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  • Anatomie du durcissement russe

    Ex: http://www.dedefensa.org/

    Une nouvelle déclaration officielle russe confirme le blocage complet des relations stratégiques avec les USA, notamment sur la question fondamentale pour la Russie du réseau antimissile (BDM et BMDE). Cette déclaration est du plus modéré des dirigeants russes, le Premier ministre Medvedev, qui était interrogé sur CNN, lors de l’émission de Fareed Zakarias GPS. Russia Today a extrait de ces déclarations, ce 28 janvier 2013, celles qui concernent ce point de litige fondamental des deux pays qu’est la question des antimissiles.

    «No ease in relations over missile defense, no flexibility arose. We stand at the same positions – the position of the United States is one, the position of the Russian Federation is, unfortunately, different. And the convergence of these positions is not happening… […] We clearly understand that if we do not have guarantees such as the pairing of our programs, that means that missile defense could also work against the Russian nuclear arsenal. What does this mean? This means that the parity, which we recorded with President Obama by signing the New START treaty (a very important and very helpful treaty, by the way: I think this is the achievement of the so-called reset), [the parity] is being cracked by that, because the missile defense – is a direct continuation of nuclear offensive capability, combat nuclear weapons…»

    Ces déclarations n’apportent rien de nouveau mais elles fixent encore plus précisément la vigueur de la détérioration du climat entre les USA et la Russie, compte tenu encore une fois de la position habituelle de Medvedev. Malgré la modération de ton propre à Medvedev, qui n’oublie pas de saluer le nouveau traité START de limitation des armements, le constat du blocage complet et de la dangerosité de la situation pour la Russie est énoncé clairement. (L’on sait, comme on l’a déjà vu le 22 janvier 2013, que ce traité est lui-même en danger si la situation n’évolue pas, que les Russes n’hésiteront pas à en sortir pour pouvoir renforcer leur arsenal offensif face à la pression que va faire peser sur eux le réseau antimissile lorsqu’il sera mis en place en Europe en 2015.)

    …Mais au lieu de la Russie et des USA, on devrait parler d’une façon plus générale de la détérioration du climat, de façon plus générale, entre la Russie et les pays du bloc BAO, c’est-à-dire également avec l’Europe. Cette détérioration porte d’ailleurs sur bien plus que la question des antimissiles (qui concerne elle-même également mais indirectement l’Europe, en raison du déploiement à venir des antimissiles en Europe, comme on le voit également dans le même texte référencé du 22 janvier 2013).

    La situation générale est très singulière, notamment du côté des Européens et de l’UE, à un point où l’on ne devrait pas hésiter à la qualifier de schizophrénique. Alors que la situation spécifique des relations avec la Russie continue à se dégrader, essentiellement à cause du comportement des pays du bloc BAO d’une façon systématique vis-à-vis de la Russie, les milieux européens qui sont comptables de cette politique s’inquiètent parallèlement de plus en plus vivement de cette détérioration et de ses conséquences. Il existe un courant favorable à des tentatives qui seraient développées pour tenter d’améliorer ce climat, ou tenter au moins de freiner sa dégradation. Des contacts très informels devraient être ou sont d’ores et déjà lancés entre les deux partenaires et, pour ce qui nous concerne ici comme sources de nos appréciations, entre Européens et Russes, essentiellement sinon exclusivement à l’initiative des Européens. Le côté européens est dans une position un peu différente de celle du côté US ; il n’y a pas entre les Européens et la Russie un énorme point de blocage comme celui des antimissiles entre la Russie et les USA, mais bien ce constat d’une dégradation irrésistible des relations qui semble être la conséquence d’un climat évoluant dans ce sens, sans que rien ne puisse sembler être fait contre cela. Ce qui nous intéresse ici est donc moins la teneur concrètes de ces éventuels contacts, la situation circonstanciée de ces très mauvaises relations, etc., que l’état d’esprit des Russes tel qu’il a pu être mesuré et constaté au cours de ces constats.

    On fera principalement deux remarques à partir des impressions recueillies de diverses sources.

    • La première concerne la position des Russes en général (là aussi, hors de toute question spécifique, – on parle bien de l’état d’esprit et de la position politique générale). Il semble bien se confirmer que l’on arrive à une situation de blocage qui ne tient pas précisément à l’un ou l’autre dossier (bien que le blocage existe bien entendu dans l’un ou l’autre dossier), mais qui concerne l’attitude générale des Russes. Il semble qu’un seuil ait été franchi, qui est celui de la perte complète de confiance des Russes dans leurs “partenaires” du bloc BAO. D’une façon générale ressort la complète lassitude des Russes devant le comportement de leurs interlocuteurs du bloc BAO, qui fait que, dans toute rencontre, dans toute négociation, l’intervention de ces interlocuteurs des Russes est sempiternellement introduite par une leçon infligée aux Russes, de bonnes manières démocratiques, de bonne morale et de respect des divers droits (ceux de l’homme en priorité, certes), accompagnée du conseil à peine voilé de la nécessité pour la Russie d’abandonner un régime quasi-dictatorial pour un comportement civilisé. Les Russes considèrent ces interventions, non seulement comme infondées par rapport aux situations respectives des divers interlocuteurs (la situation de la démocratie aux USA, par exemple, étant considérée souvent du côté russe comme plus mauvaise et plus corrompue que cette situation en Russie, et avec nombre d’excellentes raisons), mais en plus comme des cas flagrant d’ingérence dans les affaires intérieures d’un pays souverain.

    • Subsiste plus que jamais, et même grandit jusqu’à créer, pour les Russes eux-mêmes, un problème d’une dimension considérable, la question de l’incompréhension totale où ces mêmes Russes se trouvent de la politique des pays du bloc BAO, et spécifiquement de l’Europe dans ce cas, dans le chef de son élaboration, de son développement, etc. Les Russes se posent ces questions et les posent à leurs interlocuteurs : “Mais qui élabore ces politiques foncièrement et très durement antirusses, et qui violent tous les usages entre nations souveraines” ? “D’où viennent ces politiques”  ? “Quelles en sont les causes et les fondements” ? Etc. Peut-être devrait-on citer, comme amorce de réponse qui n’éclaircit rien sur le fond bien entendu mais au moins mesure l'ampleur du problème, cette remarque faite dans notre texte du 25 janvier 2013, qui donne un certain éclairage à la situation extraordinaire où se trouve le bloc BAO d’une façon générale. Cette remarque concerne la politique interventionniste dans le cadre du “printemps arabe” du bloc BAO, mais elle pourrait parfaitement s’intégrer comme explication des questions posées ici concernant la politique russe du bloc BAO : «Il n’étonnera que ceux qui veulent bien l’être, ou ceux qui ignorent comment faire autrement que penser comme ils pensent, d’apprendre que quelques personnalités du plus haut niveau, [du bloc BAO], y compris pour quelques très rares exemples dans la diplomatie française, conçoivent sans hésiter que les politique du bloc BAO ne sont pas humainement élaborées mais bien le fruit d’une dynamique machiniste dont personne ne peut saisir les modalités de fonctionnement, et donc que personne ne peut modifier ou arrêter.» (Cette situation extraordinaire est bien entendu résumée par nous par le simple fait qu’il n’existe plus de politique spécifique dans les pays du bloc BAO, mais simplement l’entraînement irrésistible de ce que nous nommons la “politique-Système, voulue par le Système.)

    On sait que les Russes se doutent de quelque chose dans ce sens, depuis un certain temps. En son temps (le 4 août 2008), Rogozine avait déjà exprimé certaines hypothèses à cet égard, en observant que la politique occidentale (bloc BAO) était menée par un système (qu’il désignait comme “le technologisme”) plutôt que par délibération rationnelle et volonté affirmées d’atteindre un but spécifique ; et aussi Lavrov, le 6 juin 2011, lorsqu’il affirmait à des journalistes : «We think our Western partners understand that the events in Libya are taking an undesirable turn, but the decisions that have been taken are continuing by momentum…» Poutine lui-même a déjà exprimé à diverses reprises sa perplexité devant cette “politique” qui semble ne répondre à aucun processus rationnel malgré certaines apparences, – par exemple lorsqu’il observait que la politique du bloc BAO recherchait en Libye et en Syrie le “regime change” mais qu’elle s’avérait finalement “coûteuse, inefficace et largement imprévisible”, c’est-à-dire informe et répondant finalement à d’autres impulsions, manifestement mystérieuses (voir le 5 mars 2012) :

    «“Under the guise of trying to prevent the spread of weapons of mass destruction they [the US] are attempting something else entirely and setting different goals – regime change,” news agencies quote Putin as saying. The Russian PM pointed out that US foreign policy, including that in the Middle East, was expensive, inefficient and largely unpredictable. Putin also added that, among other things, it may eventually disserve Israel. “They changed regimes in North Africa. What will they do next? In the end, Israel may find itself between the devil and the deep blue sea”" he said.»

    Les Russes ont désormais bien compris cela : que la politique du bloc BAO n’est pas quelque chose de rationnel, qui puisse être compris, discutée, négociée, mais une sorte de phénomène qui semble échapper à ceux qui semblent la conduire. A côté de ce constat, il semble également évident que les Russes ont décidé qu’ils n’en subiraient plus sans broncher les conséquences qui sont pour eux des désagréments inacceptables, ni sans durcir eux-mêmes leur propre politique pour éviter ces désagréments. La question des relations entre le bloc BAO et la Russie est donc en train de s’installer dans une situation de type crisique très aigue, comme quelque chose qui ressemble à une crise endémique comptable d’une tension grandissante et soumise à toutes les possibilités d’explosion selon les circonstances.

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  • La Pérouse : Au service de la science et du Roi

     Jean François de Galaup, comte de La Pérouse, est l’un des derniers grands navigateurs de l’Ancien Régime. Après s’être distingué à la guerre, il se verra confier par Louis XVI le commandement d’une expédition de légende, disparue corps et biens peu avant la Révolution et qui n’a depuis cessé d’alimenter les rêves des marins et des aventuriers.

    Jean François de Galaup de La Pérouse naît à Albi en 1741. Encouragé par l’un de ses parents, le marquis de la Jonquière, il entre à quinze ans à l’Ecole des Gardes de la Marine. Il est tout d’abord engagé dans la Guerre de Sept Ans (1756-1763) , qui oppose la France à l’Angleterre au large de l’Amérique du Nord. Par la suite, on le retrouve aux Antilles, à l’île de France (actuelle île Maurice) puis en Inde, où il se distingue en sauvant le comptoir de Mahé, assiégé par un prince local.

    Promu lieutenant de vaisseau, il reçoit la Croix de Saint Louis en 1778. Il s’illustre ensuite durant la guerre d’Indépendance des États-Unis au cours de laquelle il s’empare de deux forts britannique dans la baie d’Hudson.

    Ses talents de navigateur lui valent d’être nommé capitaine de vaisseau et d’être choisi par le marquis de Castries, ministre de la Marine de Louis XVI, pour diriger une ambitieuse expédition autour du monde.

    Disposant de deux navires, La Boussole et L’Astrolabe, le comte de La Pérouse doit réaliser un tour du monde (en passant par le Cap Horn, Hawaï, l’Alaska, la Chine, l’Australie et l’océan indien) au cours duquel il récoltera des données cartographiques mais aussi météorologiques, botaniques, économiques et ethnologiques. De nombreux scientifiques participent à l’expédition : un astronome, un médecin, trois naturalistes, un mathématicien, trois dessinateurs, des physiciens, un interprète, un horloger, un météorologue, ainsi que des prêtres possédant une formation scientifique. L’expédition La Pérouse a également pour but d’établir de nouveaux comptoirs commerciaux et d’ouvrir de nouvelles routes maritimes.

    Le 1er août 1785, l’expédition quitte la rade de Brest. Six mois plus tard, elle double le Cap Horn pour longer la côte chilienne. A la fin du mois de juin 1786, La Pérouse atteint l’Alaska. Une barge et deux chaloupes transportant une vingtaine d’hommes sont perdus dans les courants violents de la baie nommée « Port des Français » par La Pérouse. Un an plus tard, après une escale à Manille, l’expédition atteint le Kamtchatka. Un jeune géographe, Barthélemy de Lesseps, est débarqué sur la péninsule avec pour mission de regagner Versailles pour rendre compte au Roi des premiers résultats de la mission. De Lesseps y parviendra en treize mois, traversant en traîneau et à pieds la Sibérie, puis l’Europe.

    De Lesseps sera l’unique rescapé de cette expédition. En effet, après des escales aux îles Samoa et en Australie, l’expédition disparaît mystérieusement. On raconte qu’au moment de monter sur l’échafaud, Louis XVI aurait demandé : “A-t-on des nouvelles de Monsieur de La Pérouse ?” . Hélas, les premières traces de l’expédition ne seront découvertes qu’en 1828 par Dumont d’Urville, autre explorateur célèbre. Plus tard, l’amiral Legoarant de Tromelin remontera des ancres et des canons, déposés depuis au pied de la statue de La Pérouse, à Albi.

    L’Association Salomon, créée dans le but de lever le mystère sur la fin tragique de l’expédition de La Pérouse, a mené six campagnes de fouilles : 1981, 1986, 1990, 1999, 2003 et 2005.

    La Pérouse laisse à la postérité un récit de son Voyage autour du monde sur l’Astrolabe et la Boussole dans lequel il relate le dernier grand voyage de découvertes de l’Ancien Régime.

    http://www.fdesouche.com

  • Les efforts des Etats Unis pour affaiblir les rebelles islamistes en Syrie semblent avoir échoué

     

    Les efforts des Etats Unis pour affaiblir les rebelles islamistes en Syrie semblent avoir échoué
    Soutenu par les Etats Unis, un effort pour mettre en place des conseils militaires dans toute la Syrie pour unifier les centaines de groupes qui combattent pour renverser le président Bachar al-Assad et coordonner la fourniture d’aide aux groupes rebelles laïques semble avoir largement échoué.

    Les rebelles expliquent que les officiels US ont poussé à la création de ces conseils dans chacune des 14 provinces syriennes en réponse aux demandes des rebelles de fourniture d’armes et d’autres soutiens. En décembre, les représentants de plusieurs organisations rebelles se sont réunis en Turquie et ont élu un Conseil Militaire Suprême de 30 membres qui a ensuite désigné à sa tête le général Syrien déserteur Salim Idriss

    Mais des militants Syriens affirment que les conseils sont devenus un sujet de dérision et de moquerie en Syrie dans les semaines qui ont suivi et que d’autres organisations, dont le Front al-Nusra lié à al Qaïda ont assumé le rôle de coordination centrale que les officiels US espéraient voir revenir aux conseils militaires.

    “Je n’ai pas beaucoup entendu parler des conseils militaires,” déclare Jeff White, un analyste militaire du Washington Institute for Near East Policy. « Je n’ai pour l’instant vu aucun signe que le Conseil Militaire Suprême ou les commandements régionaux aient entrepris une action quelconque. »

    Des membres des conseils militaires ont accusé les Etats Unis et d’autres pays pour leur absence d’assistance, affirmant que sans aide, les conseils étaient incapables d’acquérir une influence sur les combats à l’intérieur de la Syrie.

    “Ils avaient ce plan, mais personne n’a reçu aucun soutien,” affirme Mahmoud, un Syro-américain qui a mis en place un petit camp d’entraînement rebelle en Syrie de nord et dit recevoir de l’aide de donateurs individuels. Il a demandé que sont identité complète ne soit pas divulguée pour des raisons de sécurité.

    Ce lundi, des responsables américains à Washington continuaient à exprimer leur appui à l’opposition anti-Assad.

    “Je pense que nous avons vu l’opposition en Syrie faire des progrès continus,” a déclaré à la presse Jay Carney, le porte parole de la Maison Blanche. « Je pense que nous avons vu l’emprise d’Assad sur le pouvoir en Syrie continuer à diminuer. Nous continuons à faire des démarches avec nos partenaires pour fournir à la fois de l’aide humanitaire et de l’assistance non létale [terme de la novlangue américaine supposé désigner des armes qui ne tuent pas, NdT] à l’opposition et à travailler avec nos partenaires pour contribuer à parvenir à une Syrie post-Assas qui reflète la volonté du peuple syrien, parce que le bon résultat ici sera que les Syriens décident de leur propre avenir. »

    L’échec des conseils militaires à s’organiser rapidement et à gagner en influence a court-circuité ce que les officiels US espéraient être un système qui aurait permis aux Etats Unis et à leurs alliés de diriger l’aide vers les organisations rebelles qui prônent une Syrie post-Assad démocratique, où les droits des minorités ethniques et religieuses seraient respectés, et non vers des groupes comme Nosra qui veulent un régime basé sur la loi islamique.

    Mais les organisations islamistes restent en pointe dans les récents combats, alors que les conseils militaires fonctionnent à peine. Ce constat se vérifie dans tout le pays, y compris le sud où plus de 20 000 personnes ont fui les combats vers la Jordanie rien que la semaine dernière.

    Le présumé gouvernement syrien en exil, la Coalition Nationale Syrienne des Forces Révolutionnaires et d’Opposition, a également échoué à s’imposer – un autre important revers pour la politique américaine. La Secrétaire d’Etat US Hillary Clinton était le principal promoteur de la coalition qui s’était constituée après que Mme Clinton avait annoncé publiquement que les Etats Unis ne pouvaient plus soutenir la structure qui l’avait précédée, le Conseil National Syrien.

    Mais après que des dizaines de pays eurent reconnu cette nouvelle structure comme étant le successeur du régime Assad, elle a également échoué à avoir de l’influence. Elle n’a pas respecté la date butoir qu’elle s’était elle-même fixée pour désigner un premier ministre par intérim et l’engagement des Etats Unis auprès de cette organisation, qui avait atteint son apogée avant l’élection présidentielle américaine de novembre, a décliné après que le leader de la coalition, Cheikh Mouaz Alkhatib, a critiqué la désignation par les Etats Unis du Front al Nosra comme organisation terroriste qui se confond avec al Qaïda en Irak.

    Les militants Syriens dissent que le plan américain pour réduire le rôle des groupes islamistes dans la lutte anti-Assad a au contraire abouti à un renforcement de la puissance des islamistes.

    “Les bataillons islamistes sont les seuls bataillons qui agissent sur le terrain,” déclare Omar Shakir, un militant antigouvernemental d’Homs, la troisième plus grande ville du pays.

    Il explique que les efforts des Etats Unis pour aider le conseil militaire à Homs ont cessé quand les commandants de cette ville ont refusé de couper les ponts avec les groupes islamistes, ainsi que les Etats Unis l’avaient exigé.

    “Les bataillons islamistes ont leurs propres sources pour les armes et l’argent, ils se battent vraiment bien contre le régime,” déclare Shakir. « Donc, après que les Etats Unis ont interrompu leur aide, le conseil militaire est devenu impuissant et la plupart des combattants rejoignent les bataillons islamistes. »

    Ces bataillons, qui comprennent Nosra et une autre brigade islamiste, Ahrar al Sham, ont été à la pointe du combat dans toute la Syrie. Des groupes islamistes plus modérés comme les Brigades Farouq et Liwa Tawhid, qu’on considère toutes eux comme affiliées aux Frères Musulmans syriens, opèrent également dans tout le pays.

    On considère que Nosra dispose d’environ 5 000 hommes en armes, et on pense que Sham est encore plus importante, ce qui fait des groupes d’obédiences islamiste les plus importantes organisations combattantes d’une opposition syrienne aux multiples facettes.

    Selon les Nations Unies, plus de 60 000 personnes ont péri dans les violences depuis que le soulèvement anti-Assad a commence en mars 2011.
    source :
    McClatchy Newspapers (USA) :: lien
  • Nouveaux gisements pétrogaziers en Méditerranée, sources de rivalité

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    La Turquie exige de Chypre qu’elle suspende l’exploitation de ces ressources gazières ou donne aux Chypriotes turcs la possibilité d’y participer. Elle met en garde la Grèce contre les tentatives de définir unilatéralement les frontières de la zone économique exclusive et parle de “territoires litigieux”. La Grèce pourrait entrer en conflit avec l’Albanie pour les gisements de la mer Ionienne. Les Etats-Unis et l’UE cherchent, pour leur part, à empêcher le renforcement de l’influence de la Russie dans la région.

    Le nœud chypriote
    Le gisement de gaz Aphrodite, sur le plateau de Chypre, est le plus grand découvert ces dix dernières années. A l’automne 2012, Chypre annonçait que les réserves découvertes s’élevaient à 1.700 milliards de mètres cubes de gaz et étaient estimées à 2.000 milliards d’euros mais en janvier 2013, l’ambassadeur de Chypre en Grèce a donné des estimations deux fois plus élevées – 3.400 milliards de mètres cubes de gaz et 235 millions de tonnes de pétrole. Seules les réserves du secteur №12 (entre 230 et 240 milliards de mètres cubes) suffiraient pour assurer les besoins de Chypre pour les 300 prochaines années.

    L’exploitation de ce champ pourrait régler les problèmes financiers de Chypre mais le pays risque également une “colonisation économique”. Près de 30 compagnies de 15 pays ont déjà répondu à l’appel d’offres pour le forage d’exploration – et la course promet d’être serrée.

    Après le début des travaux sur le plateau, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu’Ankara et la République turque de Chypre du Nord (RTCN), non reconnue par la communauté internationale, commenceraient d’exploiter le pétrole et le gaz dans la “zone économique exclusive de Chypre du Nord“. Quant aux Etats-Unis, la porte-parole du département d’Etat Victoria Nuland a déclaré que les USA soutenaient le droit de Chypre d’exploiter les ressources énergétiques sur son plateau, mais Washington espère que “toutes ses ressources seront équitablement réparties entre les deux communautés (grecque et turque, ndlr)”.

    En août 2012, l’Egypte a également revendiqué une partie de l’Aphrodite chypriote et du gisement voisin – le Léviathan israélien. Les accords israélo-chypriotes sur les frontières des eaux économiques exclusives des deux pays et sur la coopération pour l’exploration géologique dans ces eaux portent atteinte aux intérêts égyptiens, a déclaré la commission du parlement égyptien pour la sécurité nationale.

    Le Liban prétend également au gaz de Léviathan israélien – cette question est à l’étude à l’Onu. Pour l’instant, il n’y a aucun problème avec Chypre : les 9 et 10 janvier 2013, les présidents chypriote et libanais, Dimitris Christofias et Michel Sleiman, ont convenu de coopérer pour l’exploitation des richesses naturelles.

    Israël a également l’intention de collaborer avec Nicosie et Athènes, sans qui il développerait difficilement ses gisements de gaz. Cette découverte a permis d’améliorer les relations autrefois tendues entre la Grèce et Israël – en 2010, ils se sont entendus pour coopérer dans les domaines économique et militaire. Israël a étudié la possibilité de louer une île grecque pour déployer une base militaire et la Grèce a négocié son intégration au projet d’exploitation de Léviathan et d’acheminement du gaz en Europe.

    Chypre, la Grèce et Israël ont déjà annoncé leur volonté de regrouper les ressources énergétiques – pendant les trois prochains mois ils ont l’intention de lancer le projet EuroAsia Interconnector, qui réunira les réseaux électriques des trois pays grâce à un câble sous-marin.

    La Grèce saisit l’Onu

    La Grèce pourrait devenir le 15ème plus grand détenteur de ressources de gaz naturel au monde. Selon les autorités, les gisements de gaz découverts sur le plateau du sud de la Crète permettront d’apporter à l’économie 427 milliards d’euros et régleront tous les problèmes énergétiques et financiers du pays. La Grèce est aussi à la recherche de gisements de pétrole dans les mers Ionienne et Egée, dont les ressources pourraient être également importantes.

    Selon les journalistes du pays, la Grèce compte définir les frontières du plateau à l’Onu début 2013. Le quotidien Vima a déclaré le 7 janvier que le département hydrographique de la marine grecque avait déjà déterminé les coordonnées et que le gouvernement donnait son feu vert au transfert de la demande à la commission de l’Onu pour le droit de la mer, afin de valider les frontières du plateau continental.

    Ankara avait mis en garde la Grèce contre des mesures unilatérales. Le ministre turc de l’Energie Taner Yildiz a parlé de “territoires litigieux” et a appelé la Grèce à ne pas faire de travaux en mer Egée sans avoir consulté Ankara. La délimitation du plateau complique les relations de la Grèce avec certains autres pays comme la Libye. Des zones de 200 miles des deux pays se superposent et il est nécessaire de convenir les limites de la zone économique exclusive. Les discussions d’experts ont commencé avec la Libye en 2007 mais après le renversement de Mouammar Kadhafi, la situation a changé. Lors d’une récente visite du ministre grec des Affaires étrangères à Tripoli, les nouvelles autorités ont déclaré que le problème des zones maritimes n’était pas bilatéral et qu’il fallait organiser des négociations avec tous les pays frontaliers.

    Les partisans et les opposants

    La Grèce est à la recherche de partisans, avant tout du côté de l’Allemagne, de la France, et d’autres alliés de l’Otan. Athènes estime que la Russie soutiendra la Grèce dans son litige avec la Turquie et les Etats-Unis ne devraient pas non plus s’y opposer, pensent les observateurs grecs.

    Le ministre grec de la Défense a déclaré que l’heure était venue de se débarrasser de l’antiaméricanisme traditionnel. Dans un article publié par la presse occidentale, l’ex-premier ministre grec Georges Papandreou a suggéré aux Etats-Unis de former un nouveau “plan Marshall vert” pour la Méditerranée – une région “cruciale pour la sécurité internationale des USA“.

    Selon Papandreou, le projet européen est aujourd’hui menacé, la situation nécessite le retour du leadership américain et ce sont les USA qui doivent lancer une “large initiative énergétique, diplomatique et pacifique qui unirait le Proche-Orient, la Méditerranée et l’Europe grâce à la coopération énergétique“.

    Par ailleurs, les Etats-Unis et les pays européens cherchent à affaiblir l’influence de la Russie dans la région. Le 8 janvier, à la question de savoir ce qu’elle pensait de la vente de la compagnie gazière grecque DEPA et de sa filiale de transport de gaz DESFA à Gazprom, la porte-parole du département d’Etat Victoria Nuland a déclaré que la Grèce prenait des décisions autonomes dans le domaine énergétique, en conformité avec ses propres lois et les règlements de l’UE, mais que Washington suggérait à tous les pays de diversifier leurs sources d’énergie.

    Selon Athènes, la Russie a officieusement mais clairement montré qu’elle devait remporter l’appel d’offres lorsqu’en novembre 2012 Gazprom a soudainement annoncé qu’il ne construirait pas en Grèce de déviation du gazoduc South Stream.

    Quant aux Etats-Unis, ils ont intérêt [à ce] que les compagnies gazières grecques se retrouvent entre les mains des entreprises locales, avec lesquelles les USA ont des relations étroites depuis longtemps. D’autant que le coût des entreprises en cours de privatisation augmentera fortement s’il devenait possible de convenir d’itinéraires de livraison du gaz à partir des nouveaux gisements.

    RIA Novosti

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  • Intérêts nationaux et tensions nouvelles (arch 2007)

    Tel qu’il est aujourd’hui partagé, l’atome militarisé interdit l’expression violente des intérêts nationaux. Aussi ceux-ci sont-ils protégés, ou défendus, par la politique, la manœuvre diplomatique et économique, l’exploitation des passions confessionnelles, voire, à l’extrême par le terrorisme.

    A l’ombre imposante que l’atome répand sur la planète, toutes sortes d’autres moyens de coercition sont explorés ou expérimentés sans pour autant que les populations en aient connaissance.

    L’actualité internationale, telle qu’elle est vécue par l’opinion, vient de mettre en évidence au moins trois événements illustrant les tensions nouvelles générées par l’intérêt national :
    - Le sommet du groupe de Shanghai à Bichkek, capitale du Kirghizistan.

    Les dirigeants chinois Hu Jintao et russe Vladimir Poutine ont retrouvé leur hôte kirghiz, Kourmanbek Bakiev, ainsi que les Présidents du Kazakhstan, de l'Ouzbékistan et du Tadjikistan.

    - Les vols stratégiques russes en Atlantique et Pacifique, loin des frontières nationales.

    Tupolev 95 Bear H

    - L’annonce, par l’agence Novosti de Moscou, de la mise au point d’une arme nouvelle fondée sur les propriétés de l’impulsion électromagnétique.
    Réunion du Groupe de Shanghai, dit aussi Organisation de Coopération de Shanghai (ou OCS).

    A son origine, en 1966, le Groupe de Shanghai visait la coopération militaire et énergétique soviéto-chinoise et aussi, sans doute, le maintien dans l’URSS des républiques turcophones musulmanes à soustraire à l’influence atlantique exercée par la Turquie, membre actif de l’OTAN.

    Depuis, consacré en juillet 2001 et compte tenu des événements survenus en Irak et en Afghanistan, le Groupe de Shanghai porté à 6 Etats membres (Chine, Russie, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan et Tadjikistan) affiche sa volonté de resserrer la coopération régionale sur les vastes étendues de son territoire mais dissimule, sous le prétexte de lutter contre le terrorisme, son hostilité aux Etats-Unis et à leurs empiétements en Asie.

    C’est que, si en 1966, les forces armées des Etats-Unis étaient présentes, grosso modo, sur le méridien de Berlin, elles l’ont été sur celui de Tachkent, puis de Bichkek, non loin de la frontière chinoise et sur des terres qui furent soviétiques, soit, vers l’Est, une progression de près de 5 000 kilomètres de l’unique superpuissance.

    Aussi, la quête, par les Etats-Unis d’énergies fossiles a-t-elle rapproché Chine et Russie. Ces deux puissances manifestent le même rejet de l’encerclement par Washington.

    La Chine constate que les forces américaines sont présentes à sa frontière occidentale, symboliquement en Mongolie, nombreuses en Corée du Sud et sur l’archipel japonais, indirectement à Taïwan et, directement, en mer de Chine avec leur puissante 7ème flotte.

    La Russie, pour sa part, excipe du déplacement des installations du bouclier spatial américain pour rejeter la présence, à ses frontières occidentales et méridionales, des intercepteurs et radars américains et invoquer l’encerclement.  « Toutes les tentatives pour résoudre seul les  problèmes mondiaux et régionaux sont vaines » a affirmé à Bichkek M. Vladimir Poutine.

    « Près de 2 000 soldats des pays membres de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) se sont livrés samedi 11 août à Chelyabinsk à des exercices conjoints dont la deuxième phase, "Mission Paix 2007", a commencé.
    Ces soldats, de Chine, du Kazakhstan, du Kirghizstan, de Russie, du Tadjikistan et d'Ouzbékistan, ont défilé dans une base militaire proche de la ville russe de Chelyabinsk, dans l'Oural. »

    Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, invité au Sommet saisit l’occasion pour déclarer que … « basé en Europe de l’est le système américain était une menace pour plus d’un Etat, pénalisant une large fraction de l’Asie et les membres du Groupe de Shanghai ».

    Mahmoud Ahmadinejad et Vladimir Vladimirovitch Poutine à Bichkek

    En ce qui concerne à la fois la quête d’énergie fossile et le réarmement de la Chine, celle-ci offre à Moscou un marché et, en retour, bénéficie des richesses énergétiques et de l’avance scientifique de la Russie.

    De leur côté, les ex- républiques musulmanes soviétiques disposent de précieuses matières premières, à commencer par le gaz naturel et le pétrole, et le Kremlin entend en détourner vers son territoire national l’acheminement afin d’en tirer parti. C’est ainsi que le gaz naturel du Turkménistan passera par la Russie au lieu de ravitailler l’Europe de l’ouest, à partir de la Caspienne et du sud de l’Europe centrale.

    Le comportement de Washington en Irak et en Afghanistan a dressé contre les Etats-Unis les populations musulmanes et, en 2005, le gouvernement du Kazakhstan avait réclamé le retrait des contingents américains déployés en Asie centrale.

    Enfin, le vaste marché chinois, de surcroît à relative proximité, incite les républiques musulmanes ex soviétiques à se tourner vers Pékin, objectif du Groupe de Shanghai.

    Assistaient à la réunion de Bichkek, à titre d’observateurs, les représentants de l’Inde, du Pakistan, de l’Iran, du Turkménistan, de l’Afghanistan et de la Mongolie, les trois premiers cités demandaient à être membres de plein droit de l’Organisation de Shanghai.

    Il est fort probable qu’en 2008, lors du prochain
    sommet du Groupe de Shanghai celui-ci rassemblera les gouvernements de la moitié de la population mondiale, répartie sur l’immense étendue de la « plus grande île du monde », selon la définition de Mackinder, le géopolitologue britannique.                                                

    Certes, ces populations  sont, comparativement, pauvres si l’on se réfère au PNB per capita (probablement en moyenne de l’ordre de 1 000 dollars, soit 40 fois moins que celui atteint aux Etats-Unis). Mais elles représentent un énorme potentiel de travail, donc de production et disposent de vastes ressources naturelles. Et voici, pour la première fois, créé un cadre politique de contestation face à la prédominance occidentale - sous l’autorité de Washington -, voici isolé l’archipel japonais, partagée la maîtrise des océans Arctique, Indien, Pacifique et aussi évincés d’Afrique, voire d’Amérique latine, les Etats moteurs de l’Occident.

    Vols stratégiques russes

    Tandis qu’en Russie avaient lieu des manœuvres militaires sino-russes, M. Vladimir Poutine annonçait fièrement : « Aujourd’hui, le 17 août, à minuit, 14 bombardiers stratégiques – et probablement six avions de transport lourds - ont décollé de 7 aérodromes répartis sur notre territoire…. Il y a trop longtemps que nos pilotes ont été immobilisés au sol ».

    Ces avions devaient survoler l’Arctique, le Pôle Nord – au plateau continental revendiqué par la Russie - et aussi le Pacifique, loin des rivages de la Sibérie.

    En juillet dernier, déjà, des TU 95 avaient survolé la Mer du Nord, au voisinage du littoral écossais. Mais, au début du mois d’août, des bombardiers russes TU 95 et TU 160 évoluèrent dans le ciel de l’île de Guam, base américaine du Pacifique. Ses avions de chasse avaient aussitôt pris l’air et approché des appareils russes, les équipages des deux pays se bornant à « échanger des signes d’amitié », selon le général Pavel Androsov, commandant l’aviation stratégique russe (elle aligne 80 appareils quadri-réacteurs et quadri-turbines, aux vols prolongés par des missiles air-sol). A partir de ce jour, souligna Vladimir Poutine « ces activités aériennes seront poursuivies de manière régulière ». L’aviation, l’espace, le nucléaire autant d’industries avancées sur lesquelles la Russie fonde son avenir.

    Comme Pékin, Moscou est fondateur du Groupe de Shanghai. Mais, à la différence de la Chine qui peut spéculer sur le passage des ans, la Russie est pressée et elle pratique la diplomatie de la hâte. C’est qu’il s’agit, pour elle, d’exploiter pleinement le potentiel de puissance politique que lui confèrent – temporairement - ses richesses énergétiques. Celles-ci, dans une certaine mesure, compensent l’effondrement de l’économie planifiée et le démembrement de l’Union soviétique, redonnant à la nouvelle Russie la capacité d’intervenir en faveur des Serbes du Kosovo, de soutenir indirectement l’Iran et la Corée du Nord, de sanctionner l’Ukraine et la Biélorussie et de punir les Baltes de leur adhésion à l’OTAN, par le tracé des oléoducs et gazoducs de Gazprom. Et aussi de s’opposer farouchement aux projets américains de « bouclier spatial ». Bref de se faire entendre sur la scène internationale.

    La politique « pétrolière » des Etats-Unis, acharnés à s’assurer un ravitaillement suffisant en énergies fossiles a, ainsi, mobilisé la moitié du monde contre l’Occident, les intérêts de la zone Asie-Pacifique se heurtant à ceux de la zone Euro-Atlantique et les mettant à mal.

    L’annonce par l’agence russe Novosti de l’avènement d’une arme nouvelle à impulsion électromagnétique.

    Le phénomène n’est pas nouveau. En revanche l’agence Novosti révèle la mise au point d’une série de générateurs d’une puissance de milliers de mégawatts émettant les impulsions électromagnétiques correspondantes. Ces générateurs seraient particulièrement compacts, ce qui sous-entend une certaine banalisation d’un « procédé qui serait dix fois plus « efficace » que ceux que les pays étrangers auraient mis au point ».

    Afin de disposer de compléments d’information il est demandé au lecteur de bien vouloir se reporter à la note intitulée « la foudre à portée de la main », jointe à ce texte.

    Il n’est pas surprenant que ce soit par des manifestations de la science et de la technicité russe, maintenant financées par la rente des énergies fossiles et servie par une ardente volonté politique, que la Russie tire parti de son riche potentiel scientifique. En la matière elle est en mesure d’être le pourvoyeur des grandes puissances émergentes avides de technologies avancées. Ce sera à l’innovation scientifique d’être peu à peu substituée à l’exploitation des gisements fossiles pour contribuer, demain, à la prospérité de la population russe.                          

    P.M.Gallois 22 août 2007 http://www.lesmanantsduroi.com

  • Géopolitique du mondialisme

    Après la conférence « aux sources du mondialisme », voici la suite, par le chercheur (livres ici) Pierre Hillard :

    http://www.contre-info.com/

     

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  • Vérités et légendes de la Résistance

    Le Figaro Magazine - 11/01/2013
    De nouveaux travaux d'historiens abordent sans tabous l'histoire de la Résistance intérieure de 1940 à 1944.
          Jusqu'à la fin des années 1960, la France vivait dans l'exaltation de la Résistance : celle-ci, sous l'Occupation, aurait incarné la volonté du pays tout entier. Gaullistes et communistes se faisaient conjointement les gardiens de cette vision. La mort du général de Gaulle, en 1970, puis le déclin graduel du Parti communiste, conjugués au réveil de la mémoire juive et à l'affirmation de la spécificité de la Shoah allaient profondément bouleverser l'interprétation des événements. Au cours des décennies suivantes, certains historiens, mais aussi le cinéma ou la littérature, inversant la tendance, préféraient dépeindre une France des années noires vouée à la collaboration et complice de l'antisémitisme. « Le pays changeait progressivement de paradigme mémoriel, remarque Olivier Wieviorka. Ces mutations affectèrent le statut dont la Résistance jouissait dans la conscience nationale. »
         Quarante ans plus tard, le temps de l'histoire est-il venu ? Les ultimes témoins s'éteignant, les passions s'éloignant, les enjeux mémoriels se déplaçant à nouveau, il devient possible de raconter cette période en évitant la légende dorée comme la légende noire, tout simplement sans rien cacher de la complexité des faits. C'est ce à quoi s'attache Wieviorka, précisément, avec une Histoire de la Résistance (1) qui ne craint pas de bousculer quelques tabous.

    En réalité, il y eut plusieurs Résistances
    Membre de l'Institut universitaire de France et professeur des Universités à l'Ecole normale supérieure de Cachan, l'auteur est un spécialiste de la période 1939-1945, à laquelle il a déjà consacré une dizaine de livres. Dans cette synthèse, il étudie la genèse et le développement de la Résistance, ses hommes et son organisation, ses idées et ses buts, ses méthodes et ses moyens, ses succès et ses échecs. Et surtout sa diversité, car le concept de « Résistance » est trompeur : en réalité, souligne l'historien, il y eut plusieurs Résistances.
         Au départ, tout provient d'isolés qui forment leurs propres équipes. En zone occupée, le réseau monté par Honoré d'Estienne d'Orves (qui dépend de la France libre) est démantelé dès janvier 1941, son chef étant exécuté en août. De même pour le réseau du musée de l'Homme (Boris Vildé, Anatole Lewitsky), décapité à l'hiver 1941. D'autres réseaux se fondent néanmoins, comme Libération-Nord, sous la houlette de Christian Pineau. Mais c'est en zone libre, hors de l'intervention des Allemands, que la Résistance prend corps avec plus de facilité. A chaque fois, on trouve l'impulsion de fortes personnalités : Henri Frenay (Combat), François de Menthon et Pierre-Henri Teitgen (Liberté), Philippe Viannay (Défense de la France), Emmanuel d'Astier de La Vigerie (Libération-Sud), Jean-Pierre Lévy (Franc-Tireur). La toute première Résistance, celle de 1940-1941, comprend des personnalités de gauche ou des démocrates-chrétiens mais, contrairement à une idée reçue, les hommes issus de la droite nationaliste des années 1930 y sont nombreux. Le plus célèbre est peut-être le fondateur du réseau Confrérie Notre-Dame, Gilbert Renault, alias le colonel Rémy, qui est maurrassien, cas également de Pierre de Bénouville, d'Alain Griotteray ou de Daniel Cordier, le secrétaire de Jean Moulin. Les réseaux qu'ils animent sont tous des réseaux de renseignement. Beaucoup travaillent pour ou avec les services spéciaux anglais (ainsi Alliance) ou américains (à partir de 1942), ce qui irrite de Gaulle et n'est pas sans provoquer des frictions avec le BCRA, les services de renseignement de la France libre, et leur chef, le colonel Passy, comme le montre Sébastien Albertelli (2).
         Olivier Wieviorka rappelle qu'il existe un fossé entre la France libre, installée à Londres puis à Alger, et la Résistance intérieure, qui n'est pas nécessairement gaulliste, loin s'en faut. « Un mur d'incompréhension n'a cessé de nous séparer », écrira plus tard Henri Frenay. Outre le débat sur l'opportunité d'oeuvrer directement avec les Alliés, l'immense majorité des résistants de l'intérieur veulent rompre avec le personnel de la IIIe République, tandis que de Gaulle manifeste la volonté d'intégrer des hommes politiques d'avant-guerre au sein de son embryon de gouvernement, et de placer tous les partis sous son autorité.

    De Gaulle devra s'imposer à la Résistance intérieure
    Le chef de la France libre devra donc s'imposer à la constellation de mouvements nés en dehors de lui. Il parviendra à ses fins, en reprenant les rênes de l'ensemble de la Résistance, tâche assurée par Jean Moulin, arrivé à Londres en octobre 1941. En avril 1943, les trois groupes les plus importants - Combat, Franc-Tireur et Libération - se fédèrent en Mouvements unis de Résistance. Un mois plus tard, Moulin est nommé délégué du général de Gaulle pour toute la France, et placé à la tête du Conseil national de la Résistance.
         Sur des sujets aussi controversés que le rapport entre de Gaulle et les communistes (à la fois rivaux et alliés), le caractère minoritaire de la Résistance, le rôle militaire limité de celle-ci, le silence des mouvements face aux persécutions antisémites, Olivier Wieviorka avance sans tabous. Il n'esquive pas non plus l'existence des « vichysto-résistants », ces hommes qui occupaient des postes dans l'administration de l'Etat français, mais s'efforçaient de s'opposer aux exigences de l'occupant. L'exemple de Jean Benedetti, préfet sous Vichy et déporté par les Allemands en 1944, dont le neveu raconte aujourd'hui l'itinéraire héroïque (3), nous ramène, une fois de plus, à la complexité de l'histoire.
    Jean Sévillia http://www.jeansevillia.com
    (1) Histoire de la Résistance, 1940-1945, d'Olivier Wierviorka, Perrin.
    (2) Les Services secrets de la France libre, de Sébastien Albertelli, Nouveau Monde éditions.
    (3) Un préfet dans la Résistance, d'Arnaud Benedetti, CNRS éditions.

  • Mariage gay : l'opposition ferait-elle semblant de s'opposer ? Evidemment !

    Que fait donc l’opposition, demande NdF (voit l’article ci-dessous) au vu des résultats des votes à l’assemblée nationale, révélant que si l’opposition l’avait voulu, compte tenu de la faible mobilisation socialiste, elle aurait pu faire passer plusieurs de ses amendements,...

    C’est oublier une chose : le partage des rôles entre opposition et majorité.

    La première étant convaincue du passage du texte, ET EN DÉSACCORD EN SON SEIN SUR LA POSITION À ADOPTER, en fait le minimum en termes de présence, avec un nombre minimal de députés QUI PERMETTE DE NOURRIR LE DÉBAT TOUT EN INTERDISANT un quelconque renversement de majorité.

    Du reste, Fillon a déjà prévenu : comme Rajoy en Espagne, les libéraux conservateurs français conserveront le mariage et l’adoption homo en cas d’alternance. Ils ne s’attaqueront, et encore, qu’à la PMA...

    L’opposition à la dénaturation du mariage, c’est maintenant et dans la rue, qu’elle se joue ! LA MOBILISATION NE DOIT PAS FAILLIR !

    "Adoption de l’article 1 : Mais que fait l’opposition ? Viendra-t-elle parader le 24 mars ?

    Dans les faits… Officiellement, l’opposition est vent debout contre la dénaturation du mariage et le droit à l’enfant. Elle a annoncé il y a quelques jours plus de 5 000 amendements et s’est montrée aux différents rassemblements pro-famille de ces dernières semaines.

    Mais vendredi, on a appris que l’Assemblée nationale a rejeté plusieurs amendements substituant une union civile au « mariage pour tous » par 171 voix contre 77 (!) ainsi que d’autres amendements supprimant l’article premier par 183 voix contre 85 (!). Samedi, ce dernier a finalement été adopté par 249 voix contre 97. Tout un symbole : il supprime l’exigence de la différence des sexes comme condition du droit au mariage. [...]"

    La suite sur NdF

    http://www.actionfrancaise.net