Extrait d’un entretien avec Frigide Barjot publié sur le site du Nouvel Observateur le 6 mai : Vous étiez à Lyon ce dimanche, où vous avez été chahutée. Que s’est-il passé ?
Il y a eu une sorte de provocation de la part d’élus du FN et de membres du Printemps français qui brandissaient des banderoles contre l’union civile, alors que nous venions d’expliquer quelques minutes auparavant que le meilleur moyen de faire barrage à la loi Taubira était que les politiques s’emparent de cette union civile. J’ai dit que tant que ces banderoles seraient maintenues, je ne prendrais pas la parole. Je suis donc descendue du podium et allée boire une bière au McDo avec quelques jeunes de la Manif pour tous. Hervé Mariton m’a rejointe. (…) Si certains ne sont pas contents, libre à eux de s’en aller rejoindre le Printemps français ou Civitas.
Voilà qui tombe bien car CIVITAS est en effet prêt à accueillir tous ceux qui en ont assez des trahisons de Frigide Barjot. Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’il ne s’agit que d’un errement personnel supplémentaire de Barjot qui ne serait pas représentatif des autre porte-parole de la “Manif pour tous”. Ce matin, Barjot tenait avec ces porte-parole de la “Manif pour tous”, ainsi que quelques-uns de ces “amis homosexuels” et le député UMP Hervé Mariton une conférence de presse pour présenter de nouveaux sites internet dont l’un destiné à la promotion de l’union civile.
Que tous ceux qui ne supportent plus de telles trahisons se joignent à nous le 26 mai prochain pour un grand coup de balai !
http://fr.altermedia.info/
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Les insurgés de la terre
Pour protéger la planète, certains jeunes militants écologistes sont prêts à tout. Mais leurs actions radicales servent de prétexte aux États pour criminaliser la désobéissance civile.
Ils ont établi leur camp dans la canopée des séquoias de Californie du Nord ou de l’Oregon. En rupture avec l’American way of life, ils ont décidé de donner leur temps, et pour certains leur vie, à la protection de la nature. Leurs inspirateurs sont des poètes et des philosophes comme Henri David Thoreau (l’auteur de La désobéissance civile). Ils ont des airs angéliques, tiennent des propos fondés mais qui sonnent le plus souvent utopiques.
Pour le FBI, ce sont des terroristes. L’agence fédérale les a officiellement désignés comme la seconde menace pour la sécurité intérieure des États-Unis après Al-Qaida. Elle fait peser sur ces militants verts une répression féroce et sans précédent.
Ailleurs, ces nouveaux guérilleros éperonnent les baleiniers japonais en Antarctique ou s’accrochent au-dessus des voies ferrées pour bloquer les trains de déchets nucléaires en Allemagne. Parfois, pour défendre ce à quoi ils croient, certains basculent dans l’illégalité, s’en prennent aux forestiers ou aux exploitants de bois, sabotent des laboratoires de vivisection ou brûlent des 4×4. Ils sont alors forcés à la cavale ou à la clandestinité.
Le Animal and enterprise terrorism act, un volet spécial des Patriot acts américains adopté sous la pression des lobbies industriels, donne désormais la possibilité aux autorités de réprimer toute forme de protestation. Des avocats défenseurs des libertés publiques et des ONG comme Greenpeace dénoncent cette dérive liberticide, aux États-Unis comme en Europe.
suite ici => http://fortune.fdesouche.com/31299-les-insurges-de-la-terre-2#more-31299
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Georges-Paul Wagner
Avec Georges-Paul Wagner disparaît. non seulement un grand avocat, mais ce qu'on appelait au XVIIe siècle un honnête homme, au sens le plus profond de l'expression.
Il alliait une prodigieuse culture classique à un talent. de plume qui ne cédait en rien à son talent oratoire. Il aurait pu être un superbe écrivain, et il l'a été dans la dernière partie de sa vie, à la fois comme chroniqueur politique et mémorialiste.
La politique le « rattrapa par l'épitoge» en 1961, au moment de l'affaire d'Algérie. Il fut notamment l'avocat d'un des conjurés du Petit-Clamart. Au même moment il était devenu directeur de l'Institut d'Action française. A partir de ce moment-là sa carrière d'avocat sera marquée par des procès liés à la politique.
En 1970 il est membre du conseil de l'ordre des avocats. En 1971 il participe à l'aventure de la Nouvelle Action Française, destinée à dépoussiérer le mouvement maurrassien, mais l'organisation vire à gauche et il s' en sépare.
C'est en 1980 qu'il plaide pour la première fois en faveur de Jean-Marie Le Pen, poursuivi par le MRAP pour avoir dit qu'un million de chômeurs c'est un million d'immigrés en trôp, et pour avoir réclamé la préférence nationale. C'est aussi la première fois que Georges-Paul Wagner prend publiquement position contre la loi Pleven. Plus tard, il s'occupera de la loi Gayssot. Il est un des meilleurs spécialistes des lois dites anti-racistes. Et en 1984 il participe à la création de l'AGRIF. Il y aura tant de procès contre Le Pen, ou intentés par Le Pen contre ses diffamateurs, qu' on reprochera à Georges-Paul Wagner de monopoliser la XVIIe chambre correctionnelle ... Il sera aussi l'avocat de Mgr Lefebvre, du Dr Dor, de Présent, etc. Il rassemblera ses souvenirs judiciaires dans D'un palais l'autre.
Il devient chroniqueur politique en 1982, à la création de Présent, et il écrira dans ce quotidien jusqu'à sa mort. Ses chroniques sont d'une rare perspicacité, et les événements ou les propos qu'il commente nourrissant une réflexion qui fait appel à la sagesse éternelle, à la tradition française et chrétienne, en un style d'une perfection ciselée, émaillée de jeux de langage qui éclairent le discours tout en ajoutant au plaisir de la lecture. On les retrouvera dans trois volumes: La comédie parlementaire, Promenades à travers un septennat, Les ailes de l'espérance.
Le titre du premier recueil rappelle que Georges-Paul Wagner fut député FN des Yvelines, au titre du Rassemblement national, entre 1986 et 1988 (il sera aussi secrétaire départemental FN des Yvelines).Il fut un parlementaire très actif, particulièrement dans le domaine de la justice, dénonçant la politisation de la magistrature et proposant des réformes de bon sens qui auraient par exemple évité l'affaire d'Outreau.
C'est aussi en 1986 qu'il fonde l'Institut d'Histoire et de Politique, centre de formation qui deviendra l'Institut de formation nationale, et qui est aujourd'hui l'Iforel.En 1992, une jeune avocate nommée Marine Le Pen fait ses débuts dans son cabinet.
Ayant des amis très proches dans les deux camps , il quitte les instances dirigeantes du Front national après la scission mégrétiste de 1998, mais il reste l' avocat de Jean-Marie Le Pen. Il continuera de participer aussi aux colloques du conseil scientifique du FN, et en février 2005 il sera l'un des principaux juristes de l' Appel des cent, lancé par le Comité de soutien à Bruno Gollnisch dans la chasse aux sorcières lancée à Lyon contre le député européen.
Toujours resté royaliste, il avait succédé en 2001 à Pierre Chaumeil à la tête de l'Association professionnelle de la presse monarchiste et catholique. Au Centre Henri et André Charlier, en 2003, il participe à l'élaboration de la Loi pour la vie, dont il signe la présentation, et au Dictionnaire de la Réplique dirigé par Bernard Antony. Il collabore aussi épisodiquement à Reconquête. Et en 2004 il est un membre éminent du Comité pour le rétablissement de la peine de mort, créé par l'AGRIF après l'atroce assassinat de la petite Jeanne-Marie.
Outre les livres déjà signalés, Georges-Paul Wagner a également écrit La condamnation, récit du procès intenté par la Licra à Mgr Lefebvre (1992), Maurras en justice (2002), et L'entre-trois-guerres (2001), qui sont ses Mémoires personnels, et une quintessence de promenade historique et politique.
Georges-Paul nous manque. Mais il fallait bien que vienne le temps du repos pour ce lutteur infatigable. Il nous reste ses admirables livres et, pour ceux qui l'ont connu, le souvenir de sa chaleureuse courtoisie, de sa conversation dans la plus profonde amitié française et la véritable intelligence du cœur.
Yves DAOUDAL National Hebdo juin 2006 -
Abolition de l’esclavage : une mise au point de l’historien Bernard Lugan
NANTES (NOVOpress Brezih) – Repentance oblige, comme chaque année la municipalité socialiste de Nantes commémore ce vendredi l’abolition de l’esclavage. Une cérémonie - avec jets de fleurs, prises de parole et minute de silence – se tiendra à 17 h 30, à la passerelle Schoelcher puis au Mémorial. Invitée d’honneur : Carole Aston, une Américaine chanteuse de jazz – « Une voix noire et douce comme de la mélasse » selon le Financial Times – “très engagée dans la défense des droits de l’homme”. Sur son blog, l’historien Bernard Lugan, spécialiste de l’Afrique, remet utilement les pendules à l’heure.
Le 10 mai, avec la « Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions », c’est encore un anniversaire de culpabilisation à sens unique qui est célébré. Sous la présidence de Jacques Chirac les députés votèrent à l’unanimité, (donc tous les élus de « droite »), et en première lecture, la loi dite « Taubira ». Définitivement adoptée le 10 mai 2001, cette loi qualifie de « crime contre l’humanité » la seule traite esclavagiste européenne. Christiane Taubira a insolitement précisé que sa loi passe sous silence la traite arabo-musulmane[1] afin que les « jeunes Arabes (…) ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes » (L’Express du 4 mai 2006).
Et pourtant, au XIXème siècle, l’abolition décidée par les Européens ne concerna pas les Arabo-musulmans. Depuis la Libye, au nord, ou depuis Zanzibar, à l’est, des caravanes organisées militairement continuèrent en effet à dévaster des régions entières de l’Afrique noire. Au XIXème siècle, au centre comme à l’Est du continent, les réseaux esclavagistes musulmans étaient en pleine extension ; la documentation abonde les concernant.
Dans la région sahélienne, de la boucle du Niger au Tchad, les esclavagistes puisaient dans le « vivier humain » du bilad al Sudan, Bambara, Sénoufo et Sara étant leurs principales victimes.
Dans la région du Haut Nil, l’actuel Sud Soudan, Dinka, Nuer et Chillouk étaient pourchassés, les femmes pour leur beauté et les jeunes garçons pour être « transformés » en eunuques gardiens des harem.
Dans l’Est de l’Afrique, les esclavagistes zanzibarites ravageaient les actuels Etats de Tanzanie, d’Ouganda, de RDC, de Zambie ainsi que tout le Nord du Mozambique. Tirant l’essentiel de ses revenus de la vente des esclaves, le sultan de Zanzibar avait constitué un corps de fonctionnaires chargé de tenir un compte précis du nombre de captifs débarqués sur son île. Grâce aux registres des perceptions douanières, nous savons ainsi qu’entre 1830 et 1873, environ 700.000 esclaves furent vendus sur le seul marché de Zanzibar. Ces chiffres ne valent cependant que pour le commerce officiel du sultanat et ils ne tiennent pas compte de la contrebande.
Ce fut l’administration coloniale qui mit un terme à ces odieuses pratiques. Certaines ethnies ne survécurent alors que parce que la colonisation sépara victimes et razzieurs, comme au Mali, comme au Niger, comme au Tchad, comme en Centrafrique, comme au Nigeria, comme en RDC, comme en Tanzanie, comme en Ouganda, comme au Soudan, comme au Malawi, comme au Mozambique etc… Ce furent les Européens qui firent fermer le marché de Zanzibar en 1873. Ce furent également eux qui, à partir de 1890, obligèrent les autorités égyptiennes à interdire aux 78 marchands d’esclaves du Caire et aux 73 d’Alexandrie de cesser cette activité[2].
En 2005, Jacques Chirac décida que le 10 mai, jour de l’adoption de la loi Taubira, serait désormais célébrée la « Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions ». Rompant avec une sage pratique voulant, sauf exception, que des dates du passé soient toujours choisies pour célébrer les évènements historiques, le président de la République faisait ainsi d’une date du présent un jour de commémoration d’évènements du passé…
Et pourtant, le 27 avril, date anniversaire de l’abolition de l’esclavage en France (27 avril 1848) était la date idéale qui aurait permis de célébrer cette « Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions » dans un climat d’unanimisme national. Jacques Chirac a préféré une date clivante.
Tout cela n’est cependant qu’un début car les groupes de pression constituant le noyau électoral de François Hollande, modernes Minotaures à l’insatiable appétit, réclament maintenant des « réparations » sonnantes et trébuchantes. Comme les caisses de l’Etat sont vides, notre « pauvre » président ne va donc pouvoir nourrir ses électeurs que de paroles. Il faudra donc qu’elles soient roboratives. C’est pourquoi nous pouvons nous attendre à de nouvelles rafales de déclarations et de mesures symboliques de repentance.
Voilà comment le totalitarisme se met en place et comment, lentement mais sûrement, nos « élites » gouvernantes, totalement coupées du « pays réel » se préparent des lendemains difficiles. Notamment parce que Madame Taubira dont les condamnations sont sélectives, ignore probablement, et les Romains l’avaient appris à leurs dépens, que chez les Gaulois « la patience dont on abuse se change en fureur ».
Bernard Lugan
[1] L’Afrique réelle du mois de mai 2013 consacre un important dossier aux traites arabo-musulmanes.
[2] Voir mon livre Mythes et manipulations de l’histoire africaine. Mensonges et repentance. A commander sur ce blog.
http://fr.novopress.info -
Vers la destitution de Hollande ?
L’avocat auteur de cet article, Maître Yves Abram, détaille ici l’aspect juridique de la plainte de Xavier Kemlin contre Valérie Trierweiler pour abus de biens sociaux. Si elle aboutit, elle pourrait déboucher tout simplement sur la destitution de François Hollande.
Je me verrais bien à l’Élysée pour deux quinquennat », déclarait Valérie Trierweiler sur les antennes de RTL au journal de 7h30 le 21 novembre 2011. L’élection de François Hollande à la présidence de la république a réalisé ce souhait, mais à quel titre ?
Depuis la naissance de la IIIe République, 23 femmes ont été appelées « première dame de France » ; à la différence de Madame Valérie Trierweiler, elles étaient chacune l’épouse légitime du président ; cette qualité assurait un lien de droit (celui du mariage) entre elles et le président de la République, à défaut d’une reconnaissance autonome fondée sur un autre texte juridique.¢
En effet la conjointe du président de la République n’a jamais eu juridiquement ou légalement de fonctions officielles au cours des troisième, quatrième ou Ve République. Seule une tradition ininterrompue, et qui s’est renforcée au cours de la cinquième République, lui reconnait une capacité de représenter son mari sur le plan protocolaire ou en matière sociale.
En aucun cas elle ne saurait disposer de pouvoirs autonomes. Son influence ne peut être qu’indirecte et le coût de sa présence (qui va bien au-delà de celui indiqué dans une réponse ministérielle publiée au J.O. le 30 avril 2013) se confond et s’impute sur les dépenses du président lui-même, affectées au budget de l’Élysée.
Cette situation a amené un citoyen à porter plainte contre Valérie Treiweiler pour recel de détournement de fonds. (1)
Au-delà des prises de position politiques que suscite cette controverse, il semble nécessaire de bien distinguer deux problèmes distincts qu’elle soulève :
D’une part elle pose la question de la place du conjoint(e) du président de la République ; cette question a déjà suscité plusieurs propositions et il n’est pas impossible qu’elle fasse l’objet de dispositions juridiques dans le cadre d’une révision constitutionnelle ou d’un aménagement des dispositions existantes.
D’autre part et surtout elle soulève la question du titre de « première dame de France ».
L’article premier de notre Constitution rappelle que «… Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune. »
À la différence du mariage et du pacte d’union civile qui supposent une démarche volontaire impliquant non seulement le partenaire mais également la société, la relation de concubinage reste exclusivement régie par la libre volonté des partenaires et n’a été introduite dans le code civil que par souci de permettre la reconnaissance sociale de l’homosexualité.
Il est dans la nature et le fondement des relations sociales que droits et obligations soient associés et que l’on ne puisse se prévaloir des uns sans s’acquitter des autres. Au regard de ce principe il est compréhensible de contester un titre qui ne s’autorise que d’un choix individuel, qui ne concerne que la sphère privée, et dont la légitimité ne suppose pas un lien juridique minimum avec la société et les citoyens comme le Pacs ou le mariage. La situation contraire (et actuelle) permet d’imaginer toutes les dérives possibles en fonction des aléas de la vie sentimentale et strictement privée.
Paradoxalement le concubinage, défini comme « une union de fait caractérisé par une vie commune présentant un caractère de stabilité et de continuité, entre deux personnes de sexe différent ou de même sexe qui vivent en couple (article 515-8 du code civil)» comporte des obligations au regard notamment du droit fiscal. En effet, l’article 885 E du code général des impôts oblige à faire masse commune de l’ensemble des biens appartenant à des concubins lorsque le concubinage est notoire.
L’auteur de la plainte déposée et plusieurs témoignages publiés dans la presse ou sur Internet affirment que tel n’a pas été le cas en ce qui concerne François Hollande et Madame Trierweiler, cette circonstance affectant également la déclaration à laquelle était astreint le candidat, telle qu’elle est prévue par l’article LO135 – 1 du code électoral (on peut en prendre connaissance au journal officiel du 11 mai 2012 p.9000).
Cette situation, si elle était confirmée, serait susceptible de remettre en cause la légitimité de l’élection présidentielle, sans préjudice des sanctions prévues par ailleurs.¢
(1) on peut émettre des réserves sur la qualification retenue par le plaignant, celle d’abus de bien social ou d’abus de pouvoir pouvant paraître plus adaptée.
http://www.francepresseinfos.com/ -
RELIRE MAURRAS : La défense du pays, parent pauvre de la République
L'Enquête sur la monarchie est non seulement un des livres fondateurs du mouvement d'Action française, mais, aussi dans son édition définitive de 1925, une sorte de bréviaire que chaque royaliste devrait relire régulièrement.
L'Enquête fut d'abord publiée en feuilleton dans La Gazette de France au cours des premiers mois de l'année 1900. Dans la préface de la première édition, parue en librairie en 1909, Charles Maurras souligne « l'impuissance du régime démocratique et républicain à défendre sérieusement contre ses propres forces les secrets de l'État ». Dans l'édition de 1925 figurent les "discours préliminaires", où l'auteur dénonce l'impréparation de la France à la guerre. Dans le discours III, il critique « une conception théorique mal avouée », propre à certains intellectuels, et leur « volonté de sacrifier la patrie à l'humanité ». Dans le discours IV, il définit « la vraie république par la domination des intérêts, passions, volontés des partis sur l'intérêt majeur du peuple français, sur son intérêt national, tel qu'il résulte des conditions de la vie du monde. [...] On avait de l'argent, on le dépensait, mais pour contenter l'électeur, et non pour le protéger, ni pour le sauver. » Et de rappeler qu'un ministre « avait allégué qu'au début du XXe siècle ce pays s'était laissé prendre à la chimère d'idéalisme, à la chimère de la pacification universelle ».
Dénatalité en chiffres
Le discours V montre par des chiffres que non seulement la république n'avait pas su préparer la guerre, mais qu'elle n'avait pas su non plus préparer la paix. Alors qu'entre 1870 et 1914, l'Allemagne avait gagné trente millions d'habitants, l'Angleterre quatorze, l'Italie dix, la France n'en avait gagné que deux millions d'âmes pendant le même temps, alors qu'elle était sous l'ancien régime, le pays le plus peuplé d'Europe. Maurras juge la République coupable de cette dénatalité. Il pointe « cet individualisme éthico-social qui exige l'irréligion de l'État, [...] l'action du fisc en matière de successions, les traditions morales et les ressources physiques des foyers qui furent méthodiquement saccagées, [...] l'organisation ouvrière conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ». La démocratie est pour Charles Maurras le mal qui désintégrait notre pays et qui décourageait le peuple. Dans le discours suivant, intitulé La Victoire de la France, Maurras s'applique à démontrer que si nous avons pu gagner la guerre c'est parce que nous étions, pour un temps, revenus à des valeurs d'Ancien Régime : « La guerre victorieuse s'acheva comme elle avait commencée, écrit-il : après la dictature de Joffre, celle de Clemenceau. [...] Les hommes de l'Action française clamaient tous les jours : l'autorité et l'ordre sont les conditions de la victoire. [...] Le gouvernement [républicain] obligé de sauver la France, [...] doit se séparer de lui-même [...] et faire des emprunts aux partis qu'il a le plus combattus. [...] En sorte que, s'il les avait anéantis complètement, jusqu'à étouffer toute la tradition, il ne lui fût resté ni une idée, ni un fonctionnaire pour son propre salut. »
Plus loin, Maurras explique que nous avons été les jouets de nos alliés et de nos adversaires : « Bismarck disparu [...], nous avons subi Guillaume II près de vingt-cinq ans et nous sommes pliés aux méandres de son caprice. De 1900 à 1912, nous fîmes les pacifistes, les bons européens. Cependant, depuis 1900, lui-même ne défendait plus la paix. [...] Vers 1912 il nous a décidés. [...] Nous nous sommes engagés au même sentier de la guerre. Mais [...] de 1912 à 1918, son empire, son état-major y ont présidé, en ont réglé les phases, déterminé les prétextes. [...] C'est son action qui du dehors mena notre politique. [...] Notre démocratie, matière inerte et brute dont toute l'initiative, [...] se réduisait à l'élémentaire volonté de rester française. [...] En optant pour la démocratie, nous avions inscrit cette absence (un libre pouvoir qui anime un État raisonnable et humain ) dans la ligne de nos destins. »
Certes, ajoute Maurras, nous avions vaincu, mais au prix fort, et en cédant sans combat à la révolution, à Wilson, à ce qu'on pût appeler les démocraties alliées. Guillaume II, lui, préserva l'avenir de l'Allemagne. Nous savons où cela nous a amenés.
Louis de Galice L’ACTION FRANÇAISE 2000 Du 1er au 14 mars 2012 -
La banlieue se lève contre la loi Taubira !
Manifestation à Argenteuil vendredi 10 Mai à 17h30 ; départ gare du Val d’Argenteuil, Boulevard de la Résistance !
La banlieue bâillonnée, manipulée par le gouvernement va exprimer demain son refus de la loi Taubira.
La banlieue a voté majoritairement pour M. Hollande (à 65% à Argenteuil et Bezons) mais est violemment opposée à l’ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe !
Difficile d’y trouver des défenseurs de la loi Taubira…
Michel Janva http://www.lesalonbeige.blogs.com/
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Méridien Zéro #143: "Les enfants terribles de la grande Europe"
Ce vendredi, Méridien Zéro vous propose, avec notre invité Georges Feltin-Tracol, de découvrir plus avant et sans tabous les figures des deux enfants terribles de la grande Europe : Viktor Orban, premier ministre hongrois et Alexandre Loukachenko, président de la Biélorussie.
A la barre PGL.
A la technique lord Tesla.
victor orban, alexandre loukachenko, bielorussie, hongrie, résistance, europe, union européenne,
DIFFUSION DE L'EMISSION LE VENDREDI 10 MAI
http://cerclenonconforme.hautetfort.com/ -
de Villeneuve d’Ascq à Savar, un monde sans frontières…
A Villeneuve-d’Ascq (nord), les cambriolages , qui sont un véritable viol de l’intimité, se sont multipliés depuis l’arrivée ces derniers mois d’un campement de 400 roms sur le territoire de la commune. C’est à cette installation que les habitants attribuent la brusque montée en flèche de la délinquance. Face à l’inertie des pouvoirs publics, ils ont placardé dans leur quartier des photos de deux jeunes aperçus plusieurs fois rôdant dans le quartier et apparaissant sur une vidéosurveillance après un cambriolage. Le tollé engendré par cette initiative a été immédiat.
Certes, fort heureusement la présomption d’innocence existe, nul n’est censé se substituer au rôle de la police et encore moins se faire justice lui même. Mais Bruno Gollnisch entend le cri de détresse envoyé ici, et dénonce lui aussi l’incapacité de l’Etat à assurer une sécurité qui, faut-il le rappeler, est la première des libertés.
Alors, les bonnes consciences de gauche, voire de « droite » ont crié au retour de »heures les plus sombres de notre histoire » , celle où la « délation » servait à traquer et à arrêter les « étrangers ». L’antienne est connue, convoquer le passé pour noyer sous l’opprobre tentative de sursaut et appel au secours des Français qui n’en peuvent.
Les bonnes consciences de « droite », ont dénoncé le vœu de Christiane Taubira de supprimer le passage par la case prison pour les délinquants condamnés à moins de deux ans d’incarcération, ce qui est le cas de la plupart des cambrioleurs, a fortiori quand ils sont mineurs, y voyant une incitation à agir en toute impunité.
Ce n’est pas totalement faux mais c’est avoir la mémoire courte affirme Bruno Gollnisch. Cela fait vingt ans, et c’était donc déjà cas sous la décennie Chirac-Sarkozy, que faute de réelle volonté politique, faute de place dans les prisons , par laxisme gauchisant d’une certaine justice et du fait de la pusillanimité de la majorité des députés qui votent les lois, les « petits délinquants » sont assurés de ne pas séjourner en prison ou à tout le moins, de ne pas y rester très longtemps.
A des milliers de kilomètres de là, il y a dix-huit jours à Savar, dans la banlieue de Dacca, capitale du Bangladesh,et selon un nouveau bilan, plus de 1000 personnes sont décédées suite à l’effondrement d’un immeuble ne respectant aucune norme et abritant des ateliers de confection . Hier Au moins huit personnes ont péri dans l’incendie d’une usine textile au Bangladesh. La veille le gouvernement annonçait la fermeture de dix-huit usines textiles…sur les 4 500 que compte le pays, pour des raisons de sécurité.
Les ouvriers Bangladeshis sont parmi les moins payés au monde et ce pays attire donc de nombreuse sociétés et multinationales qui font fabriquer à moindre coût des vêtements que nous retrouvons dans de grandes surfaces et de grandes enseignes en France et en Europe.
Il existe un dénominateur commun entre l’appel au secours des habitants de Villeneuve d’Ascq et les conditions de vie, la mort atroce des ouvriers du Bangladesh. Celui tout simplement d’une Europe bruxelloise où les frontières ont été abolies et qui refusent le protectionnisme au nom de l’idéologie mondialiste et de la doctrine ultra libre-échangiste.
Absence de frontières qui, du fait de l’élargissement de l’UE, permet aux Roms de venir s’installer dans les pays dits « riches » (pour combien de temps encore ?) de l’Union. Absence de protectionnisme économique qui permet aux négriers des temps moderne de se trouver un main d’oeuvre taillable et corvéable à merci pour inonder le marché français et européen avec leur marchandise.
Bruno Gollnisch l’a déjà dit, il ne suffit pas de clamer que « nos achats sont nos emplois ». Il faut agir en rétablissant des filtres, des droits de douane en l’absence desquels nos ouvriers français, notamment dans l’industrie textile, ont été condamnés au chômage.
Il faut même accepter peut être de payer plus cher son tshirt si l’on veut que celui ci soit fabriqué en France, quitte à en avoir moins dans ses placards. Il faut aussi que la grande distribution les grandes enseignes acceptent de réduire leur marge considérable pour permettre la survie du « made in France« .
En un mot , il faut que les Français , à Villeneuve d’Ascq comme ailleurs, se dotent de représentants conscients que le patriotisme économique, la prospérité et la sécurité des Français, passent par le retour d’un Etat qui refuse d’abdiquer sa souveraineté au nom de l’utopie désastreuse d’un monde dans frontières.
http://www.gollnisch.com -
Présence de Pierre Boutang
Tous ceux qui ont eu la chance de connaître Pierre Boutang, même vieillissant, se souviennent de la puissance qui le caractérisait. Puissance physique, certes (l’homme des coups de poings distribués au Quartier latin ne dormait que d’un oeil), mais aussi et surtout puissance intellectuelle, celle dont le rayonnement réchauffe et élève.
C’est essentiellement elle qu’Axel Tisserand analyse dans un essai synthétique qui en décrit toute l’étendue, depuis le journalisme, le roman, le pamphlet, la poésie, la traduction ou la critique littéraire jusqu’à la métaphysique, voire, la théologie.
En son centre, la figure rayonnante du père charnel, de Maurras, du roi et du Père des cieux (aucun disciple de Boutang ne pourra nier qu’à un moment ou à un autre, lui-même ne se soit senti fils du maître). « « Nul n’est homme s’il n’est père » : combien de fois n’a-t-il pas répété à ses étudiants, note Tisserand, cette sentence de Proudhon, lui pour qui l’idée de père est fondatrice de la loi morale ? » Dans ses volumineux Cahiers inédits auxquels l’auteur a eu accès et dont il cite heureusement plusieurs extraits, Boutang écrit en 1992, le jour du vote sur le traité de Maastricht : « La honte a passé par la saloperie de l’élection démocratique... Bon anniversaire ? Mais de quoi t’étonnes-tu, imbécile ? Tu n’avais pas sept ans que ton père t’apprenait à ne rien attendre de la saloperie démocratique. » C’est qu’il n’y a encore que d’être peuple, avait déjà écrit Péguy, qui permette de n’être pas démocrate. L’actualité la plus récente ne conforte-t-elle pas, s’il en était besoin, la sentence ?
Boutang déploie donc son génie dans L’Action française, Paroles françaises, La Dernière lanterne, Aspects de la France et La Nation française où ils réunit, excusez du peu, Philippe Ariès, Raoul Girardet, Marcel Aymé, Gustave Thibon, Roger Nimier, Antoine Blondin, Jean Madiran, Jean de La Varende, Henri Massis, Jacques Perret, Henri Pourrat , bien d’autres encore. Il pense la monarchie à la lumière de la transcendance telle que le christianisme la conçoit ; il s’interroge sur le pouvoir et la légitimité, médite sur le langage, le désir, le « secret de l’être », embrasse l’histoire littéraire de l’Europe et des Etats-Unis, se lie d’amitié avec Jean Paulhan, Jean Wahl, Maurice Clavel, George Steiner...
L’ogre dévore la bibliothèque de Babel et il apparaît à la « télévoyure », en larmes, lorsqu’il évoque la résurrection de la chair. Philosophe platonicien fut-il jamais si magnifiquement incarné ? Rien d’étonnant, toutefois, pour celui qui voulut fonder « l’idéal monarchiste » sur « le sentiment royaliste » : « Royaliste, c’est le plus pur, c’est l’ancien, c’est le sentiment profond. Monarchie, c’est l’appel aux raisons abstraites les plus schématiques et quasi-mathématiques. » Le principe, c’est le Prince : cette leçon de choses délivrée par Boutang ne meurt pas plus que la personne du roi.
« Pierre Boutang, écrit Axel Tisserand, ne manquera pas d’apparaître aux générations futures, du moins si celles-ci recouvrent le goût de penser en dehors des chemins imposés, balisés aux concepts policés du nihilisme contemporain, comme un de ces auteurs aux côtés duquel vous pouvez cheminer tout au long de la vie. » Pédagogique, remarquablement informé et joliment illustré, cet essai, à n’en pas douter, contribuera à ce qu’il en soit ainsi.
Rémi Soulié http://www.actionfrancaise.net
Axel Tisserand, Boutang, Pardès, 128 p., 12 €.