouvert que lui. Il avait connu la « Vierge rouge » de la Commune, Louise Michel ; il l'avait aimée. Il avait un culte pour Charles Maurras, qui était pour lui le type de l'athlète portant le poids d'un univers en décadence. Et l'on sait qu'à la fin de sa vie, comme Michelet, il redoutait « l'accélération de l'histoire ».

Il m'a répété cet axiome : « Ist Erhebung möglich ?  (« l'anoblissement est-il possible ? »). La noblesse, n'était pas pour lui confiée aux aristocrates ou aux nobles ; elle reposait dans cette source de toute noblesse qu'est le peuple.  

Jean Guitton,

Un siècle, une vie, Robert Laffont, 1988

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Fécondité : amélioration en Hongrie et en Pologne, recul en France. Emploi: même constat. Le respect des principes chrétiens améliore la situation

1) Les premiers résultats de la politique du gouvernement polonais conservateur d’inspiration catholique, dirigé par le PiS (Droit et justice) commencent à être rendus public par le GUS (Bureau central de la statistique, l’équivalent polonais de l’INSEE).
La fécondité a augmenté en 2016: elle passe de 1,29 à 1,36 enfant. Certes, si on tient compte des 9 mois que dure une grossesse et du fait que le gouvernement polonais actuel est arrivé au pouvoir à la fin de l’été 2015, seule le résultat de la 2e partie de 2016 peut lui être attribué. Mais la situation continue de s’améliorer en 2017: sur les 5 premiers mois de 2017, la hausse de la natalité est de 7,9% par rapport aux 5 premiers mois de 2016 (166 100 naissances contre 153 900), ce qui est considérable si on prend en compte le fait que la situation évolue lentement en démographie.
Le nombre de mariages a augmenté de 188 800 à 193 500 entre 2015 et 2016 (+ 2,5%), le nombre de divorces a, lui, reculé de 67 300 à 63 500 (-5,6%). Par ailleurs, 63% des mariages sont des mariages religieux, soit 1 point de plus qu’en 2015. C’est la première fois que le taux de mariages religieux augmente en Pologne depuis le début du XXIe siècle. Or, les mariages catholiques représente presque 100% des mariages religieux en Pologne. 
Le taux de chômage a fortement diminué. Il est passé de 9,6% en octobre 2015 à 7,1% en juin 2017. 
2) Voyons maintenant les résultats en Hongrie, où Viktor Orban et son parti, le Fidesz, sont au pouvoir depuis 2010, alliés avec le Parti national chrétien démocrate (chrétiens conservateurs).
La fécondité augmente: elle est passée de 1,23 enfant par femme en 2011 (il faut toujours tenir compte des 9 neuf mois de grossesse par rapport à la date d’arrivée au pouvoir) à 1,49 en 2016. A noter que la fécondité de 2011 constitue le plus bas niveau historique en Hongrie. En 2016, il s’agit du plus haut niveau depuis 1995. Par ailleurs, la tendance continue en 2017: sur les 5 premiers mois de l’année, la natalité a augmenté de 0,7%, ce qui est d’autant plus encourageant que le nombre de femmes en âge de procréer diminue actuellement fortement en Hongrie, du fait de la dénatalité passée.
Le nombre de mariages augmente: il est passé de 35 520 en 2010 (plus bas niveau depuis le XIXe siècle) à 51 805 en 2016 (+45,8% en 6 ans), ce qui est d’autant plus encourageant que le nombre de personnes en âge de se marier diminue actuellement en Hongrie, du fait, là aussi, de la dénatalité passée. Avec 5,3 pour 1000 habitants, le taux de nuptialité hongrois est plus élevé que ceux de tous les pays d’Europe de l’Ouest.
Le taux de chômage a très fortement reculé. Entre le 2e trimestre 2010 et le 2e trimestre 2017, il est passé de 11,2% à 4,3%, l’un des taux les plus bas au monde, alors que l’économie hongroise était ravagée en 2010, du fait du communisme et aussi, dans une moindre mesure, de l’ultra-libéralisme qui a eu cours dans les premières années qui ont suivi la chute du régime communiste (1988 en Hongrie).
3) Terminons par la situation de la France. Le taux de chômage le plus récent connu, celui du 1er trimestre 2017 est de 9,6%. Il est en hausse par rapport au 2e trimestre 2010 (9,3%). Mais il faut aussi tenir compte du fait qu‘il est actuellement minoré par les centaines de milliers de chômeurs qui ont été mis en formation dans la dernière année de la présidence de Hollande, dans le seul but de faire baisser le taux de chômage. Mais, il est fortement à craindre que la plupart de ces formations ne déboucheront pas sur l’obtention d’emplois, du moins d’emplois stables, ce qui contribuera à augmenter le taux de chômage lorsque ces formations prendront fin.
Le nombre de mariages, environ 223 000 en 2016 entre un homme et une femme (il est affligeant de devoir préciser), soit le plus bas niveau depuis 1944, et depuis 1821 hors guerres mondiales, il est catastrophique (3,4 pour 1000 habitants).
La natalité et la fécondité sont en baisse depuis 2010, malgré l’immigration massive et à cause des nombreuses mesures anti-familiales et anti-natalistes de Sarkosy et surtout de Hollande. Entre autres mesures, le remboursement à 100% des avortements et des actes qui leur sont liés, la réduction du congé parental et bien sûr, le soi-disant « mariage » homo qui ne favorise ni les vrais mariages, ni la fécondité. Pour le 1er semestre 2017, il n’y a eu que 353 000 naissances vivantes en France métropolitaine, soit 2,6% de moins que lors du 1er semestre 2016. A ce rythme là, l’indice de fécondité ne sera plus que de 1,85 ou 1,86 enfant par femme en 2017, toujours en France métropolitaine. Quant au nombre de naissances, il serait de 726 000 environ, soit à peine plus que le plus bas niveau de la période allant de 1946 à 2016 (710 993 naissances en 1994).
Que Dieu sauve la France en nous donnant des chefs menant une politique catholique!
G. Paume

La France toujours plus moche

Cernées par les zones commerciales, les villes moyennes se meurent. Les élus s'en inquiètent. Les médias s’y intéressent. Le groupe Casino demande un moratoire. Et pourtant, les promoteurs de centres commerciaux l’affirment haut et fort: il y a encore de la place en France pour des zones supplémentaires. Mais où? 
Ouf, les opérateurs de centres commerciaux ont eu chaud. Le rapport qui préconisait un meilleur encadrement de leur activité aura fini par trouver la place qui leur semble la plus appropriée: au fond d’un tiroir. En octobre 2016, la secrétaire d’État au commerce a bien sûr salué le formidable travail accompli pour écrire ce rapport sur la revitalisation commerciale des centres-villes par l’Inspection générale des finances (IGF) et le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD). Elle aura dit quelques mots sur l’aggravation préoccupante de la vacance commerciale (6,1% en 2001, 10,4% en 2015, plus de 15% dans une vingtaine de villes), la nécessité de lutter contre cette désertification par la «mobilisation», la «coordination», la «concertation» sans oublier la «digitalisation». Pour finir par une mesure phare annoncée en grande pompe devant une assemblée clairsemée de députés désabusés: un site internet poétiquement intitulé «Cœur de ville».
Des mois de travail, 120 auditions, 500 pages… Et pas un mot sur une limitation des nouvelles zones commerciales à la périphérie des villes ni sur la mise en place d’une commission régionale chargée d’encadrer leur développement, deux idées pourtant avancées par le rapport. Les promoteurs respirent: le business va pouvoir continuer.
Champion d’Europe des centres commerciaux 
En France, cela fait longtemps que la survie du commerce de proximité ne pèse pas lourd aux yeux du puissant ministère de l’Économie. Il faut dire qu’après avoir inventé les hypermarchés, notre pays est devenu champion d’Europe des centres commerciaux. Et des centres commerciaux, ça a quand même beaucoup plus de gueule que des petits boutiquiers… Le concept nous vient des États-Unis, le pays des «malls», ces gigantesques espaces dédiés au shopping et implantés en banlieue, hermétiquement clos et climatisé.
Le premier ouvre en France à Englos-les-Géants dans la banlieue lilloise en 1969 suivi la même année par l’inauguration de Cap 3000, proche de Nice et de Parly II, au Chesnay, près de Versailles. La construction du Forum des Halles est lancée cinq ans plus tard. A cette date, la France compte déjà 230 centres commerciaux équivalent à 5 millions de mètres carrés. Aujourd’hui, on en dénombre 750 couvrant 16 millions de mètres carrés et hébergeant 30.000 magasins, le tout représentant un quart du chiffre d’affaire et des emplois du commerce de détail. Moyennent une croissance deux fois plus rapide que la progression du pouvoir d’achat, c’est quasiment tout le territoire qui a été couvert en mois de vingt ans.

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Désislamiser l’Europe : intervention de Jean-Yves Le Gallou à Béziers [rediffusion]

Intervention de Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, ancien député européen. Journée Désislamiser l’Europe, le 4 mars 2017, à Béziers. Source : www.islamisation.fr

VLOG - Daniel Conversano - autour d'Avignon, c'est "Baux" !

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Que devient donc le Front national ?

Chaque jour, j’entends, lis et constate que le Front national est sorti quasiment de la sphère politique. Est-ce une réalité ?

Que devient donc le Front national ? Chaque jour, j’entends, lis et constate que le Front national est sorti quasiment de la sphère politique. Est-ce une réalité ? Où sont les grandes envolées de Marion Maréchal-Le Pen (il est vrai, retirée de la vie politique), les grandes déclarations outrées d’un Gilbert Collard ?

Jusqu’à ce jour, je n’ai entendu qu’Emmanuelle Ménard dire son fait aux parlementaires présents sur la liberté d’expression. Elle dit clairement que cette volonté de mettre la liberté d’expression dans une cage républicaine sous contrôle est un crime contre la liberté. Je pense souvent à George Orwell qui disait : « La pensée guide les mots, car c’est le vocabulaire qui est la clef de la victoire. »D’où cette volonté des gouvernements de faire taire les voix dissonantes ! La gauche est antifasciste, elle n’est pas antitotalitaire.

La liberté d’expression n’est pas un tigre dans un centre commercial, pas même un éléphant dans un magasin de porcelaine. La liberté d’expression est garante de toutes les libertés. La restreindre, même un peu, en agitant la menace judiciaire, en la soumettant à la dictature des associatifs, en cherchant à asphyxier les sites d’information et de réinformation, et ceux de la lutte contre l’islamisation, nous conduit directement vers une dictature qui ne dit pas son nom.

De même, sur un sujet concomitant qu’est celui de la liberté de manifester, nous avons pu voir à quel point la violence physique peut s’exercer contre des manifestants « identitaires », notamment contre un homme de soixante-dix ans, Richard Roudier, président de la Ligue du Midi, à Montpellier. Alors qu’il était mis en garde à vue, on lui refusa ses médicaments, d’aller aux toilettes et, pour finir, il fut victime d’un accident dans sa cellule qui nécessita l’intervention des pompiers afin qu’il soit hospitalisé.

Que dit le Front national, aujourd’hui ? Où est-il, d’ailleurs ? N’y aurait-il plus personne dans les bureaux de Nanterre, dans celui de la présidente ? 

À Montpellier, toujours, six ressortissants albanais ont été mis en examen pour tentative d’homicide volontaire, violences volontaires avec arme en réunion. Silence radio dans les médias ! Il ne faudrait pas que le bon peuple s’affole… Ils ont été placés sous mandat de dépôt et incarcérés à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone. Mais il est vrai que c’était un militaire qui avait été poignardé…

Madame Le Pen cherche à valider en séminaire le changement de nom de son parti, cherche aussi des alliés nationaux et souverainistes, et sonde des députés pour former un groupe à l’Assemblée nationale. Elle se débat entre les pro et les anti-Phillipot, pour ou contre l’euro ! Il n’en reste pas moins qu’en tant qu’élue de la République, elle pourrait s’exprimer. On l’a connue plus allante lors de ses prises de parole au Parlement européen !

Il ne faudrait pas que l’Assemblée nationale la rende muette face aux menaces qui pèsent sur la liberté d’expression, sourde devant la répression qui frappe plus facilement les manifestations nationales ou identitaires que les débordements gauchistes, et aveugle devant les dégâts commis par l’immigration galopante. D’autant plus lorsqu’un président de la République souhaite naturaliser des immigrés de fraîche date, donnant ainsi à la nationalité française la valeur d’un bout de papier.

http://www.bvoltaire.fr/devient-front-national/

Paris est un cauchemar parElisabeth Lévy

Savez-vous pourquoi, à la différence de Roland-Garros, le tournoi de Wimbledon s’interrompt le dimanche ? Pour laisser une journée de calme aux habitants du quartier (et au gazon). En entendant, cette information dimanche matin (sur France Inter), après une nouvelle nuit gâchée, j’ai ressenti une immense jalousie pour les Londoniens. Une ville qui fait encore prévaloir la vie concrète de ses habitants sur les exigences des jeux du cirque apparaît déjà comme l’un des derniers refuges de la civilisation. Et le centre de Paris, ce week-end, offrait une inquiétante illustration de la barbarie.

On ne peut pas dire que la fête a viré au cauchemar comme dans les récits de faits divers, car la fête est le cauchemar. Précisément, ce que notre bonne maire appelle la fête : trois soirs de suite, tout le centre de Paris, de la Bastille au Palais-Royal, a été livré à un fracas indescriptible doublé d’un embouteillage géant où des milliers de malheureux qui avaient le mauvais goût de sortir du boulot ou d’avoir à traverser Paris d’est en ouest, ce qui, en plein mois de juillet devrait être une promenade de santé, se sont retrouvés piégés des heures durant. Un spectacle rythmé à intervalles réguliers par des concerts de klaxons excédés et impuissants, tandis que, sur les trottoirs des grappes de passants tentaient à grand peine de progresser. Dans une atmosphère saturée de fumées d’échappement et de colère, des altercations éclataient pour un rien. En quoi que nous y soyons habitués, la présence de centaines de policiers transpirant dans leurs équipements – et heureusement munis de bouchons d’oreille –, achevait de donner à l’ensemble un petit air de guerre.

Lire la suite sur Causeur

Le Génocide des Blancs en Afrique du Sud

Roland Gaucher, le forcené de l’anti-communisme… décédé il y a dix ans.

752116380.jpgIl y a dix ans, décédait Roland Gaucher. Nous reproduisons ici l'article paru dans le n°5 de la revue Synthèse nationale(automne 2007) :

Roland Hélie

Le 26 juillet, nous avons appris avec tristesse la disparition de Roland Gaucher.

Agé de 88 ans, Roland était né en 1919 à Paris. Il était prédestiné au journalisme puisque son père exerçait déjà cette profession. En revanche, rien, dans sa jeunesse, n’indiquait qu’il deviendrait plus tard l’un des piliers du combat pour la cause nationale. Son premier engagement politique, dans les années 30, l’avait en effet conduit dans les rangs de l’extrême gauche. Trotskiste d’abord, il milita à la Fédération des étudiants révolutionnaires et aux Jeunesses socialistes ouvrières. Il se rapprocha en 1937 du courant animé par Marceau Pivert qui donnera naissance à l’éphémère Parti socialiste ouvrier et paysan. C’est à cette époque que Roland Gaucher, de son vrai nom Roland Goguillot, rencontra Marcel Déat qui, par esprit pacifiste, se rangera dans le camp de la Révolution nationale. En 1939, il fut mobilisé dans l’infanterie et il sera fait prisonnier par les Allemands à Rennes. Un an plus tard, il s’évadera lors de son transfert en Allemagne. Marcel Déat créa en 1941 le Rassemblement national populaire qui regroupait de nombreux militants issus de la SFIO et des différents partis de gauche. Roland Gaucher, qui était revenu à la vie civile, fut de ceux-ci, c’est à ce moment là qu’il rompit définitivement avec sa famille d’origine. De son voyage initiatique à la politique au sein de la gauche révolutionnaire, Roland Gaucher gardera une solide formation qui fera de lui plus tard l’un des spécialistes les plus avisés du marxisme. Il conservera aussi un formidable sens de l’agit-prop qu’il mettra, le moment venu, au service de la droite nationale.

Après la guerre, il connut des moments difficiles. Il fut condamné à cinq années de prison, mais il fut libéré en 1948. Devenu journaliste professionnel, il collabora à plusieurs revues spécialisées parmi lesquelles l’Auto-journal. Mais le sens du devoir conduisit Roland Gaucher à reprendre le combat. Il travailla un temps pour l’Institut d’histoire sociale et pour la revue Est et Ouest, deux émanations de ce que l’on appelait alors pudiquement « les réseaux Albertini » (1). Il participa à la lutte en faveur de la défense de l’Algérie française. Après l’échec de ce « baroud pour l’honneur », il devint grand reporter à l’hebdomadaire Minute où il restera plus de vingt ans. Parallèlement à son engagement journalistique, il prit une part active, au cours des année 70, à l’action sur le terrain contre le Parti communiste qui représentait un véritable danger pour notre liberté. Il participa en 1972 à la création du Front national et, en 1974, il rejoignit le Parti des forces nouvelles dont il devint l’un des principaux dirigeants. La même année, il publia une monumentale Histoire secrète du Parti communiste français (chez Albin Michel) qui fit grand bruit et contribua, à n’en pas douter, à la déstabilisation et à la marginalisation de ce parti alors encore tout puissant.

C’est à l’occasion de la sortie de ce livre que je le rencontrai pour la première fois, lors d’une conférence organisée à La Rochelle par la section locale du PFN. Participaient aussi à cette réunion François Brigneau, autre pilier de Minute, et Henry Charbonneau, l’auteur des Mémoire de Porthos (2). C’est dire que, ce soir-là, le jeune militant que j’étais fut comblé.

Chaque mois, Roland Gaucher menait dans les pages de la revue Initiative nationale, le magazine du PFN, une véritable croisade épistolaire contre le communisme. Croisade épistolaire dûment accompagnée de campagnes militantes au cours desquelles un grand nombre de camarades toujours en activité aujourd’hui ont acquis un savoir-faire inégalé. Toujours prêt à en découdre, ce combattant infatigable n'hésitait jamais à foncer en première ligne face à nos adversaires. Il n’hésitait pas non plus à faire le coup de poing si cela s’avérait nécessaire. Ceux qui étaient présents à Paris en juin 1977 lors de la venue du bourreau soviétique Léonid Brejnev gardent en mémoire la formidable riposte organisée par les nationalistes et en grande partie suscitée par ce « vieux  forcené de l’anti-communisme » (l’essentiel des militants avait moins de 25 ans et lui en avait déjà plus de 50, c’est pour dire) que nous suivions avec entrain et confiance.

Roland était devenu la bête noire des communistes. Dans Minute, chaque semaine, il ne manquait jamais une occasion de mener la vie dure au parti de Moscou. C’est ainsi qu’il fut le premier à rappeler l’engagement volontaire, alors que la France était occupée, de Georges Marchais dans les ateliers de la firme Messerschmitt, principal constructeur d’avions de l’Allemagne nationale-socialiste. Marchais fondit en larmes lorsqu’il perdit le procès qu’il avait engagé contre Gaucher. Ce fut le début de la fin de sa carrière. Dans un hommage publié dans le quotidien Présent du 11 août dernier, le journaliste Jean Cochet nous rappelle ce que Roland lui avait alors confié : « Ces larmes de Marchais, c’est ma Légion d’honneur à moi ».

Sa devise face aux communistes était la suivante : « Ne reculez jamais ! ». Elle raisonne encore dans les tympans de ceux qui le suivirent. Dix ans plus tard, le rideau de fer s’effondrait lamentablement lui donnant ainsi, d’une certaine manière, raison.

Mais Roland Gaucher n’avait pas, c’est le moins que l’on puisse dire, un caractère facile. Quelques divergences de vue avec les autres dirigeants du PFN l’amenèrent, en 1979, à s’éloigner du Parti. Il se rapprocha alors à nouveau du Front national qui, organisé d’une main de maître par un autre militant exemplaire, Jean-Pierre Stirbois, commençait son ascension historique. Au milieu des années 80, il devint l'une des figures du FN. Il fut élu député européen de 1986 à 1989. Il créa en même temps National hebdo dont il assura la direction, avec Lionel Payet, jusqu’en 1992.

On se souvient de ses prises de bec avec les responsables du Front (y compris avec son président) lorsqu’il n’était pas d’accord avec telle ou telle décision du Bureau politique. Cette attitude, somme toute assez rare au sein des instances dirigeantes du FN, mérite d’être rappelée.

Fort de sa popularité en tant que directeur de NH, Roland n’hésita pas à défier la direction du FN lorsqu’il estimait que cela en valait la peine. Ainsi, quinze jours après la disparition tragique de Jean-Pierre Stirbois, le 8 novembre 1988, scandalisé par l’inertie d’une partie de la dite direction, il prit l’initiative d’organiser, au Palais de la Mutualité à Paris, une grande soirée en hommage au défunt. Ce fut un immense succès, la grande salle de la Mutu était pleine à craquer. Ce soir-là Roland Gaucher avait réussi à rassembler tout ce que Paris et la Région parisienne comptaient de militants nationaux et nationalistes. Il s’était aussi attiré les foudres de certains hauts dirigeants du Front, et non les moindres, qui ne lui pardonnèrent jamais.

Toujours soucieux de voir un jour se réaliser le véritable rassemblement des forces nationales, Roland Gaucher fut aussi, ne l’oublions pas, au début des années 90, l’instigateur des Journées culturelles de National Hebdo qui rassemblèrent tout ce que le camp national comptait alors de mouvements, associations, journaux…

En 1993, arriva ce qui devait bien finir par arriver : il s'éloigna du Front, dans lequel il ne se reconnaissait plus vraiment. Il prit la direction pendant quelques années du mensuel (non conformiste) Le Crapouillot. Il se consacra simultanément à la rédaction de nouveaux livres, dont certains en collaboration avec Philippe Randa. Il écrivit aussi une Histoire des nationalistes en France (3).

Nous nous voyions plusieurs fois par an et c'était toujours un plaisir de l'écouter raconter (certes parfois pour la Xième fois, mais qu'importe... c'était Roland) les grandes heures de la presse et du mouvement national. En bon vieux grognard toujours un peu grincheux qu'il était, Roland Gaucher gardait toujours une vision assez réaliste des choses. Surtout, il ne perdait jamais l'espoir de voir un jour notre idéal triompher. Aujourd'hui, Roland n'est plus, mais l'idéal survit.

Notes

(1) Du nom de Georges Albertini, ancien chef de cabinet de Marcel Déat, fondateur de ces organisations qui prirent une part active dans la lutte contre le communisme entre 1945 et 1989.

(2) Les Mémoire de Porthosle roman noir de la droite française (1920-1946) par Henry Charbonneau, 2 tomes, Editions du Clan, 1969. Rééditées en 2001 par les Editions de Chiré (DPF, BP n°1, 86190 Chiré-en-Montreuil).

(3) Histoire des nationalistes en France (1943-1997) par Roland Gaucher, 2 tomes, Editions Jean Picollec 1997.

4094832531.jpgEcoutez l'émission de Radio Libertés

réalisée en hommage à Roland Gaucher cliquez ici

Radio Libertés cliquez ici

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Fin de carrière politique pour Bruno Gollnisch

Lu dans Valeurs Actuelles :

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Le Salon Beige

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François 1er Roi de la Renaissance - Les Chroniques de France #8

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La France a l’Assemblée qu’elle mérite

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Des séances houleuses, l’Assemblée en a connues, mais des pitoyables comme celle de cette semaine, rarement.

Joseph de Maistre (1753-1821), qui fut membre du souverain Sénat de Savoie avant que l’invasion française ne l’oblige, en 1792, à émigrer, est l’auteur de cette sentence : « Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite. » Une sentence maintes fois reprise et qui peut se décliner à l’envi. Et donc, par construction, dans une démocratie représentative, toute nation a l’Assemblée nationale qu’elle mérite. Les Français ont voulu, par action ou par inaction, une large majorité macronienne. Ils ont voulu, par action ou par inaction, faire rentrer des sans-culottes au palais Bourbon. Maintenant, il faut assumer. Pour cinq ans.

Or, au cours de la semaine qui vient de s’écouler, l’Assemblée nationale a globalement donné une bien piètre image, largement relayée sur les réseaux sociaux et dans les journaux télévisés. En effet, pour qui est habitué aux débats au sein de l’Hémicycle, il y avait de quoi être consterné.

Que Jean-Luc Mélenchon, à raison ou pas, quitte la séance avec sa phalange d’enragés, rien d’étonnant : pour faire le buzz, faire parler de soi et tenter de s’imposer comme force d’opposition, rien de tel. Il ne faudra, cependant, pas qu’il le fasse trop souvent car cela risque de lasser, à la fin. Mais qu’un Jean-Louis Bourlanges, député MoDem, modéré parmi les modérés – tant dans ses convictions que dans la manière de les exprimer –, dépité, quitte avec fracas la séance ne peut que laisser perplexe. Une perplexité accrue par le consternant commentaire de la présidente de séance : « Bah, il part, tant pis… »

Certes, l’Assemblée nationale a toujours connu des séances houleuses. Il fut même un temps, pas si lointain, où les différends dans l’Hémicycle pouvaient se régler, au petit matin blême, par un duel. Le dernier connu eut lieu en 1967, opposant les députés Gaston Defferre et René Ribière, celui-ci ayant été traité d’abruti en séance par un Gastounet excédé d’être interrompu alors qu’il s’exprimait à la tribune. Le combat eut lieu à l’épée et s’acheva au premier sang. On imagine le massacre aujourd’hui !

Des séances houleuses, oui, l’Assemblée en a connu, mais des pitoyables comme celle de cette semaine, rarement.

Pitoyable par l’incompétence des présidents et présidentes de séance, obligés de se faire souffler ce qu’ils devaient dire par les administrateurs de l’Assemblée. Il est vrai que, durant la campagne, nombre des candidats d’En Marche ! avaient pris l’habitude qu’on leur mâche ce qu’ils devaient ânonner… lorsqu’ils daignaient participer à un débat. Il paraît qu’il faudrait les excuser et qu’ils auraient subi un bizutage de la part de ces vieux parlementaires, qui plus est sexistes. L’argument ne tient évidemment pas quand on sait qu’en grande partie, les attaques vinrent des Insoumis, qui n’étaient pas députés dans le précédent mandat, ou encore de parlementaires comme Mme Batho, pourtant peu suspecte de machisme !

Pitoyable, évidemment, par la tenue des Insoumis. C’est bien connu : moins on est exigeant sur la tenue, plus c’est pire ! Pitoyable, aussi, dans le langage de plus en plus dépenaillé, à l’image de la défroque de M. Ruffin. Et que dire de ce député Insoumis qui, à la tribune, s’exclame, sentant sans doute l’impatience de ses collègues, qu’il reste « dix minutes avant d’aller manger » ? Sommes-nous à une AG d’étudiants ou dans le « temple de la démocratie française » ?

Le paradoxe est que le débat portait sur le rétablissement de la confiance dans la vie publique. L’affaire est bien mal engagée. Heureusement, tout de même, durant cette semaine parlementaire calamiteuse, des députés ont fait honneur à leur charge. Et sur tous les bancs. Je pense au socialiste Olivier Faure, au communiste André Chassaigne, au LR Julien Aubert. Et, bien évidement, à Emmanuelle Ménard !

La France a l’Assemblée qu’elle mérite.

 

http://www.bvoltaire.fr/france-a-lassemblee-merite/

La Lignée des Mérovingiens : La 13ème Lignée - (5/6)

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29/07/2017

Immigration : la complicité des ambassades et consulats français en Afrique

Le 3 juillet 2017, Jean-René Lecerf, président du Conseil départemental du Nord, a dévoilé un élément important au sujet de l’immigration massive qui nous submerge.

« Beaucoup de ces jeunes qui arrivent, qui sont guinéens pour un grand nombre d’entre eux, arrivent non pas par bateaux après avoir risqué leur vie, mais par Roissy ou par Orly. »

« Ce qui veut dire qu’il y a des visas qui leur ont été délivrés par des agents qui dépendent du gouvernement français, qui sont des agents des ambassades ou des consulats, (…) qui n’ont vérifié, ni la fiabilité des documents d’identité, ni la fiabilité des domiciles d’accueil qu’ils indiquent. »

« Lorsque je dis cela aux autorités nationales ou préfectorales, ils me répondent : « Ah monsieur le président ! Comme si vous ne saviez pas que la corruption existe à un niveau généralisé sans ce type de responsabilité ! «  »

Mais l’absence de volonté des autorités françaises de mettre fin à cette corruption généralisée dans les ambassades et les consulats français en Afrique ne fait que confirmer l’idée que l’immigration de grand remplacement est bien un plan orchestré à haut niveau.

http://www.medias-presse.info/immigration-la-complicite-d...

Littérature française : "Les deux pigeons" - Fables DE LA FONTAINE

21:53 Écrit par pat dans culture et histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer |  Facebook | | | | |