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  • L’athéisme politique grotesque de François Hollande

    Le site internet de France 3 Haute-Normandie évoque l’inauguration du festival Normandie impressionniste, dimanche 28 avril à Rouen et suggère que le président de la République, François Hollande, aurait refusé de s’exprimer devant un tableau représentant une scène à caractère religieux : « Découvrant que François Hollande devait prononcer un discours devant une immense toile représentant une scène à caractère religieux, et devant l’impossibilité technique de déplacer ce tableau à la taille XXL, les autorités avaient demandé aux employés du musée de tendre une immense bâche bleue », peut-on y lire. Le tableau en question ? Le Martyre de sainte Agnès, de Joseph-Désiré Court.

    En décembre dernier déjà, le président de la République avait fait décrocher un portrait de l’Abbé Pierre du mur d’un centre Emmaüs où il donnait une conférence de presse. L’Elysée avait alors invoqué « des raisons techniques » : le cadre aurait provoqué « un reflet gênant pour les caméras ». Peu crédible.

    Le musée des Beaux-Arts de Rouen explique qu’il s’agit cependant d’un « dispositif normal » pour le président qui « parle toujours devant une grande toile bleue ». Sauf que François Hollande s’est déjà exprimé devant des décors plus chargés qu’un simple fond uni. Ainsi, le 12 mars dernier à Dijon,  il s’était exprimé devant l’imposante Etude pour les gloires de la Bourgogne, d’Henri-Léopold Lévy, laquelle orne la salle des Etats de l’Hôtel de Ville. Vraiment pas crédible.

    Décidément, il semble que la République ne reconnaisse absolument rien au dessus d’elle. Le Bon Dieu est sans doute un concurrent trop sérieux pour elle qu’elle se sente en danger chaque fois qu’une trace ou un témoignage de notre Histoire lui rappelle la Foi du peuple français ! Concurrence insupportable que celle d’une religion qui a façonné l’âme française, d’un Dieu qui a fait de la France sa fille aînée…malgré François Hollande, sans doute.

    http://www.contre-info.com/

  • Déconnectée du réel, la gauche s’est marginalisée

    Cyril Brun constate que de gauche, l'épicentre de la vie politique est en train de virer de bord :

    "[...] Depuis des mois, des hommes de gauche et de droite se rendent comptent qu’ils ont les mêmes intérêts, la même vision de la société et de l’essentiel. C’est autour de cet essentiel que se fixe désormais le nouvel épicentre de la vie politique pulvérisant le traditionnel « droite/gauche socio-économique ». Comme en 1792, c’est bien autour  d’une vision différente de la civilisation que se rassemblent ou se déchirent les Français. Nos politiques, toutes mouvances confondues, ne semblent pas avoir pris la mesure de ce changement. Les primaires UMP à la mairie de Paris, la valse des candidats autour de la question du mariage pour tous, le montrent bien.

    Mais en face, dans le peuple, c’est bien là que se trouve le clivage et c’est bien pour cela que des gens jusque-ici de droite feront tomber Nathalie Kosciusko-Morizet et d’autres déçus d’une fausse gauche, réclament la démission de François Hollande. Le personnel politique en place actuellement, s’il veut rester dans la course, devrait prendre acte d’un tel changement. Le peuple de France, quant à lui, s’il veut se faire entendre et trouver des représentants qui se battent pour leurs convictions profondes devrait lui aussi prendre conscience de ce revirement, car au fond, s’il descend si massivement dans la rue c’est bien pour cela ! A lui peut-être de trouver dans ses rangs ceux qui, d’un côté comme de l’autre, se battront pour eux et en leur nom. Une nouvelle donne, un nouvel échiquier, avec des couleurs plus tranchées, du rouge vif au bleu foncé, appellent un nouveau personnel politique de part et d’autre de ce nouvel épicentre qui n’est autre que l’Homme lui-même, vu à gauche comme un jouet irréel et à droite comme une valeur en prise sur le réel. Autour de ce clivage peuvent très bien se retrouver une droite sociale, une droite libérale, une droite nationale, une droite européenne. Mais toutes ces droites ne franchiront désormais plus la ligne la plus essentielle, celle qui protège l’Homme réel. Du reste, les récents sondages recensés dans le Valeurs Actuelles du 18 avril 2013 montrent que le peuple de France est majoritairement  de cette droite-là. Déconnectée du réel, la gauche (ancienne et nouvelle donne) s’est marginalisée, tandis que la droite, nouvelle version, celle du respect de l’Homme réel rassemblerait selon les thèmes 53 à 92 % des Français. Ce qui signifie qu’un programme politique fondé sur les valeurs traditionnelles respectant la dignité de l’Homme réel, et donc aussi sa fragilité, pourrait se traduire par un plébiscite du peuple."

    Michel Janva   http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • La guerre des mots

    (Source : Kulturkampf, Vibrion Cholérique)

    Ex: http://deflandres.over-blog.com/
    « La perversion de la cité commence par la fraude des mots ». Cette citation peu connue du célèbre philosophe grec Platon (Athènes, 427 - id., 347 av. J.-C.), premier grand penseur du monde occidental, est aujourd’hui plus que jamais d’actualité. En effet, personne n’échappe à l’immense entreprise d’aseptisation du vocabulaire qui pullule dans les médias et autres instances du politiquement correct.

    Pour la bonne forme, rappelons qu’un mot est généralement utilisé pour désigner des objets ou des réalités consacrés par l’usage. Ce qui fait que chacun peut comprendre autrui sans trop de malentendus.

    Ça, c’est pour le principe, car dans les faits, il en va tout autrement. En effet, les convenances terminologiques du politiquement correct, nous ont plongé dans l’euphémisme trompeur.

    Ainsi, le balayeur de rue est devenu un technicien de surface, le chômeur un demandeur d’emploi, le prolétaire un salarié, la grève un mouvement social, le clochard un sans domicile fixe, le cul-de-jatte un handicapé moteur, le nain une personne de petite taille, le pédéraste un gay, le nègre un black, le maghrébin un jeune, la prostituée une travailleuse du sexe, le bordel un salon de massage, l’avortement une interruption volontaire de grossesse (ou pire : une IVG), le trafiquant de drogue un dealer (traduction : un revendeur), le réfugié un requérant d’asile, le clandestin un sans-papiers, le vol une expropriation, la prison un espace carcéral, le vandalisme une incivilité, le viol collectif une tournante, etc. La liste est interminable !

    Comment en est on arrivé à de tels abus de langages, proches d’une véritable novlangue [1] ?

    Modeste analyse :

    L’émasculation du vocabulaire naît – et ce n’est pas étonnant – à l’époque des Lumières. Un arrêt du conseil du parlement de Rouen en date du 12 juin 1787 interdit d’appeler bourreaux les «  exécuteurs des jugements criminels », et l’Assemblée nationale recommande, le 24 décembre 1789, de les appeler «  citoyens exécuteurs ».

    De prime abord, on pourrait penser que cette « périphrase angélique » n’est qu’un petit glissement sémantique, un petit allégement verbal de la disgrâce, destiné à éviter de choquer les âmes sensibles. En somme, d’utiliser de jolis mots pour contourner une réalité qui n’est pas très folichonne…évidemment, il n’en est rien.

    Quiconque a vaguement étudié les techniques de manipulations et de désinformations, sait que le choix partial du vocabulaire agit comme forme de pensée préfabriquée. En clair, en apprenant à parler politiquement correct, on apprend à penser politiquement correct ! Le langage aseptisé ne sert donc plus à décrire la réalité en tant que tel, mais est utilisé comme une arme dialectique au service d’une idéologie. En l’occurrence celle de l’utopie égalitaire qui a engendré des absconseries technocrates comme le droitsdelhommisme ou la Démocratie à vocation universelle…

    Jean-Jacques Rousseau préfigure déjà bien le politiquement correct lorsqu’en 1755, il déclara : « Celui qui chantait ou dansait le mieux, le plus beau, le plus fort, le plus adroit, ou le plus éloquent, devint le plus considéré ; et ce fut là le premier pas vers l’inégalité et vers le vice ». [2] En associant l’inégalité et le vice, il associe de facto les hommes véritablement supérieurs aux vices. Pour supprimer le vice, il faut donc éliminer l’inégalité, donc la conscience que l’on a de la supériorité de certains, donc cette supériorité elle-même.

    L’euphémisation du vocabulaire n’est que la prolongation de cette logique de négation des réalités et de nivellement des différences. A noter que c’est également à l’époque des Lumières que des termes qui ont toujours été péjoratifs comme « cosmopolites » ou « tolérance » sont peu à peu devenus des termes positifs…d’où l’immense confusion de ces concepts que l’on connaît aujourd’hui.

    La manipulation du vocabulaire est ensuite devenue une spécialité marxiste-léniniste. En effet, comme le dit Vladimir Volkoff, avec son talent habituel : «  le communisme ne s’est pas contenté d’exiger que l’on agît comme il fallait et que l’on pensât comme il fallait : il a voulu que l’on parlât comme il fallait, sachant bien que la pensée est impuissante sans parole et qu’un certain vocabulaire condamne non seulement au mensonge exprimé mais au raisonnement tordu. » [3] Un seul exemple : en Russe le terme « bolchevik » signifie « majoritaire », pourtant Lénine en a décoré sa faction alors que celle-ci était…minoritaire !

    Les marxistes ont systématiquement recours à ce procédé parce qu’ils ont toujours refusé la réalité pour en créer une autre, en accord avec leur idéal personnel de l’existence. C’est que leur vision égalitaire et indifférenciée de la société s’accorde assez mal avec la nature humaine (et la Nature en général d’ailleurs). Car celle-ci n’est pas vraiment spontanément « ouverte sur l’autre », tolérante, et anti-raciste. D’où cette idée d’un « homme nouveau » cartésien, domestiqué, censé sublimer ses instincts « animaliers » (jugés sales et irrationnels), afin de s’épanouir dans un utopique bonheur collectif transcendé par la fraternité universel et le progrès illimité. Malheureusement comme on n’a encore jamais fait rentrer une pièce carrée dans un trou rond sans en arrondir les angles, le résultat de l’opération c’est soldé au bas mot par une centaine de millions de morts [4] , soit la plus grande boucherie de l’Histoire...

    Les choses se sont véritablement gâtées pour le monde occidental lorsqu’au début des années soixante, de Gaulle déclara sous forme d’une boutade : « Donnons la culture à la gauche, ça les occupera ! ». Ce faisant, il a mine de rien laissé le terrain culturel complètement libre a des gens qui, depuis Gramsci (1891 - 1937), avaient compris que la culture et le vocabulaire, c’était ce qu’il y a de plus important ! Pas étonnant donc, qu’après quarante-cinq ans d’hégémonie culturelle et de monopolisation du métapolitique, on en soit arrivé quasiment à une novlangue. Cette domination totale du champ culturel a favorisé le règne de la Pensée Unique et l’instauration du consensus qui rassemble aujourd’hui, dans une commune adhésion au Système, tous les partis politiques démocratiques…Merci Général !

    Le triomphe définitif du politiquement correct sur la Vérité, a eu lieu au début des années septante, avec l’avènement de l’économie sociale de marché, et l’idée de « l’Etat Providence », fortement influencées par les théories hédonistes de lord Beveridge. « L’État Providence » place au centre de ses préoccupations le « bien-être » comme l’indique l’expression dans sa version anglaise : « Welfare State ». Soit le triomphe de l’esprit bourgeois vaniteux qui donne la priorité à son intérêt et son confort personnels sur l’intérêt général. En corollaire à cette vision « pantouflarde » de l’existence s’est opéré une immense féminisation des esprits et de la morale. De la langue de bois marxiste, on est passé à la langue de coton social-démocrate. Les mots cherchent à embellir, et le négatif est toujours présenté sous son meilleur jour, bienvenue à l’ère de la « communication positive » ! L’art des formules floues et de l’euphémisation deviennent les armes préférées des politiciens (ou de leur conseiller en communication pour être exact). Tous les domaines de l’activité humaine se retrouvent gangrenés par cette sournoise mentalité moralisante qui consiste à adoucir la réalité pour en dissimuler les caractères désagréables.

    A ce propos, il est assez révélateur de constater que le champ lexical de l’immigration est particulièrement touché par l’aseptisation du langage. Ah ! Ces fameux « jeunes » des «  banlieues difficiles » qui provoquent une «  montée de l’insécurité » ! Langue du plus beau bois, en chêne massif ! Avec une telle prudence rhétorique, on peut légitimement conclure que le « débat » sur l’immigration évolue dans un univers particulièrement déconnecté du réel ! Moins la réalité correspond à la Weltanschauung social-démocrate, plus il faut la travestir, n’est-ce pas.

    Les euphémismes sirupeux trahissent donc non seulement une certaine répugnance à voir et nommer clairement la réalité, mais surtout une volonté de diminuer le domaine de la pensée afin de verrouiller le débat. La réduction au minimum du choix des mots aide indirectement à atteindre ce but. D’ailleurs Pierre Gripari l’avait bien compris lorsqu’il affirma que « la dictature commence toujours par la lâcheté des mots ».

    D’autre part, la langue de bois démocratique est le chef-d’œuvre de la désinformation puisqu’il est impossible de la parler sans devenir, par l’effet du vampirisme, désinformé et désinformant en même temps. Des individus de bonne foi – les fameux « idiots utiles » de Lénine - se transforment alors, sans s’en rendre compte, en « caisses de résonances » et se mettent à propager, en toute bonne conscience, un vocabulaire orienté idéologiquement. Dès lors, s’offusquer contre ce genre de manipulation du langage ne s’apparente pas qu’à de la branlette intellectuel pour étudiants en lettres désespérés.

    Alors qu’il aurait fallu renforcer le sens critique face à cette entreprise de décérébralisation collective, les cours d’étymologies sont purement et simplement supprimés de l’école obligatoire (car jugés peu utile sur le marché du travail). N’importe quel linguiste vous dira que pour connaître le sens réel des mots il faut en avoir étudié l’étymologie, à savoir leur origine dans les langues anciennes.

    Sans âme et sans histoire, les mots deviennent alors de plus en plus désincarnés, de plus en plus vide de sens, de plus en plus libérés du lest inutile et même encombrant de l’étymologie, de l’histoire de la langue, bref de tout réaliste linguistique, et par conséquent n’opposent plus guère d’obstacles à la propagation d’idées abstraites ou nouvelles.

    Que faire face à cette manipulation des esprits et ce conditionnement des masses ?

    Premièrement nous devons faire très attention de ne pas servir de « caisse de résonance » à la démocrature. Autant de chapeaux de Gessler que nous devons refuser de saluer. Accepter l’euphémisation c’est adopter un vocabulaire orienté idéologiquement.

    Nous devons ensuite impérativement investir le champ métapolitique, dont Alain de Benoist donne la définition suivante : « domaine des valeurs qui ne relèvent pas du politique, au sens traditionnel de ce terme, mais qui ont une incidence directe sur la constance ou l’absence de consensus social régi par la politique » [5] . Un concept que, formulés en d’autres termes et en d’autres temps, un Gramsci n’aurait pas renié.

    Cela amène une nouvelle question : comment investir le champ métapolitique ? En préparant la relève de demain, c’est-à-dire en constituant notre propre élite intellectuelle. Une génération capable d’assumer le réel sans traficoter lâchement le vocabulaire et qui ne prends pas ses vessies pour des lanternes.

    En investissant le champ métapolitique nous imposerons notre propre vocabulaire qui véhicule notre vision du monde, afin que les neutres et les sceptiques puissent définitivement s’affranchir des barrières mentales que leur impose le politiquement correct. C’est pourquoi on insiste beaucoup chez Avant-Garde, et parfois lourdement, sur des mots comme « allogène », « ethno-masochiste » ou encore «  droisdelhommisme ».

    Ce faisant nous rendrons notre discours légitime - à défaut d’être légal. Comme je l’ai répété plusieurs fois dans mon papier, quiconque possède les mots, possède la pensée, et si on possède la pensée, on possède tout le reste. Le combat culturel, c’est avant tout la guerre des mots. D’ailleurs le philosophe Chinois Confucius (551 - 479 av. J.-C.) ne disait-il pas que « toute subversion commence par celle du vocabulaire » ?

    http://euro-synergies.hautetfort.com/
    Notes :

    [1] Ce néologisme de George Orwell désigne le langage destiné à rendre impossible l’expression des idées subversives.

    [2] Jean-Jacques Rousseau, discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes - seconde partie (page 52 de la collection classiques Garnier : Œuvres politiques).

    [3] Vladimir Volkoff, Petite histoire de la désinformation. Du Cheval de Troie à Internet, Éditions du Rocher.

    [4] Stéphane Courtois, Le livre noir du communisme, Editions Robert Laffont.

    [5] Alain de Benoist, Les idées à l’endroit, Editions Libres Hallier

    [Avant-Garde Suisse, 15 Juillet 2004]
    vu sur News of Tomorrow

  • La Génération Benoît XVI ressemble à une sorte de nouvelle chouannerie

    Philippe Vardon, 32 ans, marié et père de famille, commerçant et conseiller en communication, est l’un des fondateurs des Jeunesses Identitaires, avant de fonder Nissa Rebela sur Nice pour participer aux élections locales. Il déclare au Rouge et Le Noir :

    "J’appelle simplement les catholiques à faire de leurs îlots des bases de départ, pas de repli, pour participer à la reconquête.

    Je considère qu’aujourd’hui être catholique a pris une dimension nouvelle, militante presque : on est catholique parce qu’on le veut, plus seulement parce qu’on a (éventuellement) reçu la Foi en héritage. Tout dans la société nous invite à nous débarrasser du lourd fardeau… alors quand on décide de porter sa croix (au sens propre comme au sens figuré) c’est aujourd’hui un choix fort, fondamentalement politique. D’autant que le catholique, si on en vient à le considérer comme un croyant mais aussi donc comme un militant (au sens de la Mission), est un militant politique mais aussi culturel et bien sûr social. Les catholiques d’aujourd’hui, et cette belle « Génération Benoît XVI » que l’on voit s’illustrer avec détermination et courage (je pèse mes mots, j’ai baigné dans l’activisme depuis mes 14 ans mais j’ai vu ces dernières semaines des garçons et des filles dont le courage force le respect, et dont bon nombre de révolutionnaires de salons fort éloquents n’ont pas le dixième !), ressemblent, et ressembleront encore davantage dans l’avenir certainement, aux dissidents catholiques de l’Ukraine soviétique ou à une sorte de nouvelle chouannerie. Après les prêtres réfractaires peut-être aurons-nous d’ailleurs nos maires réfractaires ?

    Alors, pour conclure, mon message ne s’adressera pas qu’aux catholiques, mais j’espère qu’il leur parlera. Je réponds à cet entretien en ce mardi noir, qui a vu une majorité gouvernementale folle défier la nature. Pour autant, je ne sais exactement comment tout cela va se terminer… Le combat n’est en tout cas pas derrière nous, mais bien devant nous. Car le combat vient de débuter ! Il ne s’agit pas là du dernier tour de piste de la France réactionnaire, mais de l’entrée en lutte de la nouvelle France. J’exhorte tous ceux qui me lisent à faire leur cette idée : nous ne sommes pas l’arrière-garde mais l’avant-garde, nous ne sommes pas le dernier carré mais la première ligne. Quelle que soit l’issue de cette bataille contre la loi Taubira, un beau Printemps français s’est levé et les fleurs auxquels il donne naissance actuellement vont porter du sens dans le débat public, peser et s’imposer, dans les mois et les années à venir. S’ils gagnent cette bataille législative, c’est sans doute en amorçant notre victoire prochaine… Foi et Espérance."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les stratégies possibles des droites (ou des populistes ?) : comment reconquérir durablement le pouvoir politique ?

    Obama et Hollande : deux élus des minorités ethniques

    1- François Mitterrand a su bénéficier en son temps du vote immigré. Il a clientélisé le vote des communautés étrangères en promouvant le discours prétendument antiraciste, en se prononçant (sans le réaliser) pour le droit de vote des étrangers aux élections locales, en maillant le territoire d’un réseau d’associations subventionnées au titre de la politique de la ville.
    2- La fondation Terra Nova dont François Chérèque, ancien patron de la CFDT, vient de prendre la tête est allée encore plus loin : elle a théorisé le remplacement dans l’électorat socialiste de l’électorat populaire français par l’électorat bobo des centres villes et l’électorat issu de l’immigration ou des territoires d’outre-mer. C’est cette recette électorale qui a permis le succès de François Hollande en mai 2012. 1.139.316 voix d’écart avec Nicolas Sarkozy, dont 600.000 en provenance des territoires d’outre-mer et alors que les électeurs musulmans fortement mobilisés ont voté, selon les instituts de sondages, entre 86% et 93% pour François Hollande : un président élu minoritaire en voix chez les Français de souche.
    3- Il est vrai que les stratèges socialistes avaient pris exemple sur la campagne présidentielle d’Obama lui assurant dès 2008 l’accès à la Maison-Blanche grâce aux votes des minorités ethniques. Une stratégie de mobilisation raciale de l’électorat noir et de mobilisation culturelle de l’électorat hispanique lui a permis de renouer avec la victoire en 2012 bien que 61% des hommes blancs aient voté pour son adversaire.
    4- Dans la foulée de ces résultats les médias ont mis en cause la stratégie des Républicains qui s’opposaient jusqu’ici à la régularisation de millions d’immigrés clandestins. La pression médiatique a porté ses fruits : les Républicains viennent de s’entendre avec les Démocrates pour régulariser des millions de clandestins, accélérant ainsi le processus d’hispanisation des Etats-Unis tant redouté par Samuel Huntington, auteur de Qui sommes-nous ? et du Choc des civilisations.
    Pour les droites trouver des électeurs chez les immigrés : la grande illusion !
    5- N’en doutons pas, les organes de propagande français – je veux parler ici des médias de l’oligarchie – ne vont pas manquer de citer en exemple ce qu’ils présenteront comme la « sagesse » des Républicains et d’inciter l’UMP à se tourner vers l’électorat immigré et de multiplier les démarches clientélistes à l’égard des minorités. Cette tentation existera d’autant plus que ceux qui la porteront, les Le Maire, les Jouanno, les NKM seront chouchoutés par les médias. Normal, ce sont des médiagogues, des hommes et des femmes dont la prospérité politique est liée à leur flatterie permanente des médias.
    6- Attaché à la souveraineté française comme à l’identité française, en particulier dans sa composante culturelle et civilisationnelle, je ne peux pour ma part que condamner une telle attitude. Mais ce n’est pas mon sentiment qui compte ici, ce sont les faits. La question est la suivante : indépendamment des principes, courtiser l’électorat immigré est-il électoralement pertinent ou non pour les forces des droites. Expérimentalement parlant, la réponse est non. Ce serait inefficace : d’ailleurs cela a déjà été tenté, et cela a été inefficace !
    7- Contrairement à ce qui est médiatiquement affirmé, ni Jean-Marie Le Pen ni sa fille Marine ne sont le moins du monde racistes, ni même racialistes. Jean-Marie Le Pen a même une vraie affection pour ceux qui viennent de la France d’outre-mer et des anciens territoires français. Élection après élection, il a rêvé de conquérir une part du vote immigré. Il a été le premier à faire élire sur ses listes des « minorités visibles » : Soraya Djebbour dès 1986 en Ile-de-France, puis Sid-Ahmed Yayaoui, puis Farid Smahi, sans oublier Stéphane Durbec ou Huguette Fatna. Ces gestes forts et les discours qui les accompagnaient n’ont jamais apporté le moindre filet d’eau électoral. En 2007, Jean-Marie Le Pen alla encore plus loin : l’affiche-clé de sa campagne présidentielle représentait une Beurette libérée. Et sur le conseil d’Alain Soral, brillant intellectuel transcourant, le dernier « coup » de la campagne se passa sur la dalle d’Argenteuil où Jean-Marie Le Pen expliqua devant un parterre de femmes voilées que les Beurs et les Africains étaient « des branches de l’arbre France ». Avec 10,44% des suffrages la catastrophe électorale fut au rendez-vous : les électeurs traditionnels avaient fui sans être remplacés le moins du monde par les électeurs immigrés !
    8- L’UMP a, bien sûr, eu les mêmes tentations. Dans son premier gouvernement Nicolas Sarkozy promut à des postes clés la Franco-Sénégalaise Rama Yade et la Franco-Marocaine Rachida Dati. Ces icônes médiatiques de la « diversité » n’ont pas eu d’effet d’entraînement électoral sur leur communauté. Pas plus que l’hallucinant discours tenu, le 17 décembre 2008, par Nicolas Sarkozy dans ce temple du mérite républicain qu’est Polytechnique. Je cite : « L’objectif, c’est relever le défi du métissage. (…) Ce n’est pas un choix, c’est une obligation. (…) On ne peut pas faire autrement. Au risque de nous trouver confrontés à des problèmes considérables. Nous devons changer (…) partout en même temps, dans l’entreprise, dans les administrations, à l’éducation, dans les partis politiques. Et on va se mettre des obligations de résultat. Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra (sic) alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore. » Cette frénésie en faveur de la « discrimination positive » n’a pas apporté le moindre électeur en mai 2012. Elle n’est pas étrangère, en revanche, au comportement de beaucoup des 11.196.503 inscrits qui se sont abstenus et des 2.146.408 électeurs qui ont voté blanc ou nul.
    9- Que, lors d’élections nationales, l’UMP et le FN soient allés de déboires en déboires dans leurs tentatives de séduction de l’électorat immigré s’explique assez bien :
        - beaucoup de Franco-immigrés restent principalement attachés à leurs origines ; il est donc normal que leurs préférences aillent vers un Parti socialiste aux accents ouvertement cosmopolites plutôt qu’en faveur de partis aux intonations nationales ; les tonalités républicaines du discours Front national ne peuvent qu’ajouter au malaise de beaucoup de musulmans ;
        - beaucoup de Franco-immigrés bénéficient largement de l’Etat-providence, domaine pour lequel la gauche passe pour mieux disante ;
        - enfin, une très large majorité des Franco-immigrés vivent dans des communes où ils sont clientélisés par des municipalités de gauche ou extrême gauche ; c’est aussi la gauche et l’extrême gauche qui encadrent les associations subventionnées.
    10- Bref, pour l’UMP comme pour le FN, conquérir une fraction significative de l’électorat que notre ami Laulan appelle TAM – Turquie/Afrique/Maghreb – relève de la gageure. Seule la minorité de ces minorités, la mieux intégrée, voire la mieux assimilée, est susceptible de voter pour des partis portant, ou affichant, un message patriotique. Mais dans ce cas c’est le discours traditionnel de l’UMP ou du FN qui peut plaire plus que des contorsions clientélistes. Le même raisonnement vaut pour la minorité asiatique dont le comportement est à la fois différencié et mal connu mais aussi moins hostile aux partis des droites. Quant aux immigrés d’origine européenne – Espagnols, Italiens, Portugais ou Polonais –, ces Européens de souche ont le même comportement électoral que les Français de souche.

    L’armée de réserve des abstentionnistes

    11- Faisons un peu d’arithmétique si vous le voulez bien : aux Etats-Unis, les minorités ethniques représentent d’ores et déjà plus de 20% de l’électorat. En France les « TAM » n’atteignent pas encore les 10%. Or, au deuxième tour de la dernière élection présidentielle de mai 2012, 29% des électeurs se sont abstenus ou ont voté blanc ou nul. L’abstention s’est élevée à 47% aux élections législatives et à plus de 50% chez les classes jeunes et actives. Plus de 50% chez les moins de quarante-quatre ans, plus de 50% chez les employés et les ouvriers. Il s’agit d’électeurs insuffisamment conscientisés ou déçus par l’offre politique. C’est l’armée de réserve des droites de demain ou peut-être plus probablement des populistes… à condition d’adopter un changement radical de stratégie pour construire une majorité sociologique, une majorité idéologique, une majorité stratégique et une majorité numérique.

    Majorité sociologique : France autochtone et France des périphéries

    12- La majorité sociologique est d’abord à rechercher dans la majorité ethnique de la France : les Français de souche ou, de manière plus large, les Français de souche européenne, car les Français d’origine italienne, espagnole ou portugaise votent comme les Franco-Français. C’est donc à cette France autochtone, à ces Franco-Européens qu’il faut s’adresser et manifester une claire préférence pour leurs traditions, leurs coutumes, leurs goûts, leur culture, leur religion. Ce discours, d’ailleurs, ne rebutera pas ceux qui viennent du sud de la Méditerranée lorsqu’ils sont pleinement assimilés.
    13- La majorité sociologique est aussi à rechercher dans la France des périphéries, dans la France qui souffre. Dans la France des classes populaires et moyennes. Dans la France qui travaille, qui a travaillé ou qui cherche du travail dans les bassins d’emplois en crise. Dans la France ostracisée par l’incessante propagande des médias de l’oligarchie. Il y a là un formidable réservoir électoral, en particulier chez les abstentionnistes : 47,60% des électeurs au deuxième tour des élections législatives du 17 juin 2012.

    Majorité idéologique : identité et traditions

    14- Les Français ne croient plus les mensonges qui leur sont assenés : ils ne croient plus que « la mondialisation est heureuse », ni que « l’immigration est une chance pour la France », pas davantage que « les révolutions arabes vont déboucher sur la démocratie », encore moins qu’il faille « faire une place à l’islam en France ». Le monde qui vient n’est pas attiré par les dogmes du politiquement correct. La marche du monde obéit à des valeurs contraires : identité, famille, foi, nation, protection, culture, civilisation. Malgré l’ahurissement médiatique, l’opinion des Français telle qu’elle ressort des sondages est, aux deux tiers des personnes interrogées, à l’opposé de l’idéologiquement correct.
    15- Tous les sondages montrent une radicalisation de l’opinion sur les questions d’immigration et d’identité :
         - Pour 65% des Français l’identité de la France s’affaiblit (sondage TNS Sofres, Les Echos du 8 février 2010).
        59% des personnes interrogées sont d’accord avec l’affirmation « Il y a trop d’immigrés en France » (sondage Opinion Way/CEVIPOF, Le Monde du 1er février 2011).
        - 65% des personnes interrogées estiment qu’il y a trop d’immigrés (Etude CEVIPOF du 5 au 20 décembre 2012).
        - 55% estiment que « de manière générale les immigrés ne font pas d’efforts pour s’intégrer en France » (sondage IPSOS Public Affairs/Le Monde/Fondation Jean-Jaurès/CEVIPOF du 9 au 15 janvier 2013).
    Certes, ceci se traduit encore mal dans les discours politiques. Pour une raison simple : l’étau médiatique se resserre encore. Il est pourtant assez simple de savoir ce que veut le peuple. C’est l’inverse du politiquement correct : moins d’immigration, plus de répression des délinquants, un retour au protectionnisme et moins d’impôts, une école et une université plus sélectives et le respect des valeurs familiales. Tout cela est cohérent : car plus de protectionnisme, moins d’immigration et une école plus sélective, c’est moins de dépenses et donc moins d’impôts.

    La majorité stratégique

    16- Le handicap principal de la droite – des droites – c’est la crédibilité, tant a été grand par le passé l’écart entre les paroles prononcées et les politiques conduites. C’est cet écart qui explique les deux millions de voix qui ont manqué à Sarkozy en mai 2012.
    17- Pour tenter de reconquérir la confiance des électeurs, il faudra renouer avec de vraies valeurs :
         – le courage : si des réformes socialistes, sociétales notamment, sont jugées mauvaises, elles doivent être abrogées. Il ne doit pas y avoir d’ « acquis » ou d’ «  avancées » socialistes irréversibles, ni sur le pseudo-mariage homosexualiste, ni sur les droits des étrangers ;
        – la réciprocité : c’est l’un des fondements des relations humaines, constamment bafoué à droite depuis vingt-cinq ans ; concrètement, l’UMP ne peut pas demander aux électeurs FN de se reporter sur ses candidats si elle continue d’appeler à ne pas voter pour les candidats FN : un désistement ne peut être que réciproque ;
        – la confiance dans le peuple : c’est le point essentiel. Pour reconquérir la confiance du peuple, il faut montrer qu’on a confiance en lui et qu’on en fera un vrai législateur. La première mesure à proposer c’est le référendum d’initiative populaire. Il faut rendre le référendum d’initiative populaire largement possible à partir du moment où il est sollicité par au moins 500.000 électeurs inscrits.

    La majorité numérique

    18- Il ne faut évidemment pas imaginer pouvoir faire connaître positivement un tel projet à travers les médias de l’oligarchie dont il faut dénoncer les partis pris. Les médias de l’oligarchie, voilà l’ennemi. Heureusement il est possible de les contourner, sinon de s’en passer, grâce aux médias alternatifs.
    19- La volonté de s’émanciper de la doxa médiatique est apparue à la fin de l’élection présidentielle française du printemps 2012. A l’étranger, certains hommes politiques aussi s’affranchissent de la tyrannie médiatique : en Hongrie, Victor Orban gouverne depuis 2010 malgré l’opposition des principaux médias acquis à la superclasse mondiale ; en Belgique, Bart De Wever, patron du parti nationaliste NVA, a gagné les élections municipales du 14 octobre 2012 et vient d’emporter la mairie d’Anvers après avoir refusé de participer à plusieurs débats dans les télévisions flamandes qu’il a dénoncées comme partiales ; en Italie, Beppe Grillo a recueilli 25% des suffrages sans passer par la case télévision : par les meetings de rue et les sites Internet ; en France, un gouvernement coupé du peuple découvre, médusé, que les doux agneaux de la Manifestation pour tous deviennent solidaires des jeunes loups du Printemps français.
    20- Il est donc temps pour les droites de changer de direction et de comportement, de prendre le cap du peuple et non pas celui des médias. Les nouvelles technologies le permettent. Il suffit d’en avoir le courage. Vaste programme ! Mais le temps des compromis minables et des demi-mesures est passé car il conduit à la mort lente, au Grand Remplacement (Renaud Camus). Au grand remplacement du peuple et des électeurs.
    Cela le peuple n’en veut plus. Le peuple se rebelle contre la dictature des minorités ethniques et religieuses, sexuelles et sectaires, financières ou médiatiques. C’est l’heure de la majorité. C’est l’heure de la radicalité.

    Jean-Yves Le Gallou  http://www.polemia.com/
    Président de Polémia
    13/04/2013