Sur le réseau X, le fils du Président, Donald Trump Jr., a relayé ladite vidéo avec un commentaire ironique – « Juste un observateur pacifique » – accompagné d’un emoji sceptique. En France aussi, certains n’ont pas manqué d’épingler cette séquence bien embarrassante pour le prêt-à-penser : « Charlie Kirk a été assassiné alors qu’il était pacifique : C’était un sale raciste. Alex Pretti a été tué par la police après l’avoir précédemment attaquée : C’était un saint laïc médiatique. L’extrême gauche ment constamment », a ainsi tweeté l’avocat Gilles-William Goldnadel.
Une récupération médiatique XXL
Mis en difficulté depuis la parution de cette vidéo, le camp anti-Trump a immédiatement tenté de limiter la casse en inversant le récit. « Une semaine avant qu’Alex soit abattu dans la rue – et alors qu’il ne représentait une menace pour personne –, il a été violemment agressé par un groupe d’agents de l’ICE », a ainsi déclaré l’avocat de la famille Pretti, Steve Schleicher, dûment relayé par nos confrères de Libération. « Il a été violemment projeté au sol », a également voulu croire un autre militant anti-ICE, passant sous silence les violences initiales, commises par M. Pretti.
À bien des égards, la mort d’Alex Pretti constitue une divine surprise pour des médias prêts à toutes les instrumentalisations pour discréditer la moindre tentative de maîtrise migratoire. Aux États-Unis comme en France, la presse de gauche s’est jetée sur cet événement dramatique. « Les agents fédéraux de Donald Trump sont à l'origine d'un nouveau meurtre », a immédiatement affirmé Franceinfo, sans même attendre l’ouverture de l’enquête. « Ce qui avait commencé par les saluts nazis de son donateur Elon Musk lors de la cérémonie d’investiture devait fatalement mener, exactement un an après, à une scène d’exécution », a également affirmé Libération, plus à une contre-vérité près. Mediapart est allé encore plus loin, dénonçant une « exécution sommaire ». Bien entendu, tout ce petit monde médiatique s’est accordé à voir en Alex Pretti « un homme accompli », « un infirmier compatissant », « une âme généreuse » qui « vivait pour aider les autres ».
Dans une optique très partisane, l’AFP a publié un long post sur X le 28 janvier afin de démonter certaines « fausses informations » qui ont visé Alex Pretti après sa mort. L’agence a ainsi « fact checké » plusieurs montages grossiers défavorables au défunt. En revanche, elle s’est bien gardée d’évoquer ces autres « fakes », largement diffusés, qui présentent l’homme sous un jour exagérément flatteur. Pas un mot, par exemple, sur ce portrait d’Alex Pretti, retouché par intelligence artificielle afin de le rendre plus attrayant, et que plusieurs médias de grand chemin n’ont pas hésité à relayer.
De même, bien peu de crédit aura été donné aux témoignages des autorités, présentes sur les lieux du drame. Il faut croire que la parole de militants radicalisés d’extrême gauche a davantage de valeur, pour certains journalistes. « Un individu s'est approché d'agent de la patrouille des frontières avec un pistolet automatique de 9 mm. Les agents ont tenté de le désarmer, mais il a opposé une violente résistance », avait pourtant fait savoir Gregory Bovino, commandant de la police aux frontières américaines. Des propos corroborés par le ministère américain de la Sécurité intérieure qui a indiqué qu’Alex Pretti avait « violemment résisté » avant que l’agent fédéral, « craignant pour sa vie », ne lui tire dessus. « Il était là pour se livrer à la violence », a également déclaré à la presse la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem.
Enfin, on remarquera que les appels habituels à la non-instrumentalisation des faits divers, au respect du temps du deuil, n’ont plus cours lorsqu’il s’agit de taper sur Trump et délégitimer sa lutte contre l’immigration clandestine. Et si cette récupération manifeste permet en prime d’invisibiliser les massacres en Iran ou les viols commis en France par des migrants sous OQTF, la presse de gauche s’y prête sans complexe. Il faut la comprendre : pour elle, c’est tout bénef’.